Macron élu : l’euphorie semble avoir gagné les marchés financiers mondiaux.

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EU flags and France flags shown on a demonstration in Paris.
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Emmanuel Macron revendique une meilleure intégration européenne. Sa “victoire” a d’ailleurs été saluée par Steffen Seibert, le porte-parole d’Angela Merkel.
«C’est le scénario parfait dont le marché rêvait désespérément», a commenté Sebastien Galy, analyste chez Deutsche Bank AG à New York, après le vote du Brexit en juin dernier au Royaume-Uni et l’accession du protectionniste Donald Trump à la Maison Blanche outre-Atlantique.
Calme momentané.  Le CAC 40 rebondit fortement et retrouve son niveau de 2008. Les investisseurs estiment maintenant qu’ils peuvent respirer un bon coup. Les principales places boursières sont parties à la hausse. La Bourse de Tokyo ouvrait à +1,45% avant de finir quelques heures plus tard à +1,37%. L’Europe s’est réveillée d’encore meilleure humeur : +4,2% à Paris, +2% à Francfort (le Dax a même enregistré un niveau record en séance), +1,74% à Londres… L’euro a également grimpé face au dollar et au yen.
Programme rassurant. Le “spread” s’est resserré, signe que les investisseurs ont repris confiance quant à l’avenir de la dette française. En effet, Emmanuel Macron ne prévoit pas de dépenses excessives : 16 milliards, selon l’Institut Montaigne, think tank d’inspiration libérale. Dépenses qui seraient couvertes par 35,5 milliards d’économies supplémentaires. Un programme prudent qui rassure les marchés
Les opérateurs qui avaient nettement réagi après les résultats du premier tour, ont sans surprise appliqué le précepte boursier « buy the rumour, sell the fact » (acheter la rumeur, vendre la nouvelle) au lendemain de l’éléction de Macron. Après avoir progressé de plus de 4% , en anticipation de cette issue, le marché parisien enregistre ainsi quelques prises de profit. A l’unisson avec les autres places européennes. L’euro, revenu sous 1,10 dollar, fléchissait, lui, de 0,4%. Peu après le verdict des urnes, l’euro était brièvement monté à 1,1023 dollar, un niveau inédit depuis novembre, contre 1,0997 à New York.
Le sentiment de soulagement est largement perceptible sur les marchés, après l’arrivée en tête d’Emmanuel Macron. le CAC 40 rebondissait de 4,20% pour dépasser la barre des 5.271 points, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis début 2008. Du côté des valeurs bancaires et des assureurs, le rebond est même assez spectaculaire: +10% pour le Crédit Agricole et la Société Générale, +8% pour BNP Paribas ou encore +6% pour Axa.
D’autant que l’économie française est encore poussive. Certes, les indicateurs s’améliorent. L’indice PMI de Markit, qui mesure l’activité du secteur privé, est à 57,4 points en avril (au-delà de 50, le secteur privé est en expansion). La Banque de France prévoit une croissance pour l’ensemble de l’année à 1,3% du PIB et plus de 2 millions d’embauches sont prévues en 2017, selon Pôle Emploi. La situation reste toutefois très fragile, avec un chômage massif.
« Nous avons échappé au scénario du pire », confirme François Cabau, chef économiste France chez Barclays. D’ailleurs, une bonne partie du rebond correspond à des couvertures contre ce risque. De nombreux investisseurs avaient vendu à découvert des valeurs du secteur bancaire, histoire d’avoir un filet de sécurité en cas de séisme politique de grande ampleur. Ils auraient alors gagné de l’argent si les valeurs bancaires s’étaient écroulées. Après les résultats du premier tour, ils ont dû racheter les titres concernés, ce qui a poussé leurs cours à la hausse. L’enthousiasme est ainsi modéré. « Les banques françaises sont encore loin de valoir une fois leur actif net, contrairement à leurs homologues américaines », pointe Christian Ginolhac.

En outre, il ne faudra pas compter sur les particuliers pour se ruer sur la Bourse au cours des prochaines semaines. « Emmanuel Macron est certes un candidat plutôt pro-actions que pro-immobilier », estime Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne. Mais ses propositions sur la fiscalité sont contradictoires. Avec sa volonté de mettre en place un prélèvement forfaitaire à 30% sur tous les revenus du capital, cela revient à un alourdissement de la fiscalité dans de nombreux cas pour l’épargnant. « Dans une enquête diffusée par le Cercle de l’épargne en mars, on voyait ainsi que seulement 6% des Français approuvaient une taxation des revenus de l’épargne égale à 30%, contre 66% pour un taux à 15% et 28% en faveur d’une taxation au même niveau que celle pesant sur les revenus du travail », indique Philippe Crevel. Pas d’emballement à prévoir donc dans les semaines à venir.

Sources :
Les Echos
www.challenges.fr
www.europe1.fr
http://www.liberation.fr

 

 

Bouchra LARAJE

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