Moufid ABAYOMIMoufid ABAYOMIFebruary 14, 2019
Fotolia_132500581_XS.jpg

9min360

Les premières réflexions et travaux sur l’intelligence artificielle datent des années 1950. Aujourd’hui, cette discipline, au cœur de tous les débats commence à bouleverser plusieurs secteurs d’activités. Avec l’émergence du big data, les travaux de recherche dans le domaine s’accélèrent. Voyons dans cet article, ses impacts dans le secteur de la banque et de la finance.

L’intelligence artificielle (IA, ou AI en anglais pour Artificial Intelligence) est un ensemble de théories et des techniques développant des programmes informatiques complexes visant à permettre aux machines de simuler certains traits de l’intelligence réelle (raisonnement, apprentissage……). Elle devient un logiciel réfléchissant à la place de l’humain et se retrouve implémentée dans plusieurs domaines tels que : le commerce, les transports, la santé, l’assistant personnel, l’industrie, l’environnement, la défense, la finance etc…

Aujourd’hui l’intelligence artificielle permet de réaliser une vision artificielle, la reconnaissance vocale, un diagnostic médical et le traitement de certaines pathologies, le traitement d’images et de vidéos, les analyses prédictives, l’automatisation de manière plus intelligente, la création de robots humanoïdes, la simulation de systèmes complexes, la réalisation d’œuvre d’art etc…

Avec l’avènement du Big Data, l’IA a commencé à changer certaines habitudes dans le milieu bancaire et financier. En effet, les entreprises de ces secteurs disposent d’une grande quantité de données inexploitées. Le Big Data a créé un cadre adéquat pour l’exploitation de ses données. Cela permet entre autre, le développement de nouveaux algorithmes, le traitement de cette masse de données avec des algorithmes très puissants. Ce qui favorise entre autres la digitalisation du secteur financier, la transformation les activités de trading, d’évaluation des risques, de gestion de portefeuilles, d’analyse financière, de prêts bancaires etc…. D’où le succès des fintech.
En termes d’impacts dans le domaine bancaire et financier, on peut citer :

• La transformation des métiers
L’IA va automatiser plusieurs tâches dans le secteur bancaire et financier. Mais elle ne va pas remplacer l’humain. L’IA permettra de faire évoluer les métiers et compétences.
• Dans le trading
L’utilisation de l’IA et du machine learning dans les salles de marché est devenue une réalité. L’algo-trading tient compte des tendances de marché et l’IA donne une probabilité d’occurrence d’une transaction. Aujourd’hui, ce sont les automates qui exécutent les ordres de bourse. Seuls les paramètres sont définis par les humains. L’écriture automatisée des algorithmes de trading tente à s’imposer. Cela commence à obliger les traders à se lancer dans le code.
• Finance d’entreprise
La révolution digitale touche particulièrement les fonctions achats et comptabilité. A ce niveau, ce sont des logiciels qui réalisent certaines tâches quotidiennes. Cela facilite la vie des salariés. Notons que les fonctions finance, achats et RH ont un fort potentiel de numérisation.

• Dans la gestion d’actif ou de patrimoine
Le développement des Robots advisor par les FinTech permettent la gestion de portefeuille en ligne avec un minimum d’intervention humaine. Dans ce cadre, on peut distinguer deux types de services :
• la gestion conseillée : l’investisseur gère son portefeuille. Il peut choisir de suivre ou non les conseils qui lui sont prodigués ;
• la gestion déléguée : la structure gère le portefeuille pour le compte de son client. Il s’agit d’un mandat de gestion.
Les avantages qui résultent de ces services sont : l’avantage tarifaire, le conseil et la simplicité d’utilisation. Du coup, les assureurs, les banquiers et asset managers ont commencé à signer des partenariats avec des Robo-Advisors

• Automatisation des process métier
Grâce à l’intelligence artificielle et l’automatisation, les banques ont considérablement réduire le temps de traitement des demandes tel que la déclaration de perte/vol de cartes bancaires, la déclaration des sinistres. Pour cela, l’IA permet d’extraire dans un dossier de déclaration de sinistre, les éléments les plus pertinents pour savoir le type de sinistre, d’analyser le type de couverture d’assurance. Il permet ainsi aux agents d’entamer rapidement le processus d’indemnisation.
Cette discipline permet également d’élaborer de nouveau process de recrutement.

