Julien DELMARREOctober 11, 2018
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Ces derniers temps, nous avons eu le droit au résumé de la dernière assemblée générale des Nations unies: l’arrogance de Mr Trump d’un côté et la leçon donnée par Mr Macron.

Le président américain a été raillé car il a commencé son discours par faire l’énumération de tout ce qu’il avait réussi à faire sur le point économique. Mais intéressons-nous réellement à ces points et voyons les différences avec l’économie française.

Mr Trump, a été élu avec un programme ambitieux sur l’économie. Création de plus de 25 millions d’emplois, objectif d’une croissance de 4% par an, en moyenne, durant son mandat, etc.

Sur le plan de la croissance économique, l’année 2018 table sur une croissance d’environ 4,2%. Ce chiffre a été confirmé par les excellents résultats du second trimestre américain.

A contrario, Bercy a annoncé revoir à la baisse sa feuille de route pour l’année. L’objectif été placé à 2% et l’on parle d’un (très) difficile 1,7% pour l’année. Bien Sûr, l’on nous parle de la conjoncture économique non favorable avec une forte croissance: hausse du baril du pétrole ou encore les grandes grèves qui ont paralysé le pays.

Soit, donnons la présomption au gouvernement. Mais, un indicateur est très intéressant pour jugé de l’économie (et ceci quelle que soit la conjoncture économique), c’est le sentiment des consommateurs. Cet indicateur donne le ton sur comment se sentent les consommateurs, ménages dans le pays. Ainsi, chaque mois, on interroge les consommateurs, ceci peut nous donne le pouls du secteur économique vis-à-vis du pays, de la conjoncture, de la politique, des incertitudes, des projections, etc.

L’indice américain est le Conference Board, il est actuellement à 138,4 (chiffres de septembre 2018). Ce qui le place à des chiffres de son année record: 2000. Jamais on n’avait vu une telle dynamique depuis près de 20 ans. Les Américains sont sereins, consomment, ce qui relance l’économie et permet de faire baisser le chômage. Ce qui lui-même permet d’augmenter les rangs des consommateurs, etc. Les Etats-Unis sont donc actuellement dans un cercle vertueux. Et il n’a jamais été aussi grand, depuis le début des indicateurs.

Parallèlement, la France, l’indicateur d’Eurostat et même l’on peut élargir avec l’indice allemand qui rythme le sentiment européen, le ZEW sont en chute libre. Puis, le début de l’année 2018, on a perdu presque 5 points de confiance. Une première depuis 2012.

De plus, la situation est plus inquiétante côté français avec la tenue du déficit public et de la dette publique. La France a annoncé, même avec une accélération de l’économie française lors du dernier trimestre, le déficit annoncé (et imposé par Bruxelles) de 2,3% ne sera pas atteint. On parle de, minimum, 2,6%. Ce qui risque de faire atteindre la barre de notre dette nationale à 100%. C’est-à-dire, qu’il faudrait un an de PIB pour rembourser l’intégralité de notre dette. Une barre symbolique qui fait peur aux marchés financiers et à Bruxelles.

Pour ne pas atteindre cette barre la France a même annoncé le plan (#Pacte)  de vendre ses participations dans trois de ses joyaux: la Française des Jeux (FDJ), Engie et l’Aéroport de Paris (ADP). Ce désinvestissement permettrait d’obtenir plus de 10 milliards d’euros. 10 milliards qui serait indispensable pour passer l’oral à Bruxelles et rassurer les marchés financiers.  


Bernd Oliver BUEHLERBernd Oliver BUEHLERSeptember 14, 2018
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Le 15e arrondissement de Paris est situé sur la rive gauche de la Seine, dans le sud-ouest de la ville. La rue Mademoiselle est une rue au sein du quartier. Elle part de la rue des Entrepreneurs, en face de l’église Saint-Jean-Baptiste de Grenelle, et aboutit à l’intersection de la rue Cambronne et de la rue Lecourbe. Louise Marie Thérèse d’Artois (1819-1864), fille du duc de Berry et duchesse de Parme, participé à la pose de la première pierre de l’église Saint-Jean-Baptiste de Grenelle, le 2 septembre 1871. La rue est nommée en son référence.

C’est dans cet endroit que se cache un merveilleux hôtel 4 étoiles, nommmé “Les Jardins des Mademoiselle.

Et c’est un vrai jardin secret tout juste à 1,6 km de la Tour Eiffel.

L’Hôtel dispose d’une très bonne adresse pour partir à la conquête de Paris, ce site étant desservi par les stations de métro Commerce et Félix Faure.

L’hôtel viens d’être inauguré en juin 2018. Il est construit autour d’un splendide jardin et décoré selon les sensibilités botaniques francaises, mais aussi orientales et japonaises.

Les chambres sont remarquablement bien amenagé. L’ensemble a été concu avec amour du métier et de l’expérience est un témoignage du bon gôut de ses propriétaires qui donnent une attention pariculière pour les détails.

Que vous soyez des cadres en mission, des touristes voulant découvrir Paris, des couples amoureux ou les trois à la fois cet hôtel est fait pour vous.

Lors de votre séjour vous profiterez à partir des chambres d’une vue relaxante sur le jardin.

Chaque chambre est munie de la climatisation et d’une salle de bains privative.

Remarquable est également la section SPA de la maison. Elle comporte une superbe piscine,

un Hamam,

une salle de Sport

et un centre de bien-être. 

La maison dispose d’une réception ouverte 24h/24 et assure un service de concierge aceuillant.

