Meissa LOMeissa LOAugust 14, 2018
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Le continent africain attire beaucoup d’investissement étrangers ces dernières années. Etant le continent qui a été moins impacté par la crise de 2008, l’Afrique ne cesse de séduire les investisseurs étrangers qui s’y implantent de plus en plus et venus d’horizons divers (Chine, Russie, Amérique etc.) et les secteurs les plus convoités sont ceux de la technologie, de l’industrie et de l’énergie. Cette force d’attraction n’est pas seulement le fait des richesses que regorge ce continent, mais surtout le fait que plusieurs réformes ont été entreprises par les différents états émergents comme ceux en voie de développement telles que : la révision du code des investissements, la gestion économique et financière prudente des gouvernements, l’harmonisation de la réglementation régionale, les efforts pour combler le déficit en infrastructures et en énergie dans le but d’attirer au maximum les investissements étrangers. Cette tendance s’est reflétée aussi dans le climat des marchés financiers et le nombre des IPO (introduction en bourse) pour le développement ou la croissance d’une entreprise. Au moment où les banques et autres services financiers (microfinance) du continent daignent à répondre aux demandes des entreprises pour leur besoin en financement, une tendance à se faire coter dans les places boursières africaines a été observées depuis 2010. Il est clair qu’il ne s’agit nullement d’un délaissement des financements bancaires au profit d’une levée de fonds dans un marché financier, mais plutôt pour certaines entreprises c’est une tentative de diversification des moyens de financement. Cependant les banques comme les marchés financiers ont les mêmes difficultés à savoir avoir suffisamment de liquidité pour répondre aux demandes de ces entreprises. Il est important de noter que selon un rapport du cabinet américain McKinsey, le nombre d’Africains qui ont un compte bancaire est passé de 170 millions à environ 300 millions entre 2012 et 2017, donc le nombre a triplé en 5 années.

La part importante des services bancaires, la faiblesse de l’épargne investie dans les bourses et le défaut de liquidité la normalisation des marchés financiers doivent faire l’objet d’analyse approfondie par les acteurs financiers de ces régions, puisse que cela constitue une contrainte pour les entreprises et autres agents en besoin de financement.

Plusieurs analystes de la revue d’économie financière ont montré que les entreprises doivent bien étudier leur introduction dans ces places boursières pour éviter un échec prématuré dès les premiers moments de la cotation, car il est aisé de noter que certaines conditions ne sont pas adéquates aux grandes entreprises qui sont dans des secteurs où le besoin en financement est grand ( énergie, technologie, pharmaceutique etc. ), mais cela ne veut pas dire qu’une cotation ne doit pas être envisagée sur aucune place boursière africaine, au contraire la bourse de Johannesburg semble réunir les conditions nécessaires pour une bonne cotation des entreprises et leur assurer un développement. Bien que le climat politique dés fois instable dans cette zone peut aussi être un bémol lors d’un projet de cotation pour lever des fonds.

Une introduction en bourse est faite par une entreprise dans le but de chercher un financement ailleurs que chez les banques. Cette alternative est utilisée car l’entreprise est sûre de la capacité de financement du service vers lequel il s’oriente. Alors, lorsque les marchés financiers africains présentent un défaut de liquidité, cela peut être vu comme la première cause de dissuasion. Ainsi, à mon avis, la campagne de rendre liquide les places boursières doit impliquer tant les acteurs du marché que l’Etat, étant donné que pour ce dernier la liquidité des marchés financiers lui est favorable dans le sens où cela lui permettra de lancer des emprunts obligataires et de financer ses grands projets publics. Les réalités culturelles du continent montrent que des personnes préfèrent garder leur argent dans leur maison ou participer à des banques traditionnelles appelées « Tontines », qui est une convention intervenant entre plusieurs personnes mettant des biens ou des capitaux en commun avec cette particularité que les sommes versées, leurs produits ou les biens meubles ou immeubles seront achetés à l’aide du capital et cela au bénéfice de tout un chacun, donc à tour de rôle.

Pour pouvoir mettre la main sur ce grenier ou épargne populaire, les marchés financiers doivent mener des campagnes de communication comme le font les banques de détails, ce que nous ne voyons pas souvent dans ces pays. Car la plupart des personnes méconnaissent l’existence des bourses. Pour attirer cette épargne du « secteur informel » il faut donc passer par une éducation financière intensive qui est une piste vers l’inclusion financière.
A cela s’ajoute un développement de la confiance, puisse que certains banquiers seraient vus par des africains comme des « voleurs » ce qui fait qu’ils n’ont pas confiance aux services qu’ils proposent.

Par contre, ces pistes de solutions ne sont de loin exhaustives car comme l’ont souligné certains analystes, il y a véritablement une complexité et d’innombrables obstacles non encore pris en compte pour la création des conditions favorables à la cotation des entreprises sur ces places boursières africaines et pour la prise en charge des recherches de liquidités des entreprises et des Etats.


