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Une inégalité, du point de vue social est une différence dans l’accès à des ressources sociales rares et valorisées, ressources étant entendu au sens le plus large, incluant toutes les possibilités d’actions humaines : politique, économique, culturelle, sociale, sexuelle. Les inégalités sociales sont donc le résultat d’une distribution inégale des ressources au sein d’une société. Cette inégalité au sein de la société française au XIXème siècle va faire apparaitre différente strate sociale, on parle de stratification de la population. Mais avec l’apparition d’une classe moyenne et d’une homogénéisation du mode de vie au milieu du XXème siècle on parle maintenant de moyennisation de la société et non plus de stratification sociale. La moyennisation se définit comme le processus de constitution d’une vaste classe moyenne, réduisant les positions extrêmes dans la stratification sociale et rapprochant ainsi les niveaux de vie et les modes de vie.

Comment la moyennisation de la société a-t-elle impacter les inégalités en France  depuis le début du XXème siècle ?

En d’autre terme quelles sont les actions de la moyennisation sur les inégalités en France ?

D’abord, nous nous intéresserons aux classes sociales au début du XXème siècle et à leur évolution. Ensuite, il conviendra de s’intéresser à l’impact de la moyennisation sur l’inégalité et enfin faire des propositions pour la réduction de ces inégalités.

Classes sociales au début du XXème siècle et leurs évolutions

La construction par l’Etat de logement sociaux va entraîner une réduction des inégalités ce qui entraînera l’apparition d’une vaste classe moyenne.
Chez Bourdieu, la classe moyenne est l’ancienne petite bourgeoisie et la nouvelle bourgeoisie.
Le but de la classe moyenne est d’imiter la dominante (bourgeoisie).
Il convient de souligner que qui dit classe moyenne ne dit pas que le revenu est moyen par rapport aux autres.
Il semble difficile de définir la classe moyenne en raison de l’hétérogénéité des populations qui vont constituer les classes moyennes.
Comme exemple de personne constituant la classe moyenne nous avons les instituteurs, les infirmières et les artisans commerçants…..
D’autres auteurs comme Mendras vont parler de « moyennisation » de la société.

Pour Mendras au début du XXe siècle, il existait quatre groupes sociaux du sein de la société française :

  •  La bourgeoisie, qui vit grâce aux capitaux qu’elle détenait
  • Les paysans qui vivent en marge de la société de manière traditionnelle
  • Les classes moyennes qui étaient majoritairement constitués de travailleurs indépendants
  • Les prolétaires qui étaient des salariés qui vivaient dans une extrême précarité.

Avec Mendras, les trente glorieuses vont se traduire par une transformation du paysage social français, les inégalités dans l’économie vont s’atténuer, cette atténuation va surtout profiter aux ménages qui sont situés en bas de l’échelle sociale.
Mendras va avoir une vision « cosmographique » de la société notamment à la fin des années 1980.

Selon Mendras, la structure sociale actuelle se présente sous la forme d’une toupie dans laquelle quelques groupes sociaux vont s’organiser en constellation

Pourquoi les quatre groupes sociaux du début du XXe siècle n’existent plus ?

D’abord aujourd’hui on ne parle plus de paysans mais d’agriculteurs exploitants c’est-à-dire des gens qui sont biens intégrés à la sphère marchande, à la société moderne.
Aujourd’hui la bourgeoisie en tant que catégorie vivant exclusivement de leur rente a disparue (les gros patrimoines bourgeois ont tendance à s’égrainer avec le temps, de plus la bourgeoisie n’est plus la seule catégorie possédant des actions ou des valeurs immobilières c’est-à-dire qu’il y a eu une diffusion du capital de l’entreprise dans l’ensemble de la population.
Les ouvriers grâce aux trente glorieuses dans l’économie ont connu une amélioration de leur condition de vie et de travail.
La classe moyenne est certes constituée d’indépendants mais elle s’est surtout constituée de salariés, on parle de constellation selon Mendras.

La constellation désigne une ou des catégories sociales qui différent de la classe sociale au sens marxiste du terme à savoir ces catégories sociales.

Dans la constellation populaire : on y trouve une grosse partie des ouvriers plus une partie des employés (aujourd’hui ouvriers et employés sont proches par leurs niveaux de revenus, par leurs niveaux d’éducations et par leurs conditions de travails) selon Mendras cette constellation représente environ 50 % de la population et surtout selon Mendras la disparition de la bourgeoisie a privée cette constellation populaire d’adversaire, donc ces derniers ne peuvent en aucun cas former une classe ouvrière.

Constellation centrale : ce sont les cadres supérieurs, les professions intermédiaires, il représente environ ¼ de la population active et se caractérise par les niveaux de revenus supérieurs à la moyenne, mais également par une qualification supérieure à la moyenne et surtout par une forte mobilité sociale.

