Engy KHALIFAEngy KHALIFAmars 19, 2019
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Dr. Mahmoud a une solide formation académique. Il est diplômé en économie et en sciences politiques de l’Université du Caire, en Égypte, puis il a obtenu un diplôme en économie quantitative du développement de l’Université de WARWICK et une maîtrise ès sciences en analyse des politiques sociales économiques. Plus tard, il a obtenu son doctorat en économie à l’Université de WARWICK. Il nous parle des emplois du futur.

emplois

Dr. Mahmoud a commencé sa carrière à l’Université du Caire depuis plus de 32 ans, où il a obtenu un poste de professeur d’économie et de finance. Il a également occupé le poste de membre du conseil d’administration de la Banque centrale d’Égypte ; en plus d’être ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale pendant plus de 6 ans.
En octobre 2010, il a rejoint le Groupe de la Banque mondiale en tant que directeur général en tant que directeur général, et il est actuellement professeur honoraire à la Durham Business School, en plus d’être le vice-président principal de la Banque mondiale.

Mahmoud a créé le  » Sustainability Index ( S&P / EGX ESG « ) pour les sociétés cotées à la Bourse Egyptienne « . De plus, il a une longue liste de publications.

EK : Comment décririez-vous le changement qui s’est produit à la Banque mondiale depuis sa formation ?

MM : Les crises qui se chevauchent, du changement climatique aux pandémies, des catastrophes naturelles aux déplacements forcés, menacent d’effacer les acquis durement acquis du développement. Et les changements économiques historiques, dus en partie aux progrès et aux perturbations technologiques, présentent des risques pour les pays, mais aussi des possibilités s’ils ont fait les investissements nécessaires dans leur population, leurs collectivités et leur économie pour en tirer parti. Le monde a besoin de partenaires qui peuvent aider à relever les défis d’aujourd’hui, tout en faisant les investissements nécessaires pour se préparer aux défis de demain.

Il y a eu une grande transformation dans notre façon de faire des affaires et dans ce que nous offrons à nos pays clients. En offrant du financement, des connaissances, de l’expérience et un engagement à long terme à ses clients nationaux, la Banque mondiale est un partenaire de confiance pour tous ses membres afin de les aider à transformer les économies et à faire progresser le programme de développement durable 2030.

Ayant pour mission de mettre fin à l’extrême pauvreté et d’accroître la prospérité partagée, la Banque mondiale soutient ses pays clients dans trois domaines prioritaires : promouvoir une croissance économique durable et inclusive ; investir davantage et plus efficacement dans les ressources humaines ; et renforcer la résistance à la fragilité, aux chocs et aux menaces pour l’économie mondiale. La Banque applique cette approche en trois volets dans tous les secteurs du développement afin que les pays réalisent les investissements intégrés qui peuvent le mieux aider les gens à sortir de la pauvreté.

EK : Comment décririez-vous sa culture ?

MM: L’avantage comparatif de la Banque mondiale vient de sa puissante combinaison de profondeur et de portée mondiale, d’instruments et de relations avec les secteurs public et privé, de connaissances multisectorielles et de la capacité de mobiliser et d’obtenir des financements. Les principales institutions de la Banque mondiale – la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Association internationale de développement (AID) – travaillent en coordination toujours plus étroite avec la Société financière internationale (SFI) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) pour tirer parti de la force collective du Groupe de la Banque mondiale (GBM) au profit des pays partenaires.

L’avantage comparatif du GBM vient de la combinaison puissante de la profondeur et de l’étendue mondiale des pays, des instruments et des relations des secteurs public et privé, des connaissances multisectorielles et de la capacité de mobiliser et de mobiliser des financements. La collaboration entre la BIRD, l’IDA, la SFI et l’AMGI s’est développée au fil du temps et couvre un éventail d’activités aux niveaux régional, national, sectoriel et thématique.

Les experts de la Banque mondiale sont organisés en équipes de Pratiques mondiales, qui se concentrent sur des domaines techniques clés du développement, ainsi que sur des Thèmes mondiaux, composés d’équipes travaillant sur des domaines prioritaires transversaux pour les entreprises, tels que le changement climatique, le genre, la fragilité, les infrastructures, les partenariats public-privé, et les garanties. La collaboration entre ces équipes permet de développer des solutions complètes pour les clients.

Le Groupe de la Banque mondiale a fait d’importants progrès dans l’alignement de son budget sur les priorités de développement, le renforcement de la sélectivité et de l’efficacité de l’exécution, et le maintien de la viabilité budgétaire. Elle y est parvenue en combinant l’augmentation des recettes et des mesures de limitation des dépenses, notamment en procédant à un examen des dépenses qui a permis d’économiser 400 millions de dollars. La Banque mondiale a également mis en œuvre de nouveaux principes de durabilité et de nouveaux indicateurs budgétaires qui permettent de couvrir les dépenses administratives par les revenus générés par les opérations et de réaligner son budget sur les priorités stratégiques. Le Groupe de la Banque s’est engagé à poursuivre sa viabilité financière, son alignement stratégique et son efficacité.

EK : Son plus grand succès ?

MM: Partout dans le monde, la demande de financement, d’expertise et d’innovation continue d’augmenter. Les besoins sont grands, mais les coûts de l’échec sont tout simplement trop élevés. Nos actionnaires nous aident à relever ce défi en approuvant une augmentation de capital historique de 13 milliards de dollars, qui renforcera la capacité du Groupe de la Banque mondiale à réduire la pauvreté, à relever les défis les plus importants de notre époque et à aider nos pays clients – et leurs populations – à réaliser leurs aspirations les plus élevées. En 2018, le Groupe de la Banque mondiale a engagé près de 67 milliards de dollars en financement, investissements et garanties.

Dans notre travail dans le monde entier, nous sommes confrontés à des crises qui se chevauchent, comme les changements climatiques, les conflits, les pandémies, les catastrophes naturelles et les déplacements forcés. Nous aidons simultanément nos pays clients à faire face aux crises immédiates, à renforcer leur résilience face aux défis qui se profilent à l’horizon et à réaliser des investissements durables pour se préparer à un avenir incertain.

Nous nous efforçons d’atteindre notre double objectif : mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et favoriser la prospérité partagée parmi les 40 pour cent les plus pauvres du monde. Dans l’ensemble du Groupe de la Banque mondiale, nous exploitons les nouvelles technologies et développons des innovations financières pour faire progresser les trois volets de notre stratégie en vue d’y parvenir : accélérer une croissance économique durable et sans exclusive ; renforcer la résistance aux chocs et aux menaces ; et aider nos pays clients à investir dans leurs populations.

EK : Comment le Groupe de la Banque mondiale s’y prend-il pour atteindre son double objectif ?

MM:  D’abord, pour accélérer une croissance économique inclusive et durable, nous avons besoin d’une nouvelle vision du financement du développement, une vision qui aide à faire fonctionner le système de marché mondial pour tous et pour la planète. Dans un monde où la réalisation des objectifs mondiaux coûtera des billions de dollars chaque année, mais où l’aide publique au développement stagne par milliards, nous ne pouvons mettre fin à la pauvreté sans une approche fondamentalement différente.

Avec l’adoption des Principes de Hambourg en juillet 2017, le G-20 a approuvé une approche que nous appelons la Cascade, qui nous permettra d’atteindre notre objectif de maximiser le financement du développement. La Banque mondiale, la SFI et l’AMGI collaborent plus étroitement pour créer des marchés et apporter des solutions du secteur privé dans des secteurs comme les infrastructures, l’agriculture, les télécommunications, les énergies renouvelables et le logement abordable.

Deuxièmement, pour renforcer la résilience aux chocs et aux menaces – alors même que nous continuons à développer des infrastructures intelligentes sur le plan climatique et à améliorer les systèmes d’intervention – nous avons besoin d’outils financiers novateurs pour aider les pays pauvres à faire ce que les pays riches font depuis longtemps : partager les risques des crises avec les marchés financiers mondiaux.

Ce printemps, nous avons constaté les premiers effets de la Facilité de financement d’urgence en cas de pandémie (FEP) avec un don rapide pour soutenir la réponse d’Ebola en République démocratique du Congo. Grâce à cette facilité – et à une facilité similaire que nous développons pour améliorer les réponses à et prévenir la famine – nous trouvons de nouveaux moyens d’aider les pays les plus pauvres à partager les risques avec les marchés financiers, contribuant à briser le cycle de panique et de négligence qui survient souvent dans les crises.

Troisièmement, pour préparer un avenir où les innovations ne feront que s’accélérer, nous devons trouver de nouveaux moyens d’aider les pays à investir davantage – et plus efficacement – dans leur population. Les emplois de l’avenir exigeront des compétences spécifiques et complexes, et le capital humain deviendra une ressource de plus en plus précieuse. Avec le Projet Capital Humain, que nous avons lancé cette année, nous développons une mesure rigoureuse et détaillée du capital humain dans chaque pays.

Lors des Assemblées annuelles en Indonésie en octobre 2018, nous avons dévoilé l’Indice du capital humain, qui classe les pays en fonction de la mesure dans laquelle ils investissent dans le capital humain de la prochaine génération. Ce classement place la question directement devant les chefs d’État et les ministres des Finances afin qu’ils puissent accélérer les investissements dans leur population et préparer l’économie de l’avenir.

EK : Comment le Groupe de la Banque mondiale aide-t-il les pays clients à atteindre les objectifs de développement durable ?

MM:  L’Agenda 2030 pour le développement durable, adopté en 2015, a marqué un tournant décisif pour le développement et la diplomatie. Sa déclaration pour protéger les personnes et notre planète – et ne laisser personne derrière elle – a rassemblé presque toutes les nations de la planète pour qu’elles approuvent ses 17 objectifs ambitieux de développement durable (ODD) à atteindre d’ici 2030. En juillet 2015, nombre de ces mêmes parties prenantes se sont réunies à Addis-Abeba lors de la troisième Conférence sur le financement du développement pour discuter de la manière dont ce programme serait financé de manière durable. Le Groupe de la Banque mondiale a participé à l’élaboration de ces agendas mondiaux pour le développement durable et le financement et s’emploie déjà activement à les réaliser.

Les DDC s’alignent sur le double objectif du Groupe de la Banque mondiale de mettre fin à l’extrême pauvreté et d’instaurer une prospérité partagée de manière durable. Nos processus dirigés par les pays avec nos clients nous ont montré que les pays ont un fort désir d’atteindre les objectifs de l’Agenda 2030 et, par conséquent, notre soutien pour ce travail continue de croître.

Ce travail n’est pas nouveau pour le Groupe de la Banque mondiale ; il faisait déjà partie de notre ADN en tant qu’institution de développement. Pourtant, l’établissement des objectifs mondiaux a stimulé nos efforts pour travailler avec nos partenaires afin d’atteindre ces objectifs ambitieux. Nous croyons qu’en travaillant ensemble, nous pouvons créer un monde plus prospère, plus sûr et plus juste. Le Groupe de la Banque mondiale s’efforce d’atteindre non seulement les OMD individuels, mais aussi le programme plus large de mise en œuvre, y compris le financement et les données.

EK : Que faites-vous pour atteindre les objectifs globaux ?

MM :

  • Nous nous engageons avec nos partenaires nationaux pour aider à protéger les pauvres et les vulnérables, assurer une prestation de services inclusive et responsable, et améliorer la résilience aux chocs économiques, environnementaux et humanitaires.
  • Nous nous efforçons de renforcer le secteur privé afin qu’il puisse créer des emplois et des opportunités.
  • Nous encourageons la coopération régionale sur les biens publics partagés et permettons les investissements dans les infrastructures critiques.
  • Nous encourageons la coopération régionale sur les biens publics partagés..

Bien entendu, pour atteindre les objectifs mondiaux globaux, les résultats au niveau des pays doivent être combinés avec les efforts des autres pays. Ce programme mondial comporte un certain nombre de défis de taille – des défis qui transcendent les frontières et exigent une coopération internationale à de nombreux niveaux pour y faire face, notamment les changements climatiques, les pandémies, les chocs économiques, la violence et la fragilité, les inégalités, les changements technologiques rapides comme l’éclair qui perturbent les marchés et la polarisation de nos institutions politiques et sociales.

Pour surmonter ces défis, nous devons travailler en partenariat avec les organisations multilatérales, les gouvernements, le secteur privé, la société civile, les fondations et les autres parties prenantes aux niveaux mondial, local et infranational. En tant qu’institution de financement du développement, le Groupe de la Banque mondiale continuera de jouer un rôle clé dans la mobilisation et la mobilisation des investissements dans le capital physique et humain – avec l’aide du secteur privé – pour stimuler une croissance inclusive et durable, créer de bons emplois et améliorer la qualité de vie des populations.

L’expérience que nous avons acquise en travaillant avec des partenaires tels que l’ONU pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement nous a appris qu’il y a deux autres facteurs essentiels au succès : la disponibilité de données de qualité (y compris le suivi et l’évaluation) et une mise en œuvre fondée sur des données probantes qui découle d’un engagement partagé avec les partenaires nationaux et qui tire parti des partenariats multipartites pour produire des résultats.

EK : L’Afrique a toujours été une destination oubliée, pourquoi tous les yeux sont rivés sur elle maintenant ?

MM : L’Afrique n’a jamais été oubliée par le Groupe de la Banque mondiale et en tant que région, elle a été notre principal bénéficiaire de notre Association internationale de développement (AID), qui est la partie de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres du monde. L’IDA est l’une des principales sources d’aide aux 75 pays les plus pauvres du monde, dont 39 se trouvent en Afrique, et la principale source de financement des services sociaux de base dans ces pays. L’IDA prête de l’argent à des conditions de faveur.

Cela signifie que les crédits de l’IDA sont assortis de frais d’intérêt nuls ou très faibles et que les remboursements s’étalent sur 30 à 38 ans, y compris un délai de grâce de 5 à 10 ans. L’IDA accorde également des subventions aux pays qui risquent de connaître des problèmes d’endettement. En plus des prêts concessionnels et des dons, l’IDA fournit des niveaux importants d’allégement de la dette par le biais de l’Initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) et l’Initiative Initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM).

Permettez-moi d’ajouter que 18 pays africains sont des États fragiles et touchés par des conflits. Ils ont lutté, ou luttent, en temps de guerre ou de conflit politique pour se reconstruire et sortir leur peuple de la pauvreté. On les appelle des États fragiles, des nations dont la santé et l’éducation sont médiocres, qui ont peu ou pas d’électricité, des institutions désorganisées ou affaiblies et, dans bien des cas, aucun gouvernement fonctionnel. Nous savons que les conflits politiques sont mauvais pour le développement.

Elle cause de grandes souffrances humaines et force les gens à fuir leurs maisons et à abandonner leurs cultures et leurs moyens de subsistance. Il vandalise les communautés et ruine des institutions comme les soins de santé, coupant l’accès aux services essentiels et laissant les travailleurs et les soutiens de famille sans emploi ni salaire. Elle détruit les routes, limitant le commerce transfrontalier et régional. Et cela diminue l’espoir et la motivation, de sorte que les millions de jeunes Africains instruits qui quittent l’école secondaire et l’université chaque année à la recherche d’un emploi sont laissés sans emploi et découragés.

Les raisons pour lesquelles les gens se battent sont en grande partie économiques – accès inégal aux ressources naturelles comme la terre et l’eau, trop peu d’emplois et pauvreté persistante. Alors que les conflits sont mauvais pour le développement, le développement est la réponse aux conflits. Par conséquent, la stratégie du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique s’appuie sur les possibilités de croissance et de réduction de la pauvreté pour appuyer la transformation structurelle, la diversification économique et l’inclusion dans le nouveau cadre de financement du développement. La région se compose d’une combinaison de pays à revenu faible, moyen inférieur, moyen inférieur, moyen supérieur et élevé. L’Afrique compte également 13 petits États, caractérisés par une faible population, un capital humain limité et une zone terrestre confinée.

EK : Quelle est la stratégie du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique ?

MM : La Banque répond à cette diversité en proposant une large gamme d’instruments – traditionnels et innovants – adaptés aux besoins des pays. Notre stratégie se concentre sur les domaines prioritaires suivants :

    • Productivité agricole : Il y a un besoin continu d’accélérer les progrès dans l’accroissement de la productivité et de la production agricoles en Afrique. Il est essentiel de soutenir les petits exploitants en investissant dans des technologies améliorées, des services financiers ruraux et un meilleur accès aux marchés.  Il est tout aussi important d’encourager les investissements dans l’agro-industrie et d’améliorer la gestion des terres et de l’eau en adoptant des pratiques modernes d’irrigation, en prévenant les conflits sur les ressources en eau et en mettant en œuvre des solutions agricoles respectueuses du climat.

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  • Énergie abordable et fiable : </L’amélioration de l’accès à une énergie abordable, fiable et durable est l’un des principaux objectifs de l’action de la Banque en Afrique, l’insuffisance de l’approvisionnement en électricité demeurant le principal obstacle à l’infrastructure en Afrique. Grâce aux efforts concertés du GBM, la majeure partie de la production d’énergie en Afrique est assurée par le secteur privé et de manière propre. Grâce à l’approche de maximisation du financement pour le développement (MFD), nous avons mobilisé plus de 2 milliards de dollars d’investissements privés au Kenya et près d’un milliard au Cameroun à ce jour.
  • Climate Change : Les populations pauvres d’Afrique risquent d’être les plus durement touchées par le changement climatique, en particulier par les changements de température et de régime pluviométrique. Investir dans les techniques d’adaptation au changement climatique et dans la gestion des risques de catastrophe restera une priorité absolue. Pour renforcer la résilience aux changements climatiques, les pays auront besoin d’aide à la fois pour atténuer les effets des changements climatiques et s’y adapter, et pour assurer la sécurité alimentaire. Le Plan d’action pour le climat en Afrique, présenté à la COP21, présente un programme de travail pour aider sur les deux fronts.
  • Intégration régionale:L’intégration régionale en Afrique demeure un élément essentiel de notre stratégie visant à améliorer la connectivité, à tirer parti des économies d’échelle et à inciter les pays à agir collectivement pour relever les défis communs.
  • Urbanisation :  La planification urbaine intégrée est au cœur de notre travail en Afrique, avec l’eau, l’assainissement, les transports, le logement, l’énergie et la gouvernance, qui sont essentiels pour faire de l’urbanisation un véritable moteur de croissance de la productivité et des revenus.
    • Capital humain de haute qualité: Chaque année en Afrique et pour la prochaine décennie, 11 millions de jeunes vont entrer sur le marché des emplois. Les jeunes Africains doivent être dotés des compétences et de la formation appropriées pour avoir des emplois. Il y a toujours un décalage entre ce que les étudiants africains apprennent et les compétences que les employeurs recherchent réellement. Pour contribuer à combler cet écart, la Banque a lancé des initiatives visant à stimuler les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STEM) dans toute la région.

