«Le marché immobilier en France»

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En France, qui n’a jamais voulu être propriétaire de son logement ? Sans doutes, peu de monde. Mis à part le fait de se sentir plus « chez soi », le statut de propriétaire confère à son détenteur une certaine zone de confort et donc une sérénité : la possibilité de pouvoir disposer de son bien comme il l’entend ( faire des aménagements, des travaux…) sans avoir à rendre compte à personne (ou presque).

Etre propriétaire peut également signifier investir sous deux formes : investir dans un logement pour y vivre en tant que résidence principale ou procéder à ce que l’on appelle un investissement locatif, c’est-à-dire devenir propriétaire pour ensuite louer le bien à une tierce personne et ainsi percevoir des compléments de revenus. Investir dans la pierre est possible pour chaque profil d’investisseur.

Un investisseur peut également solliciter ce que l’on appelle des OPCI «  des organismes de placements collectifs », c’est-à-dire des organismes gérés par des spécialistes chargés de placer les capitaux qui leur sont confiés pour créer un patrimoine collectif dans la « pierre papier ». Cette dernière alternative correspond davantage aux particuliers ou institutionnels souhaitant investir dans l’immobilier et bénéficier de la performance de ce secteur mais sans détenir le bien en direct.

Depuis de nombreuses années (voire des décennies), il était d’usage d’associer à l’immobilier le qualificatif de « valeur refuge ». Ce statut a été vrai depuis longtemps mais ne signifie pas investissement sans risques. La crise des subprimes de 2008 aux Etats-Unis a fini de convaincre les sceptiques que même le secteur de l’immobilier n’était pas à l’abri de zones de turbulences.

L’année 2008 et sa crise financière mondiale a vu nombre d’instruments financiers perdre de leur valeur parfois de façon vertigineuse (les indices boursiers au niveau mondial ont connu une très forte baisse, entraînant notamment des actifs comme des actions à des niveaux historiquement bas, une hausse des taux d’intérêts de emprunts des corporate et des états, eux-mêmes conduisant par la suite à des problèmes de déficits etc…).

Le secteur de secteur de l’immobilier n’a pas fait exception à la règle, connaissant des faillites notamment aux Etats-Unis et en Europe. Qu’en est-il du marché français ?

Le marché immobilier français a connu une forte bulle depuis le début des années 2000 jusqu’en 2007. C’est en effet à partir de cette année que les experts du secteur ont noté des signes de ralentissement du nombre de transactions, suivi d’une légère baisse des prix.

Mais là encore, c’est vraiment à partir de 2008 et la crise financière mondiale que les professionnels du secteur se sont accorder à parler d’une baisse généralisée des prix et de l’activité immobilière ( baisse des loyers, baisse de 25% du volume des ventes d’après des statistiques de notaires, baisse de 23% du nombre de permis de construire, et chute de l’ordre de 7% des prix au dernier trimestre de 2008). Pendant les années suivantes, les prix des logements neufs et anciens ont poursuivi leur chute, mais dans des proportions différentes selon les villes de France. Les grandes villes comme Paris, Lille, Lyon ou la Côte D’azur ont connu une chute plus contenue par rapport à la plupart des villes de province.

Pour relancer ce marché, le président Nicolas Sarkozy a déclaré en 2008 vouloir «  une France de propriétaires ». Pour parvenir à cet objectif ambitieux, l’ancien chef de l’état avait notamment prévu de déduire de l’impôt sur le revenu les intérêts de l’emprunt immobilier contracté pour financer l’acquisition d’une résidence principale. Malheureusement, nous avons constaté par la suite que cette initiative n’a pas eu l’effet escompté…

Qu’en est-il de l’avenir de ce secteur en France ?

Comme dans beaucoup de domaines, il est difficile de prévoir l’avenir, tant celui-ci est lui-même dépendant d’un certain nombre de variables exogènes. Selon l’économiste et spécialiste du secteur immobilier Jacques Friggit, les prix de l’immobilier au début des années 2010 ont atteint un niveau historiquement anormal, supérieur de 70% de sa tendance historique par rapport au revenu par ménage. D’après lui, les années prochaines devraient voir les prix continuer à baisser, lentement mais sûrement. D’autres grandes banques comme Natixis ou HSBC confirment le point de vue de l’économiste.

Aujourd’hui en 2014, devenir propriétaire est pour beaucoup de personnes (dont beaucoup de jeunes ou primo accédant) un rêve. Dans la plupart des villes de province, on a vu que les prix ont chuté et cela combiné aux taux de crédit immobiliers très attractifs, on peut comprendre qu’un investissement dans la pierre soit alléchant pour tout type d’investissement à long terme.

Cependant la santé économique du pays n’étant pas encore complètement acquise, il convient de comprendre que certaines personnes peuvent encore être sceptiques dans cet environnement économique précaire et qu’elles se laissent le temps de réfléchir avant de s’engager pendant vingt ou trente années auprès d’un organisme bancaire.

Rénald MARISSAL

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