Les deux externalités de la toupie sont l’élite et les pauvres qui sont extrêmement nombreux.

Selon Mendras le groupe le plus important est la constellation centrale qui va exercer sur les autres groupes une certaine force d’attraction, notamment en provenance des constellations populaires et indépendantes.

Il utilise le terme de moyennisation pour illustrer la façon dont les classes moyennes s’imposent aujourd’hui à travers de nombreux éléments tel que l’éducation des enfants (aujourd’hui on parlera d’enfants rois) et concernant le comportement démographique de l’économie (la norme c’est deux enfants). Les classes moyennes travaillent dans le secteur tertiaire et donne des grandes orientations en matière de consommation, consommation liée au confort, il faut améliorer son confort.

 L’apparition de la classe moyenne a permis de réduire de façon considérable les inégalités pendant le 20ème siècle. Cependant, depuis le début du XXIème nous assistons à une remontée de celle-ci.

Une remontée des inégalités ces 20 dernières années

Plusieurs indicateurs permettent de montrer que les inégalités ont augmentés au cours de la dernière décennie.  Parmi ces indicateurs nous avons choisis de montrer les indicateurs d’évolution de revenu mensuel des 10% les plus riches et des 10% les plus pauvres ainsi que l’évolution de l’écart entre ces 2 déciles.

En 7 ans, (entre 2003 et 2010) le revenu mensuel moyen des 10% les plus pauvres à diminuer de 10 euros. Il est passé de 689 à 679 euros. Contrairement au revenu mensuel moyen des 10% les plus riches, qui lui a augmenté de 657 euros (il est passé de 4411€ à 5068€).

L’écart de revenu entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres sur cette même période a donc augmenté de 667 euros.

Le deuxième indicateur permettant de constater cette hausse des inégalités est : l’Indice de Gini. L’indice (ou coefficient) de Gini est un indicateur synthétique d’inégalités de salaires (de revenus, de niveaux de vie…). Il varie entre 0 et 1. Il est égal à 0 dans une situation d’égalité parfaite où tous les salaires, les revenus, les niveaux de vie…seraient égaux. A l’autre extrême, il est égal à 1 dans une situation la plus inégalitaire possible, celle où tous les salaires (les revenus, les niveaux de vie…) sauf un seraient nuls.Nous pouvons voir que cet indice de Gini est passé de 0,337 en 1970 à 0,283 en 1990. Nous avons donc assisté à une baisse des inégalités vu que le coefficient est moins élevé. Cela dit, le coefficient est remonté à 0,308 en 2011.

Comment expliquer la remontée de ces inégalités ?

La remontée des inégalités s’expliquent par différents facteurs.

Tout d’abord les inégalités sont liées aux évolutions économiques internationales. La mondialisation et les progrès techniques qui s’en sont suivies ont développé les inégalités. Le progrès technique a profité majoritairement aux personnes les plus qualifiées car ce sont elle qui maîtrisent les technologies de l’information et de la communication, à savoir les deux vecteurs de progrès principaux de ces 20 dernières années. Les travailleurs pas ou peu qualifiés sont quant à eux, victimes de cette mondialisation, puisqu’ils sont mis en concurrence avec la main d’œuvre à bas cout des pays émergents.

La politique de l’Etat a causé également cette augmentation des inégalités. Parmi ces mesures le bouclier fiscal ou encore les différentes niches fiscales mis en places ces dernières années.

Comment pallier cette recrudescence des inégalités en France ? Quelles Mesures adoptées ?

Il existe plusieurs mesures permettant de réduire de manière efficace les inégalités, les plus efficaces sont : l’élévation des minimas sociaux ; l’augmentation des impôts ; le respect de l’application du code du travail. Nous allons détailler chacune de ces mesures à présent.

Les prestations du système de protection sociale, du RMI aux allocations logement en passant par les allocations familiales, jouent un rôle essentiel pour amortir les conséquences du chômage pour des millions de foyers. Réduire les inégalités passe sans doute d’abord par l’élévation de minima sociaux.

En diminuant les impôts, la France choisit d’accroître le pouvoir d’achat des catégories aisées, plutôt que d’améliorer la qualité de ses services collectifs, du niveau national au niveau local. Or, les services collectifs, de l’éducation à la santé, en passant par les transports, le logement et la culture, sont des facteurs de réduction structurelle des inégalités et porteurs de mobilité sociale.

Il est possible de mieux respecter le droit du travail. Il faut donner plus de moyens aux inspecteurs de jouer leur rôle, notamment dans le domaine des conditions de travail et des statuts. Personne ne conteste que les contrats à durée déterminée, par exemple, sont pour une bonne part renouvelés de façon illégale, pas seulement par des petits entrepreneurs soumis à une concurrence forcenée, mais aussi par de grandes entreprises comme La Poste.

 

Les références inegalites.fr

 

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