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Engy KHALIFAEngy KHALIFAfévrier 17, 2019

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Mohamed Fakhr Eldeen est actuellement le PDG d’Optima World Egypt. rêver ancien PDG et fondateur du « Logos International Egypt ». Mohamed est un formateur certifié en stratégies et techniques de gestion du changement de IMD, Lausanne, Suisse 2005, et un formateur certifié de Xerox Corporation selon son rêve. Nous devons rêver.

Mohamed est titulaire d’un B.Sc. en génie civil de Alexandria University , et a été inscrit au Master of Management Learning &amp ; Development MMLD à Euro Arab Management School Granada, Espagne. Il a trente-deux ans d’expérience pratique progressive couvrant Planification stratégique/tactique et développement des affaires en qualité de service et gestion des ressources humaines, formation en capital humain et développement, évaluation et exécution couvrant les domaines suivants : La gestion du changement, le leadership, l’éducation, la vente au détail et les canaux de distribution, le marketing, les télécommunications et les canaux de distribution, avec un accent particulier sur l’amélioration des ventes et de la stratégie de service à la clientèle Centric.

Mohamed dispose d’un large éventail de composants de puzzles pour cadres supérieurs qui s’imbriquent les uns dans les autres pour formuler une plate-forme solide pour l’organisation leader et le développement des affaires ainsi que pour la gestion et l’exécution des résultats commerciaux globaux pour différents types d’entreprises commerciales , que l’expérience du domaine résulte de la bonne gestion et du fonctionnement efficace des différentes fonctions commerciales avec des sociétés multinationales, principalement des sociétés adaptant le concept de l’ « Organisation apprenante », de la « Valeur reconnue en ressources humaines et relations de consultation » ainsi que des « Services à la clientèle et valeur ajoutée ».

  1. Pouvez-vous nous parler du passage de l’ingénierie au domaine des affaires et de la gestion ?

Eh bien, vous posez une question très profonde, car ce qui s’est passé au sujet du passage de ingénierie à la vente et aux affaires n’est pas seulement un changement de carrière, c’est un changement de paradigme complet, et c’est arrivé par hasard après avoir terminé mes études d’ingénieur et obtenu mon diplôme, j’ai travaillé et rêver pendant deux ans et demi comme ingénieur dans l’Armée égyptienne où j’ai exercé dans certains aspects techniques de génie. Quand j’ai terminé mon service militaire, je me suis demandé si c’était vraiment ce que je voulais, c’est-à-dire travailler dans le domaine du béton avec tous ces travailleurs, ces graphiques et cet environnement gris ?

La vraie réponse a été un grand non catégorique ; je ne voudrais pas vivre cela pour le reste de ma vie. A l’époque, je n’avais aucune idée de la façon de changer de vitesse, mais par hasard, quand Dieu vous envoie des signaux, vous devez les suivre et vous devez rêver. Plus tard, j’ai rencontré un ami qui travaillait pour une entreprise dans le domaine des ventes, marketing &amp ; service à la clientèle et il discutait de mes plans avec moi à ce moment-là comme j’avais fait mon service militaire ; ma réponse était que je cherchais un emploi comme ingénieur mais en fait, je ne suis pas très satisfait de la technique de la construction.

J’aime la méthodologie et la façon de penser que j’ai acquises grâce à l’ingénierie, mais je n’aime pas la partie technique. Alors, il m’a proposé de venir rejoindre la même société, je vous dirai plus tard ce qu’est sa société comme l’un des grands magnats. Lorsque j’ai postulé pour cette entreprise en tant que vendeur, j’ai été choqué et je lui ai dit que je n’avais jamais étudié les affaires, les ventes ou le marketing. Il m’a dit que j’avais ce qu’il faut pour être un vendeur, que vous êtes une personne très sociable, extravertie, que vous avez une bonne connexion, et que vous pouvez faire quelques connexions supplémentaires, vous pouvez rejoindre cette société et elle s’appelle « XEROX« .

J’ai dit ce qu’est XEROX ; il m’a dit que c’est la plus grande organisation mondiale de vente de solutions documentaires et à l’époque, j’étais choqué de constater que j’avais de toute façon peu de connaissances.

Dans le interview J’étais hésité car au fond de moi je refusais le changement, je refusais de rêver et de sortir de ma zone de confort pré-connu. Le directeur de la succursale par qui j’ai été interviewé m’a dit que vous êtes ici pour le poste de vendeur, que pouvez-vous nous offrir ? Je lui ai répondu que je savais que vous vouliez une personne avec une bonne relation et des compétences en relations publiques et que je suis cette personne.

Puis j’ai discuté avec lui pour le reste de l’interview et à la fin il m’a dit « Bienvenue chez Xerox ». Alors quand je suis allé suivre la formation de vendeur, pendant trois mois, je me suis dit que je devais retourner à l’ingénierie mais quand j’ai pratiqué la vente en dehors de la base scientifique scientifique ils m’ont formé puis j’ai commencé à réussir, j’ai découvert que je suis à la bonne place, je suis une personne pour affaires pas une personne pour ingénierie technique. C’est mon histoire de passage de l’ingénierie à la vente et au marketing.

D’ailleurs, je voudrais ajouter quelque chose comme à l’époque où j’ai quitté mon travail et que j’ai dû me rendre au Caire parce que je vivais à Alexandrie à l’époque, j’étais un peu étonné et perplexe et je ne savais pas quoi faire.
J’ai donc eu la chance d’avoir mon père comme mentor ; il m’a dit que beaucoup de gens qui ont réussi et il a mentionné des noms dans le domaine de la presse ont beaucoup de succès malgré le fait qu’ils n’avaient pas étudié la littérature ou la presse et il a mentionné un nom glorieux en Egypte, alors mon père m’a dit de partir et essayer ce que vous pensez et revenir si cela ne vous plaît pas, vous pouvez passer à autre chose. J’ai eu la chance d’avoir un mentor dans ma vie, il m’a fait rêver, c’est pourquoi je vois que chaque jeune homme et chaque jeune femme a besoin d’avoir un mentor dans sa vie pour l’aider à prendre des décisions.

  1. Qu’en est-il des défis que vous avez relevés et comment êtes-vous parvenu à les surmonter ?

Le premier défi que j’ai eu à relever a été le passage du cadre de connaissances que j’avais acquis de la base d’ingénierie typique, des colonnes, des plafonds et du béton à savoir comment vendre de façon scientifique ; c’était vraiment un défi car tout ce que j’étudiais était technique et je n’avais rien à voir avec les RP, les ventes et le marketing.

Je surmonte ce défi en conseillant aux jeunes de faire quelque chose qui consiste à écouter efficacement mon formateur et tous ceux qui ont de l’expérience pour apprendre, à acquérir autant de connaissances que possible de vos enseignants ou formateurs et à appliquer ce que j’ai appris scientifiquement, ce qui m’a beaucoup aidé à combler l’écart entre ce que je pensais savoir et ce que je croyais ne pas savoir. N’ayez pas peur de rêver

Une partie de la formation portait sur les caractéristiques techniques des photocopieuses et le formateur n’arrêtait pas de nous parler des caractéristiques des photocopieuses et j’avais vraiment l’impression de ne rien comprendre. Je sentais que je voulais quitter la formation et le travail et je suis sorti de la salle de classe et mon formatrice avait le sentiment que je ne digérais pas ce qu’elle avait dit, alors elle m’a demandé de copier certaines choses avec différentes tailles et tâches aussi.

Quand je suis arrivé à la salle de photocopie, je me suis soudainement souvenu de ce qu’elle nous avait enseigné pendant la formation et j’ai commencé à appliquer ce qu’elle m’avait enseigné, c’était le premier écart entre ce que je pensais savoir et ce que je pensais savoir. N’ayez pas peur de rêver. Pendant que je travaillais, j’avais quelques lacunes, comme l’application de la science de la vente que je connaissais, j’avais aussi quelques défis que de petits détails et j’étais capable de surmonter en essayant d’erreur accompagnée par des mentors ou des personnes plus âgées coaching.

J’ai aussi surmonté cet écart en continuant à lire et à me perfectionner, comme l’a dit Stephen Covey, car je dois aiguiser ma propre couture et en continuant à me perfectionner, je me suis toujours tenu à jour et toujours devant mes collègues et mes collègues. N’ayez pas peur de rêver.

Ce qui m’a aussi aidé, ce sont trois choses en plus de ce que j’ai dit ; la première chose que j’ai apprise, c’est de diversifier le champ des connaissances, c’est-à-dire la lecture et tout. Lectures sur les affaires, la technicité, les finances, l’administration, l’ingénierie, la politique et même les conditions mondiales. Ainsi, lire pour acquérir une diversité différente de connaissances m’a beaucoup aidé.

La deuxième chose est de me connecter à de nombreuses personnes et de faire des relations publiques dans les différents départements de l’entreprise, la société pour laquelle j’ai travaillé au début de ma carrière m’a aidé à acquérir beaucoup de connaissances qui était au-delà de mon cœur de métier, j’ai connecté avec des gens dans le domaine des RH, ventes, finances, exploitation, et service technique.

Ils m’ont donné beaucoup de connaissances qui ont élargi mon spectre de capacités intellectuelles. Troisièmement, je dois me connecter à certaines communautés d’affaires et sociales, comme la chambre de commerce, la chambre de commerce allemande, la chambre de commerce canadienne et la chambre de commerce américaine.

Tout cela m’a permis d’établir des relations, des relations publiques, des relations d’affaires. C’est pour cela que je vous  dis: n’ayez pas peur de rêver. Tout cela était enveloppé par l’habileté que mes parents m’ont donnée, qui est la lecture ; je lis toujours beaucoup et j’acquiers des connaissances.

  1. D’après votre propre expérience, quelle est votre meilleure recette et stratégie pour réussir ?

Eh bien, je crois qu’il y a beaucoup d’aspects divers au succès ; je me souviens d’un film que j’ai vu il y a une vingtaine d’années et qui était « Secret de mon succès » et qui traitait d’un aspect du succès qui est d’être un opportuniste. En plus de cela, je pense, d’après mon humble opinion, que le succès est la soumission d’aspects totalement intégrés qui formulent le succès, quelque chose comme le concept six sigma, mais j’ajouterais d’autres facteurs. Le premier facteur est l’apprentissage, c’est-à-dire l’acquisition de connaissances auprès de personnes bien informées ou au cours d’incidents de la vie.

La deuxième chose, c’est le procès sous coaching qui est une partie essentielle de la réussite. Je me souviens que lorsque je travaillais dans la vente, je rêvais d’approcher un client spécifique avec une solution ou un produit spécifique et tout le monde pensait que c’était impossible mais j’ai réussi et j’ai été récompensé comme étant la première personne à atteindre le meilleur vendeur de l’entreprise en dehors du siège.

Ensuite, c’est le coup intelligent, vous devez savoir où frapper et pas seulement frapper. Un autre facteur est le PR où vous devez augmenter votre réseau social et réseau d’affaires et, comme Philip Kotler l’a dit dans ses livres « Marketing is Relationships » marketing n’est pas seulement vos produits, mais aussi vous-même. Jouer dans une équipe est aussi un facteur très important en plus de croire en soi. Enfin, vous devez connaître la mission ou la vision de l’entreprise pour laquelle vous travaillez et vous devez rêver et en faire votre propre devise. Je pense que c’est la recette magique du succès.

  1. Que pensez-vous de l’inclusion des jeunes dans le développement économique égyptien ?

Parlons d’abord de l’idée de l’inclusion et de l’intégration en soi, vous ne pouvez pas avoir de mouvement, de changement ou de développement à moins d’inclure toutes les parties prenantes de ce changement. Notre démographie égyptienne se compose principalement de jeunes, et ces jeunes ont hérité de l’économie égyptienne des trois dernières décennies et l’ont reprise, alors si vous ne les incluez pas et ne les intégrez pas dans les plans de développement, ce sera un échec.

Nous pouvons les inclure de deux façons :

    • La première façon est de les préparer et cela peut se faire par le biais de forums, de conférences, de formations et d’éducation afin d’être prêts à prendre le contrôle de la plate-forme économique dans les décennies à venir.

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  • Deuxièmement, il faut qu’ils reflètent le rôle des économistes principaux et je pense que le gouvernement fait un excellent travail en ce qui concerne la préparation des jeunes. Des exemples sont disponibles en tant que programme de leadership présidentiel. Si vous ne les préparez pas, vous trouverez deux mauvaises choses. La première chose est l’élan négatif qui nous retient parce qu’ils refusent d’aller avec le changement et la deuxième chose est de mauvaises actions en termes de connaissances économiques qui nous ramèneront en arrière. De plus, il se passera quelque chose de très négatif, à savoir que ces jeunes refuseront les actions des anciens et formuleront une résistance qui nous éloignera du plan d’action pour le développement qui est en cours d’exécution en Égypte.

D’ailleurs, la vision égyptienne est nommée sous 2030, ce qui signifie qu’ils préparent les jeunes pour l’année 2030 afin qu’ils prennent leur place par tous les moyens. La dernière chose que nous utiliserons, c’est que nous n’obtiendrons pas la rétroaction de nos clients réels qui prendront la relève de notre plateforme économique, qui sont des  » jeunes « , alors je pense que le gouvernement fait des efforts pour inclure les jeunes dans les principales activités. N’ayez pas peur de rêver.

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En outre, si nous parlons de l’intégration et de l’inclusion des jeunes en termes de philosophie et de concept, il y a dans notre communauté des essais individuels qui ont prouvé le succès de l’inclusion des jeunes, l’une des réussites que je connais concerne la Fédération des Scouts et Guides égyptiens qui fait partie de la Fédération Scoute arabe et le Bureau Mondial du Scoutisme qui travaille depuis des années pour inclure et intégrer les jeunes leaders afin de prendre la direction et la direction stratégique de la Fédération Scoute Egyptienne qui comprend presque 1 million de garçons et filles. N’ayez pas peur de rêver.

J’aimerais aussi mentionner quelque chose que j’ai observé en travaillant avec les jeunes depuis de nombreuses années : une nouvelle tendance chez les jeunes et nous ne pouvons pas les négliger car ils sont nos clients. La nouvelle tendance est la création d’entreprises et de microentreprises, car c’est l’état d’esprit des jeunes, nous ne pouvons même pas nier qu’une grande partie de notre croissance économique future sera composée de petites et moyennes entreprises, car ces jeunes ont la volonté de démarrer et ils y parviennent.

  1. Et quels conseils donneriez-vous aux jeunes entrepreneurs ?

Eh bien, je ne peux pas donner de conseils, car c’est un grand mot, mais je peux donner quelques lignes directrices pour réussir. D’abord je dis : ayez votre vision, ayez votre rêve, votre rêve, votre rêve et n’ayez pas peur de rêver, et si vous rêvez de travailler pour l’accomplir, sortez des sentiers battus, pensez à ce à quoi les autres ne pensent peut-être pas ; alors, mon premier conseil est le rêve. N’ayez pas peur de rêver.

Deuxième conseil : quand vous rêvez que vous poussez les murs loin de vous, brisez les murs.

Troisième conseil : après avoir rêvé et sorti des sentiers battus, prenez une grande respiration, revenez en arrière et regardez d’un œil d’aigle très lointain et très profond pour voir comment réaliser ce rêve d’une manière pratique.

Un autre conseil ne refusent pas et tiennent toujours compte des opinions des aînés, ils pourraient dire sagesse à l’ancienne, mais la façon la moins chère d’apprendre est d’apprendre sur le coût de l’expérience des autres, les aînés ont fait leurs erreurs et ils ne veulent pas que vous répéter leur erreur même.

De plus, ils doivent tenir compte de la définition de la stupidité, qui est de faire les choses de la même façon à chaque fois et d’attendre des résultats différents, alors ne répétez pas ce que les autres font de la même façon. Je veux dire obtenir les bénéfices de l’apprentissage et mettre vos propres mains pour y parvenir. Un conseil supplémentaire est de ne pas avoir peur d’essayer, d’essayer, de faire des erreurs et d’en tirer les bénéfices. N’ayez pas peur de rêver.

Travaillez en équipe ; vous ne pouvez pas réussir seul, vous ne pouvez pas avoir votre propre idée, votre propre personnalité, votre propre style ; même si c’est différent ou considéré comme sauvage ou fou, ayez simplement votre propre empreinte digitale.

Un autre conseil qui peut sembler un peu vieux, mais une fois que j’ai lu un livre sur les ventes et à la page 2, il y a une citation qui dit :  » Les clients aiment traiter avec des gens qu’ils aiment et en qui ils ont confiance parce qu’ils sont professionnels et différents « .

Mon conseil aux jeunes est donc de faire leur travail professionnel selon les normes et les livres pour que vous soyez différents et les gens aiment travailler avec vous ou vous acheter si vous avez quelque chose à vendre ; respectez les valeurs et les bons comportements car les personnes aiment bien élever des gens, être hors norme ou sauvages ne signifie pas être impolis ou mal élevés. N’ayez pas peur de rêver.

Un conseil très important est d’adopter le concept de qualité, ce qui signifie faire les choses correctement dès la première fois et à chaque fois et avoir tout écrit et suivre la recette et ce que vous promettez est livré à 100%. Croyez en vous-mêmes, croyez en votre DIEU, croyez en vos capacités. La mondialisation est une très bonne chose, mais elle ne signifie pas pour autant que vous perdiez votre personnalité ou votre propre identité.

