French, Geopolitics

Les enjeux des centrales nucléaires.

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« I’m nuclear, I’m wild, I’m breaking up inside » chantait Mike Oldfield, c’est une musique qui va parfaitement bien avec la situation actuelle en France… Pays actuellement le plus nucléarisé du monde avec 58 réacteurs et 1100 sites de déchets nucléaires.

Tout commence en 1956 : Après les Etats-Unis et l’URSS, nous avons eu notre premier site nucléaire avec le site de Marcoule. Ensuite que cela soit en France ou partout dans le monde, cette solution a était favorisée et des milliers de sites ont vu le jour.

La durée de vie originelle d’une centrale nucléaire est de 25, 30 ou 40 ans selon l’IRSN ( institut de radioprotection et de sureté nucléaire). L’institut rajoute cependant que la progression technique permet désormais, de conserver une centrale en œuvre plus longtemps que prévue.

En matières de règlementations, chaque usine reçoit une autorisation de 10 ans avant de recevoir une visite pour contrôler le niveau de sureté. Si ce dernier est jugé bon, le site reçoit de nouveau une autorisation pour les 10 prochaines années.

Le nucléaire présente un avantage, il n’émet pas de Co2 ! Pour autant il ne s’agit en aucun cas d’un moyen non-polluant, car il entraine des déchets nucléaires. Aucune pollution n’est bonne par nature mais s’il en existe une et bien compliquée à traiter, c’est bien le nucléaire ! Les éléments radioactifs selon leur nature, peuvent avoir une durée de vie allant de 5.2 ans pour le « Cobalt 60 » à 4 470 000 000 ans pour « l’Uranium 238 ».

En effet il est bon de revenir sur une fausse idée répandue, il n’y a pas que les centrales nucléaires qui produisent des déchets nucléaires. Ces derniers proviennent du domaine médical (1%), de l’industrie (3%), de la défense (9%), de la recherche (29%) et des centrales (58%).

La question que l’on peut se poser est : « Maitrisons-nous le nucléaire » ?

Malheureusement, plusieurs incidents remettent en cause les dires se voulant rassurants des autorités compétentes.

Le plus célèbre des exemples est Tchernobyl : le 26 avril 1986, l’augmentation incontrôlée du réacteur numéro 4, a conduit à la fusion du cœur provocant ainsi, une explosion suivie d’un incendie libérant des quantités importantes d’éléments radioactifs dans l’air. Le « nuage nucléaire » a alors fait plusieurs fois le tour de la terre.

On parle peu souvent du risque d’explosion de vapeur qui aurait entrainé la contamination jusqu’à Kiev si 3 plongeurs n’avaient pas sacrifié leurs vie courageusement dans une mission suicide.

D’autres évènement comme ceux constatés sur le site de Three Mile Island ou plus récemment à Fukushima, ont suscité la peur des populations utilisant le nucléaire ainsi que les populations voisines . La France n’est en aucun cas épargnée et a évité de peu une fusion nucléaire presque 6 ans après Tchernobyl.

Comme en chirurgie, le risque 0 n’existe pas. La fusion du coeur arrive lorsque le réacteur cesse d’être correctement refroidi et que les combustibles nucléaires commencent à surchauffer. Si par chance on arrive à reprendre le contrôle, l’usine reçoit l’ordre de fermer ses portes dans la plupart des cas.

Avec autant de risque, faut-il garder le nucléaire ? La réponse semble claire, il nous faut trouver des solutions alternatives… Solutions qui existent certes, mais qui en effet, n’arrivent pas encore à produire autant et qui sont très couteuses sans garantie d’être adoptées à échéance.

Le nucléaire peut être une solution mais seulement sur le court terme désormais.

Cependant va-t-on changer les choses pour autant ? Le nucléaire représente une ressource stratégique pour le pays qui l’utilise. Etre maitre de son énergie est un avantage stratégique et concurrentiel important. D’ailleurs plusieurs entreprises françaises sont contrôlées en partie par l’Etat Français. Areva est par exemple une société française mondialement reconnue et employant des dizaines de milliers de salariés, jouissant d’une grande notoriété et dont ses compétences en ingénierie nucléaire sont réputées dans le monde entier.

Ce qui constitue un frein énorme à arrêter le nucléaire…

Ouassim Ghrairi

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