Moufid ABAYOMIMoufid ABAYOMIFebruary 14, 2019
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Les premières réflexions et travaux sur l’intelligence artificielle datent des années 1950. Aujourd’hui, cette discipline, au cœur de tous les débats commence à bouleverser plusieurs secteurs d’activités. Avec l’émergence du big data, les travaux de recherche dans le domaine s’accélèrent. Voyons dans cet article, ses impacts dans le secteur de la banque et de la finance.

L’intelligence artificielle (IA, ou AI en anglais pour Artificial Intelligence) est un ensemble de théories et des techniques développant des programmes informatiques complexes visant à permettre aux machines de simuler certains traits de l’intelligence réelle (raisonnement, apprentissage……). Elle devient un logiciel réfléchissant à la place de l’humain et se retrouve implémentée dans plusieurs domaines tels que : le commerce, les transports, la santé, l’assistant personnel, l’industrie, l’environnement, la défense, la finance etc…

Aujourd’hui l’intelligence artificielle permet de réaliser une vision artificielle, la reconnaissance vocale, un diagnostic médical et le traitement de certaines pathologies, le traitement d’images et de vidéos, les analyses prédictives, l’automatisation de manière plus intelligente, la création de robots humanoïdes, la simulation de systèmes complexes, la réalisation d’œuvre d’art etc…

Avec l’avènement du Big Data, l’IA a commencé à changer certaines habitudes dans le milieu bancaire et financier. En effet, les entreprises de ces secteurs disposent d’une grande quantité de données inexploitées. Le Big Data a créé un cadre adéquat pour l’exploitation de ses données. Cela permet entre autre, le développement de nouveaux algorithmes, le traitement de cette masse de données avec des algorithmes très puissants. Ce qui favorise entre autres la digitalisation du secteur financier, la transformation les activités de trading, d’évaluation des risques, de gestion de portefeuilles, d’analyse financière, de prêts bancaires etc…. D’où le succès des fintech.
En termes d’impacts dans le domaine bancaire et financier, on peut citer :

• La transformation des métiers
L’IA va automatiser plusieurs tâches dans le secteur bancaire et financier. Mais elle ne va pas remplacer l’humain. L’IA permettra de faire évoluer les métiers et compétences.
• Dans le trading
L’utilisation de l’IA et du machine learning dans les salles de marché est devenue une réalité. L’algo-trading tient compte des tendances de marché et l’IA donne une probabilité d’occurrence d’une transaction. Aujourd’hui, ce sont les automates qui exécutent les ordres de bourse. Seuls les paramètres sont définis par les humains. L’écriture automatisée des algorithmes de trading tente à s’imposer. Cela commence à obliger les traders à se lancer dans le code.
• Finance d’entreprise
La révolution digitale touche particulièrement les fonctions achats et comptabilité. A ce niveau, ce sont des logiciels qui réalisent certaines tâches quotidiennes. Cela facilite la vie des salariés. Notons que les fonctions finance, achats et RH ont un fort potentiel de numérisation.

• Dans la gestion d’actif ou de patrimoine
Le développement des Robots advisor par les FinTech permettent la gestion de portefeuille en ligne avec un minimum d’intervention humaine. Dans ce cadre, on peut distinguer deux types de services :
• la gestion conseillée : l’investisseur gère son portefeuille. Il peut choisir de suivre ou non les conseils qui lui sont prodigués ;
• la gestion déléguée : la structure gère le portefeuille pour le compte de son client. Il s’agit d’un mandat de gestion.
Les avantages qui résultent de ces services sont : l’avantage tarifaire, le conseil et la simplicité d’utilisation. Du coup, les assureurs, les banquiers et asset managers ont commencé à signer des partenariats avec des Robo-Advisors

• Automatisation des process métier
Grâce à l’intelligence artificielle et l’automatisation, les banques ont considérablement réduire le temps de traitement des demandes tel que la déclaration de perte/vol de cartes bancaires, la déclaration des sinistres. Pour cela, l’IA permet d’extraire dans un dossier de déclaration de sinistre, les éléments les plus pertinents pour savoir le type de sinistre, d’analyser le type de couverture d’assurance. Il permet ainsi aux agents d’entamer rapidement le processus d’indemnisation.
Cette discipline permet également d’élaborer de nouveau process de recrutement.