  1. Comment évaluez-vous le terrain d’investissement actuel en Egypte ?

Permettez-moi de vous faire part de mes observations en tant qu’homme d’affaires et formateur en vente, je pense que ce qui se passe maintenant, c’est que nous essayons de passer d’un investissement axé sur la consommation à un véritable investissement à long terme dans l’infrastructure, qui mène à un meilleur statut économique et à la croissance de l’industrie, c’est-à-dire un investissement en Égypte qui a été pendant un temps consacré aux biens de consommation comme les BGC ; évidemment, je ne suis contre eux que pour consommer les marchandises.

Donc, ce qu’il nous faut maintenant, c’est savoir où est notre force ; je pense que notre force dans ce pays vient de plus d’un facteur. Le premier facteur est le capital humain qui, s’il est développé et bien géré, sera un grand pouvoir, nous devons investir dans l’infrastructure et c’est exactement ce que le gouvernement fait actuellement. N’ayez pas peur de rêver. Ils investissent dans l’électricité, l’eau, de nouvelles villes, des routes, etc. Évaluer notre investissement Carte géoéconomique ; créer de la diversité dans toute l’Égypte car chaque gouvernorat a ses propres forces et ses propres opportunités d’investissement.

Nous devons également nous efforcer d’intégrer toutes ces possibilités d’investissement dans l’ensemble de l’Égypte dans la principale vision 2030. Je pense que nous devons former nos employés, savoir où investir, comment investir, connaître nos forces et y travailler. Je recommande de ne pas investir dans des choses qui ne nous appartiennent pas. Aujourd’hui, nous passons d’une situation économique de consommation à une situation de production réelle. Mais, n’ayez pas peur de rêver

  1. Alors, que pensez-vous de l’expérience égyptienne de développement durable ?

À mon humble avis, c’est la première fois que nous avons une vision réelle et un plan directeur pour notre pays. Cette vision contient vraiment beaucoup de fronts divers sur lesquels nous travaillons, très intégrés mais intelligents, je veux dire que certains objectifs sont très intelligents, réalisables et mesurables.

Ma seule préoccupation est que, selon les théories et le concept de gestion du changement, il y aura une certaine résistance face à des gens ne sont pas prêts à partager la création de leur intérêt dans le PIB, certaines personnes sont habituées à être payées sans travailler. Nous sommes également confrontés à un autre problème : l’économie parallèle, c’est que les gens travaillent et ne paient pas d’impôts et travaillent de façon désorganisée.

Quoi qu’il en soit, cette vision semble réalisable, réaliste, également difficile parce qu’elle contient une partie qui laisse les gens travailler, vraiment travailler et pas seulement avoir de l’argent sans travailler. J’ai passé en revue l’année 2030 sous tous ses aspects et je pense que nous y parviendrons, mais je me concentre sur la résistance à laquelle nous pourrions être confrontés. N’ayez quand même pas peur de rêver.

  1. A votre avis, comment le régime égyptien peut-il surmonter la résistance au changement ?

Laissez-moi d’abord vous dire d’où viendra la résistance, scientifiquement, quand un changement se produit au début, la population du changement est divisée en trois secteurs. Au maximum 25 % de la population est appelée « adaptateurs précoces », au minimum 25 % de la population est appelée « résistances », et 50 % de la population est appelée « intermédiaires ».

Les intermédiaires attendent de voir le WIFM ; qu’est-ce que ce changement me rapportera. Soit l’avantage de faire ce changement, soit la perte de ne pas faire ce changement.

Le rôle vital majeur du comité de pilotage du changement est la volonté et le processus continu de convaincre un grand nombre de ces 50% de personnes de se joindre aux 25% des premiers adaptateurs pour formuler le grand cluster qui permettra de réaliser le changement. Pourtant, à la fin, je pense que nous aurons des refus qui resteront comme ça, malheureusement, je dois le dire, mais ils seront distincts, désuets et ils ne seront pas pris en compte dans la population future du changement. N’ayez pas peur de rêver.

Nous devons d’abord savoir pourquoi les gens refusent de changer d’où vient la résistance. Les raisons sont la peur de la perte, le sentiment d’être à l’aise à leur place, le fait de ne pas être convaincu par le sujet du changement, le fait de ne pas croire au comité directeur, ou même les personnes qui ne sont pas des changeurs par nature ; ce sont les principales raisons de résister au changement et le comité directeur doit traiter chaque refus pour son propre motif.

Pourtant, nous apprécions la résistance pour d’autres raisons, parce qu’ils doivent savoir qu’ils se trompent, qu’ils doivent changer un peu pour s’adapter davantage, qu’ils peuvent être des raisons de soulever des questions supplémentaires qui nous aident à mieux faire le changement, ou l’avantage tactique de se montrer pour savoir d’où vient la résistance. Chaque changement n’est pas une résistance et chaque changement a la partie distincte de la population.

  1. Parlons maintenant de ce qui se passe actuellement dans le monde ; Que pensez-vous de BREXIT ?

Je pense à mon humble avis que la politique est basée sur le pragmatisme, ce qui signifie que là où vos intérêts vont ou viennent, vous les poursuivez. Ainsi, le peuple britannique, comme l’histoire l’a prouvé, défend les intérêts de son propre pays. Maintenant, le BREXIT est en faveur de la Grande-Bretagne et non des autres pays européens, car ils n’ont pas retiré beaucoup d’avantages du point de vue politique et économique de leur appartenance à l’Union européenne, alors ils abandonnent.

A mon avis, ce Brexit formulera deux clusters : les Etats-Unis et la Grande-Bretagne dans un parti et les autres pays européens dans l’autre parti. L’Allemagne et la France paieront la facture comme d’habitude, les Anglais refuseront de partager leur part de la facture. Quoi qu’il en soit, cela fait partie du nouveau régime. L’Union européenne pourrait avoir la volonté de continuer ensemble, alors ils doivent à nouveau étudier leurs avantages et ce que chaque pays apportera à cette Union européenne.
De plus, ce que la Grande-Bretagne a emporté avec elle pendant son existence devrait être compromis par les autres pays. Je vois aussi une autre formule ou image miroir de ce Brexit, ce que le QATAR a fait en quittant l’OPEP après 57 ans d’adhésion. Je pense que quelque chose se passe maintenant intentionnellement pour briser les vieux clusters classiques de ce monde, nous verrons dans les jours à venir quelques contre-mesures et quelques actions correctives de la part des propriétaires de ces clusters pour rectifier leur position.

  1. Que dire des « Gilets jaunes » ? Pensez-vous que la mondialisation est liée à eux ?

Eh bien, la couleur jaune est toujours destinée à être une couleur d’alerte « prenez garde », de toute façon ce que je dis maintenant est malheureusement le printemps européen, c’est la phase deux de ce qu’on appelait le printemps arabe car c’est un mouvement d’autres grandes entités pour s’occuper de ce désordre ou de ce chaos, ce que je signifie que tout cela est une mauvaise expression de colère et je pense que ces vestes jaunes sont déplacées par quelques autres grands moteurs qui les font sortir des rideaux, je ne sais pas si elles reflètent vraiment la colère de la situation économique ou le coût élevé de la vie.

Je pense que c’est un acte qui avait l’intention de s’inscrire dans le grand projet de formule ou de phénomènes « sources ».

La mondialisation est une bonne chose ; la mondialisation est un moyen de franchir la frontière, mais elle en a une bonne et une mauvaise partie. La bonne partie, c’est comme augmenter le commerce, la mauvaise partie, c’est perdre son identité. Je pense que chaque pays doit avoir les deux côtés de la médaille.

La partie globale en termes de relations et de commerce avec les autres, et l’autre partie est la partie locale où vous gardez votre identité. J’aime la partie japonaise de la mondialisation qui est exceptionnellement moderne et bien liée au monde occidental et pourtant ils gardent leur personnalité japonaise et leur profondeur culturelle. N’ayez pas peur de rêver.


Engy KHALIFAEngy KHALIFAfévrier 17, 2019
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Mohamed Fakhr Eldeen est actuellement le PDG d’Optima world Egypt. rêverAnciennement PDG et fondateur de « Logos International Egypt ». Mohamed est formateur certifié en stratégies et techniques de gestion du changement de l’IMD, Lausanne, Suisse 2005, et formateur certifié de Xerox Corporation. Il nous parle de comment rêver.

Mohamed est titulaire d’un B.Sc. en génie civil de l’Université d’Alexandrie et a été inscrit au Master of Management Learning &amp ; Development MMLD de l’Euro Arab Management School Granada, Espagne. Il a trente-deux ans d’expérience pratique progressive couvrant la planification stratégique/tactique et le développement des affaires dans les domaines de la qualité de service et de la gestion des ressources humaines, de la formation du capital humain et du développement, de l’évaluation et de l’exécution : La gestion du changement, le leadership, l’éducation, la vente au détail et les canaux de distribution, le marketing, les télécommunications et les canaux de distribution, avec un accent particulier sur l’amélioration des ventes et de la stratégie de service à la clientèle Centric.

Mohamed dispose d’un large éventail de composants de puzzles pour cadres supérieurs qui s’imbriquent les uns dans les autres pour formuler une plate-forme solide pour Lead Organisation &amp ; Business Development ainsi que Total Business Results Management &amp ; Execution pour un large éventail d’entreprises commerciales, dont le domaine d’expérience résulte d’une gestion efficace et d’un bon fonctionnement des différentes fonctions commerciales avec des sociétés multinationales, principalement des entreprises adaptant le concept  » d’organisation intelligente « ,  » Relations reconnues et services à valeur ajoutée de consultants  » ainsi que  » Customers value reconnue « . Il a su rêver à temps.

    1. Pouvez-vous nous parler du passage de l’ingénierie au domaine des affaires et de la gestion ?

Eh bien, vous posez une question très profonde, car ce qui s’est passé au sujet du passage de l’ingénierie à la vente et aux affaires n’est pas seulement un changement de carrière, c’est aussi un changement de paradigme, et c’est arrivé par hasard après avoir terminé mes études d’ingénieur, j’ai travaillé pendant deux ans et demi comme ingénieur dans l’armée égyptienne où je me suis consacré à certains aspects techniques de génie. Quand j’ai terminé mon service militaire, je me suis demandé si c’était vraiment ce que je voulais, c’est-à-dire rêver et  travailler dans le domaine du béton avec tous ces travailleurs, ces graphiques et cet environnement gris ?

La vraie réponse a été un grand non catégorique ; je ne voudrais pas vivre cela pour le reste de ma vie. A l’époque, je n’avais aucune idée de la façon de changer de vitesse, mais par hasard, quand Dieu vous envoie des signaux, vous devez les suivre. Plus tard, j’ai rencontré un ami qui travaillait pour une entreprise dans le domaine des ventes, du marketing et du service à la clientèle et il discutait avec moi de mes plans à ce moment-là, comme j’en avais fini avec mon service militaire ; ma réponse était que je cherchais un emploi comme ingénieur, mais en fait, je n’étais pas très satisfait des aspects techniques du génie. N’ayez pas peur de rêver.

J’aime la méthodologie et la façon de penser que j’ai acquises grâce à l’ingénierie, mais je n’aime pas la partie technique. Alors, il m’a proposé de venir rejoindre la même société, je vous dirai plus tard ce qu’est sa société comme l’un des grands magnats. Lorsque j’ai postulé pour cette entreprise en tant que vendeur, j’ai été choqué et je lui ai dit que je n’avais jamais étudié les affaires, les ventes ou le marketing. N’ayez pas peur de rêver. Il m’a dit que j’ai ce qu’il faut pour être un vendeur, que vous êtes une personne très sociable, extravertie, que vous avez une bonne connexion, et que vous pouvez faire quelques connexions supplémentaires, que vous pouvez rejoindre cette société et elle s’appelle « XEROX ».

J’ai dit ce qu’est XEROX ; il m’a dit que c’est la plus grande organisation mondiale de vente de solutions documentaires et à l’époque, j’étais choqué de constater que j’avais de toute façon peu de connaissances.

Lors de l’entretien, j’ai hésité car au fond de moi, je refusais le changement, je refusais de rêver et de sortir de ma zone de confort pré-connu. Le directeur de la succursale par qui j’ai été interviewé m’a dit que vous êtes ici pour le poste de vendeur, que pouvez-vous nous offrir ? Je lui ai répondu que je savais que vous vouliez une personne avec une bonne relation et des compétences en relations publiques et que je suis cette personne.

Puis j’ai discuté avec lui pour le reste de l’interview et à la fin il m’a dit « Bienvenue chez Xerox ». Alors quand je suis allé suivre la formation de vendeur, pendant trois mois, je me suis dit que je devais retourner à l’ingénierie mais quand j’ai pratiqué la vente en dehors de la base scientifique sur laquelle ils m’ont formé, j’ai commencé à réussir et j’ai découvert que je suis au bon endroit, je suis une personne pour les affaires, pas une personne pour le génie technique. C’est mon histoire de passage de l’ingénierie à la vente et au marketing.

D’ailleurs, je voudrais ajouter quelque chose comme à l’époque où j’ai quitté mon travail et que j’ai dû me rendre au Caire parce que je vivais à Alexandrie à l’époque, j’étais un peu étonné et perplexe et je ne savais pas quoi faire. J’ai donc eu la chance d’avoir mon père comme mentor ; il m’a dit que beaucoup de gens qui ont réussi et il a mentionné des noms dans le domaine de la presse ont beaucoup de succès malgré le fait qu’ils n’avaient pas étudié la littérature ou la presse et il a mentionné un nom glorieux en Egypte, alors mon père m’a dit de partir et essayer ce que vous pensez et revenir si cela ne vous plaît pas, vous pouvez passer à autre chose.

J’ai eu la chance d’avoir un mentor dans ma vie, c’est pourquoi je vois que chaque jeune homme et chaque jeune femme a besoin d’avoir un mentor dans sa vie pour l’aider à prendre des décisions.

    1. Qu’en est-il des défis auxquels vous avez dû faire face et comment êtes-vous parvenu à les surmonter ?

Le premier défi que j’ai eu à relever a été le passage du cadre de connaissances que j’avais acquis de la base d’ingénierie typique, des colonnes, des plafonds et du béton à savoir comment vendre de façon scientifique ; c’était vraiment un défi car tout ce que j’étudiais était technique et je n’avais rien à voir avec les RP, les ventes et le marketing.

Je surmonte ce défi en conseillant aux jeunes de faire quelque chose qui consiste à écouter efficacement mon formateur et tous ceux qui ont de l’expérience pour apprendre, à acquérir autant de connaissances que possible de vos enseignants ou formateurs et à appliquer ce que j’ai appris scientifiquement, ce qui m’a beaucoup aidé à combler l’écart entre ce que je pensais savoir et ce que je croyais ne pas savoir.

Une partie de la formation portait sur les caractéristiques techniques des photocopieuses et le formateur n’arrêtait pas de nous parler des caractéristiques des photocopieuses et j’avais vraiment l’impression de ne rien comprendre. Je sentais que je voulais quitter la formation et le travail et je suis sorti de la salle de classe et mon formatrice avait le sentiment que je ne digérais pas ce qu’elle avait dit, alors elle m’a demandé de copier certaines choses avec différentes tailles et tâches aussi. N’ayez pas peur de rêver.

Quand je suis arrivé à la salle de photocopie, je me suis soudainement souvenu de ce qu’elle nous avait enseigné pendant la formation et j’ai commencé à appliquer ce qu’elle m’avait enseigné, c’était le premier écart entre ce que je pensais savoir et ce que je pensais savoir. N’ayez pas peur de rêver. Pendant que je travaillais, j’avais quelques lacunes, comme l’application de la science de la vente que je connaissais, j’avais aussi quelques défis que de petits détails et j’étais capable de surmonter en essayant d’erreur accompagnée par des mentors ou des personnes plus âgées coaching.

J’ai aussi surmonté cet écart en continuant à lire et à me perfectionner, comme l’a dit Stephen Covey, car je dois aiguiser ma propre couture et en continuant à me perfectionner, je me suis toujours tenu à jour et toujours devant mes collègues et mes collègues.

Ce qui m’a aussi aidé, ce sont trois choses en plus de ce que j’ai dit ; la première chose que j’ai apprise, c’est de diversifier le champ des connaissances, c’est-à-dire la lecture et tout. Lectures sur les affaires, la technicité, les finances, l’administration, l’ingénierie, la politique et même les conditions mondiales. Ainsi, lire pour acquérir une diversité différente de connaissances m’a beaucoup aidé. N’ayez pas peur de rêver.

La deuxième chose est de me connecter à de nombreuses personnes et de faire des relations publiques dans les différents départements de l’entreprise, la société pour laquelle j’ai travaillé au début de ma carrière m’a aidé à acquérir beaucoup de connaissances qui était au-delà de mon cœur de métier, j’ai connecté avec des gens dans le domaine des RH, ventes, finances, exploitation, et service technique. Ils m’ont donné beaucoup de connaissances qui ont élargi mon spectre de capacités intellectuelles.

Troisièmement, je dois me connecter à certaines communautés d’affaires et sociales, comme la chambre de commerce, la chambre de commerce allemande, la chambre de commerce canadienne et la chambre de commerce américaine. Tout cela m’a permis d’établir des relations, des relations publiques, des relations d’affaires. N’ayez pas peur de rêver. Tout cela était enveloppé par l’habileté que mes parents m’ont donnée, qui est la lecture ; je lis toujours beaucoup et j’acquiers des connaissances.

    1. D’après votre propre expérience, quelle est votre meilleure recette et stratégie pour réussir ?

Eh bien, je crois qu’il y a beaucoup d’aspects divers au succès ; je me souviens d’un film que j’ai vu il y a une vingtaine d’années et qui était « Secret de mon succès » et qui traitait d’un aspect du succès qui est d’être un opportuniste. En plus de cela, je pense, d’après mon humble opinion, que le succès est la soumission d’aspects totalement intégrés qui formulent le succès, quelque chose comme le concept six sigma, mais j’ajouterais d’autres facteurs. Le premier facteur est l’apprentissage, c’est-à-dire l’acquisition de connaissances auprès de personnes bien informées ou au cours d’incidents de la vie.