Lors de votre séjour, vous pourrez savourer un petit-déjeuner buffet……

ou prendre un verre sur la terasse de l’hôtel qui offre un regard somptueux sur les toits de Paris.

Le concept de l’hotel est à la fois originale, simple et efficace. Les propriétaires combinent le luxe d’un vrai hotel quatres étoiles avec une qualité de service et d’accueill d’un hotel cing étoiles. Les prestations sont vendue avec charme, chaleur et sourire au juste prix.

Et les clients le récompensent. 9,1 sur 10 sur le portail Booking.com, 4,8 sur 5 sur Expedia.fr, 9,4 sur hotels.com sont des notes de clients largement témoignent largement d’un concept réussi.


Landry CHAVEAULandry CHAVEAUAugust 23, 2018
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Le 3 aout 2018 Emmanuel Macron reçoit Theresa May pour s’entretenir des négociations du Brexit. A l’approche de la date du divorce du Royaume-Uni et de l’Europe les débats n’avance que lentement et la crainte d’un no deal se fait de plus en plus pesant. Au Royaume-Uni le dossier du divorce avec l’UE est devenu synonyme de crise. En effet aucune issue possible n’est soutenue par une majorité.

Le 6 juillet, Theresa May parvient à imposer le plan d’un soft Brexit. Les partisans du Brexit dur semble devoir accepter le plan de Theresa May ou quitter le gouvernement comme ce fut le cas de Boris Johnson le chef de file.

Ce plan prévoit que le Royaume-Uni resterait en partie dans le marché unique et conserverait un alignement réglementaire. Londres souhaitant instauré une nouvelle zone de libre échange pour les biens afin maintenir le commerce des deux cotés de la manche. Toutefois ce plan ne garderai ni la liberté de circulation des travailleurs ni le marché unique des services. La City de Londres a dénoncé « un coup dur » pour la place financière britannique. Ce plan serait accompagné de propositions pour un « partenariat sécuritaire ». Le Royaume-Uni resterait membre des agences Europol et Eurojust et développerait des accords de « coordination » sur les questions de politique étrangère et de défense.

Mais malgré cette avancées faire un soft brexit, les négociations patinent et la crainte d’un divorce sans accord demeure présent. En témoigne la publication du gouvernement britanniques d’une liste de problèmes que poserait la réalisation d’un no deal. Secteur financier, encadrement du commerce, reconnaissance des aliments bio, subventions agricoles, droits des travailleurs, tests de qualité des médicaments sont d’autant de secteurs réglementer par un cadre européen et qui devrait être redéfinit du jour au lendemain en cas de non accord. La sortie du Royaume-Uni sans accord aurait des conséquences énormes sur l’économie des deux partis : avions cloués au sol, des camions bloqués sur des kilomètres à Douvres et à calais, des rayons de supermarchés vide… Or il semblent impossible aux entreprises britanniques de se préparer à ce scénario catastrophe. Seulement 23% d’entres elles on établit en plan et seulement 8% ont commencer à l’appliquer.

La France aussi se prépare au scénario du pire : Edouard-Philippe aurait demander à ses ministres de réfléchir aux mesures à prendre si les négociations venait à échouer. Il s’agirait d’adopter par ordonnances certaines mesures. Notamment pour faciliter le séjour des ressortissants britanniques présents en France et garantir un maximum de fluidité aux frontières.

En dépit de toutes ces craintes, tous les dirigeants semble travailler une conclusion positive des ces négociations. Emmanuel Macron souhaitant que “l’accord se fasse d’ici la fin de l’année”. M.Raab nommé en juillet parle d’une intensification des négociations et David Lidington à déclaré que “l’Echec des négociations de sur le Brexit n’est dans l’intérêts de personne”.

Sources :

http://www.lepoint.fr/europe/grande-bretagne-theresa-may-parvient-a-imposer-le-soft-brexit-07-07-2018-2234064_2626.php

http://www.lepoint.fr/europe/londres-presente-son-plan-brexit-12-07-2018-2235645_2626.php#xtmc=brexit&xtnp=110

https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/08/23/brexit-londres-se-prepare-au-scenario-noir_5345503_3214.html

https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/08/09/brexit-l-impossible-preparation-des-entreprises-face-au-risque-de-non-accord_5340784_3234.html


Meissa LOMeissa LOAugust 14, 2018
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Le continent africain attire beaucoup d’investissement étrangers ces dernières années. Etant le continent qui a été moins impacté par la crise de 2008, l’Afrique ne cesse de séduire les investisseurs étrangers qui s’y implantent de plus en plus et venus d’horizons divers (Chine, Russie, Amérique etc.) et les secteurs les plus convoités sont ceux de la technologie, de l’industrie et de l’énergie. Cette force d’attraction n’est pas seulement le fait des richesses que regorge ce continent, mais surtout le fait que plusieurs réformes ont été entreprises par les différents états émergents comme ceux en voie de développement telles que : la révision du code des investissements, la gestion économique et financière prudente des gouvernements, l’harmonisation de la réglementation régionale, les efforts pour combler le déficit en infrastructures et en énergie dans le but d’attirer au maximum les investissements étrangers. Cette tendance s’est reflétée aussi dans le climat des marchés financiers et le nombre des IPO (introduction en bourse) pour le développement ou la croissance d’une entreprise. Au moment où les banques et autres services financiers (microfinance) du continent daignent à répondre aux demandes des entreprises pour leur besoin en financement, une tendance à se faire coter dans les places boursières africaines a été observées depuis 2010. Il est clair qu’il ne s’agit nullement d’un délaissement des financements bancaires au profit d’une levée de fonds dans un marché financier, mais plutôt pour certaines entreprises c’est une tentative de diversification des moyens de financement. Cependant les banques comme les marchés financiers ont les mêmes difficultés à savoir avoir suffisamment de liquidité pour répondre aux demandes de ces entreprises. Il est important de noter que selon un rapport du cabinet américain McKinsey, le nombre d’Africains qui ont un compte bancaire est passé de 170 millions à environ 300 millions entre 2012 et 2017, donc le nombre a triplé en 5 années.