• Amélioration de l’expérience client
L’IA peut permettre aux banques et structures financières de réaliser une vision 360° de leur clientèle. En effet, l’IA peut réaliser la veille sur les réseaux sociaux et évaluer l’e-réputation de sa clientèle. Grâce aux informations collectées en temps réel, on peut tirer des conclusions rapides qui peuvent être mises à disposition des conseillers. Cela permet de personnaliser les offres de services. Les Chatbots permettent également un gain de temps pour les conseillers. Ces derniers peuvent se concentrer sur des demandes à plus forte valeur ajoutée. Tout ceci permet d’améliorer la relation-client, réduire les frais et augmenter le rendement des directions commerciales.

• La cyber sécurité
L’une des plus grandes inquiétudes dans le secteur bancaire et financier est la sécurité face aux cyber-attaques. En effet, on peut assister aujourd’hui à l’infiltration des systèmes informatiques des institutions par des programmes malveillants plus sophistiqués. On observe également l’apparition des fausses transactions provenant d’une destination douteuse ou des vols massifs.
Afin de remédier à cela, les banques et institutions financières font recours à l’IA et au machine learning pour construire une bonne défense. En effet, l’IA analyse les habitudes financières du client, détecte les comportements inhabituels. Elle peut ensuite alerter automatiquement le système pour garantir la sécurité des fonds des clients
Notons que le développement du cloud et l’utilisation de la technologie blockChain allié à l’intelligence artificielle permettra de réaliser des offres personnalisées et de concevoir des smarts contracts. On peut également assister à la création d’un écosystème dans lequel les services bancaires seront intégrés à des fonctionnalités comme le commerce en ligne, l’uberisation etc…

Webographie
https://www.letemps.ch/economie/lapport-lintelligence-artificielle-finance
https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-182841-lintelligence-artificielle-na-pas-fini-de-revolutionner-le-secteur-financier-2176669.php
https://www.unow.fr/blog/le-coin-des-experts/intelligence-artificielle-moteur-finance-fintech/

Les applications et usages de l’ia


https://news.efinancialcareers.com/fr-fr/330088/quel-est-limpact-de-lintelligence-artificielle-sur-votre-job-en-finance
http://www.agefi.com/quotidien-agefi/forum-blogs/detail/edition/2018-05-09/article/intelligence-artificielle-la-finance-du-futur-5-475396.html


Moufid ABAYOMIMoufid ABAYOMINovember 27, 2018
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L’objet de l’article est de déterminer si le bitcoin est une bulle spéculative ou une innovation monétaire. Les résultats de notre étude montrent que le bitcoin est une innovation monétaire qui a subi plusieurs bulles spéculatives du fait :

  • qu’elle n’est pas encore régulée ;

  • de l’engouement accru du public ;

  • et de l’intérêt des médias.

En effet, le bitcoin est un système de monnaie numérique décentralisée qui est essentiellement acquis à des fins spéculatives ou pour protéger l’épargne partout où l’inflation monétaire la menace. C’est la première crypto-monnaie décentralisée créée en 2009 par un  être mystérieux nommé Satoshi Nakamoto. Il est basé sur la technologie blockChain qui est une technologie de stockage et de transmission d’informations. C’est une énorme base de données contenant l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création.

Le bitcoin ne répond pas totalement à l’exigence d’une monnaie souveraine. A titre d’exemple, il est décentralisé et n’est pas sous contrôle d’une banque centrale. En plus, il est tourné vers la désinflation à l’inverse des monnaies souveraines tournées vers l’inflation.

Lors de sa création, il cotait techniquement 0$ avant d’atteindre un record historique à 19800 $ en décembre 2017. A ce moment, il est devenu une nouvelle classe d’actifs sur lequel les banques d’investissement, fonds d’investissement, hedge fund créent des produits pour séduire leur clientèle. Il est utilisé dans l’économie réelle comme étant un moyen de paiement, une valeur refuge et un instrument de couverture pour certains investisseurs. L’offre en bitcoin est contrôlée par les mineurs et les acheteurs qui voient en lui un potentiel technologique. La demande quant à elle est créée par les investisseurs spécialisés et le public néophyte. Depuis sa création, elle a subi des anomalies de marché, des piratages de plateforme de change, des exit-scam lors des ICO et des manipulations de cours dues à des algorithmes de trading.

Il devient alors un sujet lors des grands sommets internationaux. Plusieurs consultations ont été menées par les institutions financières, européennes, asiatiques, américaines et mondiales. Les avis des régulateurs et des pays divergent sur sa régulation et sa taxation. En termes de perspective, on pense :

  • à la régulation par les états et les institutions financières des crypto-monnaies en général, du bitcoin et de la blockChain en particulier ;

  • qu’il y aura la création de nouvelles crypto-monnaies souveraines ;

  • la création de produits dérivés indexés sur le bitcoin tel que les warrants, les turbos, les produits structurés, les swaps et des opérations telles que le prêt-emprunt, le repo etc……

Tout cela permettra de stabiliser l’économie autour du bitcoin, de contrôler son extrême volatilité afin de ne plus assister à des successions de bulles spéculatives. Aussi il aidera à explorer les potentialités qu’offre la technologie blockChain. Quant à sa valeur, on voit son cours en dessous de 5000 dollars au dernier trimestre 2018.