La deuxième chose, c’est le procès sous coaching qui est une partie essentielle de la réussite. Je me souviens que lorsque je travaillais dans la vente, je rêvais d’approcher un client spécifique avec une solution ou un produit spécifique et tout le monde pensait que c’était impossible mais j’ai réussi et j’ai été récompensé comme étant la première personne à atteindre le meilleur vendeur de l’entreprise en dehors du siège.

Ensuite, c’est le coup intelligent, vous devez savoir où frapper et pas seulement frapper. Un autre facteur est le PR où vous devez augmenter votre réseau social et réseau d’affaires et, comme Philip Kotler l’a dit dans ses livres « Marketing is Relationships » marketing n’est pas seulement vos produits, mais aussi vous-même. Jouer dans une équipe est aussi un facteur très important en plus de croire en soi. Enfin, vous devez connaître la mission ou la vision de l’entreprise pour laquelle vous travaillez et vous devez en faire votre propre devise. Je pense que c’est la recette magique du succès. Une fois encore, n’ayez pas peur de rêver.

  1. Que pensez-vous de l’inclusion des jeunes dans le développement économique égyptien ?

Parlons d’abord de l’idée de l’inclusion et de l’intégration en soi, vous ne pouvez pas avoir de mouvement, de changement ou de développement à moins d’inclure toutes les parties prenantes de ce changement. Notre démographie égyptienne se compose principalement de jeunes, et ces jeunes ont hérité de l’économie égyptienne des trois dernières décennies et l’ont reprise, alors si vous ne les incluez pas et ne les intégrez pas dans les plans de développement, ce sera un échec.

Nous pouvons les inclure de deux façons :

  • La première façon est de les préparer et cela peut se faire par le biais de forums, de conférences, de formations et d’éducation afin d’être prêts à prendre le contrôle de la plate-forme économique dans les décennies à venir.

 

  • Deuxièmement, il faut qu’ils reflètent le rôle des économistes principaux et je pense que le gouvernement fait un excellent travail en ce qui concerne la préparation des jeunes. Des exemples sont disponibles en tant que programme de leadership présidentiel. Si vous ne les préparez pas, vous trouverez deux mauvaises choses. La première chose est l’élan négatif qui nous retient parce qu’ils refusent d’aller avec le changement et la deuxième chose est de mauvaises actions en termes de connaissances économiques qui nous ramèneront en arrière. De plus, il se passera quelque chose de très négatif, à savoir que ces jeunes refuseront les actions des anciens et formuleront une résistance qui nous éloignera du plan d’action pour le développement qui est en cours d’exécution en Égypte.

D’ailleurs, la vision égyptienne est nommée sous 2030, ce qui signifie qu’ils préparent les jeunes pour l’année 2030 afin qu’ils prennent leur place par tous les moyens. La dernière chose que nous utiliserons, c’est que nous n’obtiendrons pas la rétroaction de nos clients réels qui prendront la relève de notre plateforme économique, qui sont des  » jeunes « , alors je pense que le gouvernement fait des efforts pour inclure les jeunes dans les principales activités.

En outre, si nous parlons de l’intégration et de l’inclusion des jeunes en termes de philosophie et de concept, il y a dans notre communauté des essais individuels qui ont prouvé le succès de l’inclusion des jeunes, l’une des réussites que je connais concerne la Fédération des Scouts et Guides égyptiens qui fait partie de la Fédération Scoute arabe et le Bureau Mondial du Scoutisme qui travaille depuis des années pour inclure et intégrer les jeunes leaders afin de prendre la direction et la direction stratégique de la Fédération Scoute Egyptienne qui comprend presque 1 million de garçons et filles.

J’aimerais aussi mentionner quelque chose que j’ai observé en travaillant avec les jeunes depuis de nombreuses années : une nouvelle tendance chez les jeunes et nous ne pouvons pas les négliger car ils sont nos clients. La nouvelle tendance est la création d’entreprises et de microentreprises, car c’est l’état d’esprit des jeunes, nous ne pouvons même pas nier qu’une grande partie de notre croissance économique future sera composée de petites et moyennes entreprises, car ces jeunes ont la volonté de démarrer et ils y parviennent. N’ayez pas peur de rêver.

  1. Et quels conseils donneriez-vous aux jeunes entrepreneurs ?

Eh bien, je ne peux pas donner de conseils, car c’est un grand mot, mais je peux donner quelques lignes directrices pour réussir. D’abord je dis : ayez votre vision, ayez votre rêve, votre rêve, votre rêve et n’ayez pas peur de rêver, et si vous rêvez de travailler pour l’accomplir, sortez des sentiers battus, pensez à ce à quoi les autres ne pensent peut-être pas ; alors, mon premier conseil est le rêve. N’ayez pas peur de rêver.

Deuxième conseil : quand vous essayez de rêver que vous poussez les murs loin de vous, brisez les murs.
Troisième conseil : après avoir pu rêver et sortir des sentiers battus, prenez une grande respiration, revenez en arrière et regardez d’un œil d’aigle très lointain et très profond pour voir comment réaliser ce rêve d’une manière pratique.

Un autre conseil ne refusent pas et tiennent toujours compte des opinions des aînés, ils pourraient dire sagesse à l’ancienne, mais la façon la moins chère d’apprendre est d’apprendre sur le coût de l’expérience des autres, les aînés ont fait leurs erreurs et ils ne veulent pas que vous répéter leur erreur même.

De plus, ils doivent tenir compte de la définition de la stupidité, qui est de faire les choses de la même façon à chaque fois et d’attendre des résultats différents, alors ne répétez pas ce que les autres font de la même façon. Je veux dire obtenir les bénéfices de l’apprentissage et mettre vos propres mains pour y parvenir. Un conseil supplémentaire est de ne pas avoir peur d’essayer, d’essayer, de faire des erreurs et d’en tirer les bénéfices. N’ayez pas peur de rêver.

Travaillez en équipe ; vous ne pouvez pas réussir seul, vous ne pouvez pas avoir votre propre idée, votre propre personnalité, votre propre style ; même si c’est différent ou considéré comme sauvage ou fou, ayez simplement votre propre empreinte digitale. Un autre conseil qui peut sembler un peu vieux, mais une fois que j’ai lu un livre sur les ventes et à la page 2, il y a une citation qui dit :  » Les clients aiment traiter avec des gens qu’ils aiment et en qui ils ont confiance parce qu’ils sont professionnels et différents « .

Mon conseil aux jeunes est donc de faire leur travail professionnel selon les normes et les livres pour que vous soyez différents et les gens aiment travailler avec vous ou vous acheter si vous avez quelque chose à vendre ; respectez les valeurs et les bons comportements car les personnes aiment bien élever des gens, être hors norme ou sauvages ne signifie pas être impolis ou mal élevés.

Un conseil très important est d’adopter le concept de qualité, ce qui signifie faire les choses correctement dès la première fois et à chaque fois et avoir tout écrit et suivre la recette et ce que vous promettez est livré à 100%. Croyez en vous-mêmes, croyez en votre DIEU, croyez en vos capacités et n’ayez pas peur de rêver. La mondialisation est une très bonne chose, mais elle ne signifie pas pour autant que vous perdiez votre personnalité ou votre propre identité.

  1. Comment évaluez-vous le terrain d’investissement actuel en Egypte ?

Permettez-moi de vous faire part de mes observations en tant qu’homme d’affaires et formateur en vente, je pense que ce qui se passe maintenant, c’est que nous essayons de passer d’un investissement axé sur la consommation à un véritable investissement à long terme dans l’infrastructure, qui mène à un meilleur statut économique et à la croissance de l’industrie, c’est-à-dire un investissement en Égypte qui a été pendant un temps consacré aux biens de consommation comme les BGC ; évidemment, je ne suis contre eux que pour consommer les marchandises.

Donc, ce qu’il nous faut maintenant, c’est savoir où est notre force ; je pense que notre force dans ce pays vient de plus d’un facteur. Le premier facteur est le capital humain qui, s’il est développé et bien géré, sera un grand pouvoir, nous devons investir dans l’infrastructure et c’est exactement ce que le gouvernement fait actuellement. Ils investissent dans l’électricité, l’eau, de nouvelles villes, des routes, etc. Évaluer notre investissement Carte géoéconomique ; créer de la diversité dans toute l’Égypte car chaque gouvernorat a ses propres forces et ses propres opportunités d’investissement.

Nous devons également nous efforcer d’intégrer toutes ces possibilités d’investissement dans l’ensemble de l’Égypte dans la principale vision 2030. Je pense que nous devons former nos employés, savoir où investir, comment investir, connaître nos forces et y travailler. Je recommande de ne pas investir dans des choses qui ne nous appartiennent pas. Aujourd’hui, nous passons d’une situation économique de consommation à une situation de production réelle.

  1. Alors, que pensez-vous de l’expérience égyptienne en matière de développement durable ?

À mon humble avis, c’est la première fois que nous avons une vision réelle et un plan directeur pour notre pays. Cette vision contient vraiment beaucoup de fronts divers sur lesquels nous travaillons, très intégrés mais intelligents, je veux dire que certains objectifs sont très intelligents, réalisables et mesurables. Ma seule préoccupation est que, selon les théories et le concept de gestion du changement, il y aura une certaine résistance face à des gens ne sont pas prêts à partager la création de leur intérêt dans le PIB, certaines personnes sont habituées à être payées sans travailler.

Nous sommes également confrontés à un autre problème : l’économie parallèle, c’est que les gens travaillent et ne paient pas d’impôts et travaillent de façon désorganisée. Quoi qu’il en soit, cette vision semble réalisable, réaliste, également difficile parce qu’elle contient une partie qui laisse les gens travailler, vraiment travailler et pas seulement avoir de l’argent sans travailler. J’ai passé en revue l’année 2030 sous tous ses aspects et je pense que nous y parviendrons, mais je me concentre sur la résistance à laquelle nous pourrions être confrontés. N’ayez pas peur de rêver.

  1. votre avis, comment le régime égyptien peut-il surmonter la résistance au changement ?

Laissez-moi d’abord vous dire d’où viendra la résistance, scientifiquement, quand un changement se produit au début, la population du changement est divisée en trois secteurs. Au maximum 25 % de la population est appelée « adaptateurs précoces », au minimum 25 % de la population est appelée « résistances », et 50 % de la population est appelée « intermédiaires ».

Les intermédiaires attendent de voir le WIFM ; qu’est-ce que ce changement me rapportera. Soit l’avantage de faire ce changement, soit la perte de ne pas faire ce changement.

Le rôle vital majeur du comité de pilotage du changement est la volonté et le processus continu de convaincre un grand nombre de ces 50% de personnes de se joindre aux 25% des premiers adaptateurs pour formuler le grand cluster qui permettra de réaliser le changement. Pourtant, à la fin, je pense que nous aurons des refus qui resteront comme ça, malheureusement, je dois le dire, mais ils seront distincts, désuets et ils ne seront pas pris en compte dans la population future du changement. Nous devons d’abord savoir pourquoi les gens refusent de changer d’où vient la résistance.

Les raisons sont la peur de la perte, le sentiment d’être à l’aise à leur place, le fait de ne pas être convaincu par le sujet du changement, le fait de ne pas croire au comité directeur, ou même les personnes qui ne sont pas des changeurs par nature ; ce sont les principales raisons de résister au changement et le comité directeur doit traiter chaque refus pour son propre motif.

Pourtant, nous apprécions la résistance pour d’autres raisons, parce qu’ils doivent savoir qu’ils se trompent, qu’ils doivent changer un peu pour s’adapter davantage, qu’ils peuvent être des raisons de soulever des questions supplémentaires qui nous aident à mieux faire le changement, ou l’avantage tactique de se montrer pour savoir d’où vient la résistance. Chaque changement n’est pas une résistance et chaque changement a la partie distincte de la population.

  1. Parlons maintenant de ce qui se passe actuellement à l’échelle mondiale ; Que pensez-vous de BREXIT ?

Je pense à mon humble avis que la politique est basée sur le pragmatisme, ce qui signifie que là où vos intérêts vont ou viennent, vous les poursuivez. Ainsi, le peuple britannique, comme l’histoire l’a prouvé, défend les intérêts de son propre pays. Maintenant, le BREXIT est en faveur de la Grande-Bretagne et non des autres pays européens, car ils n’ont pas retiré beaucoup d’avantages du point de vue politique et économique de leur appartenance à l’Union européenne, alors ils abandonnent. A mon avis, ce Brexit formulera deux clusters : les Etats-Unis et la Grande-Bretagne dans un parti et les autres pays européens dans l’autre parti. L’Allemagne et la France paieront la facture comme d’habitude, les Anglais refuseront de partager leur part de la facture.

Quoi qu’il en soit, cela fait partie du nouveau régime. L’Union européenne pourrait avoir la volonté de continuer ensemble, alors ils doivent à nouveau étudier leurs avantages et ce que chaque pays apportera à cette Union européenne. De plus, ce que la Grande-Bretagne a emporté avec elle pendant son existence devrait être compromis par les autres pays. Je vois aussi une autre formule ou image miroir de ce Brexit, ce que le QATAR a fait en quittant l’OPEP après 57 ans d’adhésion. N’ayez pas peur de rêver. Je pense que quelque chose se passe maintenant intentionnellement pour briser les vieux clusters classiques de ce monde, nous verrons dans les jours à venir quelques contre-mesures et quelques actions correctives de la part des propriétaires de ces clusters pour rectifier leur position.

  1. Que dire des « Gilets jaunes » ? Pensez-vous que la mondialisation est liée à eux ?

Eh bien, la couleur jaune est toujours destinée à être une couleur d’alerte « prenez garde », de toute façon ce que je dis maintenant est malheureusement le printemps européen, c’est la phase deux de ce qu’on appelait le printemps arabe car c’est un mouvement d’autres grandes entités pour s’occuper de ce désordre ou de ce chaos, ce que je signifie que tout cela est une mauvaise expression de colère et je pense que ces vestes jaunes sont déplacées par quelques autres grands moteurs qui les font sortir des rideaux, je ne sais pas si elles reflètent vraiment la colère de la situation économique ou le coût élevé de la vie. Je pense que c’est un acte qui avait l’intention de s’inscrire dans le grand projet de formule ou de phénomènes « sources ».

La mondialisation est une bonne chose ; la mondialisation est un moyen de franchir la frontière, mais elle en a une bonne et une mauvaise partie. La bonne partie, c’est comme augmenter le commerce, la mauvaise partie, c’est perdre son identité. Je pense que chaque pays doit avoir les deux côtés de la médaille. N’ayez pas peur de rêver. La partie globale en termes de relations et de commerce avec les autres, et l’autre partie est la partie locale où vous gardez votre identité. J’aime la partie japonaise de la mondialisation qui est exceptionnellement moderne et bien liée au monde occidental et pourtant ils gardent leur personnalité japonaise et leur profondeur culturelle.


Engy KHALIFAEngy KHALIFAnovembre 3, 2018
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success

Emad Henin is the founder of GamUp; an organization specialized in Gamification where they have occasional open courses in partnership with Gamification +LTD, UK. Emad is also a member in the steering committee of GamFed. Gamification refers to work situations where game thinking and game-based tools are used in strategic manner to integrate with existing business process and success.


Emad is also the Human Resources Business Partner for Minapharm Pharmaceutical organizations. Emad have a B.Sc. in Pharmaceutical Sciences from Ain Shams University. He is also accredited with MBA from ESLSCA Business School specializing in Global Management.

 

  1. How did the Egyptian Market respond to the concept of Gamification?

I will tell you first how we initially started as it will give you a clear idea about how the market accepted us. At the beginning I have used the game concept inside the company I am working in “Minapharm” as I am working in the Human Resource Department and mainly in “Ramadan” the holy month of Muslims; the energy of employees is weak also the working hours is fewer than the normal days especially there is no break. So, I thought of creating something that will make employees more energetic in that month of success.

So, I created a competition and called it Ramadan Riddles with the Ramadan Theme; I found it being approved by many. I started by sending small questions to the employees where anyone can get it from google then I realized that the questions have to be more deep so I started to customize the riddles to be tailored to “Minapharm” organization so that the employees can feel the relatedness to feel that these questions are only for them the process have changed from a year to another then it changed to be a training program where employees started to participate in a competition for a whole month and at the end they learn a lot from it.

This made me realize the power of games the idea of fun theory and that employees enjoy the working environment as here in Egypt it wasn’t taken into consideration, the concept of enjoying work as people perception about someone who is smiling or happy it means that he is not working but I have found the opposite ; as when employees are happy and satisfied in their workplace they achieve better and the communication between the departments gets better. Success doesn’t come from money only; however, it comes from effort, dedication, and our passion in what we do.

After some readings I realized that what I am doing is an established science called “Gamification” and by 2011 the term GAMIFICATION started to be known worldwide. A global definition was set by practitioners in addition to guidelines, procedures, and methodologies. In Egypt and the middle east, we were late to hear about it. So, I started to communicate with international Gamification practitioners and was able to get contact with “Pete Jenkins”; the founder of Gamification Plus.

He was giving courses abroad; so, I introduced to him the idea of working together and I showed to him my achieved projects then we signed a partnership. I have a partner Sandra Abadir and just the two of us do everything.

Our main challenge was to convince Mr. Jenkins to give the course under his name, however we convinced him to come to Egypt and give us the course here and he believed in us and in our work. Afterwards; he trusted us to give the course on his behalf. Success doesn’t come from money only; however, it comes from effort, dedication, and our passion in what we do.

Later; we started to go in the market and spread the idea of professional gamification. Our main objective was to seek differentiation as we are specialized in gamification. In Egypt; there were a confusion between the concept of gamification and the game-based learning approach; so, the market expectation was different from what we are providing so we started to face so rejection but later we found approval from the startups; corporates, and especially the new generations of entrepreneurs.

Another challenge was our fees as we are giving a course that is certified from the UK, but people started to know the importance of our product. But we see ourselves going in the right path and the Egyptian market is very promising and full of opportunities. Success doesn’t come from money only; however, it comes from effort, dedication, and our passion in what we do.

 

  1. Is Gamification in favor to the Employer or employees ?

I see it as a win – win situation; the employer won’t do the task unless he sees that is has high ROI “Return on Investments” on the company; the employee won’t engage in the task unless he knows it’s in his favor.

