Guillaume PITREGuillaume PITREDecember 16, 2018
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Il est de bon ton à chaque fin d’année de parler de ce fameux « Rally de fin d’année ». Ces séances haussières qui se succèdent à l’approche de la trêve des confiseurs (période comprise entre Noël et le jour de l’an). Force est de constater que ce rally de fin d’année 2018 a du plomb dans l’aile. A quoi doivent s’attendre les investisseurs pour cette fin du mois de décembre après avoir connu un mois d’octobre rouge et un mois de novembre mitigé ?

Détente commerciale sino-américaine

Les investisseurs attendaient beaucoup de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping le 1er décembre en marge du G20 en Argentine. Les annonces ont été faites de part et d’autre. En effet, les deux parties cherchent à se rapprocher, cette guerre commerciale a pour l’heure était préjudiciable pour les deux plus grosses économies mondiales. Aussi, Washington et Pékin font montre de bonne volonté. A l’image de l’administration Trump qui a annoncé ne pas augmenter les droits de douanes au 1er janvier 2019 (à 25 % comme cela était initialement prévu lors de la mise en place de ces nouveaux tarifs). De son côté le gouvernement chinois a annoncé la reprise des importations de produits agricoles américains. Il convient de préciser qu’en représailles des droits de douanes américains imposés cet été (à 10%), Pékin a imposé des droits de douanes sur l’importation de soja américain à hauteur de 25%. Ceci s’est traduit par un effondrement des importations de soja américain de 92 % pour le mois de novembre. Enfin, dernière annonce en date faite par la Chine : la diminution des droits douaniers sur l’importation de véhicules américains à 15 %. Pour rappel, cet été suite à l’escalade des tensions dans le conflit commercial l’opposant aux États-Unis, la Chine a mis en place des tarifs douaniers de 40 % sur l’importation de véhicules américains. Les investisseurs – bien que satisfaits de ces annonces – restent très sensibles aux développements des relations sino-américaines. Pour s’en convaincre il suffit de voir la réaction des marchés financiers suite à l’arrestation (au Canada à la demande des Etats-Unis) de la Chief financial officier (directeur administratif et financier) du géant des télécom chinois Huawei. Les marchés demeurent donc très fébriles.

L’impossible Brexit

Tout a commencé le 24 juin 2016 lorsque les anglais ont dit « NON » à l’Union européenne. Un tel cas de figure était envisagé par le Traité de Fonctionnement de l’Union européenne : l’article 50. Le 29 mars 2017, la Première ministre britannique Theresa May, amorça le processus de départ de son pays en déclenchant l’article 50 ouvrant ainsi une période de 2 années afin de négocier les conditions du divorce entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. Ainsi, Londres a jusqu’au 29 mars 2019 afin de trouver un accord avec l’Union européenne, faute de quoi sans accord ce sont tous les anciens traités bilatéraux conclus entre le Royaume-Uni et les autres pays qui s’appliqueraient (c’est ce qu’on appelle un Hard Brexit). Après de âpres négociations, un accord fut signé entre Londres et Bruxelles le 25 novembre 2018. Mais face au risque qu’il ne soit pas ratifié par le Parlement britannique, Theresa May préféra repousser le vote initialement prévu le 11 décembre 2018 pour le 21 janvier au plus tard. Londres cherche désespérément à conclure un nouvel accord avec Bruxelles afin d’obtenir plus de gages pour faire valider ce projet de Brexit auprès du Parlement. Cependant, l’Union européenne reste intransigeante face au Royaume-Uni. Quels sont les choix qui s’offrent à Londres ? 1° Remplacer Theresa May à la tête des conservateurs ? Cela a été tenté, mais Theresa May a remporté la confiance de sa famille politique. 2° Procéder à des élections anticipées ? Il ne resterait que 3 mois pour renégocier le Brexit. 3° Procéder à un nouveau référendum ? La Cour de justice de l’Union européenne a rendu un arrêt précisant que Londres pouvait stopper unilatéralement sa procédure de sortie de l’Union européenne, ce qui donne un nouvel argument aux partisans favorables au maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne.

L’Europe inquiète

Les sujets d’inquiétudes sont nombreux, qu’ils soient politiques ou économiques : Le Brexit – la montée du populisme en Italie et Espagne – l’échec politique d’Angela Merkel – les récents mouvements sociaux en France et surtout le ralentissement de la croissance en zone euro. Au 14 décembre, l’indice PMI Flash Composite de l’Activité Globale dans la zone euro (production manufacturière et des services) accuse un repli à 51,3 points, soit son plus bas niveau depuis 4 ans. En France, les mouvements sociaux sont la cause du ralentissement de la croissance. Durant cette période de Noël, les commerçants sont impactés par le mouvement des « gilets jaunes ». En effet, selon la Confédération des centres commerciaux, les différents centres à travers la France enregistrent une baisse de leur fréquentation de plus de 20 %. De plus la Confédération des commerçants de France enregistre une baisse du chiffre d’affaires comprise entre « 40 à 70 % selon les corporations ». De ce fait, la Banque de France a révisé à la baisse sa prévision de croissance pour le 4ème trimestre 2018 à 0,2% (contre 0,4 %). L’Italie continue de cristalliser les attentions autour de son budget 2019. Après avoir refusé dans un premier temps toute modification de ce budget, Rome semble disposée à modifier sa prévision de croissance et son déficit budgétaire. En Espagne, un nouveau vent populiste semble souffler suite à l’ascension du parti Vox au parlement d’Andalousie. C’est dans ce climat politique, économique, et social tendu que les électeurs européens vont être appelés aux urnes en mai 2019 pour élire leurs représentants au Parlement européen.

Ralentissement de la croissance économique mondiale

Le Fond Monétaire International (FMI) et l’ Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance économique mondiale pour l’année 2019 et 2020. En effet, les risques commerciaux et financiers viennent peser sur la croissance économique. Nous constatons un effondrement des exportations et importations chinoises en novembre, lié aux tarifs douaniers que se sont imposés Pékin et Washington depuis cet été. Face à cette guerre commerciale sino-américaine, nous avons constaté au mois d’octobre une chute brutale des indices mondiaux. Pour rappel l’indice MSCI Global Index a perdu plus de 8 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Parallèlement nous avons assisté à un violent décrochage des cours du pétrole notamment dû à l’annonce faite par l’Agence Internationale de l’Énergie d’un ralentissement de la demande mondiale de pétrole à compter de 2019. Le dernier signe de ce futur ralentissement économique est l’inversion de la courbe des taux américains. Cette inversion s’est matérialisée le lundi 3 décembre 2018, lorsque le rendement du taux à 5 ans américain est devenu inférieur au taux à 2 ans puis au taux à 3 ans. Ce phénomène a été par le passé annonciateur d’une future période de récession dans les 24 prochains mois. La dernière inversion de la courbe des taux américains s’est produite en 2007…

A la question de savoir si vous devez croire à un rally de fin d’année sur les indices mondiaux, force est de constater que ce rally est d’ores et déjà très mal engagé. Pour rappel, depuis le 1er janvier 2018, l’indice Euro Stoxx 50 affiche une chute de 11,74 %. Outre-Atlantique les indices ont largement bénéficié de la réforme fiscale de l’administration Trump, ainsi depuis le 1er janvier 2018 le S&P 500 cède 2,76 %, le Dow Jones perd 2,5 %, seul l’indice Nasdaq 100 affiche un progression de 3,1 %.