Webographie

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20141007trib09d1cb928/ce-que-signifie-l-emergence-du-bitcoin.html

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/030787214894-bitcoin-cryptomonnaies-quest-ce-que-cest-comment-ca-marche-2125947.php

https://le-coin-coin.fr/dossiers/quest-ce-que-le-bitcoin/

https://www.buybitcoinworldwide.com/fr/cours-bitcoin/

https://cryptoast.fr/regulation-crypto-monnaie/

https://www.capital.fr/entreprises-marches/regulation-du-bitcoin-vers-un-laisser-faire-du-g20-1278207

https://bitcoin.fr/histoire


Alexandre CAMPOSAlexandre CAMPOSJuly 28, 2018
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Le côté humain ou animal des salles de marchés demeuraient primordiale dans le monde du trading. De nos jours, l’informatique et les mathématiques sont omniprésentes en front office. Dans cette guerre contre le temps, certains acteurs du marché dénoncent de plus en plus une véritable « course à l’armement », rendant impossible l’intervention de petits acteurs et créant ainsi des distorsions de concurrence.

The Hight frequency Trader ou le trading haute fréquence utilise de puissants ordinateurs incluant des algorithmes permettant de sélectionner et opérer d’infime mouvement de marché avec un ordre de temps proche de la milliseconde. On peut avoir jusqu’à 1000 exécutions à la seconde.

Le but étant de tirer profit de très faible écart de prix sur les valeurs des systèmes de titres, c’est une forme de scalping. Cette forme de Trading qui s’est fortement développé depuis quelques années suscite énormément d’engouement, comme pour Goldman Sachs qui n’a quasiment plus de trader à New York, mais aussi beaucoup de questions pour les gestionnaires, les investisseurs et surtout l’AMF. En effet, il est difficile pour l’AMF d’établir ce ratio car les traders HF ne sont pas tous membres de marché et l’AMF n’a accès en direct qu’à l’identité des membres de marché responsables des ordres et des transactions, non des clients finaux.

Le débat est grand autour de cette forme apparente de Trading. Certains estiment qu’il apporte de la liquidité via le market-making et l’arbitrage ainsi qu’une certaine efficience de marché par le biais d’un équilibre de prix entre place et valeurs liées.

Ses détracteurs dénoncent une liquidité « fantôme », l’instabilité permanente du carnet d’ordres introduirait une incertitude structurelle dans le trading (un ordre est déjà obsolète au moment où il est envoyé) qui est un obstacle à l’éfficience.

Schéma : Source AMF

De plus, les autorités de marché commencent à hausser le ton. Ainsi, l’AMF a récemment fait état d’un rapport accablant sur ce type de trading, dénonçant notamment les menaces « d’intégrité du marché dès lors que les stratégies de trading sont détournées de leur objectif initial pour être utilisées à des fins de manipulation de marché ». 

Nous notons dorénavant l’apparition depuis quelques années l’apparition d’un système similaire au trading haute fréquence : Les robots advisors.

Provenant pour la plupart et surtout en France de FinTech (Financial Technology), soutenus par l’AMF et l’ACPR, cela marque une rupture pour les particuliers concernant leurs investissements et leurs conseillés.

Notons que les robots sont déjà bien établis en finance de marché comme énoncé ci-dessus. Pour les acteurs de la finance de marché, ces robots sont une réalité indéniable prenant entièrement partie dans l’ère du digital (BigData).

Les banques ont donc ouvert cette possibilité aux investisseurs particuliers afin de retenir à moindre cout les clients peu rentables, attirer de nouveaux clients via une délégation des transactions automatisé et fluidifié à travers ces robots et leurs algorithmes.

Les possibilités sont nombreuses pour une gestion de portefeuille, une définition du marché et du profil de risque permet alors de laisser libre cours au robot qui traitera les ordres automatiquement. Qui sera pris alors pour responsable d’une mauvaise gestion, une perte de capital ou un mauvais arbitrage. La banque, le quant ou l’investisseur ? de nombreuse question restes présente concernant ces robots attrayant, avide de gain mais encore plus la plupart inefficient sur des sites frauduleux.