So, the equation is that everyone is focused on the objective. What differentiates gamification from just games, badges, and trophies is that we do what we do for the sake of achieving business objective. Success doesn’t come from money only; however, it comes from effort, dedication, and our passion in what we do.

From the perspective of employers its always business objective, we always try to measure its effect on the ROI, we measure each project outcome before and after gamification. As for employee; it’s for sure when someone is enjoying his work and getting involved in the workplace; it reflects on the productivity and the revenue.

So simply it’s a win – win situation and if the equation is unbalanced so it’s an inefficient gamified project that had been implemented.

 

  1. The competition between employees can arouse some unethical behavior, how can the Gamification platform solve that issue?

Well Gamification methods are different as it creates a competition without aiming to a monetary or a promotion, but the main objective is making competition fun and effective. So, it makes employee participate in it voluntarily as they reach the state of loving it and willingness to be a part of it.

Also, there is a model which we apply, and it’s called “RAMP” which stands for “Relatedness, Autonomy, Mastery, and Purpose” if the employee gets these four factors it will motivate him to participate in Gamification without doing any unethical behavior. Success doesn’t come from money only; however, it comes from effort, dedication, and our passion in what we do.

Relatedness means that the Gamification program is related to the employee and he perceive it as being a part of him or do social bonds with others and give him the opportunity to socialize with them.

These are the socializers; where their priority is to get in contact with others. Next is the Autonomy; which refers to the freedom of choice, the track is flexible for the employees to choose what’s suitable for them. For example; employees can choose their time and topic. So, this Autonomy makes the user interested to participate and makes him feel that he is not forced to be part of that.

Then the Mastery; in the program there is a module that the trainee can master a specific skill or can overcome a challenge; it motivates him to participate in the program and this fits more with achievers’ types who are always seeking for challenges. Success doesn’t come from money only; however, it comes from effort, dedication, and our passion in what we do.

The final prospective is the purpose; as there are type of people who love to do work for a purpose, they are also seeking to benefit themselves, others, or the organization they are working in. so when we provide these factors in the gamification program; it makes the competition attractive and related to the program so employees participate in it ethically, as they are not forced to it. Also, employees feel that they are in safe environment and they know that nothing harmful will happen to them.

 

  1. What are the challenges that you have faced in setting up your idea?

We faced many challenges, first challenge we faced was the start-up cost of our company including the fees of partnership with Gamification UK as mainly we started with the strategy of low- budget investment so to establish this partnership we tried to search for several alternative, the first one was to travel and attend this course but that would have cost us a lot, the other alternative was that we invite them to Egypt on our expense but we realized that this will also be expensive on us, so we came up with the idea of organising the Gamification course locally to be delivered by Pete himself . At the same time in UK they agreed on the idea, so it became a win – win situation as the course outcome covered the travel expenses

The next challenge was setting up the company, the advertising and the marketing campaign, and graphics so as working in human resources department we found out that these aspects are new to our field of expertise so we started to learn about web designing and web developing to start establishing our website and establishing ways to increase our audience; we also did everything ourselves. Success will surely come.

As my partner started to be very talented in designing so we started to save those expenses and do it ourselves. Then we started to attend events where we met startup corporations and entrepreneurs, so we started to increase our network and we communicated with them on one – to- one meetings, also we did the marketing and sales ourselves and we created the training materials customized to each customer as we are originally trainers and we deliver those trainings.

Another challenge was the culture difference between UK and the middle east as we started to tailor the trainings according to the middle east in the same time it had to be with the same content of UK and we had to get approval from the mother company on what we train.

One of our main challenge was how to penetrate the market as whether we will target public or private corporations. Another challenge is that we are already employees in other organizations as we are still in the beginning and we cannot sacrifice the safe income now, so we work after working hours and in the weekends and we can stay for months without one day off. Success doesn’t come from money only; however, it comes from effort, dedication, and our passion in what we do.

 

  1. How do you deal with competition?

When we started our business, we faced two types of competitions. They are the ethical and unethical competition. The ethical competition represents the other certified licensed Gamification providers in the market.

As for me I enjoyed this type of competition, it motivates us to do our best; as the idea of being alone in the market doesn’t give any indication of to what extent you are good or not. On the other hand, we also have a collaboration between them and we share the knowledge together.

On the contrary comes the unethical competition, as you don’t know where the attack will come from and in which way. Despite that me and my partner are always focused on our work and on our objective and our response and we tend to be very practical in improving ourselves.

 

  1. Does establishing a new business need a large capital or there are other factors more important than money?

Money is the main factor to be considered when starting a new business, but it is not the factor that you will start with. First, you must get an idea for the new business, next you will search if the idea is needed in the market, then your qualifications are more important as money can be obtained from different ways.

If you don’t own the know- how of the business, money will be useless. As from our experience, we managed to start with no budget, we also have a good reputable name in the market and we relate to worldwide names, succeeded in doing global partnership.

People started to search for us, as they wanted to enter the middle east market through us. We started to collaborate with organizations that provide integration services for gamification. Success doesn’t come from money only; however, it comes from effort, dedication, and our passion in what we do.

 

  1. Do you encourage Egyptian youth to be entrepreneurs or just being an employee is better?

I want to give them some advice that they must take care of. First, they must have an idea where they believe in it besides thinking about the implementation method. Second; it’s not shameful to be an employee.

Everyone must know his skills, qualifications, goals in life and then take the decision. As for me I was scared to take that decision, I had a fear from change but once I took it I found out that I am happier and more satisfied about myself. Success doesn’t come from money only; however, it comes from effort, dedication, and our passion in what we do.

As now my passion drives me to achieve more as when you do the effort that you should do you generate its outcome. If you are a risktaker, and ready for more adventures so its time to be an entrepreneur. On the other hand; if you don’t want to get out from your comfort zone so be an employee and grow in the organization you are in till you be a director or CEO.

 

  1. How do you perceive the Investment Ground in Egypt?

Well I think that in the current time and in the coming years investment in Egypt is very promising, as it is obvious that the government is willing to attract foreign direct investments, facilitate all the processes needed for new business to be established. Success doesn’t come from money only; however, it comes from effort, dedication, and our passion in what we do.

The spread of one shop office where it contains all the authorities in one place where all the procedures are done smoothly. Moreover, the Egyptian population are very promising for the market needs as Egypt is considered a young country as most of our population are youth where they have the concept of accepting new ideas and technology in an easy way as they are also seeking new ideas and concepts.

Also, in Egypt there are communities for startups and entrepreneurs. People are helping each other, a lot of events where you can meet entrepreneurs from different sectors and who are willing to help and coordinate with each other. As recently there is an annual event called “RiseUp” which is very successful for all the entrepreneurs as more than 5000 attendees from many countries attended 2017 version and expect more this year.

 

 

  1. How do you see the future of “GamUp”?

Since I started a dream of making GamUp very large corporation, not just a start up. Our motto was that “Think Big”. In our initial start our target was to serve the MENA region, and we have already extended our services outside Egypt; as we succeeded in conducting many successful workshops – public and corporates- inside Egypt and abroad as well. Eventually we have been shortlisted for global award in international conference GamiCon, Chicago USA, and we participated through workshop in NASAGA 2018 Conference Rochester NY, USA.

Now we are competing in a European award in next November in Amsterdam “Outstanding Gamification Rookie”; this award will go to the individual who has joined the industry during the past 12 months and managed to deliver an outstanding project or spread the word about gamification far and wide.

Our mission is to boost your business up to success, enhance your learning process up, and improve your personal life up. We believe in our mission. We dream that we have an impact in Egypt, not just as training courses but for Gamification to reach the macroeconomics and the national projects to be Gamified and we have a lot of ideas concerning that.

We are also seeking partnership with more than one sector. Besides the British partnership we have Hungarian partnership for another service. I am also thinking of making GamUp as integrated service for Gamification and Game- based learning in the MENA Region and have several branches and partners in the MENA Region.

 


Engy KHALIFAEngy KHALIFAjuillet 16, 2018
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Entretien avec M. Khalid Gabr. M. Gabr est le directeur régional de BFC Bank UK  » EzRemit « , membre de BFC Group holdings  » BFC Group « . EzRemit est un produit de transfert d’argent qui offre des services de transfert d’argent rapides, fiables et rentables en quelques minutes. EzRemit dispose d’un réseau onéreux de plus de 55000 agences où les clients peuvent envoyer ou recevoir de l’argent dans plus de 40 pays. C’est une question de concurrence.

Khalid est titulaire d’un baccalauréat en commerce de l’Université Ain Shams en Égypte. De plus, il a poursuivi ses études de troisième cycle dans l’une des grandes écoles de commerce françaises « ESLSCA Business School » spécialisée dans le « Global Management ». Khalid travaille dans l’industrie des services monétaires depuis 2005, sa spécialisation est les transferts d’argent.

 

EK : Parlez-nous de votre relation avec les banques, faites-vous de la concurrence avec elles ou travaillez-vous ensemble ?

Nous ne faisons pas de concurrence avec les banques, car nous avons des avantages mutuels ensemble. Les banques sont notre source intermédiaire d’échange d’argent. Comme le prévoit la loi égyptienne, le transfert d’argent ne peut se faire que par l’intermédiaire des banques.

EK : Qu’en est-il des défis auxquels vous faites face ?

La Banque centrale d’Egypte encourage les sociétés de transfert d’argent et donne aux banques la validité de prendre la décision par rapport à d’autres pays. Cependant, les défis auxquels nous sommes confrontés résident dans les longues procédures des banques, l’accès à la technologie, la bureaucratie, le trop grand nombre de départements impliqués dans le processus comme la conformité, les services juridiques, et beaucoup d’autres départements, trop de documentations. De plus, certaines banques manquent de communication car elles ne sont pas mises à jour avec les autres banques dans le monde.

Je suggère que les banques communiquent avec les banques des correspondants pour obtenir plus d’informations sur le marché et les nouvelles règles et réglementations gouvernementales. Par exemple, les impôts et leurs effets sur le montant des transferts. Les banques doivent augmenter les canaux de paiement en travaillant en tant que syndicat.

En plus de l’absence de commercialisation internationale des services de transfert d’argent, le marché des cols bleus éprouve des difficultés à traiter avec les produits des banques en matière de transferts d’argent. Enfin, je suggère l’intervention de la politique monétaire en Égypte, car nous avons vraiment besoin des étapes de base de l’initiation pour faciliter la tâche des clients de transfert d’argent.

EK : Quels privilèges donnez-vous à vos clients ?

concurrence

Je voudrais d’abord vous présenter le fonctionnement des sociétés de transfert d’argent. Pour qu’une société possédant un système de transfert d’argent soit établie, elle doit d’abord obtenir sa licence, soit du Royaume-Uni, soit des États-Unis. Il est plus facile de l’obtenir à partir du Royaume-Uni que vous n’avez qu’à établir deux bureaux principaux. L’un au Royaume-Uni et l’autre dans le pays de votre choix.

« EzRemit » a établi un bureau au Royaume-Uni et notre siège social est situé à Bahreïn. Les départements de nos sociétés sont répartis comme suit : Conformité, Anti Money Laundry, Business team, Operations team, Implementation team, marketing et sales. Les principaux services de notre société est d’envoyer et de recevoir de l’argent. C’est une grande compétition.

Vous avez également besoin de représentants dans chaque pays où vous transférez de l’argent. Vous devez donc construire le réseau de réception puis le réseau d’envoi. Notre principal devoir de nos représentants est de commercialiser pour nous. Les privilèges que nous accordons à nos clients sont les services que nous leur offrons. Ces services le sont :

Compte au crédit : L’argent est transféré directement sur le compte bancaire du client.
Cash to Door : L’argent est transféré directement à l’adresse du client par l’intermédiaire d’une société de messagerie gérée par la banque.
Cash to Cards : L’argent est transféré sur des cartes qui sont établies sans base de compte et une application KYC « Know Your Customer » n’est effectuée qu’une seule fois.
Du liquide au distributeur : L’argent liquide est transféré au guichet automatique sans carte ni compte.
Services mobiles : L’argent est transféré sur une ligne mobile.
EK : Pourriez-vous nous en dire plus sur l’autorité de régulation qui supervise votre métier ?
Notre société travaille sous la supervision de la Financial Service Authority, de la Financial Conduct Authority et de la Money Laundry Regulations au Royaume-Uni. En Égypte, nous travaillons selon les règles et règlements de la Banque centrale d’Égypte. En Égypte également, chaque banque avec laquelle nous traitons a ses propres règles. C’est une si grande compétition.

EK : Comment les traitez-vous ?
Lorsque nous traitons avec les autorités du Royaume-Uni ou de l’Égypte, nous n’avons aucun problème tant que nous respectons leurs règles et règlements. Cependant, nous pourrions avoir des problèmes avec les banques pour plusieurs raisons. Pas de centralisation de la politique de blanchiment d’argent en Egypte, car chaque banque a ses propres règles.

Pas de centralisation sur les rapports de transferts d’argent en Egypte. En outre, les affaires de transfert d’argent en Egypte ont besoin de beaucoup d’attention car il y a beaucoup d’opportunités gaspillées si elles ont été utilisées efficacement, les investissements et l’économie peuvent être construits sur elle.

EK : Comment percevez-vous l’économie égyptienne maintenant en Egypte ?
Il y a beaucoup d’encouragements à l’investissement en Egypte par le gouvernement égyptien, en particulier les petites et moyennes entreprises (PME) et les jeunes entreprises. Ils apportent un soutien total aux nouveaux entrepreneurs, et les jeunes égyptiens sont beaucoup dirigés car il y a beaucoup d’opportunités qui s’offrent à eux. De plus, le coût des investissements est faible par rapport à d’autres pays.

EK : A-t-il changé au cours des années précédentes ?

Absolument, tout comme les années précédentes ont été marquées par des investissements lourds et importants. Car ce qui fait tourner l’économie d’un pays, c’est le succès de l’entreprise de sa PME.

EK : Que diriez-vous aux jeunes entrepreneurs ?
Je fais partie de l’écosystème des entrepreneurs depuis un certain temps ; le problème réside à la fois dans l’écosystème et dans les entrepreneurs eux-mêmes. Les principaux problèmes des entrepreneurs résident dans le fait qu’ils ne veulent prendre aucun risque, car personne ne doit faire de compromis. Ils ignorent les aspects des affaires et ils manquent de connaissances en marketing et en finances, ils n’ont pas non plus les connaissances nécessaires pour fidéliser leurs clients. Ils n’ont pas non plus les procédures nécessaires pour faire fonctionner leur entreprise.

D’un autre côté, l’écosystème manque de beaucoup d’aspects, car il recherche la publicité et ignore beaucoup d’aspects. Manque d’information qui rend difficile la poursuite des travaux. Manque de rétroaction et perte rapide d’intérêt. Comme je le suggère, une autorité gouvernementale est disponible pour guider et guider les entrepreneurs tout au long du processus.

Par exemple, l’établissement d’un bureau de consultation pour certains frais reportés dans les domaines de la finance, de l’investissement, du marketing et de la recherche. De plus, les incubateurs de l’écosystème devraient établir un comité pour évaluer les entrepreneurs afin de les aider à aller de l’avant dans des aspects comme le moment de démarrer, de comprendre la pénétration du marché, la résistance du marché, et leur permettre de savoir quand est le bon moment pour prendre des décisions. De plus, ils ne devraient pas présumer que les entrepreneurs connaissaient tous les aspects des affaires. Ils n’ont qu’une bonne idée et ont besoin d’aide pour la réaliser.

Pour les entrepreneurs, je leur suggère de prendre des risques et de croire en leurs idées. Ils doivent aussi connaître la différence entre l' »Océan Rouge » et l' »Océan Bleu » et décider dans lequel ils veulent se positionner. C’est une question de concurrence. Si vous n’avez pas d’avantage concurrentiel, ne faites pas de concurrence.

Comme aucun océan bleu ne dure éternellement. Vous devez en permanence posséder un avantage concurrentiel, toujours avoir un nouvel aspect à introduire sur le marché. Ne te brûle pas, ne donne pas toutes tes cartes en même temps. Ne jamais aller sur le marché sur la base d’hypothèses. Enfin, n’allez jamais au marché sans un deuxième et un troisième plan.

EK : Que pensez-vous de l’inclusion financière en Egypte ?
En Egypte, nous n’appliquons que la terminologie, nous avons besoin de plus d’applications. Comme ce sont les grands grossistes qui tirent les bénéfices de l’inclusion financière, mais pour les petits et moyens commerçants, ce sera trop coûteux pour eux. À moins qu’il n’y ait des règles et des règlements qui seront en leur faveur et qui leur coûteront moins cher.

Je vois que l’inclusion financière la plus réussie au monde s’est produite au « Kenya » ; quand la maladie du choléra s’est propagée dans le pays ; le pays a empêché l’échange de papier-monnaie sur le marché, et Vodafone est entré sur le marché et a mis en œuvre une application appelée
« M-Pesa ». De ce fait, les gens ont été forcés d’appliquer l’inclusion financière.

EK : De quoi a-t-il besoin pour être plus activé en Egypte ?

Je pense que la meilleure façon d’activer l’inclusion financière passe par la mise en œuvre des lois et le maintien des outils pour aider à l’atteindre et créer des canaux de substitution. Aussi, soutenir les entreprises qui travaillent avec FINTECH. Start-up et leur apporter le soutien nécessaire. L’inclusion financière devrait être assurée par les secteurs public et privé. Les règles doivent être appliquées strictement pour faire face à la résistance à l’inclusion financière du marché, en plus de créer les bons outils pour faire face à la résistance.

EK : Que pensez-vous de l’application du KYC en Egypte ?
Il y a une bureaucratie importante dans l’application du KYC « Know Your Customer » parce qu’il s’agit de concurrence, car les institutions égyptiennes n’acceptent pas les passeports, ni les permis de conduire. Ils n’acceptent que les pièces d’identité bien qu’elles contiennent les mêmes informations et qu’elles soient délivrées par la même autorité gouvernementale.

