Croissance de la demande en énergie et nouvelles opportunités d’investissements; l’avenir du GNL à l’échelle mondiale s’annonce prometteur ; 2019

Croissance de la demande en énergie et nouvelles opportunités d’investissements; l’avenir du GNL à l’échelle mondiale s’annonce prometteur en 2019. Le Gaz Naturel Liquéfié, autrement dit, le GNL, désigne le gaz naturel transformé sous sa forme liquide. Après traitement, la liquéfaction permet de condenser le gaz naturel en GNL de manière à réduire son volume d’un facteur d’environ 600 pour un même pouvoir calorifique. Il est composé essentiellement de 90% de méthane et est inodore, incolore, non corrosif et non toxique.

Une « chaîne GNL » est mise en place lorsque la construction d’un gazoduc n’est pas envisageable, le plus souvent en raison de coûts de construction trop élevés, de la distance de transport, d’une étape maritime imposée ou de contraintes géopolitiques. La croissance du GNL sur de nouveaux marchés a été facilitée par la montée en puissance de technologies génériques telles que les FSRU et les FLNG. Celles-ci ont permis de réduire les risques d’importation de GNL, notamment en réduisant les coûts, ce qui facilite le financement, accélère les délais de mise en œuvre, et facilite son transport par voie maritime.

 

Que sont les FLNG et les FSRU ?

Une grande partie de la croissance future de la demande de gaz se situera dans des endroits où la fourniture de gaz par pipeline n’est ni économiquement viable ni pratique. Ces sites, principalement en Asie et en Europe, généreront des besoins croissants en gaz naturel sous forme liquide, ce qui générera une demande pour une capacité de production supplémentaire.

Un FLNG, ou, Floating Liquefied Natural Gas, est une usine flottante qui permet de transformer le gaz offshore en gaz naturel liquéfié. A la fois une plateforme d’extraction et une usine de liquéfaction de gaz naturel, ce n’est pas un navire et il ne possède pas de propulsion propre, il peut être réutilisé après l’épuisement d’un gisement gazier. Il est en général conçu pour résister à des cyclones de hautes catégories.

L’idée avec les FLNG est de produire, de liquéfier/stocker et de décharger directement le gaz naturel sur d’autres méthaniers, qui viennent se ravitailler en GNL en s’accrochant directement à la barge. Grâce à cette technologie, plus besoin de créer une usine de liquéfaction à terre voir fabriquer de coûteux gazoducs pour acheminer le gaz sur les côtes.

investissements

International Gas Union, Natural Gas Facts & Figures

Les FSRU, ou Floating Storage and Regasification Units, sont des méthaniers conçus comme une unité flottante de stockage et de regazéification du GNL devant servir de terminal d’importation de GNL. Ces installations mobiles sont capables de fournir un marché dont le gaz est la principale source d’énergie dans les zones où il n’est pas possible d’installer des terminaux de regazéification à terre.

Ils permettent donc aux pays importateurs de gaz de diversifier leurs sources d’approvisionnement, indispensables au maintien d’un certain niveau d’indépendance dans le domaine de l’énergie. L’objectif principal du FSRU est de continuer à attirer l’attention des importateurs de gaz soucieux d’acheminer rapidement de nouveaux approvisionnements sur le marché international.

Le FSRU présente 3 avantages :

  • Rentabilité : Dans la plupart des cas, une solution de regazéification flottante est plus rentable par MMbtu qu’une solution terrestre traditionnelle.
  • Gain de temps : Elle peut être mise en œuvre entre 1 et 3 ans, à la différence d’un terminal terrestre qui prend généralement 4 à 6 ans.
  • Réduire l’encombrement : Elle nécessite moins d’utilisation des sols qu’un terminal terrestre, minimisant ainsi les impacts environnementaux.