En résumé, les robots permettent pour les acteurs financiers un trading haute fréquence permettant une exécution automatique sur des milliers d’ordres au quotidien, néanmoins il nécessite une vigilance de tous les instants ainsi que des personnes hautement qualifiées en mathématiques et en informatique pour repousser un peu plus chaque jour les limites de la finance. Ce système fut une ouverture aux Fintech et un développement de l’offre bancaire et financière pour les investisseurs particuliers à travers des robots pouvant gérer un portefeuille d’actif en achat/vente de façon algorithmique.


Lauriane NYALauriane NYAJuly 26, 2018
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Ce concept de finance dite « green » a toujours fait parlé de lui depuis un bon bout de temps .Il met en rapport des domaines tel que : la finance, l’économie et l’éco responsabilité. Au premier abord on pourrait dire qu’il s’agisse de deux notions plutôt contradictoires, mais pourtant il s’agit ici de trouver des solutions pour que la finance mette une pierre à l’édifice d’une planète plus saine.

Nous avons d’un coté l’écologie, un domaine dont le but principale est de permettre une meilleure préservation des ressources naturelles. De l’autre côté, nous avons la finance, dont la principale ambition est de tirer autant de bénéfices que possible des ressources naturelles, et inclue fatalement une consommation de celles-ci.

La question ultime ici est donc : y a-t-il une possible réconciliation entre la finance et l’écologie.

Pour pouvoir y arriver, il conviendra d’abord de se débarrasser des postures convenues, des discours surfaits, autrement dit du « politiquement correct ». La nature est considérée comme un cadeau dont les hommes sont les gardiens et qu’il convient de préserver pour les générations futures.

Alors oui, il devient possible de tracer une voie commune entre ceux deux pensées. La finance est déjà vue comme un moyen (et non une fin) pour le développement économique, tout en acceptant une certaine forme de décroissance pour les biens de consommation et l’utilisation des énergies, alors pourquoi la finance ne pourrait elle pas être au service de l’homme ? Il faut voir cela comme une responsabilité individuelle mais aussi collective et prospective, c’est à dire une responsabilité transgénérationnelle afin de quitter l’immédiateté pour penser le futur lointain.

Grâce à ce concept tendance de finance verte, on voit des projets se mettre en place dans le but de permettre au monde de la finance en général d’être plus responsable sur le plan de l’écologie. Ainsi, il aurait possibilité d’assouvir ses besoins en termes de ressources tout en restant dans des limites raisonnables, qui pourraient être délimitées par différents consensus. Même si cela n’est pas totalement évident, des efforts sont faits pour arriver à ce résultat.

Il est question de faire en sorte d’investir dans plus de projets qui jouent un rôle plus important pour la nature. Parmi ces investissements nous avons les énergies renouvelables qui sont un exemple bien concret, car on touche le long terme. De plus ces énergies sont bien plus rentables que les énergies fossiles. Mais nous ne pouvons pas nier le fait qu’une telle transition est à la fois couteuse financièrement et très étalée sur le long terme.

Comme autre contraintes possible, nous avons les défaillances présentes dans le monde de la finance (exemple : crise de 2008) qui pourraient avoir des conséquences plutôt désastreuses sur la nature si on en venait à lui confier celle-ci. Il est donc évident que pour concilier les besoins des deux domaines, il est nécessaire de fixer quelles sont les limites à ne pas franchir, et quels sont les objectifs à atteindre pour assurer autant une bonne préservation de la nature et un bon rendement financier de celle-ci. Pour cela il faudrait des rencontres entre écologistes et financiers, sans anathème ni préjugé, commelaCOP21 à Paris.

De manière globale, on conclue q’une finance verte est tout à fait possible, et les discussions essentielles au succès de ce projet sont déjà effectuées par les organisations concernées. L’implémentation de ce projet est sur en expansion, nous avons foi en le succès de cette collaboration pourtant si inattendue.

 


Maxime LEMaxime LEJuly 19, 2018
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Le Trading Haute Fréquence THF ou HFT : High-Frequency Trading, sont l’exécution à grande vitesse de transactions financières faites par des algorithmes informatiques. C’est une des catégories du « trading automatique » basé sur la décision statistique, qui gère de plus en plus les données boursières à la manière d’un Big Data devenu inaccessible à l’analyse humaine et bancaire traditionnelle.

Ces opérateurs virtuels de marché peuvent ainsi exécuter des opérations sur les marchés financiers : les bourses ou des marchés de gré à gré en quelques microsecondes. Alors que la vitesse de transaction du THF était encore de 20 millisecondes à la fin de la décennie 2010, elle est passée à 113 microsecondes en 2011.