Bernd Oliver BUEHLERBernd Oliver BUEHLERDecember 5, 2018
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Interview d’Ashley Boolell sur “The Disruptors”, son nouveau roman inspiré de l’intelligence artificielle. Livre en anglais disponible sur Amazon. Site web de l’auteur : www.ashleyboolell.com

Vous venez de publier “The Disruptors”, votre cinquième roman et le deuxième écrit en anglais. Il s’agit d’une fiction qui a pour thème l’intelligence artificielle. Comment vous est venue cette idée ?

Après “Killed In”, mon précédent roman inspiré du Dark Net, je me suis mis à réfléchir sur de nouveaux sujets à aborder tout en cherchant à faire évoluer mon style d’écriture. L’intelligence artificielle s’est facilement imposée car il s’agit d’un thème qui prend de plus en plus d’ampleur dans ce qui semble être une refonte du monde tel que nous le connaissons. Avec “The Disruptors”, j’ai imaginé à quoi ce monde pourrait éventuellement ressembler en prenant en considération les multiples domaines que l’intelligence artificielle semble être en mesure de dominer : l’armement, la chirurgie, la logistique, les services publics… Qu’arrivera-t-il si le prochain titan qui émergera après Google, Apple, Amazon et Facebook domine entièrement l’intelligence artificielle ? La ligne que trace ce roman entre la réalité et la fiction est relativement fine.

Puisqu’il s’agit d’une fiction, vous avez certainement créé de nouveaux personnages. Ont-ils une personnalité aussi sombre que celle de Chris Kord, l’anti-héros de Killed In?

Non, loin de là. The Disruptors est très différent de Killed In. Le personnage principal se nomme Mark Steel, un anglais disposant de facultés exceptionnelles et dont l’admission au prestigieux Massachusetts Institute of Technology l’introduit à l’intelligence artificielle. Cela se passe au début des années quatre-vingt-dix. Il a vingt-trois ans à cette étape du roman. Comme tout génie qui se respecte, Mark Steel voit et comprend le monde autrement. Contrairement à Chris Kord qui vient d’un milieu familial toxique, Mark Steel a, quant à lui, bénéficié d’un excellent encadrement. Sa stabilité lui permet de déployer ses capacités de manière très efficace. Il ne doute pas de sa réussite lorsqu’il crée Fractal, l’entreprise qui deviendra un monstre de l’intelligence artificielle. Mark Steel n’est pas seul dans cette aventure. Il est entouré de personnages qui l’aident à concrétiser sa vision mais qui finissent néanmoins par le trahir. Son manque de réalisme dans ses relations avec les autres est sa principale faiblesse.

L’intelligence artificielle est un thème récurrent dans les œuvres de science-fiction. Certains iront jusqu’à dire qu’il est devenu banal. Comment innovez-vous dans The Disruptors?

Il convient d’abord de souligner que l’univers du roman n’est pas fantaisiste. Toutes les percées de l’intelligence artificielle qui sont évoquées dans The Disruptors sont envisageables. Certaines sont en cours de développement et d’autres seront considérées tôt ou tard. Bien entendu, j’ai utilisé ma créativité pour que cela reste une fiction mais je n’ai pas tenté de construire un monde qui est totalement déconnecté de celui dans lequel nous évoluons. Au milieu du roman, Mark Steel se retrouve face aux chefs des gouvernements occidentaux qui lui expriment leur panique devant la dilution de leur pouvoir suite à l’évolution incontrôlée de l’intelligence artificielle. Fractal se charge du bon fonctionnement des services publics et sa technologie est imperméable au clientélisme, à la propagande et à la corruption. A première vue, cela semble être une bonne chose mais le pouvoir dont dispose les dirigeants de Fractal est complètement insensé. Le monstre qu’a créé Mark Steel règle les problèmes de l’humanité mais rien ne peut l’atteindre ou l’arrêter. Il s’agit ici d’une autre forme de dystopie : un paradis, mais dans une prison. Le roman « 1984 » de George Orwell m’a quelque peu inspiré à cet égard.

Vous menez la vie dure aux personnages de vos romans. Dans Killed In, Chris Kord est un raté qui s’en prend plein la figure suite à son incursion dans le Dark Net et dans The Disruptors, vous mettez Mark Steel devant des choix draconiens. Pourquoi les punissez-vous de la sorte ?

J’ai toujours pensé que la pire erreur que puissent commettre des hommes ou des femmes disposant d’un grand pouvoir est d’agir sans réfléchir car les conséquences négatives de leurs actes provoquent des dégâts et des souffrances complètement inutiles. Chris Kord et Mark Steel sont des personnages intelligents qui ont la chance de disposer d’alliés les mettant en garde au sein de leurs entourages respectifs. Mais ils ne les écoutent pas. Chris Kord est arrogant et Mark Steel est naïf. Ils ont la possibilité de remédier à leurs faiblesses avant de commettre leurs erreurs irréparables mais ils choisissent de fermer les yeux et laisser leurs égos dicter leurs conduites. Cette vie dure que vous soulignez est simplement le résultat de mauvaises décisions de leur part.

The Disruptors est votre cinquième roman en cinq ans. Vous menez une carrière en finance en parallèle. Comment faites-vous pour tenir un tel rythme ?

J’ai une approche martiale vis-à-vis de l’écriture et de mes activités en général. Le développement d’un roman est un projet difficile. Ma réponse face à cela est plus de discipline à travers une gestion très rigoureuse de mon emploi du temps. Il s’agit, selon moi, de la seule méthode qui marche. Je fixe un délai que j’annonce à mes lecteurs. C’est un “contrat” que je dois honorer. Si je ne parviens pas à le faire, ce sera de ma faute. Pour le moment, mon approche m’a permis de concrétiser cinq romans en deux langues différentes dans deux pays différents. J’espère pouvoir continuer.

Propos recueillis à Londres le 6 novembre 2018 par Bernd Oliver BUEHLER.


Julien DELMARREDecember 3, 2018
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Titre du livre de Michael Lewis sortie en 2010, ce film sort en 2015 et regroupe pas mal de bons acteurs: Brad Pitt, Christian Bale, Ryan Gosling, etc.