La part importante des services bancaires, la faiblesse de l’épargne investie dans les bourses et le défaut de liquidité la normalisation des marchés financiers doivent faire l’objet d’analyse approfondie par les acteurs financiers de ces régions, puisse que cela constitue une contrainte pour les entreprises et autres agents en besoin de financement.

Plusieurs analystes de la revue d’économie financière ont montré que les entreprises doivent bien étudier leur introduction dans ces places boursières pour éviter un échec prématuré dès les premiers moments de la cotation, car il est aisé de noter que certaines conditions ne sont pas adéquates aux grandes entreprises qui sont dans des secteurs où le besoin en financement est grand ( énergie, technologie, pharmaceutique etc. ), mais cela ne veut pas dire qu’une cotation ne doit pas être envisagée sur aucune place boursière africaine, au contraire la bourse de Johannesburg semble réunir les conditions nécessaires pour une bonne cotation des entreprises et leur assurer un développement. Bien que le climat politique dés fois instable dans cette zone peut aussi être un bémol lors d’un projet de cotation pour lever des fonds.

Une introduction en bourse est faite par une entreprise dans le but de chercher un financement ailleurs que chez les banques. Cette alternative est utilisée car l’entreprise est sûre de la capacité de financement du service vers lequel il s’oriente. Alors, lorsque les marchés financiers africains présentent un défaut de liquidité, cela peut être vu comme la première cause de dissuasion. Ainsi, à mon avis, la campagne de rendre liquide les places boursières doit impliquer tant les acteurs du marché que l’Etat, étant donné que pour ce dernier la liquidité des marchés financiers lui est favorable dans le sens où cela lui permettra de lancer des emprunts obligataires et de financer ses grands projets publics. Les réalités culturelles du continent montrent que des personnes préfèrent garder leur argent dans leur maison ou participer à des banques traditionnelles appelées « Tontines », qui est une convention intervenant entre plusieurs personnes mettant des biens ou des capitaux en commun avec cette particularité que les sommes versées, leurs produits ou les biens meubles ou immeubles seront achetés à l’aide du capital et cela au bénéfice de tout un chacun, donc à tour de rôle.

Pour pouvoir mettre la main sur ce grenier ou épargne populaire, les marchés financiers doivent mener des campagnes de communication comme le font les banques de détails, ce que nous ne voyons pas souvent dans ces pays. Car la plupart des personnes méconnaissent l’existence des bourses. Pour attirer cette épargne du « secteur informel » il faut donc passer par une éducation financière intensive qui est une piste vers l’inclusion financière.
A cela s’ajoute un développement de la confiance, puisse que certains banquiers seraient vus par des africains comme des « voleurs » ce qui fait qu’ils n’ont pas confiance aux services qu’ils proposent.

Par contre, ces pistes de solutions ne sont de loin exhaustives car comme l’ont souligné certains analystes, il y a véritablement une complexité et d’innombrables obstacles non encore pris en compte pour la création des conditions favorables à la cotation des entreprises sur ces places boursières africaines et pour la prise en charge des recherches de liquidités des entreprises et des Etats.


Meissa LOMeissa LOAugust 14, 2018
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Résumé : Dans cet article, je montre l’utilité de diversifier les sources de financement dans une entreprise basée dans les pays émergents. Cette diversification stratégique peut contribuer à booster les marchés financiers dans ces états et zones où la bourse est très peu développée. L’article traite également de la corrélation qui exister entre un initial public offering (IPO) et le poids de certaines places boursières.

Le financement dans une entreprise comme dans un Etat se fait par deux modes, soit par des fonds internes à l’entité ou externes à celle-ci. La mondialisation a facilité depuis la deuxième moitié du XXe siècle, le mouvement des flux financiers, ayant comme conséquence, un choix de mode de financement des Etats et des grandes entreprises du monde orienté vers la dette [le financement par l’extérieur (banque, place boursière, fonds commun de placement)]. IL est évident que les raisons d’un recours à un financement externe pour les entreprises sont différentes de celles des Etats. Mais, l’intervention sur les places boursières est le premier choix des acteurs cités plus haut. Au niveau des Etats, par exemple, c’est le moyen le plus souvent utilisé par les pays développés (ou émergents), lorsqu’ils veulent financer de grands projets. Il s’agit d’un espace financier qui voit intervenir différents acteurs (Etats, grandes entreprises, fonds d’investissement etc.) et qui est souvent organisé de façon fonctionnelle (le marché de capitaux compartimenté par un marché monétaire et un marché des changes, marché boursier lui-même divisé entre celui des actions de sociétés et celui des obligations publiques et privées, etc.), temporelle (les marchés fonctionnent aujourd’hui 24h/24 et de plus en plus en temps réel), et enfin géographique (Europe , Amérique , Asie , Afrique).

