L’influence du Brexit sur le M&A

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Le 24 juin 2016, l’Europe vit un moment historique : l’Angleterre s’émancipe. Cette victoire en faveur du Brexit génère alors une période d’incertitude et de panique qui va nécessairement influencer les divers marchés tels que celui du M&A, qui vient tout juste de se remettre de la crise financière. De plus, l’annonce du rapprochement entre le London Stock Exchange (LES) et la Deutsche Börse fait des vagues dans ce climat d’incertitude. En effet, si la décision du Brexit à été votée, l’opération ne sera effective que d’ici deux ans. Dans la perspective des présidentielles de 2017, le Brexit pourrait bien avoir lieu dans 3 ans mininum. En outre, l’incertitude régnant sur les marchés ne va pas dans le sens d’un climat d’affaires serein dont le secteur du M&A à besoin pour péricliter dans de bonnes conditions.

Il semble alors intéressant d’étudier les premiers effets du Brexit sur le secteur du M&A qui, secteur sensible et important dans le milieu des affaires.

Selon les données fournies par Reuter le 16 juin 2016, le secteur du M&A en GrandeBretagne ne représentait que 4% du volume mondial des activités de fusion-acquisition. Ce faible pourcentage peut s’expliquer ainsi : « Les entreprises ont besoin d’un socle stable pour se développer, y compris via des opérations M&A. Les risques politiques, géopolitiques, économiques et sociaux fragilisent ce socle » selon le responsable de la SG CIB. Quant à lui, François Kayat – associé-gérant chez Lazard – déclare : « Pour le moment, les dirigeants doivent prendre le temps de comprendre les conséquences qu’aura le Brexit et comment ces conséquences s’enchaîneront ». Le climat d’affaires n’est donc actuellement pas assez stable pour se lancer dans de grandes opérations de fusion-acquisition. De plus, l’échec de la fusion entre Orange et Bouygues n’a pas arrangé la confiance des investisseurs sur le marché européen. Seul Sanofi tire son épingle du jeu en tentant de conquérir l’Amérique via une offre de rachat de la société Medivation pour un montant de 9,3 milliards de dollars. A contrario, même si le marché du M&A en France, en Allemagne et en Angleterre n’est pas au beau fixe, il s’avère dynamisé par la bourrasque Asiatique qui souffle sur l’Europe continentale. Citons l’exemple de Midea souhaitant acquérir Kuka, le spécialiste allemand des

robots industriels ou encore le groupe Jin Jiang cherchant à augmenter sa prise de capital dans le groupe hôtelier français Accor. Ce désir d’investissement en Europe s’explique par le fait qu’au-delà d’une fusion-acquisition, les Chinois cherchent aussi à acquérir des savoirs faires ou bien des nouvelles technologies. Ainsi, cela tend à redynamiser le secteur du M&A européen qui paraissait frileux depuis le Brexit.

Finalement, le Brexit est contenu comme dans une bulle qui pourrait éclater lorsque la Grande-Bretagne sera sortie de l’Europe. En effet, le private equity a tendance à redynamiser l’activité du M&A, et, selon les banques telles que Goldman Sachs ou Barclay, les dossiers en M&A ne sont pas remis en question. Ainsi, la création de nouveaux dossiers se fait attendre, le temps que les dirigeants évaluent l’impact macroéconomique. Toutefois, un équilibre semble régner grâce à plusieurs facteurs (le mouvement Chinois en particulier). Le temps permettra peut-être aux dirigeants de s’adapter et de se réorienter quant à leurs futurs choix d’investissement…

Benjamin MUNHOZ

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