Le film retrace le destin de quelques personnes qui ont vu la crise des Subprimes (2007) et la crise bancaire et financière qui a suivi en automne 2008. Nous voyons tour à tour, un gestionnaire d’un fonds spéculatif qui découvre en 2005 que le marché de l’immobilier résidentiel américain est précaire et devient de plus en plus dangereux. Comment fait-il pour voir cela? Il observe que le marché tient sur la distribution de prêts non garantis et que la rentabilité de ces prêts baisses donc pour continuer de financer le marché, il faut absolument prendre des prêts de plus en plus risqué afin de faire perdurer le système. C’est ce que les CDS (Credit Default Swap) ont caché pendant longtemps. La façade des CDS, avec des rendements très très intéressants (on parle à cette époque de rendements de plus de 20% minimum) avec un sous-jacent triple A (AAA) donc sûr à 99% contre un risque de contrepartie.

Ce personnage parie donc, contre l’opinion générale, à la baisse des marchés. Il signe donc des contrats sur la chute future des marchés financiers. Et c’est à ce moment-là, qu’on voit deux nouveaux protagonistes qui s’intéressent à son raisonnement et voit, comme lui, que le marché est pourri jusqu’à l’os. Ils vont donc, eux aussi, parier à la baisse.

Le film montre le raisonnement, l’économie autour, l’engouement des foules pour les prêts, les marchés des actions, les CDS, etc. Et la fin tragique qui semble, au fur et à mesure où l’on avance dans le film, inévitable. On assiste à la fin des prêts immobiliers, de l’euphorie boursière, de l’économie mondiale.

Un film que je conseille pour des personnes ayant au préalable des bases financières, car il est assez ardu pour de parfaits néophytes. Les termes sont des fois techniques, même si le film tente à certains moments de nous l’expliquer en vulgarisant certaines notions (le CDS notamment). Des recherches au préalable sont, pour moi, nécessaire afin de bien suivre le fil de l’histoire et de bien comprendre les étapes de la chute de ce monde sans risque qui faisait gagner à tous les coups.


Moufid ABAYOMIMoufid ABAYOMINovember 27, 2018
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9min1220

L’objet de l’article est de déterminer si le bitcoin est une bulle spéculative ou une innovation monétaire. Les résultats de notre étude montrent que le bitcoin est une innovation monétaire qui a subi plusieurs bulles spéculatives du fait :

  • qu’elle n’est pas encore régulée ;

  • de l’engouement accru du public ;

  • et de l’intérêt des médias.

En effet, le bitcoin est un système de monnaie numérique décentralisée qui est essentiellement acquis à des fins spéculatives ou pour protéger l’épargne partout où l’inflation monétaire la menace. C’est la première crypto-monnaie décentralisée créée en 2009 par un  être mystérieux nommé Satoshi Nakamoto. Il est basé sur la technologie blockChain qui est une technologie de stockage et de transmission d’informations. C’est une énorme base de données contenant l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création.

Le bitcoin ne répond pas totalement à l’exigence d’une monnaie souveraine. A titre d’exemple, il est décentralisé et n’est pas sous contrôle d’une banque centrale. En plus, il est tourné vers la désinflation à l’inverse des monnaies souveraines tournées vers l’inflation.

Lors de sa création, il cotait techniquement 0$ avant d’atteindre un record historique à 19800 $ en décembre 2017. A ce moment, il est devenu une nouvelle classe d’actifs sur lequel les banques d’investissement, fonds d’investissement, hedge fund créent des produits pour séduire leur clientèle. Il est utilisé dans l’économie réelle comme étant un moyen de paiement, une valeur refuge et un instrument de couverture pour certains investisseurs. L’offre en bitcoin est contrôlée par les mineurs et les acheteurs qui voient en lui un potentiel technologique. La demande quant à elle est créée par les investisseurs spécialisés et le public néophyte. Depuis sa création, elle a subi des anomalies de marché, des piratages de plateforme de change, des exit-scam lors des ICO et des manipulations de cours dues à des algorithmes de trading.

Il devient alors un sujet lors des grands sommets internationaux. Plusieurs consultations ont été menées par les institutions financières, européennes, asiatiques, américaines et mondiales. Les avis des régulateurs et des pays divergent sur sa régulation et sa taxation. En termes de perspective, on pense :

  • à la régulation par les états et les institutions financières des crypto-monnaies en général, du bitcoin et de la blockChain en particulier ;

  • qu’il y aura la création de nouvelles crypto-monnaies souveraines ;

  • la création de produits dérivés indexés sur le bitcoin tel que les warrants, les turbos, les produits structurés, les swaps et des opérations telles que le prêt-emprunt, le repo etc……

Tout cela permettra de stabiliser l’économie autour du bitcoin, de contrôler son extrême volatilité afin de ne plus assister à des successions de bulles spéculatives. Aussi il aidera à explorer les potentialités qu’offre la technologie blockChain. Quant à sa valeur, on voit son cours en dessous de 5000 dollars au dernier trimestre 2018.

Webographie

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20141007trib09d1cb928/ce-que-signifie-l-emergence-du-bitcoin.html

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/030787214894-bitcoin-cryptomonnaies-quest-ce-que-cest-comment-ca-marche-2125947.php

https://le-coin-coin.fr/dossiers/quest-ce-que-le-bitcoin/

https://www.buybitcoinworldwide.com/fr/cours-bitcoin/

https://cryptoast.fr/regulation-crypto-monnaie/

https://www.capital.fr/entreprises-marches/regulation-du-bitcoin-vers-un-laisser-faire-du-g20-1278207

https://bitcoin.fr/histoire


Julien DELMARRENovember 24, 2018
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Si vous avez connu la crise des Subprimes, vous avez dû tous entendre parler de Mr Bernard Madoff. Il fut condamné à purger une peine de prison de 200 ans en 2009 pour avoir été le créateur de la plus grosse escroquerie financière de tous les temps. Il a créé une bulle financière d’un montant de 65 milliards de dollars américains grâce à un système de Ponzi.

Le film, The wizard of lies (le magicien des mensonges en traduction française) retrace l’histoire et surtout nous informe du comment à fait pour mentir à tout le monde. On retrouve le grand acteur Mr Robert de Niro dans le rôle principal. Il fait une belle interprétation, à mon sens, en jouant (il est vrai sans trop forcer) une personne froide, calculatrice et stressée.

Ce film nous invite à voir l’éclatement du scandale à l’intérieur de sa famille et de sa société. On y voit l’éclatement, la colère, le mensonge, la désillusion, etc.