Selon La Tribune, le THF domine désormais les activités de marché. Au point de faire de l’ombre aux investisseurs traditionnels, et d’être sans doute plus réglementé à l’avenir. Avec une part de marché de 60% sur Euronext et près de 90% aux États-Unis, le THF est devenu incontournable ces dernières années. Pas étonnant que les investissements dans les infrastructures informatiques dévolues au THF aient atteint 1,5 milliard de dollars aux Etats-Unis en 2013.

En conséquence, le THF est l’un des thèmes de recherche les plus poussés en finance, sans oublier qu’il représente des défis majeurs pour les régulateurs, notamment l’AMF. Ainsi, faut-il maintenir ce trading algorithmique ? Quels sont ses avantages ? Vers où va-t-elle se diriger ?

Un modèle qui permet de calculer les profits. Si certains se réjouissent de l’essor du THF, à l’image de Goldman Sachs, qui n’a pratiquement plus de traders humains à New York mais plus d’ingénieurs en informatique, cette évolution constitue une redoutable concurrence vis-à-vis des investisseurs conventionnels, qui passent leurs ordres beaucoup moins rapidement que les algorithmes.

Le modèle du THF est basé sur un équilibre de Nash, l’enseignant-chercheur établit les conclusions suivantes : « Plus la vitesse est élevée, plus le marché est liquide, ce qui améliore la qualité des prix. Cependant, l’excès de vitesse peut nuire au profit du THF, car la vitesse représente une concurrence temporelle. Chez les autres traders, les profits baissent avec la vitesse. Enfin, la volatilité des prix diminue avec le THF, mais elle augmente avec les traders traditionnels ». Et d’ajouter : « Le THF gagne infiniment plus que les autres. Pour les petits porteurs, il ne sert à rien de gagner en vitesse face au THF. Ils doivent privilégier des stratégies à plus long terme au lieu des transactions intra journalières ».

Mais comme tout succès, les réglementations sont à venir : actuellement régit par la Directive européenne MIF 1, le THF sera encadré par MIF 2 à partir de janvier 2018. Ce dispositif  permettra d’identifier les ordres passés par chaque algorithme et d’aider ainsi les chercheurs dans leurs futurs travaux. Et nous nous douterons que beaucoup d’autres réglementations sont à venir pour le THF s’il continue de générer plus de profits.

Donc, le futur du THF a un bel avenir tout comme les évolutions technologiques avec le Big Data, La Blockchain par exemple. Mais uniquement s’ils ne sont pas trop régularisés, sans quoi d’autres nouvelles technologies feront surfaces tel un cercle vertueux.


Maxime LEMaxime LEJuly 19, 2018
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Selon lesmeilleursbrokers, les robots de trading connaissent un succès fulgurant, sur le forex, les actions ou même les options binaires. Le robot de trading est un programme informatique qui est dédié à la pratique du trading. Celui-ci donne des ordres automatiquement en se fiant aux signaux des tendances émises par le marché. Il s’agit donc d’un outil de trading qui se base sur l’étude technique des statistiques mises à la disposition des intervenants en bourse. Ce robot est opérationnel en continu, 24 h/24, il effectue ainsi les placements à la place du trader sans que ce dernier ne soit obligé de suivre sans arrêt les cours de ses actifs.

Si les robots de trading connaissent un franc succès auprès des traders de tous niveaux et auprès des particuliers qui s’intéresse au monde du trading, c’est avant tout grâce à la plateforme MetaTrader 4.

Cela fait plus de trente ans que les traders professionnels, au sein des institutions financières telles que les banques ou les fonds d’investissement, utilisent des algorithmes de trading autonome. Mais jusqu’à l’arrivée de la plateforme MetaTrader 4, leur usage n’était pas accessible au grand public. Cette nouvelle plateforme de trading grâce à son langage de programmation intégré, permet à tous ses utilisateurs, qu’ils soient des traders expérimentés ou de simple novices, de coder et développer  eux-mêmes leurs algorithmes, tout en pouvant les tester ou les lancer en réel en les attachants aux graphiques de la plateforme.

Le meilleur robot de trading
Comme vous l’aurez sûrement compris, le meilleur robot de trading est celui dont vous maîtrisez parfaitement la stratégie. C’est pourquoi il n’existe pas un mais des meilleurs robots de trading. Il existe autant de trader que de stratégie, et chaque trader disposant d’un algorithme autonome, qui suit sa stratégie à la lettre, sans subir de biais psychologique, sans risque de trop trader, et sans se fatiguer, en sera pleinement satisfait. Ainsi il saura quand l’activer, quand le désactiver, et il saura améliorer sa stratégie car le trading est une activité dans laquelle on apprend et on se perfectionne en permanence.