Les canaux du KYC devraient augmenter en créant un système de plateforme syndicale pour réduire la bureaucratie ; comme le KYC, peut mener les produits à l’échec s’ils n’étaient pas gérés correctement. Bien que certaines banques ont créé une solution qui a été d’envoyer un agent de banque à l’adresse du client et obtenir leur KYC, mais ce dont nous avons besoin est une mise en œuvre de KYC partout en Egypte. Le KYC peut être la porte d’entrée principale pour l’inclusion financière qui doit être étendue à toute l’Egypte.


Samir ER-RAJISamir ER-RAJImai 29, 2018
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Jean-Paul Betbeze est Professeur agrégé des Facultés de Sciences économiques, HEC, est actuellement président de Betbeze Conseil SAS et Economic Advisor de Deloitte SA. Il a également été Chef économiste, directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu’en 2012 et membre de son Comité exécutif. Membre du Conseil d’Analyse économique auprès du Premier ministre, membre du Comité de l’ économie de la nation auprès du Ministre de l’économie et des finances pendant de nombreuses années, il a été également membre du Bureau du CNIS.

Il a notamment publié en 2017 „La France, malade imaginaire?“ aux Editions Economica et en 2016 „La Guerre des Mondialisations“ chez le même éditeur. Auparavant, il a écrit „Crise une chance pour la France“ (2009); „Crise : par ici la sortie“ (2010) ; „La France à quitte ou double“ (2011); „100 jours pour défaire ou refaire la France“ aux PUF (2012) et, en mars 2013: „Si ça nous arrivait demain“… chez Plon. Il publie sur son site internet www.betbezeconseil.com chaque dimanche une lettre.

L’interview avec le Prof. Betbeze a été réalisé par (A-Z): Bernd Oliver BUEHLER (BB), Samir ER-RAJI (SE), Pape FAYE (PF), Ismael HAJJI (IH), Hugo KAISER (HK), Engy KHALIFA (EK), Antoine NODET (AN), Christophe RAMDAME (CR), Jean-Richard NIAGO (JNR) et Kevin ROMANTEAU (KR).

CR: Dans votre livre „2012: 100 jours pour défaire ou refaire la France“ la situation française a bien évolué. Mais dans quel sens?
JPB: Nous vivons une sortie de crise très complexe, non seulement parce qu’il s’agit de corriger la crise des subprimes qui a fragilisé la finance mondiale, mais surtout parce que nous entrons dans une nouvelle ère de révolution industrielle, celle de la communication, de l’Intelligence artificielle désormais. La France avance dans ce nouveau monde avec beaucoup à changer, des firmes souvent de trop faible taille et de rentabilité insuffisante. C’est donc très compliqué, économiquement, financièrement, technologiquement, sociologiquement et politiquement.

CR: Il y a plus de croissance et d’emploi.
JPB: Certes, mais nous assistons à une bipolarisation entre experts et emplois de proximité et de faible qualification, au détriment des emplois intermédiaires.

BB: Est-ce qu’il n’y a pas de moyens pour préserver les emplois intermédiaires?
JPB: Les emplois intermédiaires actuels impliquent bien plus de formation aux nouvelles technologies meilleure utilisations des applications, hausse de la productivité…. mais ne pourront tous être sauvés. En même temps, de nouvelles activités naissent pour améliorer les organisations actuelles, avec les startups, et aussi dans le domaine des services à la personne. Nous sommes des sociétés vieillissantes. Il faut équiper les logements, suivre et former les personnes qui vont y vivre, et offrir de nouveaux services high tech.

IH: Est-ce que le chômage de masse reste une fatalité?
JPB: Il y a un terrible contraste entre ce qui se passe aux États-Unis et en Europe. Là-bas, la mobilité est plus forte et sans doute aussi la formation ou l’auto-formation. Nous sommes aussi en retard dans les nouveaux services. Il ne s’agit pas de faire baisser les salaires mais de faire baisser les charges et les impôts, par une modernisation et une simplification des structures publiques qui, bien souvent, datent. La fatalité, c’est quand on ne fait rien.

BB: Quelle est votre réponse à la digitalisation et la robotisation?
JPB: Formation, formations, formation et innovations pour répondre aux nouveaux besoins. Les robots ne sont pas seulement des choses qui produisent, mais des logiciels que gèrent, commandent, surveillent, optimisent… sans compter le domaine immense de l’intelligence artificielle!

CR: Dans votre « La guerre des mondialisations » vous parlez aussi de la Chine. Que pensez-vous de son économie?
JPB: Ce livre décrit assez bien ce qui se passe, avec un Chine qui veut devenir leader des BRICS et des émergents, et à crédit désormais! Il a bien vieilli! Et maintenant, la Chine entre dans un jeu dialectique avec Trump!

CR: Est-ce que on peut concevoir à une bulle pour un pays?
JPB: Non!

CR: Quel regard portez-vous sur l’Economie allemande?
JPB: Elle continue d’avancer, ses forces industrielles étant concurrencées par la Chine pour l’essentiel, sachant que des questions montent de la part des USA, en liaison avec certaines paroles de Donald Trump sur son excédent commercial avec les États-Unis. Mais, pour l’heure, le problème majeur est celui du manque de main-d’œuvre qualifiée.

CR: Et si on devrait comparer avec la France quel bilan en tirez-vous?
JPB: L’Allemagne a une stratégie.

CR: Quel est votre bilan des premiers actes du gouvernement Macron?
JPB: Positif, compte tenu des retards accumulés et des manques de choix clairs, la France est affaiblie dans la concurrence mondiale, chamboulée par la révolution industrielle en cours. Il y a donc beaucoup de chantiers interdépendants «en même temps».

CR: Quels sont pour vous les prochaines étapes nécessaires de la politique française?
JPB: A mon avis expliquer la révolution industrielle en cours, ce qui se passe et ce qu’il faut faire pour réussir. Ceci implique partout des formations, à l’école, dans les TPE, PME, services de proximité, qui ne sont pas préparés. C’est la base qui doit bouger, en fonction des nouvelles technologies d’information et de communication.

CR: Quel sera l’avenir du continent africain?
JPB: Son avenir dépendra de la façon dont il gère sa démographie: c’est le seul continent sans transition démographique, c’est lui qui assurera l’essentiel de la croissance démographique du monde. Il est exposé à la révolution en cours, plus au réchauffement climatique et à des crises hydriques. En cas de crises, des migrations d’ampleur sont à attendre: d’où l’importance décisive de les prévenir.

EK: La Banque Centrale de l’Argentine vient de passer les taux d’intérêt à 40%. Quelle est votre analyse de la situation?
JPB: 50 milliards de dollars de crédits demandés au FMI: le creusement du déficit courant (30 milliards de $), l’importance du déficit budgétaire (7% du PIB) et de la dette publique (53% du PIB) ont emporté le peso. La Banque centrale argentine, malgré une hausse des taux d’intérêt à 40%, ne pouvait résister à une spéculation qui avait consommé 10% de ses réserves en quelques jours. L’Argentine cherche une ligne de crédit flexible de 50 milliards de dollars auprès du FMI, de façon à restaurer la confiance. Elle devrait l’obtenir. Notons que des tensions sont également présentes en Turquie.

JNR: Est-ce que l’inflation reste pour vous un moyen légitime dans les outils du secteur financier?
JPB: L’inflation est partout un objectif de politique monétaire, donc de polarisation des anticipations de salaires, en fait.

EK: L’économie de l’état de Californie est devenue maintenant la 5ième économie du monde devant la Grande Bretagne. Qu’est-ce que nous pouvons en apprendre en termes de croissance?
JPB: Que la révolution industrielle en cours polarise les richesses en termes de valeur ajoutée, sachant que les portables sont largement faits en Chine et à Taïwan et les codes écrits en Inde!

EK: Une étude la Citi prévoit que les USA sont en train de devenir le premier exportateur de pétrole dans le monde. Est-ce le monde à l’envers?
JPB: Pas encore: 2030 selon certaines études, et le pétrole n’est plus ce qu’il était!

CR: Le taux de chômage aux USA vient de tomber à 3,9%. Est-ce un réel succès?
JPB: C’est l’effet de la politique monétaire, dans une économie assez fermée (X/PIB = 11%). Mais les salaires et l’inflation suivent, donc le dollar.

BB: Certains analystes veulent attribuer ce chiffre à la politique du président Obama. Combien de «politique» y a-t-il dans les analyses économiques?
JPB: Attention à ne pas trop politiser et psychologiser: l’essentiel dépend de la polarisation des anticipations.

BB: Et combien d’économique dans les analyses politiques?
JPB: Pas assez!

CR: Etes-vous keynésien ou libéral?
JPB: Keynes était membre du parti libéral.

CR: C’est vrai, mais à l’heure actuelle les libéraux d’aujourd’hui sont plus vraiment keynésiens, mais « libre marché ». Jusqu’à quel degré les forces économiques sont vraiment libres ? Jusqu’à quel degré sont-elles restreintes ?
JPB: La base du libéralisme, c’est reconnaitre que l’on ne connaît pas les effets globaux des choix de chacun. C’est donc parier qu’il vaut mieux laisser faire, dans un contexte légal bien sûr.

BB: Dans les Sciences Economiques à la française, Keynes a une place incontournable. Est-ce bon ou mauvais?
JPB: Par bonheur, on lit des travaux plus récents et le débat international est très riche!

CR: Quel sont pour vous les bons et les mauvais économistes?
JPB: Un mauvais économiste est celui qui ne part pas des faits et du monde tel qu’il devient : révolution technologique et nouvelles richesses des nations. Inutile de donner des noms, tout le monde peut se dire économiste, à la différence des médecins ou des architectes!

JNR: Qui parmi les économistes vous a inspiré le plus?
JPB: Schumpeter.

CR: Pourquoi avoir choisi ce métier?
JPB: Parce tout change tout le temps !

BB: C’est actuellement le 200ième anniversaire de Karl Marx? Est-ce un événement à fêter?
JPB: Les gens sont libres: l’essentiel est de le lire!

IH: Est-ce que Marx est de retour ou est-ce qu’il n’a jamais été absent?
JPB: Aucune économie n’est hors sol!

IH: Qu’en est-il de la question de la justice sociale?
JPB: L’égalité des chances.

CR: Que pensez-vous de l’économiste française Thomas Piketty?
JPB: La question des inégalités est centrale, même si ce n’est pas celle dont il parle.

IH: Et de l’économiste américain Paul Krugman?
JPB: Ce qui m’intéresse ce sont les travaux sur l’Intelligence artificielle.

BB: Dans un article intitulé « The Economic Fallout » paru dans le New York Times le jour après l’élection de Donald Trump Paul Krugman prévoyait un désastre pour l’économie américaine et les marchés financiers. Sa prévision était que jamais les marchés américains allait se rétablir (« If the question is when markets will recover, a first-pass answer is never »). Quelle conclusion en tirez-vous?
JPB: L’histoire n’est pas écrite, et on ne peut confondre ce que l’on prévoit avec ce que l’on souhaite, ou craint!

IH: Krugman, un prix noble de l’économie c’est déjà trompé dans son analyse du futur de l’économie américaine sous Donald Trump. Vous avez autant le droit à l’erreur que lui. Quel est votre avis sur la situation économique aux Etats-Unis sous Donald Trump? Est-ce qu’il n’y a que du mauvais dans sa politique?
JPB: En tout cas, elle n‘est pas sans risque. Le 3 mai 2018 1 100 économistes, dont 14 Prix Nobel, écrivent une lettre au Président Trump et au Congrès pour les avertir du risque majeur qu’est, pour eux, la montée des droits de douane et du protectionnisme – autrement dit la politique de Donald Trump. Ils se réfèrent, dans leur lettre, à une autre, envoyée en 1930 par 1 028 économistes. Ils alertaient alors sur les risques des hausses de tarifs douaniers que comportait le Smoot-Hawley Act. Pas écoutés, une bataille des échanges en résulta. Elle réduisit les échanges internationaux, la croissance, et ce fut 1929.

Les économistes de 2018 citent ceux de 1930. «Augmenter les taxes de protection serait une erreur. Ceci augmenterait, en général, les prix que les consommateurs devraient acquitter… Nos exportations vont souffrir. Les pays ne peuvent nous acheter de manière permanente s’il ne leur est pas permis de nous vendre… Une guerre des droits de douane n’est pas un bon terrain pour développer la paix dans le monde». La même logique récessive se mettrait en place, mais en plus grave: «le commerce est aujourd’hui significativement plus important pour notre économie».

Allons-nous faire pire qu’en 29, sous la houlette de Donald Trump? La sortie américaine de l’accord commercial transpacifique, les menaces américaines sur l’Alena (Mexique et Canada sommés de réduire leur excédent commercial vis-à-vis des États-Unis), les demandes américaines d’échanges équilibrés avec les États-Unis (reciprocal en anglais trumpien), notamment avec l’Allemagne et surtout la Chine vont-elles inquiéter plus, faire investir et échanger moins, antagoniser les relations?

Le commerce est-il «significativement plus important pour notre économie» qu’en 1930? Oui quand on voit les allers-retours de composants pour construire une automobile ou le ballet de sous-traitants pour créer un téléphone portable. La complexité, donc la fragilité, des supply chains saute aux yeux. Notre monde est plus interdépendant que jamais, donc plus sensible que jamais.

Le conflit douanier qui commence sur l’acier et l’aluminium, avec la menace américaine d’augmenter de 25% les taxes à l’importation, est dangereux. D’autant qu’il se complète et s’aggrave avec la Chine. Pour l’Europe, on parle d’un délai (de grâce?) d’un mois. Pour la Russie, un accommodement partiel pourrait naître, le propriétaire majoritaire de Rusal, premier producteur mondial d’aluminium, ayant «accepté» de ne plus l’être – mais les stigmates vont demeurer.

Les demandes vis-à-vis de la Chine sont triples: augmentation des droits de douane sur certains produits (aluminium et acier) pour diminuer les exports, baisse forte et rapide du déficit américain (deux ans pour le réduire de 200 milliards), «vraie protection des droits de propriété» ! Des puces américaines ne seraient plus exportées pour équiper les portables chinois.

Huawei et ZTE ne pourraient plus vendre sur le territoire américain. Les autorités chinoises discutent. Mais les importations chinoises de soja américain seraient prévues en baisse, représailles qui ne sont pas de nature à réduire l’excédent chinois! Et que va-t-il donc se passer avec l’Iran?

Surtout, la montagne de la dette menace partout, suite à ces taux d’intérêt si bas pour sortir au plus vite de la Grande récession de 2008 et soutenir les bourses. Aux Etats-Unis, en Europe et en Chine, la dette dépasse celle d’avant crise. Le pire, c’est la pénurie de dollars qui menace les pays émergents. Que feront les entreprises trop endettées en dollars, donc en monnaie étrangère pour elles, au moment où les taux courts et longs américains vont monter ?

En Argentine, le taux d’intérêt à court terme est passé à 40% le 4 mai (+6,75%), troisième hausse de la semaine, pour respecter (dit la banque centrale) l’objectif d’inflation à 15% (elle est à 25,6%), en fait pour tenir le change. Mais pas assez de réserves et le pays demande 50 milliards de dollars au FMI. La même question va venir sur la Turquie dont la livre a perdu6% en une semaine face au dollar et la bourse 20% depuis janvier, en attendant le Brésil. Et après?

Le risque Trump est triple: «un risque à la 29», économique, par la baisse des échanges qui pèsera sur la croissance, «un risque à la thaïlandaise, comme en 1997», monétaire, quand les entreprises doivent s’endetter plus cher, puis rembourser une dette en dollars plus chers, plus «une crise trumpienne», politique, pour savoir qui dirigera ce «drôle» de monde.

IH: Basé sur votre expérience: jusqu’à quel degré le temps est un facteur important dans les analyses?
JPB: Décisif contre tenu des interdépendances.

IH: Et comment avez-vous vu changer vos propres analyses au cours du temps et à travers le temps?
JPB: J’intègre de plus en plus les comportements de ruse.

JNR: Alain Greenspan, économiste américain et ancien Chef de la FED pendant 20 ans est revenue cette année sur le devant de la scène en disant qu’il y a avait actuellement deux bulles sur le marché. Pas avec le Bitoin, mais une sur le marché des actions et l’autre sur le marché des obligations. Commentez svp
JPB: Greenspan, ayant permis la bulle de la nouvelle économie, est un expert!

IH: Jusqu’à quel degré croyez-vous dans « la concurrence pure et parfaite »?
JPB: En théorie, on suppose d’abord que le monde est parfait, puis on le regarde!

CR: Et « la main invisible » des marchés?
JPB: Les GAFA sont à la fois visibles et très favorables à la concurrence.

BB: Jusqu’à quel degré les confrontations économiques sont-elles d’ordre naturel ? Jusqu’à quel degré le résultat d’une guerre de l’économie? Ou une guerre des monnaies?
JPB: La concurrence est partout, une force à contrôler.

CR: En 2015 vous avec publié dans « Questions Internationales » un article intitulé «Sortir de l’euro: un spectre ou une menace crédible?». Qu’en est-il aujourd’hui?
JPB: L’euro ne permet plus aux monnaies nationales de dévaluer: d’où sa qualité pour les uns, son défaut pour les autres!

IH: Est-ce que l’EURO a vraiment que des avantages?
JPB: Sans euro, où serions-nous, entre dollar-Trump et Yuan-Xi Jinping?

IH: Est-ce que le dessein est enfin achevé?
JPB: NON!

BB: Que pensez-vous de l’idée de maintenir l’EURO en tant que monnaie d’échange et de réintroduire des monnaies nationales?
JPB: Une multiplication des taux de change croisés! L’euro serait un peg obligé, ou bien crise.

CR: Concernant le métier de l’économie: quel sont les dernières évolutions du métier?
JPB: Plus de formalisation et de mesure, ce qui permet d’aider plus que jamais aux choix macro et surtout micro.

IH: Quel sera l‘avenir du métier?
JPB: Les métiers vont se rapprocher de l’aide à la stratégie et au conseil juridique pour les entreprises.

CR: Et face aux intelligences artificielles et le datamining?
JPB: C’est exactement la nouvelle entreprise d’aiguilles de Smith!