• Amélioration de l’expérience client
L’IA peut permettre aux banques et structures financières de réaliser une vision 360° de leur clientèle. En effet, l’IA peut réaliser la veille sur les réseaux sociaux et évaluer l’e-réputation de sa clientèle. Grâce aux informations collectées en temps réel, on peut tirer des conclusions rapides qui peuvent être mises à disposition des conseillers. Cela permet de personnaliser les offres de services. Les Chatbots permettent également un gain de temps pour les conseillers. Ces derniers peuvent se concentrer sur des demandes à plus forte valeur ajoutée. Tout ceci permet d’améliorer la relation-client, réduire les frais et augmenter le rendement des directions commerciales.

• La cyber sécurité
L’une des plus grandes inquiétudes dans le secteur bancaire et financier est la sécurité face aux cyber-attaques. En effet, on peut assister aujourd’hui à l’infiltration des systèmes informatiques des institutions par des programmes malveillants plus sophistiqués. On observe également l’apparition des fausses transactions provenant d’une destination douteuse ou des vols massifs.
Afin de remédier à cela, les banques et institutions financières font recours à l’IA et au machine learning pour construire une bonne défense. En effet, l’IA analyse les habitudes financières du client, détecte les comportements inhabituels. Elle peut ensuite alerter automatiquement le système pour garantir la sécurité des fonds des clients
Notons que le développement du cloud et l’utilisation de la technologie blockChain allié à l’intelligence artificielle permettra de réaliser des offres personnalisées et de concevoir des smarts contracts. On peut également assister à la création d’un écosystème dans lequel les services bancaires seront intégrés à des fonctionnalités comme le commerce en ligne, l’uberisation etc…

Webographie
https://www.letemps.ch/economie/lapport-lintelligence-artificielle-finance
https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-182841-lintelligence-artificielle-na-pas-fini-de-revolutionner-le-secteur-financier-2176669.php
https://www.unow.fr/blog/le-coin-des-experts/intelligence-artificielle-moteur-finance-fintech/

Les applications et usages de l’ia


https://news.efinancialcareers.com/fr-fr/330088/quel-est-limpact-de-lintelligence-artificielle-sur-votre-job-en-finance
http://www.agefi.com/quotidien-agefi/forum-blogs/detail/edition/2018-05-09/article/intelligence-artificielle-la-finance-du-futur-5-475396.html


Florent COGNEAUXFlorent COGNEAUXFebruary 14, 2019
Fotolia_57224383_XS.jpg

21min430

En fin d’année dernière, un estimé collègue a publié dans ces colonnes un article traitant d’un possible Rallye de fin d’année.

Le papier n’ayant jamais refusé l’encre (et les pixels d’être noirs) les sujets sur le ” Rallye de fin d’année ” fleurissent dans les magazines économiques comme des roses de Noël à la délectation des lecteurs avides d’oracles.

Comme souvent, aussi pertinentes soient les analyses économiques, politiques, voire géopolitiques présentées, le raisonnement s’achève souvent par quelque chose du genre ” au final, c’est vous qui voyez “.

Mais, en supposant que leurs auteurs aient le courage de prendre position, quel est, avec le recul, la pertinence de leurs recommandations ?

Et, plus fondamentalement, un tel phénomène existe-t-il vraiment ou est-ce juste une légende urbaine exploitée avec la régularité d’un bordereau d’imposition pour vendre un peu plus cher un papier qui, s’il n’était glacé, aurait fini autour de produits de la mer (mollusques et crustacés en cette saison) ?

Amateur de l’étude des biais cognitifs et adepte des statistiques, je vous propose d’étudier le phénomène avec quelques données, deux, trois outils de base et un peu de recul (les vapeurs éthyliques des réveillons s’étant maintenant bien dissipées).

Prenons un indice large : le Standard and Poor’s 500, téléchargeons ses relevés journaliers depuis 50 ans et calculons pour chaque jour sa variation (https://www.investing.com/indices/us-spx-500-historical-data).

On se retrouve en face de 12604 valeurs (environ 252 par ans) dont la moyenne est de +0.0196% et dont la distribution ressemble à ceci:

Première remarque, certaines valeurs extrêmes (-27.73% le 19 oct. 1987, -9.93% le 15 oct. 2008 – ces deux là ayant suffit à créer la légende du mois d’octobre) font légitimement douter de la normalité de la distribution.

Tous les manuels de finance le disent : les marchés sont des animaux à queues épaisses ! Autrement dit, les événements rares (et souvent catastrophiques) s’y produisent plus souvent qu’à leur compte (du moins aux yeux de ceux qui s’imaginent qu’ils devraient suivre une loi Normale – c’est-à-dire la majorité des modèles de risque, ce qui ne lasse pas de surprendre…).