Par ailleurs, on note une réelle corrélation entre le poids de ces places financières, et celui des différentes zones du monde où elles se situent. Le classement suivant des plus grandes places boursières du monde montre l’absence de l’Afrique ou de ses Entreprises (New York avec 19 223 milliards de dollars, Nasdaq 6 831 milliards de dollars, London Stock Exchange 6187 milliards de dollars, Tokyo 4 485 milliards de dollars, Shanghai 3 986 milliards de dollars, Hong Kong 3 325 milliards de dollars, Euronext avec 3 321 milliards de dollars). IL est aisé de constater ici, l’important des transactions financières qui s’opèrent dans les marchés et entre eux, se passe en Amérique du nord, Europe, et Asie, autrement dit entre les pays développés appelés super puissances. Ces places boursières enregistrent d’importantes capitalisation comme nous pouvons le constater et donc une capacité de financement assez importante pouvant attirer toute entreprise qui est dans un état de besoin de financement et qui compte faire recours à d’autres types de financement autre que l’endettement bancaire.

Pourtant, le continent Africain compte une vingtaine de place boursière avec près de 2 000 entreprises cotées, avec des ressources incommensurables (gaz, pétrole, diamant, blé, or etc.) échangées un peu partout dans le monde et donc une capitalisation boursière africaine qui n’est que d’environ 2% de la capitalisation mondiale, en 2014 le continent Africain présente aussi avec l’Asie Pacifique, des taux de croissance plus importants qu’en Europe ou aux USA.

Dans ces places financières africaines, on peut y retrouver quelques filiales de multinationales telles que Danone, Unilever, Total, Société Générale, China State Construction and Engineering Corporation (société chinoise de BTP), Bouygues, Exxon Mobil, Chevron, Shell, Randgold Ressources, Air liquide etc.

Des études ont permis de noter qu’un grand nombre de sociétés de gestion d’actifs investissent dans des sociétés africaines à potentiel rendement, ainsi qu’un nombre important de fonds communs de placement ont été créés notamment par KKR, Franklin Templeton, Nordea Investment Funds S.A, LFPI Asset Management, JPMorgan Asset Management ou Swiss & Global Asset Management

Mais aussi, la Chine, qui depuis un certain temps est vu comme désormais la première puissance économique, est implantée en Afrique. Son importante croissance a poussé les investisseurs chinois à trouver d’autres relais de croissance, ce qui expliquerait le choix de l’Afrique et les investissements dans le secteur des matières premières (agriculture, pétrole, mines) ce qui leur a permis d’avoir un positionnement stratégique, et par conséquent, ils apportent de remarquables flux de capitaux en Afrique. Et aujourd’hui ce pays est présenté comme le premier investisseur en Afrique. Qu’est ce qui expliquerait alors cette difficulté des bourses africaines à s’imposer par rapport aux autres ? S’agit-il d’un problème d’organisation des marchés financiers ? La cause serait-elle liée à une faible introduction en bourse des entreprises africaines ? Si oui, les conditions favorables à une importante introduction en bourse existent elles dans ces places boursières africaines ? Ces questions nous amènent à faire une étude sur les conditions posées par les bourses jugées aujourd’hui dynamique et qui facilitent aux entreprises une introduction réussie sur les places boursières. L’enjeu principal des entreprises nationales comme internationales est dans la recherche de financement. Les banques ont été pendant longtemps le seul interlocuteur des entreprises, exigeant des états financiers solides. L’entreprise dans ce cas a le choix et peut s’autofinancer sans avoir recours à des sources de financement externes. Ainsi, une source alternative de financement vit le jour afin de diminuer le pouvoir de négociation des intermédiaires financiers : il s’agit là des marchés financiers par appel public à l’épargne. Elle se définit selon le code monétaire et financier par les opérations suivantes :

  • L’admission d’un instrument financier aux négociations sur un marché réglementé ;

  • L’émission ou la cession d’instruments financiers dans le public

Pour avoir accès à ces marchés des capitaux, l’entreprise est tenue de réaliser une introduction en bourse. L’IPO (en anglais) qui consiste à placer sur le marché financier les titres de l’entreprise. Si les titres sont créés pour l’occasion, on parle d’une introduction en bourse par augmentation de capital. Et lorsque aucun nouveau titre n’est créé, on parle dans ce cas d’introduction en bourse par cession de titres.

De ce fait, l’organisation et la normalisation des marchés financiers se présentent comme les bases d’un marché efficient qui enregistre d’importants IPO. Cependant, nous pouvons noter que les conditions d’introduction en bourse nécessitent une amélioration ou réforme afin de permettre aux différentes entreprises locales comme internationales d’y être coter. Ce processus de formalisation et d’amélioration des conditions d’introduction en bourse pourraient être les facteurs clés de succès d’un marché efficient, dynamique précisément pour les places boursières africaines pas encore mature et qui sont sur la voie de l’émergence.