 

Facteurs influents la croissance de la demande énergétique

Plusieurs facteurs influents la croissance de la demande énergétique ont été identifiés. Des tendances à long terme pourraient créer des opportunités d’investissement dans l’énergie au cours des deux prochaines décennies

 

Croissance démographique

Selon le World Energy Outlook 2018 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la demande d’énergie primaire d’ici 2040 sera supérieure d’un quart à celle d’aujourd’hui, alors que la population augmentera de 1,7 milliard et que la population mondiale s’efforcera d’améliorer dans un même temps sa qualité de vie. Actuellement, la population de la Terre croît de 60 000 personnes toutes les 8 heures, soit deux enfants nés chaque seconde quelque part dans le monde. Les experts pensent que si nous continuons à croître à ce rythme, nous aurons besoin de 50% d’énergie en plus pour soutenir l’humanité d’ici 2050.

Ainsi, en 2040, la population mondiale devrait clairement dépasser les 9 milliards. Et ce n’est pas tout, plus de gens signifie que nous aurons besoin de plus de nourriture, d’eau et d’abris, ce qui mettra également nos ressources renouvelables à rude épreuve. Pourtant, si l’on considère les zones où la croissance démographique est la plus rapide, ce ne sont pas les mêmes pays qui consomment le plus d’énergie.

Par exemple, les États-Unis ont une population d’un peu plus de 300 millions d’habitants, soit environ 5% de la population mondiale. Pourtant, ils consomment 20% de l’énergie mondiale et génèrent 19% des gaz à effet de serre de la planète. La Chine, quant à elle possède 20% de la population mondiale et est responsable de 33% de ses émissions de gaz à effet de serre.

Les pays en développement comme l’Inde et certains pays africains consomment beaucoup moins d’énergie mais contribuent à la crise démographique. L’Inde, par exemple, est presque à l’opposé des États-Unis en termes de consommation d’énergie, n’utilisant que 5% de l’énergie mondiale. Mais avec près de 1,2 milliard d’habitants, il représente près de 17% de la population mondiale. Ainsi, les démographes prévoient que les trois quarts de la population mondiale résideront en Asie ou en Afrique à ce moment-là, malgré cette répartition injuste et déséquilibrée dans le monde.

La Chine et l’Inde, en particulier, feront face aux plus grands défis en matière de gestion de la croissance démographique. Au fur et à mesure que les habitants de ces pays migrent des zones rurales vers les villes, la demande en énergie augmentera certainement. Cela pourrait avoir un impact énorme sur les prix de l’énergie. La population et la consommation d’énergie ne peuvent qu’être liées.

Et, à mesure que chaque humain s’ajoute à la Terre, les ressources deviennent un bien précieux, en particulier les ressources non renouvelables comme les combustibles fossiles, qui fournissent la majeure partie de l’énergie du monde. Si l’on part du principe que les États-Unis consomment actuellement 20% de l’énergie mondiale, quelle quantité d’énergie le pays consommera-t-il s’il atteint la population estimée de 450 millions d’habitants par les Nations Unies d’ici 2050?

 

Part d’électricité mondiale

Près de 1,3 milliard de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’électricité. La Banque Mondiale indique que la région la moins électrifié du monde est l’Afrique Subsaharienne avec 62,5% de sa population n’ayant pas accès à l’électricité, suivie de l’Inde avec 20,8%, de l’Asie du Sud 19,9%, et du reste du monde 3%.

Au cours des deux prochaines décennies, l’Inde et d’autres pays émergents investiront dans des infrastructures de réseau électrique au fur et à mesure que leurs économies mûriront. Ces nouveaux générateurs d’électricité nécessiteront pétrole brut, gaz naturel, charbon, énergie nucléaire ou énergies renouvelables, pour fonctionner. À mesure que l’accès à l’électricité s’étend de plus en plus à travers le monde, les besoins en énergie vont inévitablement augmenter.