Pour les plus septiques, un test de Shapiro-Wilk (http://www.statskingdom.com/320ShapiroWilk.html) retourne une valeur-p indiquant que vous avez autant de chances de croiser le Pape François avec une planche de surf dans l’ascenseur que de pouvoir utiliser une distribution gaussienne pour juger du risque de vos investissements. Nous y reviendrons.

Revenons à nos Rallyes et regroupons ces variations par mois, puis calculons leur moyenne et leur écart-type. On obtient le tableau suivant :

MoisMoyenneEcart-type
Ensemble0,43%4,42%
Janvier0,70%4,84%
Février0,04%3,92%
Mars1,01%3,60%
Avril1,10%3,64%
Mai0,36%3,54%
Juin-0,05%3,27%
Juillet0,32%4,13%
Août-0,14%4,99%
Septembre-0,89%4,63%
Octobre0,42%6,78%
Novembre0,99%4,46%
Décembre1,19%3,48%

Point amusant, le mois d’octobre est conforme à la moyenne avec une progression de 0.42%. Cela semble contredire ce qui a pu être écrit à son sujet… Certes, son écart-type est large. Il ne faut pas chercher plus loin sa lugubre réputation. A l’inverse, le mois de juin présente la volatilité la plus faible ; malheureusement, sa moyenne est déprimante.

Certains mois sont ” bons “, d’autres sont ” mauvais ” et l’écart-type mesure le piment de l’affaire. Associer à chaque mois une personnalité sur cette base est intellectuellement stimulant : ” Personnellement, j’éviterais septembre “, etc.

Décembre, quand à lui, présente tout à la fois la meilleure moyenne et un écart type plutôt faible. Voilà qui suffit à justifier la naissance du mythe du ” Rallye de fin d’année “, synchronisée avec celle du petit Jésus (c’est à se demander si, comme tant d’autres avant lui, le capitalisme boursier ne s’essaye pas au recyclage des croyances antérieures) ! On va pouvoir écrire des articles et vendre du papier !

Vraiment ?

En matière de statistique, plus l’échantillon est grand, plus les calculs sont fiables.

Pourquoi, au fait ?

L’idée est que plus un type d’événement est variable, plus il faut pouvoir étudier d’événements individuels pour pouvoir en dire quelque chose.

Si on s’intéresse aux retards des trains, la tâche est aisée : il y a beaucoup de trains et leurs retards excèdent rarement quelques heures (événements fréquents, variabilité faible). En un nombre limité de semaines, il est possible de calculer des statistiques précises. Si, par contre, on s’intéresse aux conséquences des tremblements de terre, c’est beaucoup plus difficile : il y a en a, heureusement, beaucoup moins et leurs dégâts vont d’une imperceptible vibration à l’effondrement d’un barrage qui noie une région entière (événements rares, variabilité élevée). Il faudrait des centaines d’années pour obtenir des statistiques fiables avec les mêmes méthodes (ce qui, incidemment, soulève le problème de la disponibilité des données).

Une façon simple d’estimer cette incertitude consiste à calculer ” l’erreur type ” ; elle s’obtient en divisant l’écart type de la mesure par la racine carrée du nombre d’événements. Intuitivement, plus les variations seront faibles ou plus les événements seront nombreux (idéalement les deux), moins l’erreur sera grande et inversement.

Ce nombre s’interprète de la même façon qu’un écart-type, c’est une moyenne d’écart à la moyenne. Mais, contrairement à l’écart-type, il ne dépend pas des événements eux-mêmes, il dépend des mesures dont on dispose. Si on reprend l’exemple des trains, l’erreur-type va décroître rapidement : intuitivement, le nombre de mesures va ” prendre le pas ” sur la variabilité des retards. L’écart-type, lui, va se stabiliser autour d’une valeur (différente de zéro) correspondant à l’écart moyen des retards par rapport à la moyenne des retards.

MoisErreur type
Ensemble0,18%
Janvier0,69%
Février0,55%
Mars0,51%
Avril0,52%
Mai0,50%
Juin0,46%
Juillet0,58%
Août0,71%
Septembre0,65%
Octobre0,96%
Novembre0,63%
Décembre0,49%

Dans le cas des variations du mois de décembre, l’erreur type est de: 0.49%. Or la moyenne de décembre est de 1.19%. Cela signifie que, en moyenne, l’erreur liée à ce qu’on utilise pour calculer la moyenne (les rendements des 50 mois de décembre) représente à elle seule 40% de cette valeur. C’est beaucoup…

Sur ces bases, comment estimer la pertinence d’un investissement début décembre ?