Références :

  1. PAOLA GRANATA, KATIE KIBUUKA et YIRA MASCARÓ : le coût du financement en Afrique : quelles politiques publiques pour réduire son coût et renforcer l’inclusion financière ?
    La finance africaine en pleine mutation, 2014/4 (N° 116), Pages 121 – 150.
    Editeur : Association d’Economie Financière
    Collection : Revue de l’Association d’Economie Financière
    ISBN : 978-2-916920-73-3
    368 pages – Parution : 01/2015#
  2. LUC RIGOUZZO : les fonds d’investissement : une source essentielle de capitaux à long terme pour les entreprises africaines
    La finance africaine en pleine mutation, 2014/4 Volume N° 116,
    Pages 213 – 228. Editeur : Association d’Economie Financière
    Collection : Revue de l’Association d’Economie Financière
    ISBN : 978-2-916920-73-3
    368 pages – Parution : 01/2015
    http://www.lemoci.com
    http://www.imf.org
    https://www.banque-france.fr

    Accueil


    http://banquemondiale.com
    https://www.african-markets.com/fr/bourse/jse


Meissa LOMeissa LOAugust 14, 2018
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Pour une émergence des bourses locales et l’intégration des marchés boursiers mondiaux

En Europe, on a constaté que l’intégration des marchés financiers s’est faite avec la globalisation et la construction d’un marché unique avec une monnaie commune depuis 2000. Mais cette intégration en Europe a été enregistrée dans tous les secteurs quasiment, on peut citer : banque, assurance, commerce, intermédiation financière, etc.

Cette intégration a, selon des études, inciter les acteurs financiers notamment les entreprises européennes à saisir rapidement les avantages liés à l’effet positif de ce réseau mis en place qui est plus important, qui leur permet de défendre leur position sur le marché et de construire un pouvoir de marché sur un espace financier plus vaste que le marché national. La monnaie commune a aussi facilité l’intégration des marchés en Europe dans un contexte où les banques, les sociétés d’investissement et les intermédiaires financiers n’avaient pas une taille suffisante pour affronter la concurrence et profiter des opportunités sur le grand marché financier, un contexte assez semblable aujourd’hui à celui dans lequel l’Afrique se trouve. L’intégration pousse logiquement le marché des actions et le marché obligataire à se concentrer, ce qui entraine une interconnexion des places financières facilitant les émetteurs, acheteurs et autres d’avoir un marché beaucoup plus large et liquide ainsi que d’avoir accès à plus d’information.

Nous constatons que l’Afrique a développé un marché boursier en très peu de temps. Et pourtant vers 1996, on ne notait que 11 marchés boursiers en Afrique subsaharienne, Afrique du Sud pas comprise. Aujourd’hui, ce continent dispose d’une vingtaine de bourses des valeurs en activité, dont l’une des rares bourses régionales du monde qui regroupe huit pays francophones d’Afrique de l’Ouest qui ont la même monnaie le FCFA. Cette monnaie commune a sans aucun doute facilité cette intégration régionale et explique la performance de cette place boursière régionale : la BRVM. Un développement des marchés de capitaux en Afrique qui a permis de mobiliser des ressources internes à la fois auprès des entreprises cotées et des particuliers mais aussi d’augmenter le les investissements internationaux.

L’émergence et l’essor des marchés boursiers en Afrique permettront, dans une grande mesure, à attirer les investissements privés et à renforcer l’intégration au marché financier mondial. Une intégration au marché boursier mondial qui se fera si ces places boursières arrivent à harmoniser leur procédure interne et à mettre en place un formalisme qui attirera les entreprises ou multinationales. En plus d’une nécessité de formalisme et d’adaptation des marchés financiers africains en vu de faciliter l’introduction des entreprises dans ces places boursières, la question de liquidité du marché semble être un vrai blocage pour les entreprises1 qui veulent y lever des fonds ou s’y introduire. La majorité des marchés financiers africains ne sont pas souvent pris en compte dans les indices des marchés régionaux, et selon certains observateurs ces marchés attirent un volume limité de fonds communs de participations des marchés émergents mondiaux.

À l’exception de l’Afrique du Sud, Les marchés boursiers d’Afrique subsaharienne vu leur taille présente un manque de liquidité qui est assez visible avec des écarts considérables entre des ordres d’achat et de vente. A cela s’ajoute un volume des échanges très faible.

Le manque de liquidités apparaît également dans les écarts considérables entre les ordres d’achat et de vente.

Malgré ce manque de liquidité, de l’instabilité de l’environnement politico-social et économique, certains marchés de capitaux en Afrique enregistrent de bon résultat et montre de plus en plus une performance sur le plan mondial.

On note selon des études des offres avec des rendements remarquables aux investisseurs, ce qui semble les mettre à l’abri de la nervosité des marchés mondiaux, du fait qu’ils ne sont pas intégrés aux marchés des pays développés. Une caractéristique particulière des places boursières africaines qui présente des avantages en ce qui concerne la diversification des risques.

Dans la volonté de développer ce secteur, certains pays africains ont pris des mesures afin de booster dans les années à venir les activités de marchés en appliquant des politiques d’ouverture du marché, en allégeant le fardeau qui pèse sur les finances publiques, en émettant d’importants emprunts obligataires. Les gouvernements africains ont donc entrepris des réformes favorables au marché, en particulier la privatisation des entreprises publiques. De nombreuses politiques de privatisation ont été appuyées par certains états par des cotations sur les marchés boursiers locaux. Afin de stimuler davantage le secteur, certains états ont incité certaines grandes sociétés internationales à introduire leurs filiales locales en bourse, comme ce fut le cas du groupe BOLLORE au Cameroun. Bien que l’offre soit restreinte, cette incitation à s’introduire dans les bourses locales permet à ces entreprises d’avoir accès à des fonds sans faire recours aux emprunts bancaires, ce qui est le plus fréquent dans ces zones.

1 Sources :

http://www.brvm.org

Systèmes financiers et croissance de Pierre Jacquet et Jean Paul Pollin

L’efficience des marchés financiers des pays émergents de Khalid BAKIR

Contribution de la Cotation en bourse à l’entrepreneuriat international


Lilian ROQUETLilian ROQUETAugust 3, 2018
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Nous allons au travers de cet article faire un tour d’horizon, une notice pratique des produits structurés, souvent méconnus des investisseurs mais qui pourtant s’inscrivent dans une logique de complément des instruments financiers traditionnels.

