Le cheval de course, un investissement atypique

Après les œuvres d’art, les voitures de collection ou encore le vin, l’investissement dans un cheval de course est tout aussi passionnant. Acheter un cheval, tout seul ou à plusieurs, peut rapporter gros, mais les frais d'entretien sont à prendre en compte et les gains ne sont pas garantis. Pour ceux qui cherchent diversifier leur portefeuille, investir dans les Pur-sang est une voie captivante à prendre comme investissement alternatif, malgré les risques.

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1SUCCESS STORY

Inutile d’être millionnaire, il existe de nombreuses petites courses un peu partout en France. Le monde des courses évolue et n’est plus synonyme de club fermé. Ainsi, à côté des grands noms propriétaires d’écuries de prestige, on trouve de plus en plus de « petits » propriétaires (85 % ne possédant qu’un seul cheval) qu’ils soient industriels, commerçants ou artisans.

En 2010, un boulanger achète un Yearling 10 000 euros. Deux ans plus tard, son cheval qui ne payait pas de mine, remporte le prestigieux prix du Jockey Club. Aujourd’hui retraité des courses, il aurait rapporté plus d’un million de gains à son propriétaire(1).

2COMMENT INVESTIR

La première dépense du propriétaire est l’achat de son cheval de courses. Ensuite, il faut prévoir les frais liés à la demande d’agrément pour devenir propriétaire et les coûts de pension. Les frais de pension varient selon l’entraineur, le lieu d’entrainement, et si le cheval est à un propriétaire unique ou à plusieurs associés.

Outre la propriété individuelle, diverses formules moins onéreuses existent pour favoriser l’accès à la propriété partagée de chevaux, ces types de formule peuvent aider les investisseurs à atténuer les risques.

L’association de copropriétaires

L’association permet le regroupement d’une à dix personnes autour d’un seul cheval. Un associé dirigeant doit être désigné et c’est sous ses couleurs que court le cheval.

Les écuries

L’écurie de groupe autorise un nombre illimité de propriétaires et permet d’exploiter la carrière d’un ou de plusieurs chevaux. Les membres possèdent des parts de la société et le cheval est engagé sous les couleurs de l’écurie.

La location

Un cheval déclaré à l’entraînement peut faire l’objet d’un contrat de location entre : un bailleur (ou association de bailleurs) et un locataire (ou association de locataires). Le principe de location laisse la charge de l’entraînement au locataire qui, en contrepartie, conserve 70 à 80% des gains. Le cheval portera les couleurs du locataire qui bénéficiera d’une option d’achat pour devenir propriétaire du cheval.

3 QUEL CHEVAL ACHETER

Quatre types de chevaux sont très prisés sur les marchés hippiques.

Un cheval prêt à courir

L’achat peut se faire soit lors des entrainements, à l’amiable, soit en vente publique ou lors des courses

  • à réclamer ». Lors des courses, les concurrents y sont à vendre à un prix indiqué sur le programme du jour (coût moyen entre 15 000 et 30 000 euros). A l’issue de la course, l’acquéreur doit déposer un bulletin secret avec le prix auquel il souhaite acquérir le cheval et l’offre la plus élevée est retenue.

Un « 2 ans »

L’achat d’un cheval de 2 ans pré-entrainé permet de réduire le temps entre l’achat et les débuts en course et de réduire l’incertitude liée aux capacités du cheval. Ces ventes sont organisées dans toute l’Europe au printemps.

Un Yearling

Un poulain est appelé « Yearling » du 1er janvier qui suit sa naissance au 1er janvier de l’année suivante. L’achat d’un Yearling est le juste équilibre entre la patience et le rêve. Les principales ventes de Yearling se déroulent à Deauville, en août, et en octobre, où les plus grands haras présentent leurs produits. Le montant de l’achat d’un Yearling est estimé entre 5 000€ et plusieurs millions. Le prix du cheval dépend de son physique et de son pedigree.

Un Foal

Un poulain est appelé « Foal » du jour de sa naissance au 1er janvier suivant. L’achat peut s’effectuer soir directement chez l’éleveur, en vente à l’amiable, soit aux enchères. L’achat d’un Foal demande évidemment plus de patience et de réflexion que l’achat d’un cheval à l’entrainement ou prêt à courir.