Tous les courtiers ne permettent pas à leurs clients d’utiliser des algorithmes de trading, certains brokers les autorisent mais ralentissent l’exécution des ordres ce qui peut rendre perdante une stratégie pourtant viable. Chez Admiral Markets vous pourrez développer vos algorithmes en toute sérénité, les tester dans un environnement sécurisé grâce aux comptes de démonstration mis à disposition des clients. Mais surtout, votre robot bénéficiera des mêmes conditions de trading qu’un trader qui entre ses positions manuellement, ainsi votre robot bénéficiera de conditions optimales.

Mais quel avenir pour les robots trader ? Il est essentiel de comprendre, qu’aucun logiciel de trading automatique ne peut garantir un taux de 100 % de trades gagnants. Il est aussi important de se rappeler que la performance passée ne garantit pas les résultats à venir.


AvatarThibault MEYNADIERJune 18, 2018
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La révolution numérique que l’on peut définir comme l’ensemble des nouvelles technologies ; Big data, Intelligence artificiel, Machine learning, BlockChain, ou encore internet tend fortement à se développer dans le monde le finance (finance numérique) et ce dans tous les métiers.

Que ce soit d’un point de vue automatisation des taches, traitement de l’information dans les métiers du back et middle office, que ce soit du côté front office avec des méthodes de calculs surpuissante pour effectuer des analyses prédictives, arbitrages, ou automatiser les transactions ou encore du côté de l’asset managements avec les robo-advisory. Tout y passe.

finance numérique

En dépit de toutes ces nouveautés et changement majeure, il semble aujourd’hui difficile de mesurer l’impact réel de la révolution numérique sur la finance de marché, contrairement à d’autres secteurs qui ont profondément été modifié par cette révolution. Ainsi comment peut-on appréhender le numérique au sein de la finance de marché ? (difficulté et leviers)

Dans un premier temps, la dématérialisation de la finance est en réalité un processus ancien et déjà ancré sur les marchés, on pense notamment au système SWIFT pour les virements bancaire apparue au début des années 2000. Les plateforme de trading ou négociation, les fameux « MTF » ont également vu le jour peu avant la crise économique de 2008.

Tout ceci font que les acteurs majeurs des marchés financier étaient déjà habitué au digital et en particulier l’automatisation des processus. Contrairement à beaucoup d’autre secteurs, le numérique n’a pas bouleversé la finance. Mais on peut dire que depuis quelque années, l’innovation dans le secteur numérique a connu une croissance importante et les particulier ont des exigences beaucoup plus forte en matière de rapidité des transactions notamment.

De plus, l’apparition des Startup spécialisé en finance que l’on surnomme les « fintechs » ne sont pas uniquement comme on pourrait le croire des concurrents direct des grands établissements de crédit, en effet la plus part sont en réalité là pour développer des nouveaux modèles technologiques afin d’améliorer les services existant de ces grandes banques auxquelles elles sont rattachées.

Les fintechs sont appréciées des grandes banques car elles ont des moyens humains plus adaptés, elles sont plus efficaces, plus souples, et la rapidité d’exécution des projets est supérieure aux grands groupes.

La blockChain quant à elle, est une véritable rupture technologique, de plus en plus présente depuis ces 4 dernières années elle constitue pour les grandes entreprises de la finance un véritable levier de rupture. En effet le champs d’action de cette technologie pourrait bouleverser en profondeur la finance de marché en supprimant des intermédiaires (compensations, transactions, syndicataires bancaires par exemple).

La réglementation de la finance de marché depuis une dizaine d’année toujours plus stricte et contraignantes a également participé à réduire le champs d’action des entreprises innovantes et l’apparition des nouvelles technologies dans ce secteur.

Ainsi, tout ces bouleversement technologiques peut s’avérer dans les prochaines années un moteur de croissance important pour la finance de marché qui a vu ses revenues diminué depuis les crises à répétions. Cela pourrait simplifier la finance, réduire les coûts et donc augmenter la rentabilité du secteur, voir même générer des nouveaux emplois.


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Depuis les années 1850 et la révolution industrielle, la croissance de la population mondiale ne cesse d’augmenter. En 2017, il y a environ 7,6 milliards de personnes dans le monde dont 962 millions de plus de 60 ans. D’après un rapport de l’ONU, il y en aura 11,18 milliards dont 3,1 milliards de plus de 60 ans d’ici la fin du siècle. La croissance représentera donc plus de 222% pour cette tranche de la population contre 47% pour la population globale.