KR: Certaines entreprises ont aujourd’hui un montant de cash supérieur aux banques et lancent leurs propres activités dans le secteur financier. Sommes-nous au tournant de la suprématie des banques de retail?
JPB: Oui, les Fintech vont se développer pour offrir des banques sans réseaux, pas chères, aux jeunes, TPE et combler des lacunes de marché. Les conseils de placement vont aussi se dévdelopper, avec notamment du crowdfdunding. La nouveauté vient effectivemet das banques lancées apr Apple, Facebook, avec un réseau immatériel et une notoriété sans égale ! La rentabilité des banques classiques ne pourra que baisser.

KR: La France n’aurait-elle pas besoin de fonds d’investissements dit « constructiviste » en vue de challenger le management des sociétés cotées notamment small & mid cap?
JPB: Je pense que les small et mid cap sont assez secouées par ce qui se passe !

KR: Les places financières du Middle East sont actuellement dans une optique d’attirer plus de liquidité. Quels sont vos conclusions? Et quels seraient vos conseils?
JPB: Take care !

KR: Pensez-vous que l’agriculture en France doit faire face à une consolidation de ses producteurs pour devenir plus efficiente?
JPB: Bien sûr, mais il faut aussi gérer la qualité, la sécurité et la diversité. Le bio par exemple se développe. Il ne s’agit pas d’économies d’échelle.

PF: Que pensez vous du FCFA?
JPB: C’est un peg…

SE: Peut on imaginer des marchés financier totalement 100% automatisés ? Et si oui, la confiance des investisseurs pourrait fortement être entaché… De ce fait, est-ce une avancé ou un pas vers une crise certaine ?
JPB: Non

SE: Malgré toutes les mauvaises publicités faite sur les cryptos, elles sont toujours présentent aujourd’hui. En regardant de près, le blockchain est un système révolutionnaire. Peut on imaginer un jour un monde dépendant totalement des cryptos ?
JPB: Non bien sûr!

SE: Les taux américains sont au maximum, le dollar augmente… La Turquie commence à flancher Avec des taux d’intérêt à plus de 15% suivi par l’Afrique du Sud, l’onde de choque commence à se propager dans les pays émergents… Cependant les indices boursiers sont en regain et indolores. Les conflits géopolitique sont pris à la légère par les marchés, sans parler de la hausse du pétrole… Peut-on revoir une second épisode 2008?
JPB: Les taux US ne sont pas au maximum. Les marchés se polarisent sur les USA et la Chine.

SE: Tous les événements passés (les crises de Trump, le conflit de juillet 2017 entre les USA et la Corée du Nord …) commence à lasser les investisseurs et les marchés en général. La preuve, les conflits au moyen orient impacte tres peu boir absolument pad les marches. Ne risqueront nous pas d’avoir des marchés totalement éloigné de la réalité, basés sur des spéculations et non plus sur l’économie réelle et les résultats d’entreprises ?
JPB: Les marchés se polarisent sur les USA et la Chine.

HK: Pourquoi la croissance est à vos yeux dans le contexte chinois un supplice?
JPB: La Chine doit croître de 6,5% – c’est un engagement politique pluriannuel chiffré du Parti. Elle doit en même temps satisfaire plus la demande interne que l’export, doit donc se réorienter pour des raisons politiques – renforcer le soutien populaire par l’augmentation du niveau de vie – et l’économie, sachant que les importateurs, États-Unis en tête, ne sont plus les mêmes.

Elle doit aussi revoir la qualité de ses crédits aux entreprises et aux collectivités publiques. C’est une de ses trois « batailles décisives », avec la lutte contre la pollution et celle contre la pauvreté. Enfin, elle veut maintenir le Yuan stable, notamment par rapport au dollar. Ces objectifs seront très difficiles à respecter tous ensemble.

D’abord, mettre plus l’accent sur la demande interne, c’est ralentir : fermer et restructurer des usines, réduire la part des entreprises industrielles très productives. Ensuite, mettre en évidence des crédits non performants, c’est inquiéter, faire apparaître des pertes, fermer des unités et utiliser des ressources pour « boucher les trous » – notamment les précieuses réserves. Ajoutons que Donald Trump, avec ses mesures de sanction des exportations chinoises, n’aide pas. Moralité : tenir la croissance chinoise à 6,5% tiendra plus de « l’art chinois de la statistique » que de l’économie.

AN: Vous avez mentionné la nécessité de formation en entreprise et à l’école pour les nouvelles technologies, mais cela ne serait il pas encore plus profitable pour les politiques et l’administration dont le retard dans les connaissances économiques et les réalités es tun véritable frein?
JPB: Non former à un emploi et aux nouvelles technologies.

AN: La hausse des taux d’intérêt: quel impact sur les taux de croissance? La France a pris le train de la croissance en retard, sera t elle touchée plus tardivement? Ou au contraire plus durement du fait de son retard?
JPB: La grande question est actuellement si la France aura assez de croissance pour continuer à réformer. C’est le problème: réformer en France est indispensable, après tant d’années d’inaction, mais «consomme» de la croissance, comme du pétrole. Réformer inquiète, suscite des polémiques et des oppositions, rend nerveux, brouille l’horizon. Réformer agite le corps social et politique, emplit les assemblées générales, suscite grèves et manifestations, le tout avant de sentir, puis de voir, les premiers résultats positifs.

Ce seront de nouveaux investissements, puis de nouveaux emplois. Après. C’est l’effet Joule, comme disent les physiciens, qui explique ce qui se passe ici, et son risque : il faut l’expliquer, pour le réduire. Une part du mouvement, de la croissance, se perd en chaleur. Chaleur des manifs, grèves, blocages, fatigue des réformes, montée des «à quoi bon» et des «encore deux ans», baisse de la cote de Macron pour demander une pause. Croître plus, c’est pour réformer plus.

AN: Quid du paiement de la dette publique? Un moratoire pourra t il être nécessaire?
JPB: Non!

AN: Italie, la hausse du déficit budgétaire ne risque-t-il pas par contagion d’entraîner une hausse des taux sur toute la zone euro? Une baisse de l’euro? Une nouvelle crise de l’Europe?
JPB: Attendons avec ce qui se passe.

AN: Pensez vous que dans la foulée de la réforme de la SNCF une réforme de la fonction publique pourrait intervenir? Modernisation du statut? Rétablissement des 39 heures? Responsabilisation vis à vis des citoyens? Éventuellement un alignement des salaires vers ceux du privé qui ont fortement baissé ceteris paribus sur les 15 dernières années?
JPB: Non pas plus de réformes que ce qui est prévu : la réformes la Constitution est „un gros morceau“.

AN: Une incitation à investir du type „René Monory“ (i.e. 5000 francs déduits du revenu imposable) serait il utile actuellement?
JPB: Fin de l’ISF, flat tax sur les produits financiers, fin de l’exit tax aujourd’hui: pas mal !

AN: L’immobilier est perçu comme une rente. Le régime qui lui est désormais réservé ne va t il pas pénaliser les revenus des retraités qui ont investi sur le long terme en prévision de leurs retraites?
JPB: Attendons pour voir.

AN: Cela ne risque t il pas d’aggraver une situation déjà difficile pour se loger? Et ne risque-t-on pas de se retrouver dans la situation des années 40 et 50 où le moratoire de l’entre deux guerres avait provoqué une forte pénurie, aggravée par la loi de 48 et le retour brutal des citoyens français des départements d’Algérie?
JPB: Attendons pour voir.

AN: Faudrait il définitivement abandonner les 35h et réduire les congés pour abaisser le coût du travail?
JPB: Différencier encore!

AN: Quel serait l’âge de la retraite idéal pour l’équilibre des comptes?
JPB: L‘âge n‘est pas le seule élément.

AN: Faut-il abaisser le smic comme l’ont fait de nombreux pays européens qui se sont redressés ou est-ce tabou, faute de courage politique?
JPB: La politique du SMIC n’est pas celle-là : former, et aussi attendre des politiques plus coopératives en zone euro ! Par construction une politique nationale ne peut tout faire !

AN: Le résultat de l’élection en Italie, et d’autres en Europe, ne traduit il pas un écart de perception et de souhaits entre les électeurs et la classe politique qui pourrait conduire aux prochaines élections européennes de 2019 à un changement radical avec des incidences de l’économie majeures (euro, déficits…)?
JPB: Nous n’avons pas de théorie économique de la croissance en zone euro, autrement dit l’inverse de l‘ordo-libéralime ! Pas la rigueur, pas la dépense publique, mais une politique plus cohérente dans l’ensemble. Autrement, les tensions vont monter!

HK: Concernant les Investissements Socialement Responsables (ISR): Jusqu’à quel degré la Finance peut-elle être verte?
JPB: L’ISR, le verte, l’économie circulaire, la réduction des déchets… sont des valeurs sociales croissantes, sinon dominantes. Pour embaucher les meilleurs, motiver, convaincre les clients et don la bourse, la finance doit être verte, mais intelligemment !

HK: Est-ce du Marketing ou un véritable relais de croissance pour l’économie ?
JPB: C’est très profond : aucune entreprise ne peut se développer hors des mégatrends sociaux. Au contraire, il faut les revendiquer et y répondre mieux que les autres !

HK: Quels seront les impacts du changement climatique sur l’économie et la finance? Il-y-en-aura-t-il?
JPB: Bien sûr : être plus efficace du point de vue de l’énergie, innover dans ce sens… ce n’est pas une question de prix du pétrole, mais de valeurs sociales. Celles des jeunes, mais pas seulement !

HK: Que pensez-vous de la politique industrielle du Japon?
JPB: Elle est très liée à une démographie en baisse, à une population vieillisante et en baisse, qui n’accepte pas d‘immigration. Don la Chine l‘achètera !

PF: Quelle politique économique est-ce que vous conseillez à Bruxelles ?
JPB: d’avoir une politique de puissance économique mondiale, pas seulement de marché : politique industrielle, politique de protection (cyberguerre, dépenses militaires…). Il ne s’agit pas seulement de gérer un déficit public dans ce monde violent !

JNR: Vous craignez un ralentissement en zone euro
JPB: Les indices qualitatifs Markit nous envoient une série de nouvelles préoccupantes fin mars…
L’activité ralentit, L’euro pèse, La pénurie de main d’œuvre qualifiée se fait sentir, Les tensions inflationnistes montent.
L’activité ralentit: «l’activité globale de la zone euro enregistre sa plus faible croissance depuis plus d’un an, d’après l’indice PMI® Flash IHS Markit sur l’Eurozone qui se replie de 57,1 en février à 55,3 en mars, soit son plus faible niveau depuis janvier 2017. »

L’euro pèse – sur les exportations. Les prévisions d’emploi ralentissent, peut-être en liaison avec l’idée que les capacités de production sont déjà sous tension, et qu’il vaudrait mieux, alors, modérer le rythme d’embauche en attendant d’en savoir plus sur la conjoncture.

Les tensions inflationnistes montent donc : matières premières et salaires. « Les prix payés comme les tarifs continuent d’augmenter à des rythmes quasiment inégalés au cours des 7 dernières années », note ainsi Markit.

Certes, les perspectives restent bien orientées, mais quand même en repli. C’est le prix à payer de programmes d’investissements modérés dans la période passée, même si les taux étaient bas, et de formations insuffisantes, alors que le besoin de main-d’œuvre qualifiée ne peut qu’augmenter.

Au total la croissance se poursuit en zone euro, mais elle peut buter plus vite que prévu sur ses limites de production, humaine et technique, ce qui ferait remonter l’inflation et rater une vraie augmentation de la croissance. Le ralentissement actuel est un signal de poursuite des efforts, surtout pas de freinage : notre économie est basse de plafond, il faut le relever.

PF: Quelle est votre analyse des relations transatlantiques à l‘heure actuelle?
JPB: Les Etats-Unis prennent un risque énorme, pour eux et pour le monde. Se protéger n’est pas être protectionniste.

PF: Quelle politique économique l’UE doit mener face aux USA?
JPB: Evidemment il faut être plus forts et plus unis au sein de la zone euro, avec une vraie stratégie. Nous nous divisons et perdons de vue l’essentiel !

PF: Comment traiter la question des disparités économiques des membres de l’UE?
JPB: Aujourd’hui c’est traiter la question italienne, soutenir la formation et l’innovation au sein de la zone avec des champions mondiaux, et accepter sous condition des transferts.

PF: Quelle cible d’inflation pour l’UE?
JPB: La logique américaine inflation chômage est à creuser : l“Allemagnen est en plein emploi et l’inflation de la zone à 1,1% !

PF: Face à la Chine?
JPB: Sans plus d’unification, nous serons seulement un marché et les meilleures unités leur seront vendues (plus aux US).

PF: Et face à l‘Afrique?
JPB: là encore aucune stratégie d’envergure !

BB: Que pensez vous de la politique de la Banque Centrale Européene? Quelle est votre avis sur le „quantitative easing“?
JPB: Que faire d’autre, après ce qu’a fait la Fed ?

EK: Que pensez vous du role du FMI dans la politique internationale? Est enfin son dessin achevé?
JPB: Le FMI doit toujours surveiller et prévenir, mais aujourd’hui, il faut qu’il travaille sur la révolution technologique en cours !

BB: Le sauvetage de la Grece a été annoncé à plusieurs reprises. Est-elle maintenant definitivement sauvée?
JPB: Encore plus de privatisations et un cadastre !

JNR: A quelle analyse arrivez vous concernant l‘évolution de l‘économie britanique depuis le réferendum?
JPB: Que veulent-ils ? S’ils gagnent, la zone euro perd ! Il ne faut pas être naïfs devant ce risque stratégique et inflexibles sur la protection du marché.

EK: Mark Carney, gouverneur de la Bank og England a fait savoir que la Banque ne discute pas activement de la façon de renverser le plan de relance de l’assouplissement quantitatif (QE) dans lequel elle a acheté des centaines de milliards de livres d’obligations gouvernementales avec de l’argent. Est-ce alors une discussion „passive“? Quelle est votre avis sur la question?
JPB: Ils attendent!

BB: Dette italienne: La Ligue et le Mouvement 5 étoiles revendiquent un geste de la Banque centrale européenne sur la dette du pays. Est-ce si incohérent que ca?
JPB: „Un geste“ ne signifie rien, vous le savez. En revanche leurs banques locales sont percluses de mauvais crédits et dovent être soutenues (sous conditions bien sûr) et leurs PME perdent pied, d’où leur faible productivité et croissance. Entre Brexit, Italie, USA, Riussie… il serait temps de s’occuper de l’essentiel!

 

L’interview avec le Prof. Betbeze a été réalisé par (A-Z): Bernd Oliver BUEHLER (BB), Samir ER-RAJI (SE), Pape FAYE (PF), Ismael HAJJI (IH), Hugo KAISER (HK), Engy KHALIFA (EK), Antoine NODET (AN), Christophe RAMDAME (CR), Jean-Richard NIAGO (JNR) et Kevin ROMANTEAU (KR).


AvatarIvon Gbetoavril 15, 2018
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Ashley Boolell est opérateur de marché sur matières premières chez Investam Capital. Il a débuté sa carrière à Paris en 2006. Sept ans plus tard, en 2013, il se rend à Londres afin de poursuivre son parcours. Cela fait bientôt cinq ans qu’il évolue au sein de la City. Il est essentiellement connu pour sa spécialité sur le marché des métaux. Au delà de son activité professionnelle, Ashley Boolell s’est fait un nom dans l’écriture. Il a publié quatre romans; les trois premiers en français (une série surnommée « La Trilogie Sharks ») et le quatrième en anglais. Il est aussi très actif dans le monde de l’enseignement étant régulièrement sollicité pour des interventions au sein de formations en finance. Nous l’avons rencontré afin qu’il nous livre sa vision sur les conséquences du Brexit et sur les développements des marchés sur matières premières.

Après le Brexit, Paris, Francfort et d’autres places financières se positionnent pour prendre la place de Londres. Quel est votre point de vue dessus? Pensez vous que Paris dispose d’atouts pour battre Londres?
Je ne crois pas que Londres perdra son titre de première place financière mondiale aussi facilement. C’est une opinion très personnelle. Il est possible que les prochaines années me donnent tort. Cependant, il est important de se souvenir de l’écart entre la City et les autres places financières, notamment celles d’Europe. La City a construit sa domination, sur plusieurs décennies, en s’appuyant sur trois piliers:
1) La forte détermination démontrée par la Grande Bretagne de développer le secteur des services en faisant de la City l’épine dorsale de ce projet.
2) Un climat très favorable à l’accueil des grandes firmes financières.
3) L’ouverture aux talents disposant d’une forte mobilité internationale.
Je rappelle qu’en 2018, Londres a conservé son rang de première place financière au sein du classement « Global Financial Index ». Cette liste est éloquente car Londres est la seule place financière Européenne à figurer dans le Top 10. Francfort et Paris sont, respectivement, à la vingtième et vingt quatrième places. Il convient de noter la très forte progression des places asiatiques. Bien entendu, l’histoire étant en toujours marche, tout peut changer. Peut être qu’après 2020, Paris sera dans le Top 5 mais cela ne sera pas simple. Londres se défendra. Elle n’a, de toute manière, pas le choix.

Pensez-vous que la volatilité sur les commodities provient de l’existence des marché à terme ? Est ce que cette forme de financiarisation nuit aux consommateurs de matières premières?
Le cours d’une matière première est, normalement, le résultat de l’équilibre entre l’offre et la demande du marché physique. La volatilité, en revanche, va au delà de cela. Elle intègre les tensions qui découlent du marché physique et les perceptions issues des marchés financiers. La volatilité des matières premières n’est pas née suite à l’avènement des marchés à terme. Ces derniers l’ont simplement accentué et parfois dans des proportions inadmissibles. Les utilisateurs subissent cette volatilité. La financiarisation des matières premières était inévitable car les marchés financiers sont perpétuellement à la recherche d’actifs qui affichent des gains supérieurs à leurs moyennes historiques. Cette tendance s’est considérablement affaiblie car le dernier super-cycle des matières premières s’est achevé. En revanche, cela ne signifie pas pour autant qu’il ne peut pas revenir. Par ailleurs, qu’importe le cycle des cours, la volatilité ne disparaîtra pas. Les utilisateurs, notamment les industries fortement consommatrices de matières premières, doivent se prémunir contre elle. La volatilité des cours nuit à leur visibilité budgétaire et peut détruire énormément de valeur lorsqu’elle se diffuse dans leurs cycles de production.