Qu’est ce qu’un produit structuré ?

Les produits structurés sont des produits associant un placement financier traditionnel, tel que des indices boursiers ou des actions, à des produits dérivés. Les produits dérivés sont des instruments financiers dont la valeur fluctue en fonction de l’évolution du taux ou du prix d’un autre produit appelé sous-jacent, qui ne qui requiert peu ou pas de placement initial et dont le règlement s’effectue à une date future.

Cette combinaison donne naissance à un nouveau produit financier avec ses propres caractéristiques.

Les produits structurés trouvent leur place dans n’importe quel contexte de marché.

Ils prennent souvent la forme juridique d’EMTN (Euro Medium Term Notes), titres de créances dont la maturité s’intercale généralement entre le papier commercial ( billets de trésorie) et les titres à long terme (obligations).

Les produits structurés ne sont pas sans risque, une perte de capital est possible. Ces instruments sont personnalisés et répondent aux exigences des investisseurs en fonction des conditions de marchés. Les produits structurés offrent une espérance de rendement supérieur ( entre 6 et 8 % en moyenne) aux fonds en euros ( rendement de 1,47 % brut pour 2017) avec une garantie en capital plus importante que les placements plus risqués comme les actions.

Les différents types de produits structurés :

C’est le profil de l’investisseur qui va permettre de déterminer vers quel produit structuré il doit se positionner. Chaque produit structuré a un dynamisme et une protection en capital qui lui est propre.

Les profils les plus défensifs se tourneront sur les produits structurés à capital garanti. Ces derniers, protègent totalement le capital investit peut importe la fluctuation de l’actif sous-jacent (hors frais et fiscalités applicables) sous condition que l’émetteur ne fasse pas faillite.

Il existe aussi des produits structurés à capital partiellement garanti à l’échéance. Un produit structuré est composé d’une partie garantie de capital et d’une partie optionnelle pour dynamiser le rendement. Ici la partie garantie de capital est moins importante que pour les produits structurés à capital garanti puisqu’ici elle n’est pas de 100 % mais oscille entre 80 et 95 % mais la partie optionnelle est quand à elle plus importante afin d’obtenir un rendement potentiel plus important.

Enfin la 3 eme catégorie concerne, les produits structurés à protection conditionnelle du capital.

Ces derniers ont une espérance de rendements plus attractifs grâce à la distribution de coupons et en rendant le capital investit initialement à l’échéance à conditions que le sous jacent n’est pas fluctué à la baisse en dessous de la barrière de protection. Cette barrière se situe généralement entre -30 et – 50 % du montant initial du sous-jacent.

Qu’en est il de la fiscalité des produits structurés ?

Les produits structurés peuvent être intégrés à un contrat d’assurance-vie, afin que ce soit la fiscalité avantageuse de ce produit assurantiel qui s’applique. En effet, le prélèvement forfaitaire est dégressif, selon la durée courue depuis l’ouverture du contrat. Il s’élève à 35 % pour un contrat de moins de 4 ans, 15 % pour un contrat de 4 à 8 ans, et 7,5 % pour un contrat de 8 ans et plus

Quels sont les risques associés aux produits structurés ?

1) Le risque de défaillance de l’émetteur

Ce sont les établissements financiers qui créent les produits structurés. Pour déterminer si vous allez vous lancez dans un investissement en produits structurés, il faut donc avoir une attention toute particulière quand à l’émetteur de ces produits structurés et s’assurer que l’établissement à l’habitude de mettre en œuvre ce genre de produits mais également se soucier de sa renommée.

L’idéal étant de se faire conseiller par un CGPI ( Conseiller en Gestion de Patrimoine Indépendant) afin que se dernier vous oriente sur un acteur avec une réputation sérieuse on peut citer par exemple

Adequity qui est aujourd’hui un des leaders du marché.

Sinon, si l’établissement émetteur se retrouve en difficulté, il ne pourra honorer la garantie partielle en capital que propose votre support d’investissement et ainsi, vous verriez votre épargne partir en fumée.

2) Le risque en perte de Capital.

Nous avons vu précédemment, qu’il y avait différends types de produits structurés. En effet, certains proposent une garantie de capital totale et d’autres une garantie de capital partielle, permettant aux investisseurs en échange d’avoir une performance espérée plus importante.

La risque en perte de capital porte donc sur ce 2 eme type de produits structurés.

Lors de la création du produit structuré, le gestionnaire observe la valeur du sous jacent sur lequel il va être basé et définit aussi jusqu’à quel seuil de baisse du sous jacent il vous garantit le capital.

Si l’on prend l’exemple d’un sous jacent basé sur l’indice CAC 40 avec une protection à -30 %

Chaque année le gestionnaire si le sous-jacent est positif ou non.

Si ce dernier est positif vous obtenez un coupon ; dans le cas contraire vous n’obtenez pas de coupons.

A l’échéance du produit structuré 3 solutions peuvent arrivées :

    • Si la performance du sous-jacent est positive vous récupérez votre capital de départ ainsi que le cumul des coupons que vous avez obtenus chaque année.

    • Si la variation du sous-jacent est négative, (comprise entre 0 et -40%) vous récupérez votre capital de départ mais aucun coupon.