 

Industrialisation dans les économies en développement

La demande industrielle en énergie pourrait dépasser 70% d’ici 2040. Cependant, la majeure partie de cette demande sera générée par les économies en développement. Selon ExxonMobil, la demande industrielle en énergie en Inde devrait tripler d’ici 2040. L’Inde et d’autres pays en développement d’Asie, du Moyen-Orient et d’Afrique auront besoin d’usines pour la fourniture de métaux, de machines et de produits manufacturés. Cette nouvelle source de demande énergétique industrielle pourrait compenser le ralentissement de la demande industrielle dans les pays développés.

Cela aide également les pays à sortir beaucoup de personnes de la pauvreté car il oblige les gens à travailler dans des usines et permet à beaucoup d’échapper à la pauvreté, favorisant ainsi la croissance économique de ce pays.

 

La révolution de l’efficacité énergétique

La croissance attendue de l’énergie dans les pays développés n’est pas due aux mauvaises conditions économiques. Au contraire, les économies développées d’Amérique du Nord et d’Europe bénéficieront d’une efficacité énergétique accrue au cours des prochaines décennies.

Des centrales électriques au gaz naturel plus efficaces, la technologie de réseau intelligent et des voitures économes en carburant font partie des développements susceptibles de produire une nouvelle révolution en matière d’efficacité énergétique. Il sera intéressant de voir la mesure par laquelle ces technologies peuvent évoluer et comment elles pourraient modifier les parts de consommation d’énergie renouvelable par rapport aux énergies non renouvelables.

 

Croissance des pays et marchés émergents

L’une des tendances les plus importantes sur les marchés de l’énergie est la disparité de la demande d’énergie attendue entre les pays développés et les pays en développement.

La consommation mondiale d’énergie devrait augmenter de près de 30% au cours des deux prochaines décennies. Cependant, la croissance dans les pays développés devrait rester stable. En d’autres termes, les pays émergents représenteront la totalité de l’augmentation. Cette prévision pourrait avoir d’importantes répercussions sur les marchés des produits de base. Les traders doivent prêter une attention particulière à la croissance économique des marchés émergents, ainsi qu’aux nouvelles sources d’approvisionnement en énergie dans ces pays.

 

Le commerce mondial de GNL s’annonce prometteur

Le marché du GNL devrait croître à un rythme beaucoup plus rapide que le gaz naturel dans son ensemble en raison des grandes distances qui séparent de nombreux centres d’approvisionnement des centres de demande. Les FSRU ont changé la donne sur le marché du GNL. Ils ont permis à bien plus de pays de devenir des importateurs de GNL et d’intégrer le marché beaucoup plus vite et à un coût bien plus bas que celui de la construction d’un terminal terrestre.

Ils sont un facteur clé derrière la croissance importante et rapide des importations de GNL des marchés émergents et encourage de nombreux nouveaux projets de liquéfaction. La plupart des projets récents d’importations sont promus par des joint-ventures entre des entreprises locales et des fournisseurs internationaux de GNL (Qatar Petroleum, etc.), des fournisseurs de solutions midtream (Excelerate Energy, Golar LNG, Höegh LNG, OLT, MOL, etc.) et des fournisseurs de centrales électriques (Siemens, General Electric, etc.).

Dans un contexte d’offre excédentaire de GNL, les agrégateurs et les traders soutiennent la création de ces nouveaux marchés et leur apportent puissance financière et compétences en gestion de projet. On peut citer par exemple Bahrain LNG, Sergipe et Açu 1 au Brésil, et Ivory Coast GNL en Côte d’Ivoire. Les entreprises de trading comme Trafigura et Gunvor investissent également dans les FSRU au Pakistan et Bangladesh, de manière à diversifier leurs activités.