Florent BOUILLYFlorent BOUILLYJuly 28, 2018
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Lean managements technics are very efficient tools used to increase productivity and processes in several sectors such as automotive. Indeed, automotive companies are using lean management technics for several years and a well-known pioneer of these technics is Toyota. The founder of lean approach was, Taiichi Ohno, an executive member of Toyota during the 50’s. He wanted to focus on production processes, wastes, value streams and the Kaizen to improve Toyota’s efficiency and be more competitive on the automotive market.

This is the reason why, today, Lean manufacturing is often called “Toyota Production System” and this model is analysed by many companies in order to improve their activities.

In 50 years, Toyota became leader of a highly competitive market being in average 4 times more productive and 2 times more profitable than other competitors. These results are mainly due to Lean management and the way Toyota is organized, consequently we will look at how can we implement this model in financial services in order to reduce wastes and produce a more profitable and qualitative service.

Indeed, financial services are following very strict procedures mainly because of legal requirements and these procedures can be improve using lean management technics. As we discussed in the introduction, effects of lean has been demonstrated in the automotive sector which is organised by a succession of stages aiming to produce a final product.

The way Financial services are operating today, using sets of procedures explaining steps by steps what to do to accomplish a specific task, lead us to the conclusion that lean management technics used in manufacturing industry can be adapted to financial activities.

Knowing that lean management can be adapted to financial company, the most difficult point is now to look at how can these technics be implemented.

5 steps to Implement a lean strategy:

A first step that company usually follow is to choose one or several pilot sites where they will test and generate their news technics and ideas on current practices. This step should last 1 or 2 years in order to analyse effects of this new organisation on company’s activities and observe points that need to be improved.

Step 1: Define a target:

Define several objectives corresponding to key deadlines which could be represented in term of value, time, customer satisfaction or any kind of measurable data.

Step 2: Map

This step is important because we will define every action needed to create value in the activity such as the different step of a car production. We will create a map or a timeline going form the current state to the future state. This timeline or map is commonly called “value stream”. Then we will identify and categorize waste in the Current State, and eliminate them. This step will end up with a process where only “useful” steps are present.

Step 3: Flow

We will organise the value stream as a flow of step that we perform one after another. Then we will turn the flow to a product or service-focussed organization in order to put the service’s quality and performance as main point in the company. This will directly impact the production’s duration or services performance.

Step 4: Pull

This steps is mainly use for production of finished good as we will let the customer pull products as needed and so eliminate the need for sales forecast. In a services industry, such as finance, we will highlight which steps are needed by customers and focus on these ones. Consequently, it will remain only useful task and services in the company’s process as both customers and organisations will express what do they expect from each other.

Step 5: Perfection

This steps is not the end of lean implementation process because we can always improve a service or a production. We will restart at step 1 and go through every step again and again in order to keep only essential parts of the value stream.

What impact can we expect on Financial activities?

We can often hear people saying that lean management is only efficient in manufacturing activities because they are producing the same kind of product several times over long periods and that we can easily standardize this flow of production.

When we talk about implementing lean in industry of services, main part of people say that lean management is not applicable because tasks are too complicated.

When we step back and reflect about it, we observe that services are composed of long processes which could be sometimes more complex than those of manufacturing industries because they need to be specific to each client. The important thing to notice is that as long as we have processes to improve, lean management will be useful for the company. Hence, having processes in the financial industry makes the lean management implementable.

A difficult point will be now to convince people to get involve in a such organisation as lean strategy usually takes place on the long term and result are difficult to see on the sort term.

Many people will ask you the following questions: “Does this strategy will positively impact the financial turnover of the company? Will we see a real improvement on a financial point of view?”

A simple answer to this question is to make a quick exercise.

Find two teams having similar missions such as entering consumer transaction. We will give to each member post-it and ask them to detail how they process step by step to accomplish the task. This will create a map of the employee activity and way of working. At the end, we will put on a wall every map coming from each employee and will see which step are the most listed. This will give us the most important part to keep in the process and we will be able to look at the remaining others and see if it is possible to remove them.

After this exercise, we can now prove that on a middle to long term strategy, after some change in team’s organizations, the company will be able to perform a quicker and more qualitative service to its customer. The financial result of this strategy will be the reduction of costs, (less time to perform a task) and also an increase of the company’s turnover because employees will be able to perform more tasks in a same period of time compare than before thanks to this new organisation.

Lean is about standardizing processes to make problems visible and developing your employees’ critical thinking ability so that they can solve those problems and improve work processes. In these conditions, financial industry can take advantage of these methods and it’s sure that some of them have already started to use them in their daily activities.

Florent BOUILLY

References:

http://leleanmanufacturing.com/histoire-du-lean/

https://www.institut-lean-france.fr/lean-management-resultats-incomparables/

https://www.lean.org/WhoWeAre/LEINewsStory.cfm?NewsArticleId=17

http://www.industryweek.com/blog/lean-even-more-important-services-manufacturing



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