    • Le 3 eme cas le plus terrible pour l’investisseur se passe lorsque la bar de protection est franchie, c’est à dire lorsque le sous-jacent a réalisé une perte ici pour cet exemple comprise en -30 % et -100 %, vous ne recevez pas de coupons et votre capital n’est plus garanti, vous récupérerez seulement une partie de votre capital. Le montant de cette partie de capital récupérée dépendra de l’ampleur de la variation du sous-jacent.

  1. Le risque de Liquidité

Avant d’investir sur des produits structurés, il faut s’assurer que le capital que vous mettez en jeu, ne vous sera pas utile à court terme dans vos projets. Les contrats ne sont pas tous aussi rigides. En effet, certains contrats de produits structurés permettent à leurs contractants de sortir leur capital de manière anticipée en cap d’imprévu.

Cela dit, la sortie anticipée peut avoir des inconvénients. En effet, si au moment où vous souhaitez sortir du contrat, les performances du sous-jacent ne sont vraiment pas bonnes, vous devrez assumer la perte en capital due à votre sortie anticipée. Il pourra également s’additionner à cela des pénalités en cas de sortie précoce du contrat.

4) Le risque lié au sous-jacent

Avant d’investir sur un produit structuré il faut très bien connaître le sous-jacent qui va servir de base

  • votre investissement. Si le sous-jacent est au plut haut lorsque vous investissez, il est possible que vous ne retrouviez jamais dans le futur un niveau aussi haut. Même si la barrière de votre garantie de capital peut paraître importante, il se peut que le sous-jacent connaisse une baisse tellement importante que votre barrière ne soit pas assez importante et que votre capital de départ par conséquent ne soit plus garantie. C’est ce qu’il se passe en période de crise boursière où les marchés peuvent connaître des dépressions très importantes. En effet, le CAC 40 n’a toujours pas repris le niveau qu’il avait en 2007 où il avait atteint les 6168 points le 01 er Juin, aujourd’hui ce dernier s’élevant à environ 5300 points.

5) Le risque lié à la proportion de produits structurés dans votre allocation d’actifs

Les produits structurés sont utilisés dans des logiques de diversification de portefeuille. Ils ne remplacement pas les fonds Euro mais les complètent. En effet, les fonds en Euro sont des supports financiers à capital garanti ,les produits structurés quand à eux peuvent avoir une garantie partielle ou conditionnelle du capital émis et généralement ont une espérance de rendement plus élevés ( entre 6 % et 8 % en Moyenne) que les fonds euros qui sont passés de 5,3 % en 2000 à moins de 2 % aujourd’hui.

Ces produits structurés restent cela dit plus protecteur que les actions ou obligations du fait d’une protection de capital. Ils s’inscrivent donc entre les produits à capitaux garantis comme les fonds en euros les livrets et des produits tels que les obligations et actions.

La fourchette à ne pas dépasser serait selon les conseillers patrimoniaux à environ 20% de fonds structurés dans votre portefeuille d’actif. Une proportion supérieure pourrait vous mettre en danger et déséquilibrerait votre allocation.


Landry CHAVEAULandry CHAVEAUAugust 3, 2018
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La croissance français pour l’année 2018 a ralentie sur le premier semestre. Après deux trimestres à 0.7% en 2017, les deux premiers trimestre de 2018 ont progresser à raison de 0.2%. L’INSEE à revue sa prévision de croissance à la baisse. Des voies s’élève pour en accuser directement le président de la République actuellement en exercice. Mais avec l’agitation tant interne à la France que sur la plan international, Emmanuel Macron est-il véritablement le seul coupable ?

L’INSEE affirme que les mesures prise par le gouvernement ont retirer 0.3 point de pouvoir d’achats au français. En effet la hausse de la CSG est entré en vigueur dès janvier 2018. Mais la baisse des charges salariales censés la compenser, se fait un deux temps. Une premières baisse en janvier une deuxième en octobre. De ce fait la hausse du pouvoir d’achats de janvier à octobre s’avère limitée. Divers actions étaient destinés à soutenir le pouvoir d’achats : baisse de la taxe d’habitation, extension du crédit d’impôt pour l’emploi, transformation de l’ISF… Mais certaines de ces mesures n’ont pas été mise en œuvre ( baisse de la taxe d’habitation ) et les autres ont été plus qu’annulés par la hausse de prélèvement indirecte et notamment une augmentation de la fiscalité sur les carburants. Cependant d’autres facteurs semblent avoir eu un impacte négatif sur la croissance.

En premier lieu le retour de l’inflation dû notamment à des hausse des matières premières. En juillet l’indice des prix a augmenté de 2.1% sur un an dans la zone-euro et de 2.3% en France. Hausse essentiellement du à la celle du prix de l’énergie (+ 14.3% sur un an) du fait de la hausse du prix du gaz et des produits pétroliers. Il est certain que cela ne stimulera pas la croissance. Mais son augmentation semble plus un phénomène globale s’étendant sur l’ensemble de l’union Européenne que le seul fait de la politique mener en France. En effet le cour de bourse du pétrole n’a cesser d’augmenter depuis janvier 2016.

D’autre part la consommation à ralentit entre avril et juin 2018 affecter par la grève de la SNCF. La consommation des biens s’étant replié de 0.3% et celle des services a stagné à 0.1%. « La grève SNCF impacte lourdement notre capacité à transporter les céréales en France », explique Soufflet, une entreprise agroalimentaire.