En 2018, la capacité nominale de liquéfaction a augmenté de 7% en fin d’année pour atteindre les 382,9 MTPA (Millions de Tonnes Par An). Cette croissance est due aux nouveaux projets plutôt qu’à l’agrandissement des usines de liquéfaction déjà existantes. En février 2019, leurs mises en service avaient fait croitre la capacité nominale à 392,9 MTPA. Yamal LNG dans l’Arctique russe (11 MTPA); Ichthys LNG Train 1 et 2 (8.9 MTPA) et Wheatstone LNG Train 2 (4.45 MTPA) en Australie; Cove Point (5.25 MTPA), Corpus Christi LNG Train 1 (4.5 MTPA) et Sabine Pass Train 5 (4.5 MTPA) aux Etats-Unis; ainsi que Kribi FLNG au Cameroun (2.4 MTPA), ont contribué à cette croissance.

 

Capacités existantes

énergie

IHS Market, IGU; Nominal Liquefaction Capacity and Utilisation by Market 2018

En janvier 2019, il y avait 20 marchés ayant une capacité de liquéfaction existante (figure ci-dessus). En septembre 2018, le Qatar possède une capacité totale de liquéfaction de 77 MTPA et conserce sa première place. Qatar Petroleum prévoit d’ajouter un 4ème nouveau train de liquéfaction afin d’atteindre son objectif de capacité de liquéfaction de 110 MTPA.

La mise en service d’Ichthys LNG T1 en début d’année et grâce à la réalisation de 10 projets de liquéfaction répartis entre l’Australie occidentale, le Territoire du Nord et le Queensland ont poussé la capacité de liquéfaction totale de l’Australie à 75,4 MTPA fin 2018, voir 79,9 MTPA en janvier 2019 et conserve sa deuxième place.

Dans un même temps, trois des États du sud du pays – la Nouvelle-Galles du Sud, Victoria et l’Australie-Méridionale – avancent dans leurs projets de commencer les importations de GNL sur la base de l’utilisation de FSRU. Fin 2018, le Qatar, l’Australie, les États-Unis, l’Indonésie, la Malaisie, l’Algérie et le Nigéria représentaient au total plus de 71% de la capacité nominale de liquéfaction.

 

Projets sous construction

Nominal Liquefaction Capacity by Country in 2018 and 2024

En janvier 2019, une capacité de liquéfaction de 101,3 MTPA était en construction ou approuvé pour développement. Le Prelude FLNG qui est entré en phase d’exploitation commerciale début 2019 et Ichthys LNG T2 qui a commencé à exporter à partir d’octobre 2018 sont les principaux contributeurs à cette croissance. Plus de 75% de la capacité mondiale en construction (77,4 MTPA) est située en Amérique du Nord, LNG Canada étant le seul projet non américain de cette catégorie.

Bien que l’Australie ait joué un rôle important dans cette augmentation de capacité, ses seuls trains en cours de construction sont Prelude FLNG et Ichthys LNG T2. Une capacité supplémentaire est en construction en Indonésie (4,3 MTPA) en partie grâce au projet JAVA-1, le plus grand projet de ce type en Asie du Sud-Est. En Malaisie (1,5 MTPA), faute d’infrastructures de gazoduc, le pays souhaite pouvoir transporter le gaz naturel de la meilleure manière possible.

Russie (3,6 MTPA). Au Mozambique (3,4 MTPA), l’Italien ENI ayant annoncé en septembre 2018 le début de la construction de Coral South FLNG pour une production d’environ 3,4 MTPA de GNL qui démarrera en 2022. L’Argentine (0,5 MTPA), par le déploiement de Tango FLNG au port de Bahía Blanca au deuxième trimestre de 2019, l’Argentine rejoindra les rangs des exportateurs de GNL avec un projet d’exportation de 0,5 MTPA vers les marchés outre-mer.

La Thaïlande est devenue un marché prometteur et a commencé à importer du GNL en 2011. PTT développe également le terminal de réception de GNL Nong Fab à Rayong qui devrait entrer en activité d’ici le deuxième trimestre de 2021 avec une capacité de regazéification de 7,5 MTPA et une capacité de pointe de 9 MTPA.