Quel est l’impact de la réforme fiscale Américaine sur le cours des métaux précieux et tout particulièrement sur l’Or ?
La politique fiscale de l’administration Trump semble vouloir s’orienter vers une baisse des impôts afin de promouvoir la croissance. La conséquence immédiate a été une augmentation des cours des actifs jugés risqués; actions en tête. L’or peut difficilement bénéficier d’un tel climat. N’oublions pas qu’il s’agit, avant tout, d’un actif refuge utilisé souvent comme rempart contre la mauvaise performance des marchés financiers. Cependant, si le climat géopolitique se dégrade durablement, l’or en bénéficiera. Quelques Tweets excessifs provenant de la Maison Blanche suffisent à rendre les marchés très nerveux.

En 2017, l’or et l’argent n’ont pas trouvé grâce aux yeux des investisseurs contrairement à d’autres métaux tels que le zinc, le plomb, le ou l’aluminium. Quel est votre point de vue sur ces tendances et comment expliquez-vous ces préférences ? Comment voyez vous l’évolution du cours de l’or et de l’argent sur les 20 prochaines années ?
Le cycle des cours sur les métaux précieux diffère de celui observé sur les métaux industriels. Il existe assurément des facteurs similaires qui influencent les deux complexes (précieux et non précieux) mais les différences sont suffisamment importantes pour que des divergences significatives apparaissent sur le moyen et long termes.
En 2017, les métaux de base ont bénéficié de conditions plus favorables. Le zinc en est le meilleur exemple. Après des années de stagnation, le cours a été porté par une augmentation notable de la demande chinoise. Cette dernière s’est manifestée au moment où l’offre du métal était considérablement réduite. C’est une situation classique où la production d’une matière première baisse progressivement, sur une échelle de temps relativement longue, suite à la chute des cours et se trouve soudainement incapable de répondre à une demande en hausse.
Il convient également de se souvenir que les métaux précieux affichent leurs meilleures performances au sein de contextes économiques défavorables. Ce n’est pas forcément le cas en ce moment. Nous sommes loin de la panique provoquée par la crise financière de 2008.
Sur l’évolution des cours de l’or et de l’argent, il est impossible de fournir un scénario sur une échelle de temps aussi longue! En revanche, je favoriserai l’argent sur l’or. Si les cours des métaux précieux augmentent fortement, et durablement, de nouveau, la rentabilité sur l’argent serait, selon moi, plus intéressante.

Que pensez-vous des métaux appelés platinoïdes et plus précisément du palladium qui a atteint de nouveaux sommets depuis le mois de février 2001?
Le contraste entre le platine et le palladium a été saisissant en 2017. Le palladium a affiché d’excellentes performances alors le platine n’a cessé de décevoir. Je pense que cette tendance va durer. Le platine n’est plus aussi stratégique pour l’industrie automobile qu’il ne l’était auparavant. Ceci étant, il est possible que de nouvelles utilisations industrielles fassent surface. Il n’est pas exclu que l’impressionnante augmentation des cours du platine observée au début du millénaire se produise de nouveau.

Comment comparez la vie professionnelle de Londres à celle de Paris?
Elle est beaucoup plus dynamique mais ce serait une erreur de croire que la vie est plus facile ici. La concurrence est très dure. Cependant, Londres est une ville qui permet de progresser beaucoup plus vite. Elle dispose d’une ouverture et d’un dynamisme qui procurent beaucoup plus de possibilités qu’à Paris. En revanche le climat est parfois déprimant. Le ciel gris est la norme.

A quoi ressemble une journée type d’un Sales sur Métaux?
Toute l’activité d’un sales tourne autour de sa clientèle. Il met son expertise, sur marchés et instruments financiers, à sa disposition. C’est l’œil qui permet aux clients d’acquérir la visibilité nécessaire sur un marché qu’ils ne maîtrisent pas. Le sales doit développer de la valeur ajoutée pour sa clientèle. Il s’agit du point clef à retenir. L’intensité des journées dépend des fluctuations du marché et des requêtes de la clientèle.

En plus d’être Sales, vous êtes également écrivain. Votre premier roman « Psycho Shark », publié en 2013, est inspiré des salles de marchés Parisiennes. Pouvez vous nous en dire plus?
Psycho Shark est la réponse française que j’ai souhaité apporter au Loup de Wall Street (écrit par Jordan Belfort), et City Boy (écrit par Geraint Anderson). L’écriture est ma deuxième carrière.
Tout est affaire de clichés dans ce roman. J’ai choisi un style agressif qui permet de les mettre en valeur. Bien entendu, mon expérience a contribué au développement des personnages, mais il s’agit d’une fiction. Vous y trouvez un personnage surnommé « Le Master » qui est un trader complètement fou avec un égo surdimensionné. Ce personnage n’a pas été choisi au hasard. Il se trouve que c’est exactement l’image que la grande majorité des non initiés à la finance ont du trader. Je me suis rendu compte que combattre ce cliché était une peine perdue alors je m’en suis servi pour en faire un roman. Ceci étant, souvenez vous que, contrairement à Psycho Shark, Le Loup de Wall Street et City Boy sont des autobiographies. Je vous laisse juger par vous même.

Votre dernier roman « Killed In » est quant à lui inspiré du Dark Net, le monde souterrain d’internet. Certains lecteurs estiment que Killed In se trouve dans le même registre que la série « Black Mirror ». Comptez vous en faire une série sur Netflix?
Honnêtement, je n’ai pas réfléchi à ça. Je ne sais pas de quoi l’avenir sera fait. Alors pourquoi pas? Tout peut arriver.

Est-il juste de dire que l’enseignement est votre troisième carrière après la finance et l’écriture?
Vous n’avez pas tort. J’enseigne depuis 2012 au sein de formations financières françaises et notamment au sein du Pôle Trading de l’ESLSCA Business School. Je me charge des cours sur les matières premières. A ce jour, j’ai enseigné au sein de six promotions. Ma méthode consiste à mettre régulièrement les étudiants face à des cas concrets après m’être assuré de leur compréhension des fondamentaux. Une démarche strictement académique est, selon moi, trop limitée.

Merci d’avoir répondu à nos questions.

New novel released by Ashley Boolell. Killed In was inspired by the Dark Net and the rise of Cryptocurrencies. The book is available on Amazon.

Alpha Shark
Psycho Shark
Shark Master

Engy KHALIFAEngy KHALIFAavril 11, 2018
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Interview avec M. Mohamed El Garhy fondateur de « El Garhy for Steel ». Il est titulaire d’un baccalauréat en logistique internationale de l’Académie arabe des sciences et de la technologie et d’un diplôme exécutif en commerce. Il est le directeur général de El Garhy for Steel, membre du conseil d’administration de Suez for Steel, membre du conseil d’administration de West Village, société d’investissement immobilier, directeur général de Master Batch for Plastics, membre du comité du développement des ressources humaines du Syndicat industriel égyptien, il a également été élu représentant de l’Égypte à l’Organisation Internationale du Travail à Genève en 2017. Enfin, en novembre 2017, il a été élu membre du conseil d’administration d’Al Ahly Sporting Club, le principal club sportif d’Égypte où il doit relever des défis.

Vous êtes devenu l’un des principaux investisseurs en Egypte. Quels ont été les principaux défis auxquels vous avez dû faire face ? ?
Dieu merci pour ce que j’ai accompli, je suis encore au début de mon chemin, généralement les défis sont présumés dans la vie, en particulier les défis les plus importants auxquels les hommes d’affaires en Egypte sont confrontés sont les ennemis du succès qui essaient toujours de déformer l’image de quiconque essaie de travailler dur et s’efforce de réussir. De la gloire de notre Seigneur est que je ne m’arrête pas devant ces gens et que je fais de mon mieux pour me concentrer sur mon travail et sur ce que je compte accomplir.

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Veuillez nous donner votre avis sur l’évolution de la situation de l’investissement en Egypte ces dernières années ? .
Ce qui s’est passé en Égypte dans les lois et les législations est littéralement un saut dans les lois. Par exemple, les nouvelles lois sur l’investissement, les modifications apportées au droit des sociétés, l’ajout de la loi d’une société par personne, et la loi sur la faillite.

En fait, nous avons maintenant un grand développement dans les législations et en même temps nous avons un développement et une modernisation dans les départements gouvernementaux. Il est vrai que la bureaucratie est lourde, mais le plus important, c’est que le gouvernement s’efforce de développer les institutions gouvernementales.

Existe-t-il des mesures supplémentaires qui pourraient améliorer le climat des affaires en Egypte ?
De nombreuses études ont été réalisées pour améliorer le climat d’investissement en Égypte, et je pense que le soutien à l’environnement concurrentiel est la question la plus importante qui doit être développée, ce qui signifie que le développement du climat d’investissement doit être compétitif à un niveau international où les opportunités d’investissement en Égypte deviennent plus attractives pour les investisseurs et être plus compétitives que dans les autres pays.

Quel genre de conseils donneriez-vous aux jeunes entrepreneurs ? Quel genre de conseils donneriez-vous aux jeunes entrepreneurs ?
Travailler et se concentrer sur la réalisation de leurs objectifs est beaucoup plus important que de prêter attention aux critiques et aux critiques.

Et aux jeunes managers?Et aux jeunes managers ?
Ce dont l’économie égyptienne a besoin, c’est du développement et de la modernisation des compétences de gestion et d’investissement des jeunes. L’organisation de gestion en Egypte devrait investir dans les jeunes et dans le développement de leurs aptitudes et de leurs capacités.

Qu’attendez-vous des futurs managers ? Quelles sont vos qualités ?
Les qualités les plus importantes sont le développement continu et l’utilisation des méthodes technologiques les plus avancées, en s’appuyant également sur des mesures de performance et des normes d’évaluation. Une autre qualité importante est d’utiliser la technique de la gestion par l’exemple, dans laquelle le gestionnaire donne l’exemple aux travailleurs lorsqu’ils s’y conforment, ce qui est considéré comme la méthode de gestion la plus développée.

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Le défi le plus difficile a été après la révolution du 25 janvier car nous étions dans la phase d’ouverture de notre nouvelle usine à Suez City et aussi la phase d’assemblage des usines du groupe sous une seule entité « El Garhy for Steel« . Etablir une grande entité industrielle sur le marché le plus compétitif et avec les tentatives de monopole. Mais la persévérance et la détermination sont les outils les plus importants que j’utilise pour faire face aux défis.

Comment voyez-vous l’avenir d’El Garhy pour l’acier ?
Chez El Garhy pour l’acier, nous avons un plan de développement et d’implantation de nouvelles usines. Ce qui distingue nos plans d’avenir, c’est la diversification des investissements dans les domaines de l’investissement, de la promotion immobilière, de l’éducation et, enfin, de la transformation agricole.

A la fin, je voudrais vous remercier de donner l’occasion au public des Obligations et des Actions d’en savoir plus sur vous et l’Egypte. Également pour avoir été une source de motivation pour de nombreux jeunes. Je vous souhaite le meilleur des succès. >


Engy KHALIFAEngy KHALIFAmars 14, 2018
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Notre invité d’entrevue sur économies est M. Alaa Samaha, un économiste égyptien bien connu. Ses principales spécialisations sont la planification stratégique, la gestion des risques et les opérations bancaires, en plus des fusions et acquisitions. Il a commencé sa carrière à la Chase National Bank – Egypte en tant que directeur adjoint des opérations. Il s’est ensuite rendu en Arabie Saoudite où il a travaillé à la Saudi Investment Bank et à la Saudi Cairo Bank. 

Il a également travaillé pour la Commercial International Bank Egypt « CIB » pendant 14 ans de 1992 à 2006 où il a occupé le poste de Directeur Général et membre du comité des politiques élevées. En mars 2000, il est devenu président de Commercial International Life Insurance jusqu’en juillet 2006. Il a ensuite été directeur général et PDG de Blom Bank Egypt et président de Blom Egypt Securities et d’Arope Insurance.

Il était responsable de l’élaboration et de la gestion du plan stratégique de trois ans du pays et travaillait à la fois à l’acquisition des clients et des contenus. Samaha a été nommée conseillère du ministre des Finances en Égypte de 2009 à 2011. En 2013, il a été président de la Banque de principes pour le développement et le crédit agricole (PBDAC). 

De 2013 à 2015, il a été président directeur général de Tropicana for Food Industries. Actuellement, M. Alaa est co-fondateur et partenaire de K&S pour les investissements, fondateur d’Experts pour les services de conseil et d’assistance et administrateur de la société holding du groupe Porto.

économies

1. M. Samaha, beaucoup d’employés efficaces travaillant dans les banques, les compagnies d’investissement et d’assurance disent qu’ils suivent l’école d’Alaa Samaha. Pourriez-vous nous en dire plus à ce sujet ?
En fait, je n’ai pas d’école, j’ai fait partie d’une école où j’ai été bien formé, coaché, motivé et soutenu grâce à mes efforts sincères et continus et mon dévouement à l’institution que je sers pendant toute ma carrière. L’égalité, l’équité, tantôt dure, tantôt généreuse, suscite la confiance de l’équipe envers son chef. Les gens cherchent et cherchent toujours leur modèle de rôle qu’ils aimeraient être, j’ai toujours travaillé à être ce leader que les gens cherchent à trouver au cours de leur carrière.

2. Que pensez-vous de John Maynard Keynes ?
L’un des meilleurs économistes britanniques du XXe siècle, connu comme le père des économies keynésiennes. L’un de ses meilleurs principes est que si l’investissement d’une économie dépasse son épargne, il provoque de l’inflation. Inversement, si l’épargne d’une économies est supérieure à son investissement, elle provoquera une récession, ce qui signifie simplement qu’une augmentation des dépenses réduirait en fait le chômage et favoriserait la reprise économique, ce qui signifie aussi qu’une augmentation des dépenses crée une demande qui est le véritable moteur de la production et non de l’offre, ce que je crois fermement être vrai.

3. Et Joseph Schumpeter ?
Un économiste et l’un des plus grands intellectuels de l’économies du XXe siècle. Sa théorie de la  » croissance économique dynamique « , également connue sous le nom de  » destruction créative « , qui est une augmentation de la capacité d’une économie à produire des biens et des services, comparée d’une période à une autre. A mon avis, dans la situation économique mondiale actuelle, c’est difficile à réaliser.

4. Et Milton Friedmann ?
Economiste et statisticien américain surtout connu pour sa foi inébranlable dans le capitalisme de marché libre et qui a reçu le prix Nobel d’économie. Je crois fermement à sa théorie de la « fonction de consommation », selon laquelle les décisions de consommation et d’épargne d’une personne sont plus fortement influencées par des changements permanents au revenu que par des changements perçus comme temporaires. Il a également publié des livres pionniers sur l’économies moderne, ainsi que de nombreux articles influents qui ont changé la façon dont l’économie est enseignée.

5. Quel est à vos yeux le plus grand économiste d’origine arabe ? Ou bien les musulmans sont-ils faibles sur le sujet ?
En dehors d’Ibn Khaldoun, autant que je sache, les Arabes ou les musulmans n’ont généralement pas été bien connus ou célèbres pour leurs théories sur la création ou le développement des économies, mais bien sûr, vous trouverez beaucoup d’exécutants qui ont réussi.

6. Que pensez-vous de l’inclusion financière réelle en Égypte ?
Elle a commencé ces derniers temps avec un fort soutien du plus haut niveau politique et monétaire, bien qu’elle nécessite encore beaucoup d’efforts et un long chemin pour atteindre un niveau acceptable, mais avec l’augmentation de son importance et la manière dont elle simplifie les transactions, la tendance s’accentuera.

7. Comment évaluez-vous la situation actuelle de l’investissement en Egypte ?
L’investissement est un environnement ; les lois sont importantes pour réglementer les relations commerciales, mais elles n’attireront jamais seules les investisseurs. Les choix de l’investisseur se concentrent sur les 5 facteurs principaux, la facilité d’entrée, la facilité de sortie, la stabilité de la situation, la disponibilité des calibres et l’accès aux marchés.

La nouvelle loi sur l’investissement a permis de résoudre les grandes difficultés auxquelles sont confrontés les investisseurs et, malgré cela, les investissements directs et indirects en Égypte sont en augmentation et vont également s’améliorer, mais nous devons encore travailler à la simplification des documents nécessaires et faire face à la carence dans le secteur gouvernemental.

8. Quels sont les principaux défis des dix prochaines années pour l’économie mondiale et pour l’Égypte ?
L’Égypte passera sa situation économique actuelle, mais les principaux défis auxquels elle est confrontée peuvent se résumer à la pénurie de calibres techniques qualifiés, à la qualité du service et des produits, à la concurrence, à la recherche et aux économies, au développement et au marketing.

9. Quels sont vos critères concernant les employés efficaces ?
A la volonté de réussir, mais sur le plan éthique, la volonté de réussir et d’avoir un impact n’arrête pas d’apprendre et de définir son modèle de rôle.

10. De vos expériences passées, nous pouvons voir que vous êtes un homme de pouvoir et de défis. Quelle est votre stratégie de succès ?
Croyez en vous-même et en vos capacités, apprenez de vos erreurs et évitez-les à l’avenir, maintenez vos valeurs et vos principes acceptent les défis, font face et atténuent les risques, aiment ce que vous faites et sont toujours justes envers vous-même et les autres. Il n’est pas nécessaire d’être le meilleur mais d’être l’un d’eux.

11. Vous avez travaillé dans le domaine des fusions et acquisitions, pouvez-vous nous dire comment vous avez relevé leurs défis ?
Beaucoup de défis, le plus important et un tueur pour n’importe quelle affaire de ce genre est l’acceptation de l’autre partie, ce qui crée des conflits et des perturbations.

12. Quel a été votre meilleur cas en fusions et acquisitions ?
En fait, la plupart des cas que j’ai étudiés n’ont pas été menés à bien, soit en raison d’un désaccord sur les évaluations, soit en raison de cultures différentes.

13. Quels conseils donneriez-vous aux jeunes entrepreneurs sur la base de votre expérience ?
Soyez patient, concentrez-vous sur votre cible et insistez pour y arriver même si vous faites face à des échecs.



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