Enfin début juin le président Américain imposait des taxes sur l’acier et l’aluminium de 25% et 10% et menace de portés d’augmenter de 25% celles sur les importations automobiles. Bien que pas encore mis en œuvre cette dernière perspective à déjà produit des effets néfastes. Lectra témoigne « Le protectionnisme, c’est la préoccupation majeure du moment », reconnaît le PDG Daniel Harari. Au premier trimestre ses commandes ont chuté de 54%.

Il apparait donc que la croissance faiblit en partie du fait de la politique actuellement suivit par le gouvernement. Mais le contexte national et internationale semble également peser sur la reprise économique.

Sources :

http://www.lepoint.fr/economie/le-pouvoir-d-achat-des-francais-ampute-de-4-5-milliards-d-euros-en-2018–20-12-2017-2181585_28.php

http://www.lepoint.fr/economie/conjoncture-ces-indicateurs-qui-virent-a-l-orange-29-08-2018-2246675_28.php

https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/08/20/le-retour-de-l-inflation-menace-le-pouvoir-d-achat_5344098_3234.html

https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/07/03/guerre-commerciale-en-amerique-du-nord-nos-commandes-ont-soudain-chute-de-90_5325114_3234.html


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INTRODUCTION

Les théories classiques et HOS du commerce international supposent que chaque pays doit se spécialiser dans un secteur ou domaine de production (produits) dans lequel il est compétitif afin d’être efficace dans les échanges internationaux. Ainsi, dans la logique de cette théorie, certains ayant dotés en abondance le pétrole se sont spéciale dans ledit produit afin de commercer avec les autres économies du monde. C’est le cas des pays africains et asiatiques possédant d’énormes ressources potentielles en pétrole. Ces pays subissent parfois les problèmes liés à la baisse terme de l’échange du pétrole. Ce qui crée parfois les soucis de contrainte budgétaire dans les pays producteurs. Ce fut par exemple le cas de l’Algérie sur la période 2014-2017.

La demande du pétrole dépend de plusieurs facteurs tels que la croissance mondiale (la demande de toutes industries et des produits semi-finis et finis (voitures) qui utilisent le pétrole pour leur fonctionnement) et des situations géopolitiques.

Cependant, cette demande serait impactée par le développement des voitures électriques. C’est ce qui nous amène à analyser l’impact du développement des voitures électriques sur les pays qui ont basé potentiellement leur économie sur la production de pétrole

VOITURES ELECTRIQUES 

Une voiture électrique est une automobile qui un moteur qui fonctionne grâce une batterie ou une pile combustible alimentée par de l’électricité. Elles sont plus écologiques que les automobiles.

EVOLUTION DES VOITURES ELECTRIQUES

Selon les estimations, le nombre de voitures électriques a augmenté de manière significative. Il est passé de 1,2 million en 2015 à environ 100 millions en 2035 (6% de la flotte mondiale). Environ un quart de ces véhicules électriques sont des hybrides rechargeables, qui fonctionnent avec un mélange d’énergie électrique et d’huile, et les trois quarts sont des véhicules électriques à batterie pure.

Le nombre de véhicules électriques circulant dans le monde était 500 000 en 2014. Il est passé à 2,7 millions en 2018 (+ 500 % en quatre ans) selon une étude de l’Université of California UC Davis)

Le graphique ci-dessous présente les estimations du nombre de voitures électriques et la baisse du coût des batteries d’ici 2035

IMPACT DES VOITURES ELECTRIQUES SUR LA CONSOMMATION ET DU PRIX DU PETROLE DANS L’AVENIR

Le marché des véhicules électriques connait une croissance. Cet essor peut entrainer une chute de la demande de deux millions de barils par jour d’ici à 2025 selon plusieurs estimations faites par les ONG et les institutions, en particulier celle de « l’ONG Carbon Tracker et le Grantham Institute ».

Certaines estiment même que le marché des voitures électriques représenterait 1/3 du marché mondial en 2035. D’autre comme Bloomberg New Energy Finance, prévoit une part de 22% du marché d’ici 2035.

Cette croissance entraînera une baisse de la demande de pétrole d’1,3 millions de baril par jour et la baisse des prix du pétrole. Cela traduit un cas pareil en 2014. Une situation qui a précédé la chute des prix du pétrole en 2014.

IMPACT SUR LE BUDGET DES PAYS PRODUCTEURS

Le corollaire de la baisse de la demande mondiale du pétrole est la chute des prix et la baisse des recettes provenant de la vente du pétrole et modification de l’équilibre budgétaire. L’on pourra aussi assister à l’accroissement de la dette pour faire face au besoin budgétaire.

QUE DOIT FAIRE LES PAYS PRODUCTEURS FACE A CE PHENOMENE

Bien que l’effet soit beaucoup plus faible, c’est-à-dire l’augmentation de 100 millions de voitures électriques réduit la croissance de la demande de pétrole de 1,2 millions de baril par jour en 2035, selon les études.

Cependant, et comme venons de démontrer, l’essor des voitures électriques constituent une véritable menace dans l’avenir lointain pour les pays dont leur économie est majoritairement basée à plus 50% sur les recettes d’exportation du pétrole. Cet essor pour pourrait réduire la demande mondiale du pétrole et donc la baisse des prix de ce dernier.

Pour pouvoir faire face à ce phénomène, nous conseillons ces pays à diversifier leur économie tout en dynamisant leur avantage comparatif. En effet, ces pays pourraient passer au stade l’industrie lourde, mais ce passage nécessite un investissement de qualité en capital humain qui pourra être capable de tenir cette industrie lourde.



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