Personnellement, je trouve que ce film est assez bon et nous montre une chose que les journalistes ont selon moi omis lors de son procès: sa réputation. En effet, on y apprend que Mr Bernard Madoff n’était pas un simple millionnaire, milliardaire et gros gérant d’un fonds. C’était une véritable légende. Et c’est d’ailleurs lors d’une confrontation entre la SEC (Securities and Exchange Commision, l’équivalent de notre AMF, Autorité des Marchés Financiers) et l’un de ses fils. ” Vous ne savez pas de quel genre d’homme il était […] il a créé le NASDAQ, dirigé le NASDAQ, président du comité national de la sécurisation et de clearing corporation, de l’Institut international de clearing, FINRA, du NASD […]”. Bref, il fût LE créateur du monde financier que nous connaissons. Les indices, mais également sa sécurisation. Pas étonnant que sa fraude fut possible, car un système de Ponzi n’est autre qu’un système basé sur la confiance. Les gens avaient confiance en lui et l’ont laissé faire. Mais ne jetons pas la pierre sur Mr Madoff pour autant. Lors d’un dialogue avec une enquêtrice il dit à juste titre que ses clients qu’il a arnaqués sont aussi coupables et sont en quelque sorte ses complices. Et je trouve qu’il a raison. Rendez-vous compte, il proposait un rendement, quelle que soit la conjecture économique, le prix de l’immobilier, crise ou pas crise, de 50% non pas par an mais en 90 jours. C’est-à-dire, que vous donniez de l’argent à Mr Madoff vous aviez au bout de 3 petits mois un retour sur investissement de 50%. Soyons sérieux, les arbres ne montent pas jusqu’au ciel.

Un film intéressant, qui montre les paradoxes de cet homme, le soucis de la confiance en finance et la cupidité des hommes.

 


Heinz LORSEHeinz LORSENovember 19, 2018
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Compliance – Placebo für den Vorstand?

Versetzt der Glaube Berge? Irgendwann zu Beginn des 21. Jahrhunderts hielt „Compliance“ Einzug in die Chefetagen (!) der Deutschen Wirtschaft. Zunächst in Aktiengesellschaften, zog der Mittelstand schnell nach. Endlich hatte man ein System zur Verfügung, mit dessen Hilfe man den leidigen Regelverstößen und Rechtspflichtverletzungen einen Riegel vorschieben konnte. Glaubte man zumindest und schluckte fleißig diese Wunderpille. Wie das gelingen sollte, wurde eifrig diskutiert. Das Testat der Wirtschaftsprüfer verlieh dem „Compliance-Management-System“ Segen und Anerkennung. Also alles bestens! Oder etwa nicht?

Auf bunten „Blättern“ verkünden die Webseiten bis heute die angebliche Wirkung. Vertrauen, dieser Begriff wird darin arg strapaziert. Im Widerspruch dazu stehen die Skandale, insbesondere in der Automobilindustrie und im Finanzsektor, aber nicht nur dort. Hat das Compliance-Management-System nun Risse bekommen, oder tritt einfach nur zu Tage, dass der Grundgedanke an sich fragwürdig ist?

Compliance ist ein zusätzliches Regelwerk zur Beachtung von ohnehin bestehenden und verbindlich zu beachtenden internen Regeln und externen Rechtsvorschriften. Eine in der Wirtschaft wohl einmalige Konstruktion. Der Glaube an das Compliance-Versprechen ist bist heute ungebrochen: Mache Compliance und nichts passiert. Versetzt der Glaube jedoch wirklich Berge? Verhalten sich die Menschen nach der ‚Einführung des CMS wirklich von jetzt auf gleich regeltreu? Ein merkwürdiges Führungs- und Menschenverständnis, dass es einer Regel bedarf, damit Regeln beachtet werden. Ja sind denn die Regelverstöße in der Automolindustrie oder im Finanzsektor nicht bekannt, die trotz Compliance betrieben wurden (und möglicherweise weiterhin werden?)?

Es tobt ein hybrider Wirtschaftskrieg, der endlich als solcher verstanden werden muss. Offene Flanken, ausgelöst durch Regelverstöße, sind zusätzliche und sehr willkommene Einfallstore für die Gegner, welche mit neuen, ganz anderen und innovativen Kundenproblemlösungen Mehrwert anbieten und die „alten Hasen“ links und rechts liegen lassen, einfach so, und dass mit beachtlichem Erfolg. Das ist neu, die „Großen“ sind angreifbar geworden, sogar substituierbar. Darin liegt die eigentliche Gefahr für die schwerfälligen und in überholten Unternehmens-, Kommunikations- und Führungsstrukturen verhafteten Flaggschiffe der Deutschen Wirtschaft. Die Aufgabenfelder „Strategie, Recht und Integrität“ sind, sofern überhaupt vorhanden, selten funktional ausgebildet. Ebenso schlimm erscheint das falsche Verständnis der eigenen Produkte, die selten ganzheitlich durchdacht und am Kunden ausgerichtet angeboten werden. Der Kunde wünscht Mobilität, aber er erhält weiterhin ein Auto wie zuvor. Marketing preist unentwegt glänzendes „Blech“ mit viel Elektronik und tollen Versprechungen an. Die „Freude am Fahren“ vergeht in den überfüllten Städten spätestens bei der Suche nach einem wohnungsnahen Parkplatz. Wenn dann die Abgaswerte „geschummelt“ werden und Fahrverbote drohen, fällt jeglicher Glanz und Glaube ab.

Rechtsverstöße und Regelverletzungen wirken toxisch und beschleunigen den Niedergang. Die Gegner haben leichtes Spiel! Das Management spürt davon offenbar wenig. Man baut weiterhin (nur) Fahrzeuge und verkauft Finanzprodukte, die man selbst nicht versteht.

Strategie heißt, Heute für das Morgen Sorge (Prokura) tragen und handeln. Auf Strategie zu verzichten, ist jedoch auch eine Form strategischen Handelns, wenn auch eine sehr gefährliche. In diesen beiden Sätzen sind die gegenwärtigen Defizite vieler Unternehmen beschrieben. Das führt zu verletzlichen und angreifbaren Strukturen. Charismatische Vorstände, z. B. Alfred Herrhausen, waren leuchtende Vorbilder und haben die Gesellschaften geprägt und erfolgreich an den Märkten positioniert. Die Nachfolger haben davon gezehrt, jedoch dann den Konzernen einen anderen Stempel aufgedrückt, der an die Herrschaft im römischen Reich erinnert. Die persönliche Macht (und deren Erhalt) wurde zum alles bestimmenden Faktor.

Der Wandel der Zeit, durch die Globalisierung und Digitalisierung gegenwärtig wie von einem Turbo-Lader angetrieben, führt zu vollkommen neuen Anforderungen in den Unternehmen. Der globale Wandel und die Digitalisierung greifen tief in die unternehmerischen Strukturen ein und erfordern eine neue Führung, damit Delegation von unternehmerischer Verantwortung möglich wird. Nur dann werden auf globalen Märkten Mensch und Technik im Sinne kundenorientierten Handelns zusammenfinden. Die Zeiten sind vorbei, in denen sich der Unternehmenswert an immer neuen Absatz- und Umsatzrekorden und höchst zweifelhaften Bilanzgewinnen orientiert, die dann irgendwann über Rückstellungen abgeschrieben werden. Nur selten werden die für diese Entwicklung verantwortlichen Manager „zur Kasse“ gebeten. Das bleibt in der Belegschaft nicht verborgen.