Si l’on compare ces chiffres, avec les données de l’activité économique liée au troisième âge, on constate qu’il y a un fort potentiel sur ce marché. Ainsi, selon le directeur gestion thématique monde chez CPR AM Vafa AHMADI, « depuis plus de 15 ans, les sociétés liées au vieillissement présentent un taux de croissance du chiffre d’affaires et des résultats en moyenne supérieurs au reste de l’économie (entre 1 et 1,5%) et un coût du capital inferieur ».

De la même façon, la Bank of America Merill Lynch estime aujourd’hui à 7 000 milliards de dollars l’industrie du silver age et elle pourrait atteindre les 15 000 milliards de dollars d’ici à 2020, soit une augmentation de plus de 200%.

Même si ces données économiques restent des projections,  le marché retient  le potentiel de croissance de l’activité liée au troisième âge en rapport avec les  données démographiques. A cette tendance structurelle  du  silver age, s’ajoute son pouvoir d’achat lié à l’importance du patrimoine  détenu par cette tranche de la population et qui vient renforcer l’hypothèse d’une évolution positive de ce marché.

Ce sont là les raisons pour lesquelles l’activité du troisième âge intéresse les marchés financiers. Depuis quelques années, on constate l’apparition de plusieurs fonds OPCVM/SICAV spécialisés sur l’activité du silver age. Ces fonds regroupent principalement les secteurs d’activités de la santé, des services financiers et des consommations cycliques qui apportent des solutions au plus de 55 ans.

Les principaux fonds consacrés à ce secteur en France sont Generali Investments Sicav SRI Ageing Population, CPR Global Silver Age (europe), CPR Silver Age(monde), LO Funds – Golden Age, Schroder International Selection Fund Global Demographic Opportunities, Robeco Global Consumer Trends Equities et Performance Vitae.

Pour conclure, on peut aussi ajouter une composante psycho comportementale à ce sujet avec l’évolution des générations et des mœurs. Les enfants ne vivent plus forcément près du foyer parental en raison de l’augmentation de la mobilité et des moyens de télécommunication. Il est maintenant possible « de prendre soin de ses parents  à distance ». Ainsi il n’est pas rare aujourd’hui d’avoir des personnes de plus de 60 ans seules ou avec leur conjoint(e) ayant besoin de soins ou de services d’aide à domicile et n’ayant pas ou peu la possibilité de se déplacer.

Les solutions proposées par les sociétés du silver age prennent alors tout leur sens car s’adaptent à ces nouveaux paramètres et permettent une prise en charge de ces personnes à domicile. De plus, il y a un réel besoin d’autonomie pour ces personnes, ce qui est susceptible de faire apparaître des services innovants s’appuyant notamment sur des nouveaux usages d’intelligence artificielle en plein développement. On peut prendre l’exemple d’une personne ayant besoin d’une assistance 24h/7j, cela peut être difficile financièrement à assumer et pratiquement infaisable de trouver une solution autre qu’une maison de retraite mais pourra être accompli sans effort par un robot à un coût inférieur et peut-être dans des conditions plus satisfaisantes pour la population concernée, l’insuffisance des effectifs et des moyens dans les maisons de retraite étant régulièrement pointée du doigt.

 

Sources : Bank of America Merill Lynch, ONU, Morningstar
http://www.morningstar.fr/fr/news/148800/profiter-du-%C2%AB-papy-boom-%C2%BB-avec-une-gestion-th%C3%A9matique.aspx
http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/06/22/la-population-mondiale-atteindra-9-8-milliards-d-habitants-en-2050-selon-l-onu_5149088_3244.html

 


Antoine NODETAntoine NODETMay 24, 2018
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La société créée il y a dix sept ans se présente comme une « digital biotech », secteur en vogue sur les marchés boursiers américains et qui de ce fait obtiennent des ratios de valorisation très généreux. En fait, il s’agit d’éditeurs de logiciels destinés à aider les patients à suivre leurs traitements dans le cadre de maladies chroniques, de traitements lourds tels que pour le cancer. Des autorisations sont nécessaires du fait de l’impact sur la santé, en tant que dispositifs médicaux, le risque étant dans la délivrance des soins. Ces dispositifs peuvent bénéficier d’un remboursement plus ou moins importants selon les pays et les systèmes de santé. Ils ne peuvent être délivrés que sur prescription médicale. C’est en fait la seule différence avec un éditeur classique. La barrière à l’entrée n’est pas celle d’une biotech ou d’une pharmaceutique classique.

Le principe de base avancé par la société est que les prescriptions sont mal suivies du fait d’effets secondaires pénibles (cas des cancers) ou de la lassitude (nécessité d’un suivi quotidien permanent).