4GAIN POTENTIEL

Il existe trois types de gains potentiels :

Les prix remis lors de classement favorable en compétitions

la vente de saillies 

la plus-value à la revente

Les prix des courses sont répartis de la façon suivante : 50% au 1er, 25% au 2ème, 15% au 3ème, 6% au 4ème, 4% au 5ème. Cependant, une commission est reversée à l’entraineur (16%) et au jockey (5%) mais il faut aussi veiller aux frais d’entretien, et plus l’entraineur est reconnu, plus ceux-ci sont élevés. Les prix sont complétés par des primes versées par les sociétés mères des courses (France Galop et la Société du Cheval Français) si les chevaux sont nés et élevés en France, ces primes atteignent 60 à 70 % de l’allocation.

La saillie peut également rapporter de quoi assurer une partie de l’entretien du cheval de course. La saillie peut atteindre des prix exorbitants dès que l’on considère des chevaux ayant obtenus de bons résultats en compétition, un cheval en bonne santé peut effectuer entre 5 et 10 saillies par mois. Au-delà des allocations de course et des ventes de saillies, un cheval peut dégager une plus-value intéressante lors de sa revente en tant qu’étalon ou poulinière.

5 FISCALITE

En fonction de la forme de propriété du cheval, la fiscalité est également différente, il existe trois type de propriétaires qui n’utilisent ou n’exploitent pas leur bien de la même façon.

Les propriétaires non intervenants

Le propriétaire non intervenant est l’acquéreur du cheval mais confie l’entretien et l’entraînement à un professionnel qualifié (cette forme de propriété est la plus répandue).

Les propriétaires intervenants non professionnels

Le propriétaire intervenant non professionnel occupe une position intermédiaire car il délègue l’entretien de sa bête à un entraîneur particulier mais intervient en matière d’entraînement et prend les décisions nécessaires concernant la carrière de son cheval.

Les propriétaires professionnels

Le propriétaire professionnel est donc une personne compétente et qualifiée du métier qui prend en charge complètement tous les besoins du cheval et développe une stratégie d’entraînement et de carrière dans un but lucratif.

En fonction de la forme de propriété du cheval, la fiscalité est également différente. Pour le propriétaire non intervenant les revenus issus des résultats du cheval lors de courses sont exonérés d’impôt dès lors que celui-ci a confié l’exploitation de l’animal à un tiers qualifié. Sont uniquement prises en compte les plus-values qui peuvent être réalisées si l’animal est revendu pour une somme supérieure à sa valeur d’achat (celles-ci bénéficient néanmoins d’un abattement par an). Cette fiscalité peut donc être particulièrement avantageuse pour les personnes concernées par l’impôt sur la fortune.

En ce qui concerne les propriétaires intervenants non professionnels, les gains et les primes reçues rentrent dans le calcul de l’impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices non commerciaux. De même, l’imposition sur les plus-values s’applique également à ces propriétaires s’ils cèdent leur bien.

Enfin, la situation est la même que la précédente pour les propriétaires professionnels. Néanmoins, les éventuels déficits connus sur une année sont pris en compte car il s’agit d’une activité professionnelle. Les revenus pris en compte pour l’imposition sont donc le résultat du calcul de la différence entre bénéfices et éventuels déficits. Pour les personnes concernées par l’impôt sur la fortune, la valeur des chevaux n’est pas du tout prise en compte si les animaux sont utilisés pour l’activité professionnelle principale.

6CONCLUSION

Ce type d’investissement peut se révéler extrêmement fructueux si l’on mise sur le bon cheval. C’est également un bon moyen de diversification du patrimoine, mais s’adressant uniquement à une population de connaisseurs comme l’est l’investissement dans l’art. Les gains et la plus-value à la revente sont étroitement corrélés à l’expérience de l’investisseur, à sa capacité à évaluer le potentiel du cheval de course où à s’entourer des bonnes personnes pour le conseiller et faire évoluer le cheval. Aussi, comme bon nombre d’investissement guidé par la passion, il convient d’être extrêmement prudent et de n’engager qu’une partie minime de son patrimoine à moins d’être un véritable expert dans le domaine.

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