In diesem Zusammenhang ist nun die Frage der Wirksamkeit von Compliance-Systemen zu stellen. Wurden die Regelwerke nicht verstanden? Wurden sie anhand ihres Umfangs überhaupt jemals verstanden? Haben die ständigen Kontrollen und Prüfungen des rechtskonformen Verhaltens versagt oder war die Anzahl der Kontrolleure zu gering? Oder haben die Ursachen für das Scheitern von Compliance nicht vielmehr viel tiefere Ursachen?

Die Großen verschlafen immer noch den Wandel der Zeit! Das gilt nicht für den Mittelstand, der Säule der Deutschen Wirtschaft. Hier werden fortgesetzt hervorragende Leistungen erbracht, die weltweit Anerkennung und damit Umsatz und Ergebnis finden. Ganzheitlich durchdachte Kundenproblemlösungen – viel mehr als ein Produkt – tragen dazu bei. Denkbar auch, dass die im Vergleich zur Großindustrie eher bescheidene Größe Vorteile für die Führung und damit die Unternehmensfunktion bietet. Denkbar auch, dass hier Führung noch in einer ursprünglichen und förderlichen, die Menschen motivierenden Art und Weise möglich ist. Das zeigt sich dann auch darin, dass Regelverstöße eher eine Ausnahme sind. Vom Mittelstand lernen, wäre eine erste Empfehlung an die Großen!

Die „Großen“ besäßen das Vermögen, sich Denkfabriken zu leisten, in denen die Zukunft strategisch vorbereitet wird und Lösungen entwickelt werden, die weg von der Einzelbetrachtung eines Produkts und hin zu ganzheitlichen Anwendungen führen. Am Beispiel der Automobilindustrie kann dieser Anspruch einfach aufgezeigt werden. Es werden „Autos“ hergestellt und verkauft, viel Blech, noch mehr Elektronik, selbstfahrend usw. Tatsächlich benötigt der Kunde Mobilität. Diese ist im Zeitalter der Digitalisierung möglich, gleichwohl sind die diesbezüglich möglichen Lösungen strategisch bisher wohl noch nicht bedacht worden. Man beschäftigt sich weiterhin mit Compliance und verspricht Vertrauen auf den Webseiten, bunten Blättern im Herbst gleich, die von den Bäumen fallen. Aber davon nehmen scheinbar nur die Kunden Kenntnis. Der Winter kommt bestimmt!

Wenn das Unternehmen wie eine mechanische Uhr tickt, die vielen Rädchen im Gleichklang „ticken“, dann, nur dann funktionieren die Geschäftsprozesse. Nur dann haben alle Beschäftigten verstanden, was unternehmerische Verantwortung bedeutet. Regelverstöße und Rechtspflichtverletzungen stören den Gleichklang und sind tabu. Das erkennen die in ganzheitlich modellierten Prozessen unternehmerisch tätigen Menschen. Regeltreue wird zum Standard. Das macht Führung aus, wenn die Menschen nicht mehr Mit-Arbeiter sind, sondern ihr Vermögen (!) in unternehmerisches verantwortliches Handeln umwandeln (dürfen, können!) und in der Summe einen lebendigen Organismus verwandeln, der gemeinsam auf die Ziele und für die Kunden hinarbeitet. Das System „Ameisenstaat“ kommt in den Sinn, die Ordnung im scheinbaren Chaos, die uns beim Spaziergang im Wald so beeindruckt. Alles ständig in Bewegung, die Kunden im Fokus, und das in einer ständig selbstlernenden Gemeinschaft. Nur so hat profitables Wachstum auf globalen Märkten in Zukunft Chance.

Compliance? Nein! In Zukunft muss Regeltreue selbstverständlicher Anspruch in organisch strukturierten unternehmerischen Gebilden sein, in denen neue Formen von Führung, soziale und unternehmerische Verantwortung aller Glieder praktiziert wird.

Die Zukunft muss täglich neu erfunden werden. Der Wandel beginnt im Kopf!

Heinz Lorse November 2018


Laura GOSEMANNLaura GOSEMANNNovember 19, 2018
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Ohne eine Zulassung darf in Deutschland kein Fahrzeug auf öffentlichen Straßen bewegt werden. Allerdings gibt es eine große Auswahl von Autokennzeichen, bei der man leicht den Überblick verlieren kann: zeitlich befristete, rote und grüne, das EU-Kennzeichen, solche für Oldtimer und gesonderte für E-Autos. Und auch bei der Zeichenkombination auf dem Nummernschild ist nicht alles erlaubt. Was Manager bei der Wahl des richtigen Autokennzeichens, z.B. für einen Firmenwagen, beachten sollten, erfahren Sie hier.

Kosten für Autokennzeichen

Das teuerste Autokennzeichen der Welt wurde in den Vereinigten Arabischen Emiraten für über fünf Millionen Euro versteigert. Es zeigt lediglich die Ziffer fünf – die Lieblingszahl des Käufers. Dieser Fall ist das beste Beispiel dafür, dass im Bereich der Nummernschilder beinahe alles möglich ist.

Hierzulande fallen die Gebühren für Wunschkennzeichen selbstverständlich um einiges günstiger aus. Sowohl die Anfertigung als auch die Anmeldung bei der Kfz-Behörde variieren aber je nach Bundesland.

Welche Kennzeichen sind erlaubt?

Grundsätzlich ist bei den Zahlen- und Buchstabenkombination das meiste erlaubt. Je nachdem, in welcher Stadt man die Anmeldung vornimmt, können sich lustige oder auch zweideutige Anspielungen ergeben. Selbst wenn sich einige Verkehrsteilnehmer daran stören, sind Kennzeichen, wie S-EX 69 in Stuttgart oder BIT-CH in Bitburg, nicht verboten.

Auch manche Behörden senden mit ihren Nummernschildern Botschaften, z.B. die Augsburger Rettungswagen, die bei einem Unglück mit dem Kennzeichen A-UA vorfahren, oder der Abschleppdienst im niedersächsischen Helmstedt mit der Kombination HE-LP.

Wer seinen Firmenwagen ebenfalls mit einem passenden Kürzel versehen möchte, dem sind – bis auf die eigene Stadt – somit kaum Grenzen gesetzt. Seit dem neuen Gesetz im Januar 2015 ist es Kfz-Haltern aber auch bei einem Umzug möglich, ihr vorhandenes Kennzeichen zu behalten. Wer also unbedingt einen anderen Anfangsbuchstaben benötigt, kann sein Fahrzeug sogar in einer anderen Stadt anmelden.

Was ist verboten?

In Deutschland sind aus historischen Gründen einige Verbote bei den Nummernschildern verhängt worden. So werden in keinem Bundesland die Buchstabenkombinationen HJ, KZ, NS, SA und SS zu finden sein. In Brandenburg sind zusätzlich die Zahlenkombinationen 88, 18, 8888 und ähnliche untersagt. Und auch in bestimmten Ortschaften ist Vorsicht geboten, wie z.B. im Kreis Dithmarschen (Heide) in Schleswig-Holstein, wo das Kfz-Kennzeichen HEI-L nicht vergeben werden darf. Einschränkungen bei der Wahl der Nummernschilder sind somit ausschließlich für Anspielungen auf die Zeit des Nationalsozialismus vorhanden.