La société dispose aujourd’hui de deux logiciels pour les diabètes de type I et II. Ils permettent une télésurveillance via un portail web permettant un suivi par le médecin afin d’ajuster la dose d’insuline et de gérer les effets secondaires. Le patient envoie leur taux de glycémie et leur fréquence de prise d’insuline. Le dispositif fonctionne pour toutes les marques d’insuline et est autorisé en France par la Haute Autorité de Santé. D’après les premières données cliniques, 80% des patients atteindraient leur cible d’hémoglobine glyquée à six mois de suivi du traitement contre seulement 40% sans le logiciel. En France, la société dispose d’un accord exclusif avec Sanofi qui en assure la distribution avec son insuline Lantus, produit vedette de Sanofi. Voluntis touchera 30% de redevances sur les ventes du dispositif. Un autre exemple de sources de revenus est l’accord singé avec une mutuelle américaine, le seul pour l’instant, mais qui est riche d’enseignement, même s’il s’agit d’une petite structure à l’échelle américaines avec 850 000 assurés. Les assurés ayant recours à l’insuline faisant partie de la liste de WellDyne Rx verront systématiquement prescrire le dispositif VOluntis. EN effet, une bonne observance du traitement du diabète aurait pour effet une économie de 4 690 dollars par an du fait que des complications seraient évitées.

Par ailleurs, la société développe des dispositifs similaires pour l’oncologie afin d’améliorer le suivi des effets secondaires qui sont souvent à l’origine de l’abandon ou d’un suivi insuffisant de la thérapie.

La société qui a delà levé 43 millions d’euros depuis sa création procède à une levée de fonds de 32 millions à l’occasion de son introduction en bourse. EN 2017, la société a affiché des revenus de 8M qui sont des paiements d’étape par ses partenaires et la perte annuelle s’élève à 10 M. Ce qui signifie que la levée de fonds représentera un peu moins de deux années de fonctionnement à ce rythme. L’EBE serait à l’équilibre en 2020, voire positif. La société vise un CA de 50 M en 2021 ce qui permettrait l’atteinte de l’équilibre opérationnel « dès 2022 ».

Nous ne sommes pas en mesure de commenter ces chiffres, aucune analyse financière n’ayant été distribuée sauf à quelques personnes référencées comme c’est désormais l’usage en dépit de la recherche de progrès en matière d’information et d’efficacité des marchés voulue par l’Europe et son texte Mif2. Cette pratique nous rappelle les transactions faites sous les colonnes par les « pieds mouillés » au Palais Brongniart il n’y a pas si longtemps. Si ce n’est que cette pratique du marché non réglementé est désormais protégée par les juristes.

En dehors de l’absence d’information financière, les réserves suivantes amènent à exprimer de fortes réserves sur l’opportunité de souscrire.

Tout d’abord cela suppose que le patient est équipé d’un smartphone et est en capacité de l’utiliser.

Ensuite, quel sera le degré d’adoption du dispositif. Une fois adoptée, pendant combien de temps le patient se pliera t-il à cette discipline. Il est frappant de constater qu’à l’heure des objets connectés, le patient doit procéder à une lecture de son taux de glycémie puis le reporter sur son smartphone. Fastidieux et peu moderne. Combien de personnes persévèrent par exemple à reporter les données sur un document papier ? pourquoi en serait-il différemment avec ce dispositif ?

Quid de la rémunération du médecin pour le suivi ? En France, la rémunération se fait sur les consultations. Toutefois, il faut reconnaitre que nous avons enfin un ministre de la santé plus moderne, pragmatique et professionnel qui est prêt à moderniser un système qui relève d’analyses économiques dépassées. Les médecins généralistes sont de moins en moins nombreux et disposent de moins en moins de temps.  A supposer que l’on supprime le numerus clausus, la situation ne pourra pas s’améliorer d’un seul coup.

Le scandale actuel de Facebook vient opportunément rappeler l’enjeu de la confidentialité et de la valeur des données de santé. Il y a là un véritable risque.

Enfin, si le diabète est LA maladie du 21ème siècle, il n’est pas certain que des mesures ou de nouveaux traitements ne parviendront pas à l’endiguer. Par ailleurs, il existe des systèmes concurrents dont la pompe connectée. Les capteurs d’insuline, qui connaissent à l’heure actuelle un très fort succès auprès des patients, les premiers concernés et finalement décideurs, informent sur la dose d’insuline à prendre. Sans violer la confidentialité des données et de manière jugée simple par les diabétiques.

Si l’on croît dans ce projet, il est certainement trop tôt pour juger de son succès potentiel. D’autant plus que la valorisation est ambitieuse avec une capitalisation boursière de 128 M maintenant pour une CA de 50 M visé en 2021.

Trop tôt, trop ambitieux, trop cher.



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