Le Pakistan a souffert suite à de graves pénuries d’énergie pendant de nombreuses années. Le pays a prit ses mesures et commence à importer du GNL en 2015. Il espère ainsi augmenter ses importations à environ 30 MTPA d’ici 2020.

Le Bangladesh a vu ses réserves de gaz diminuer, les ressources hydroélectriques et éoliennes sont limitées, les terres pour le déploiement de l’énergie solaire à grande échelle sont rares et la dépendance à l’égard de combustibles liquides importés devient trop coûteuse. Ainsi, le pays a un besoin urgent de gaz. En août 2018, le Bangladesh est devenu le 42e pays importateur de GNL au monde grâce au navire que Summit a affrété auprès d’Excelerate Energy dans le cadre d’un contrat de 15 ans apportant 130 000 m3 de GNL du Qatar.

Le Panama est le second pays avec le Bangladesh à rejoindre le groupe des pays importateurs de GNL, au total 42 pays. En effet, de nombreux services publics en Amérique centrale et dans les Caraïbes dépendent toujours de la combustion de pétrole pour produire de l’électricité, mais le GNL offre une alternative plus propre, moins chère et plus efficace.

En 2017, Engie et AES – Applied Energy Services, acteur majeur de la production et la distribution d’électricité en Amérique latine, États-Unis et Europe – ont créé une entreprise commune pour commercialiser et vendre du GNL à des tiers en Amérique centrale, utilisant le terminal de Panama comme centre de distribution, doté d’une capacité de 1,5 MTPA.

La Pologne et la Lituanie souhaitent diversifier leurs sources d’approvisionnement en gaz, car elles dépendent du russe Gazprom.

L’Égypte, qui a décidé d’augmenter sa production nationale, était un exportateur à court de gaz et a retrouvé son autosuffisance grâce à des découvertes majeures. Le pays doublera sa capacité d’exportation de GNL avec 2 milliards de pieds cubes par jour d’ici fin 2019 et prévoit de collaborer avec l’Arabie saoudite pour la recherche de réserves d’hydrocarbures dans la mer Rouge.

Le Koweït et les Émirats Arabes Unis veulent cesser de produire de l’électricité à partir de combustibles liquides coûteux et polluants. Le Koweït a mis en place un projet de terminal d’importation de GNL à Al-Zour et qui sera opérationnel d’ici 2022 avec une capacité de regazéification de 23 MTPA avec 8 réservoirs de stockage d’une capacité de 225 000 m3 chacun.

 

Le GNL de l’Afrique subsaharienne

L’Afrique subsaharienne est un important exportateur de GNL grâce à de nombreux projets au Nigeria, en Guinée équatoriale, en Angola et au Cameroun.

Le projet Nigeria LNG compte actuellement six trains en exploitation d’une capacité de production combinée de 22 MTPA. La société a réduit son plan d’expansion à un seul train unique de 8 MTPA et espère atteindre une décision finale d’investissement d’ici fin 2019.

En 2018, le Cameroun est devenu l’exportateur de GNL le plus récent lorsque Kribi FLNG (2,4 MPTA) a chargé sa première cargaison en mai 2018. Auparavant en 2014, la Papouasie-Nouvelle-Guinée était le pays le plus récent à avoir ajouté sa capacité de liquéfaction.

Le Sénégal et la Mauritanie deviendront des exportateurs de GNL à partir de 2022. Les partenaires concernées par le projet Greater Tortue FLNG au large des côtes mauritanienne et sénégalaise ont annoncé la décision finale d’investissement en décembre 2018 pour les premières phases des 2,5 MTPA, mais n’ont pas encore attribué de contrat de construction.