Typologie der Autokennzeichen

E-Autos werden im Management-Bereich immer beliebter, und auch für diese gibt es gesonderte Nummernschilder. Grundsätzlich sehen sie zwar aus wie die üblichen EU-Kennzeichen, hinter der Erkennungsnummer ist aber zusätzlich ein „E“ eingeprägt, welches Vorteile und Sonderrechte für den Fahrzeuginhaber einräumt. Dazu gehören z.B. teilweise kostenloses Parken, freigegebene Busspuren oder aufgehobene Zufahrtsbeschränkungen.

Noch immer beliebt sind Fahrten mit dem Oldtimer. Dabei handelt es sich um einen Wagen, der vor mindestens 30 Jahren erstmals in Verkehr gekommen ist, weitestgehend dem Originalzustand entspricht und sich in einem guten Erhaltungszustand befindet. Um eine Zulassung für den Dauerbetrieb seines Oldtimers zu erhalten, muss sich auf dem Kennzeichen ein zusätzliches „H“ am Ende befinden. Das sogenannte 07-Kennzeichen mit roter Schrift wird dagegen nur verwendet, wenn das betreffende Fahrzeug an Veranstaltungen teilnimmt, die laut Fahrzeug-Zulassungsverordnung (FZV) “der Darstellung von Oldtimer-Fahrzeugen und der Pflege des kraftfahrzeugtechnischen Kulturgutes dienen”.

Weitere Informationen zu Autokennzeichen in Deutschland, z.B. zu den Sonderkennzeichen der Behörden oder den Sanktionen bei einem fehlenden Autokennzeichen, finden Sie kostenfrei unter www.bussgeldkatalog.net/kfz-kennzeichen.


Engy KHALIFAEngy KHALIFANovember 3, 2018
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Emad Henin is the founder of GamUp; an organization specialized in Gamification where they have occasional open courses in partnership with Gamification +LTD, UK. Emad is also a member in the steering committee of GamFed. Gamification refers to work situations where game thinking and game-based tools are used in strategic manner to integrate with existing business process.
Emad is also the Human Resources Business Partner for Minapharm Pharmaceutical organizations. Emad have a B.Sc. in Pharmaceutical Sciences from Ain Shams University. He is also accredited with MBA from ESLSCA Business School specializing in Global Management.

 

  1. How did the Egyptian Market respond to the concept of Gamification?

I will tell you first how we initially started as it will give you a clear idea about how the market accepted us. At the beginning I have used the game concept inside the company I am working in “Minapharm” as I am working in the Human Resource Department and mainly in “Ramadan” the holy month of Muslims; the energy of employees is weak also the working hours is fewer than the normal days especially there is no break. So, I thought of creating something that will make employees more energetic in that month.

So, I created a competition and called it Ramadan Riddles with the Ramadan Theme; I found it being approved by many. I started by sending small questions to the employees where anyone can get it from google then I realized that the questions have to be more deep so I started to customize the riddles to be tailored to “Minapharm” organization so that the employees can feel the relatedness to feel that these questions are only for them the process have changed from a year to another then it changed to be a training program where employees started to participate in a competition for a whole month and at the end they learn a lot from it.

This made me realize the power of games the idea of fun theory and that employees enjoy the working environment as here in Egypt it wasn’t taken into consideration, the concept of enjoying work as people perception about someone who is smiling or happy it means that he is not working but I have found the opposite ; as when employees are happy and satisfied in their workplace they achieve better and the communication between the departments gets better.

After some readings I realized that what I am doing is an established science called “Gamification” and by 2011 the term GAMIFICATION started to be known worldwide. A global definition was set by practitioners in addition to guidelines, procedures, and methodologies. In Egypt and the middle east, we were late to hear about it. So, I started to communicate with international Gamification practitioners and was able to get contact with “Pete Jenkins”; the founder of Gamification Plus.

He was giving courses abroad; so, I introduced to him the idea of working together and I showed to him my achieved projects then we signed a partnership. I have a partner Sandra Abadir and just the two of us do everything.

Our main challenge was to convince Mr. Jenkins to give the course under his name, however we convinced him to come to Egypt and give us the course here and he believed in us and in our work. Afterwards; he trusted us to give the course on his behalf.

Later; we started to go in the market and spread the idea of professional gamification. Our main objective was to seek differentiation as we are specialized in gamification. In Egypt; there were a confusion between the concept of gamification and the game-based learning approach; so, the market expectation was different from what we are providing so we started to face so rejection but later we found approval from the startups; corporates, and especially the new generations of entrepreneurs.

Another challenge was our fees as we are giving a course that is certified from the UK, but people started to know the importance of our product. But we see ourselves going in the right path and the Egyptian market is very promising and full of opportunities.

 

  1. Is Gamification in favor to the Employer or employees?

I see it as a win – win situation; the employer won’t do the task unless he sees that is has high ROI “Return on Investments” on the company; the employee won’t engage in the task unless he knows it’s in his favor.

So, the equation is that everyone is focused on the objective. What differentiates gamification from just games, badges, and trophies is that we do what we do for the sake of achieving business objective.

From the perspective of employers its always business objective, we always try to measure its effect on the ROI, we measure each project outcome before and after gamification. As for employee; it’s for sure when someone is enjoying his work and getting involved in the workplace; it reflects on the productivity and the revenue.

So simply it’s a win – win situation and if the equation is unbalanced so it’s an inefficient gamified project that had been implemented.

 

  1. The competition between employees can arouse some unethical behavior, how can the Gamification platform solve that issue?

Well Gamification methods are different as it creates a competition without aiming to a monetary or a promotion, but the main objective is making competition fun and effective. So, it makes employee participate in it voluntarily as they reach the state of loving it and willingness to be a part of it.

Also, there is a model which we apply, and it’s called “RAMP” which stands for “Relatedness, Autonomy, Mastery, and Purpose” if the employee gets these four factors it will motivate him to participate in Gamification without doing any unethical behavior.

Relatedness means that the Gamification program is related to the employee and he perceive it as being a part of him or do social bonds with others and give him the opportunity to socialize with them.

These are the socializers; where their priority is to get in contact with others. Next is the Autonomy; which refers to the freedom of choice, the track is flexible for the employees to choose what’s suitable for them. For example; employees can choose their time and topic. So, this Autonomy makes the user interested to participate and makes him feel that he is not forced to be part of that.

Then the Mastery; in the program there is a module that the trainee can master a specific skill or can overcome a challenge; it motivates him to participate in the program and this fits more with achievers’ types who are always seeking for challenges.

The final prospective is the purpose; as there are type of people who love to do work for a purpose, they are also seeking to benefit themselves, others, or the organization they are working in. so when we provide these factors in the gamification program; it makes the competition attractive and related to the program so employees participate in it ethically, as they are not forced to it. Also, employees feel that they are in safe environment and they know that nothing harmful will happen to them.