 

Croissance des importations de GNL en Chine

La Chine, le Japon et la Corée du Sud ont importé 55% des 391 milliards de m3 de GNL vendus l’année dernière et achèteront 48% des 505 milliards de m3 de GNL vendus en 2023. Les ventes de GNL de l’ensemble de l’Asie elle seule représentera cette année 75% de l’ensemble des ventes de GNL dans le monde, contre 72% l’an dernier. (Sources: global LNG report 2019, DLA Piper)

Au Japon, la catastrophe nucléaire de Fukushima a accéléré la demande après la mise hors service des centrales nucléaires. Le Japon reste pour le moment le premier importateur mondial de GNL dans le monde. Nous avons ensuite la Chine avec plus de 54 millions de tonnes en 2018, puis la Corée du Sud. A noter que 2017 fut l’année où la Chine a dépassé la Corée du Sud pour se positionner en deuxième importateur de GNL au monde.

Le pays a reçu près de 10 millions de tonnes de GNL de plus que la Corée du Sud qui en a importé un record de 44 millions l’an dernier. La Chine deviendra donc certainement le premier importateur mondial de GNL. Elle entretient par ailleurs de bonnes relations avec la Russie, les exportations du GNL Russe vers le marché asiatique ont atteint les 12,86 millions de tonnes en 2018. Parallèlement, la Chine investit dans des projets de GNL, en Australie, au Canada, en Afrique de l’Est et ailleurs, et la plupart des investissements proviendront de fonds propres.

La croissance des importations de GNL depuis 2015 a été spectaculaire pour la Chine. En 2017, un quart de tout le GNL importé par la Chine, soit environ 10 millions de tonnes, a été livré aux clients par camion, en raison de contraintes liées aux pipelines. Elle a importé 54 millions de tonnes de GNL en 2018, soit une augmentation de près de 38% par rapport à 2017, alors qu’en 2015, elle n’était qu’à 19,7 millions de tonnes.

En décembre seulement, les importations chinoises de GNL ont augmenté de 25,9% soit de 6,29 millions tonnes, enregistrant un record d’importations mensuelles de GNL. La Chine devra accroître sa capacité de stockage de gaz pour faire face aux besoins saisonniers croissants. A présent, elle dispose d’environ 10 milliards de mètres cubes d’espace de stockage, soit environ 4% de sa demande annuelle.

Le gouvernement chinois cherche à améliorer son environnement en abandonnant le charbon pour lutter contre la pollution atmosphérique chronique, mais également pour tenir ses engagements en matière de lutte contre le réchauffement climatique dans le cadre de l’Accord de Paris.

 

Informations clés
  • La capacité nominale de liquéfaction a augmenté de 7% en fin 2018, pour atteindre une capacité totale de 382,9 MTPA.
  • En février 2019, les derniers lancements commerciaux ont fait atteindre la capacité totale de liquéfaction à 392,9 MTPA.
  • Le gaz naturel répond à près de 25% de la demande mondiale en énergie, dont 10,7% de GNL.
  • Les États-Unis et l’Australie ont tous deux augmenté leurs stocks de GNL, la Chine, la Corée du Sud et d’autres pays asiatiques ayant enregistré la plus forte croissance de la demande.
  • Le Bangladesh et le Panama ont rejoint les rangs des importateurs l’année dernière, au total 42 pays importateurs aujourd’hui.
  • Le Cameroun a commencé à exporter du GNL en 2018; au total 20 pays exportateurs aujourd’hui.

Sources:

https://www.lngworldshipping.com

https://www.oxfordenergy.org

https://excelerateenergy.com

https://www.igu.org

https://www.scmp.com

https://www.reuters.com

https://www.dlapiper.com

Ilias KACHMAR

Ilias KACHMAR

Ilias KACHMAR is a business engineer. After being under-graduated in electronics and computing sciences, he obtained a master degree in strategy & business development and a specialized master in commodities trading. He began his career as business developer for the semiconductor giant STMicroelectronics in Paris, and is pursuing his career in financial markets.


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