 

  1. What are the challenges that you have faced in setting up your idea?

We faced many challenges, first challenge we faced was the start-up cost of our company including the fees of partnership with Gamification UK as mainly we started with the strategy of low- budget investment so to establish this partnership we tried to search for several alternative, the first one was to travel and attend this course but that would have cost us a lot, the other alternative was that we invite them to Egypt on our expense but we realized that this will also be expensive on us, so we came up with the idea of organising the Gamification course locally to be delivered by Pete himself . At the same time in UK they agreed on the idea, so it became a win – win situation as the course outcome covered the travel expenses

The next challenge was setting up the company, the advertising and the marketing campaign, and graphics so as working in human resources department we found out that these aspects are new to our field of expertise so we started to learn about web designing and web developing to start establishing our website and establishing ways to increase our audience; we also did everything ourselves. As my partner started to be very talented in designing so we started to save those expenses and do it ourselves. Then we started to attend events where we met startup corporations and entrepreneurs, so we started to increase our network and we communicated with them on one – to- one meetings, also we did the marketing and sales ourselves and we created the training materials customized to each customer as we are originally trainers and we deliver those trainings.

Another challenge was the culture difference between UK and the middle east as we started to tailor the trainings according to the middle east in the same time it had to be with the same content of UK and we had to get approval from the mother company on what we train. One of our main challenge was how to penetrate the market as whether we will target public or private corporations. Another challenge is that we are already employees in other organizations as we are still in the beginning and we cannot sacrifice the safe income now, so we work after working hours and in the weekends and we can stay for months without one day off.

 

  1. How do you deal with competition?

When we started our business, we faced two types of competitions. They are the ethical and unethical competition. The ethical competition represents the other certified licensed Gamification providers in the market.

As for me I enjoyed this type of competition, it motivates us to do our best; as the idea of being alone in the market doesn’t give any indication of to what extent you are good or not. On the other hand, we also have a collaboration between them and we share the knowledge together.

On the contrary comes the unethical competition, as you don’t know where the attack will come from and in which way. Despite that me and my partner are always focused on our work and on our objective and our response and we tend to be very practical in improving ourselves.

 

  1. Does establishing a new business need a large capital or there are other factors more important than money?

Money is the main factor to be considered when starting a new business, but it is not the factor that you will start with. First, you must get an idea for the new business, next you will search if the idea is needed in the market, then your qualifications are more important as money can be obtained from different ways.

If you don’t own the know- how of the business, money will be useless. As from our experience, we managed to start with no budget, we also have a good reputable name in the market and we relate to worldwide names, succeeded in doing global partnership.

People started to search for us, as they wanted to enter the middle east market through us. We started to collaborate with organizations that provide integration services for gamification. Success doesn’t come from money only; however, it comes from effort, dedication, and our passion in what we do.

 

  1. Do you encourage Egyptian youth to be entrepreneurs or just being an employee is better?

I want to give them some advice that they must take care of. First, they must have an idea where they believe in it besides thinking about the implementation method. Second; it’s not shameful to be an employee.

Everyone must know his skills, qualifications, goals in life and then take the decision. As for me I was scared to take that decision, I had a fear from change but once I took it I found out that I am happier and more satisfied about myself.

As now my passion drives me to achieve more as when you do the effort that you should do you generate its outcome. If you are a risktaker, and ready for more adventures so its time to be an entrepreneur. On the other hand; if you don’t want to get out from your comfort zone so be an employee and grow in the organization you are in till you be a director or CEO.

 

  1. How do you perceive the Investment Ground in Egypt?

Well I think that in the current time and in the coming years investment in Egypt is very promising, as it is obvious that the government is willing to attract foreign direct investments, facilitate all the processes needed for new business to be established.

The spread of one shop office where it contains all the authorities in one place where all the procedures are done smoothly. Moreover, the Egyptian population are very promising for the market needs as Egypt is considered a young country as most of our population are youth where they have the concept of accepting new ideas and technology in an easy way as they are also seeking new ideas and concepts.

Also, in Egypt there are communities for startups and entrepreneurs. People are helping each other, a lot of events where you can meet entrepreneurs from different sectors and who are willing to help and coordinate with each other. As recently there is an annual event called “RiseUp” which is very successful for all the entrepreneurs as more than 5000 attendees from many countries attended 2017 version and expect more this year.

 

 

  1. How do you see the future of “GamUp”?

Since I started a dream of making GamUp very large corporation, not just a start up. Our motto was that “Think Big”. In our initial start our target was to serve the MENA region, and we have already extended our services outside Egypt; as we succeeded in conducting many successful workshops – public and corporates- inside Egypt and abroad as well. Eventually we have been shortlisted for global award in international conference GamiCon, Chicago USA, and we participated through workshop in NASAGA 2018 Conference Rochester NY, USA.

Now we are competing in a European award in next November in Amsterdam “Outstanding Gamification Rookie”; this award will go to the individual who has joined the industry during the past 12 months and managed to deliver an outstanding project or spread the word about gamification far and wide.

Our mission is to boost your business up, enhance your learning process up, and improve your personal life up. We believe in our mission. We dream that we have an impact in Egypt, not just as training courses but for Gamification to reach the macroeconomics and the national projects to be Gamified and we have a lot of ideas concerning that.

We are also seeking partnership with more than one sector. Besides the British partnership we have Hungarian partnership for another service. I am also thinking of making GamUp as integrated service for Gamification and Game- based learning in the MENA Region and have several branches and partners in the MENA Region.

 


Jerome BLANCHETJerome BLANCHETNovember 2, 2018
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La sortie du Royaume-Uni de l’UE ne permettra plus l’utilisation du passeport européen pour prester les différents services bancaires et financiers (prêt, financement, activité de trading, gestion d’actifs et d’investissement) du Royaume-Uni vers les États membres de l’UE et inversement. La question est particulièrement problématique pour les contrats de marché utilisant les conventions-cadres, contrats-chapeaux qui constituent le cadre contractuelle de plusieurs relations sous-jacentes pouvant s’élever à plusieurs milliards d’encours selon les contreparties. Nous nous intéresserons ici au sort des contrats de dérivés qui représente le nom

  1. Quel avenir pour les Conventions-Cadres de dérivés ?

Les opérations sur dérivés sont conclues par des contrats (appelés confirmations). Ces contrats peuvent être soit conclus séparément, chacun avec leurs spécificités soit s’inscrire dans le cadre d’un contrat plus global appelé Convention-Cadre (la notion de « contrat cadre » est prévue à l’article 1111 du Code civil). Les Conventions-Cadres utilisées le plus couramment dans les relations internationales sont les Conventions-Cadres ISDA de droit anglais.

Or, notamment dans les relations UE-UK post Brexit ces opérations seront affectées. En effet, si les opérations ont pu être valablement conclues à la date de leur conclusion, certains événements inhérents à la vie desdits contrats sous-jacents soulèveront des questions quant à la nécessité de disposer d’un agrément afin d’effectuer ces dernières et potentiellement, dès lors, une impossibilité de réaliser ces prestations en l’absence dudit agrément.

En pratique, on constate une migration des activités du Royaume-Uni vers la France, matérialisée contractuellement par des transferts des Conventions-Cadres hors du Royaume-Uni par le biais d’accord de « novation ».

Ces « Novations Agreements » de droit anglais, permettent de transférer les opérations d’une entité (londonienne) vers une autre entité (de l’UE) afin de bénéficier de son agrément. En droit français, il est également possible de transférer des contrats d’une partie à une autre selon plusieurs procédés contractuels similaire, mais non en tout point, au droit anglais.

Plusieurs mécanismes existent donc en droit français, seules ici la novation et la cession, les plus utilisés, sont abordées :

  • la novation qui peut être assimilé à un mécanisme de substitution se décline sous trois formes : novation par changement de créancier, la novation par changement de débiteur et la novation par changement d’obligation. Dans tous les cas, la novation éteint les obligations existantes entre les parties au contrat initial et en crée de nouvelles. Les obligations étant distinctes, elle entraîne la discontinuité des contrats et potentiellement l’impossibilité de les continuer aux conditions antérieures.
  • la cession qui peut être assimilé à un transfert existe, elle aussi, sous trois formes : la cession de créances, la cession de dettes et la cession de contrat. A la différence de la novation, la cession, ne crée aucune discontinuité et les obligations continuent donc d’exister mais entre des parties différentes.

En tout état de cause, la continuité ou la discontinuité des contrats engendrera des conséquences fondamentalement différentes notamment :

  • fiscales,
  • comptables,
  • règlementaire,
  • économiques,
  • juridiques, et
  • financière.

En sus des possibilités offertes par le droit français, certaines instances ont, dans le cadre du Brexit,  proposé une solution innovante un prévoyant un contrat dit de « réplication », à savoir un contrat répliquant à l’identique les opérations conclues entre une entité au Royaume-Uni et contrepartie dans l’UE entre deux autres entités. Si ce mécanisme paraît, en théorie très rentable, la technicité du procédé rend la rédaction et la négociation aussi délicate que la renégociation d’un modèle déjà connu de l’ensemble des acteurs de la place.

Il convient donc de prendre la mesure de chacune des solutions offertes dans le marché et de les étudier au cas par cas. Il n’est donc pas possible à l’heure actuelle au regard du droit positif sans intervention (prévue notamment en France) du législateur d’affirmer que les contrats de dérivés continueront d’exister et d’être exécuter sans heurts post Brexit.

  1. Le Brexit est-il un prétexte à la renégociation des contrats ?

Le transfert des opérations créera de toute évidence au vu des leviers que les entités européennes possèdent désormais de renégocier les contrats. Notamment de choix le droit et la juridiction applicable à la Convention-Cadre. L’ISDA a, à cet effet, publié en 2018 deux nouvelles Conventions-Cadres ISDA régies, l’une par le droit irlandais, l’autre par le droit français permettant d’adapter sur mesure les futures relations internationales entre l’UE et le Royaume-Uni.

Mais la renégociation ne s’arrêtera pas à ces seules clauses, il conviendra surtout s’interroger lors du transfert des opérations sur la pertinence d’un « simple » transfert ou sur la nécessité :

  • d’auditer les portefeuilles d’opérations en cours et à venir,
  • de dresser la typologie de la documentation contractuelle utilisée,
  • d’analyser les impacts règlementaires, comptables et fiscaux[1] liés au choix du mode de transfert,
  • d’analyser les conditions de reconnaissance (reconnaissance des accords de compensation – netting et d’accord d’échanges des sûretés – collateral) et d’exécution des contrats à l’étranger, et
  • d’allouer les ressources matérielles et humaines nécessaires à la renégociation de ces contrats et à leur gestion à la suite du transfert.

Outre la négociation du droit et/ou des juridictions applicables, le transfert d’opérations pourra aussi être l’occasion de renégocier certains autres paramètres juridiques ou financiers comme :

  • les devises éligibles et de calcul,
  • le collatéral éligible,
  • les indices de référence,
  • etc.

 

  1. Le cas particulier des dérivés compensés en chambre de compensation « CCP »?

La compensation en chambre de compensation (clearing) implique l’utilisation d’un mécanisme issu du droit civil continental permettant l’extinction d’obligations réciproques entre deux parties. C’est la chambre de compensation qui effectue le calcul des expositions sur dérivés et qui se charge de compenser les opérations. Les CCP sont régies par des règlements intérieurs « rulebook » validés/homologués par les autorités de marché. Selon les modalités du règlement de la CCP auquel les contreparties adhèrent, la constitution de sûretés financières entre les parties (marges initiales et/ou de variation) afin de sécuriser les expositions encourues au titre des contrats de dérivés est parfois prévue dans les contrats de compensation, notamment pour les dérivés de gré à gré compensés en chambre.

En l’absence d’accord post Brexit, les CCP anglaises ne disposeront plus d’agrément pour réaliser la compensation.

Une proposition de règlement européen relatif aux CCP[2] reprenant les dispositions fondatrices du règlement EMIR établit désormais une distinction entre trois catégories de CCP :

  • les CCP d’importance non systémique,
  • les CCP d’importance systémique, et
  • les CCP d’importance systémique dont l’ampleur est jugée trop importante pour être soumises aux conditions des autres CCP d’importance systémique.

Les CCP jugées d’importance systémique ne pourront prester leurs services dans l’UE qu’en respectant des conditions très strictes définies par la proposition de règlement.

Néanmoins, les CCP dont l’importance systémique sera jugée trop importante ne pourront bénéficier des mêmes conditions de reconnaissance prévues pour les CCP d’importance systémique, mais pourront néanmoins solliciter une demande d’agrément. Or, il restera loisible aux institutions européennes (notamment la Commission ou l’ESMA) de ne pas octroyer cet agrément à certaines CCP.

En conclusion, le Brexit sera l’occasion de revoir l’ensemble de la documentation contractuelle relative aux dérivés et aux autres contrats cadres (repos – prêts/emprunts). Le timing est néanmoins discutable car d’autres chantiers d’importance sont en cours (mise à jour des benchmarks, mise à jour des prospectus), une véritable analyse stratégique (coûts/risques) des opérations à venir est nécessaire, l’inertie n’est pas une solution !

[1] Cf. travaux de l’ISDA sur la fiscalité lors du Brexit.

[2] Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil en date du 13 juin 2017 modifiant le règlement (UE) nº 1095/2010 instituant une Autorité européenne de surveillance (Autorité européenne des marchés financiers) et modifiant le règlement (UE) nº 648/2012 en ce qui concerne les procédures d’agrément des contreparties centrales et les autorités qui y participent, ainsi que les conditions de reconnaissance des contreparties centrales des pays tiers : EMIR REFIT.



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