Une façon de faire consiste à calculer l’intervalle de confiance correspondant à un rendement positif ou nul. Malheureusement, ce n’est pas immédiat : la distribution des variations mensuelles ne correspond pas à une loi Normale et l’erreur-type est significative. Il va falloir simuler une distribution par ré-échantillonnage. Pour compliquer les choses, les 23 premiers jours de décembre et les 8 derniers ont des comportements radicalement différents : entre Noël et le jour de l’An il n’y a pas que les confiseurs qui récupèrent…

Il va donc falloir effectuer un ré-échantillonnage mixte, tenant compte des deux populations et de leurs erreurs types respectives.

Je vais essayer de ne pas perdre l’attention de ceux qui sont encore là en entrant trop dans des détails techniques ; disons, en gros, que cela se fait avec un peu de programmation, un tableur et que je me ferai un plaisir de communiquer l’ensemble des calculs à ceux qui le souhaitent !

L’important c’est qu’au final, on arrive à ceci :

Et que cela permet de répondre à la question précédente : en investissant sur le S&P 500 le 1er décembre et en revendant le 31 au soir, vous avez 60,7% de chance d’avoir un retour positif ou nul (les seuils de 95% et 99% étant respectivement à -6.21% et -10.11% – dit autrement, vous avez 95% de chance de ne pas perdre plus de 6.21% et 99% de chance de ne pas perdre plus de 10.11%).

Pas mal.

On pourrait s’arrêter là en concluant par un chaleureux ” au final, c’est vous qui voyez “, avec la satisfaction du devoir accompli (un article de 9000 caractères) et l’assurance de passer de bonnes fêtes de fin d’année !

S’il n’était le mois d’avril…

Parce que, si on fait le même exercice en avril (en sachant que les choses sont plus simples car les jours sont plus homogènes) on obtient les résultats suivants : en investissant sur le S&P 500 le 1er avril et en revendant le 30 au soir, vous avez 59.38% de chance d’avoir un retour positif et les seuils de 95% et 99% sont respectivement de -5.98% et de -9.03%.

Autrement dit, aux approximations de ré-échantillonnage près, que vous investissiez en décembre ou en avril… c’est exactement la même chose.

Vous avez souvent entendu parler du Rallye de fin avril ?

Et, pour ne rien vous cacher, je suis sûr qu’en cherchant un peu, on pourrait aussi trouver un Rallye de Printemps et un rallye de Thanksgiving.

A cette étape, il y a deux façons de voir les choses : soit on considère que, vu les performances exceptionnelles du Rallye de fin d’année, il ne va surtout pas falloir rater celui de Pâques ; soit on se dit, que, si ça se trouve, le Rallye de fin d’année… c’est surtout un moyen de mieux fourrer la dinde en période de Fêtes.

Mais ça, ” au final, c’est vous qui voyez “.


Moufid ABAYOMIMoufid ABAYOMIDecember 20, 2018
Fotolia_237100121_XS.jpg

17min2060

La blockChain, innovation technologie, est la structure sous-jacente du bitcoin. Les professionnels y voient une innovation qui pourrait révolutionner les transactions dans le futur. Peu de personnes et d’entreprises ne savent pas exactement ce que c’est… Son fonctionnement et ses possibles applications seront abordés dans cet article.

Définition de la blockChain

La blockChain est une technologie de stockage et de transmission d’informations. Elle est transparente, sécurisée et fonctionne sans organe central de contrôle. C’est une énorme base de données contenant l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire. Ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne.

Tout intervenant peut consulter l’ensemble des opérations actuelles et passées. A l’inverse des bases de données classiques, elle est distribuée. Ceci permet de disposer de plusieurs exemplaires de la base de données. Ils existent simultanément sur différents ordinateurs baptisé “nœuds” du réseau. Cela permet de sécuriser le système et d’éviter que la blockChain puisse être piratée.

Ils existent plusieurs types de blockChain :

  • des blockChain publiques : elles sont ouvertes à tous ;

Le mathématicien Jean-Paul Delahaye compare la blockChain publique à un grand livre comptable public, anonyme et infalsifiable. Il l’imagine à un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible.

  • des blockChain privées : elles sont réservés à certains intervenants.

Une blockChain privée est interdit au public. La participation à ce dernier se fait sur autorisation et est majoritairement utilisées par les institutions financières en interne.

La blockChain est apparu pour la première fois en 2008 avec la création de la crypto-monnaie « Bitcoin ». Elle a été développée par un inconnu sous le pseudonyme Satoshi Nakamoto. Ces deux innovations sont corrélées car la blockChain est l’infrastructure sous-jacente du Bitcoin.

C’est cette dernière qui a permis la première transaction avec le bitcoin en mai 2010. Le bitcoin ne peut exister sans la technologie blockChain, l’inverse n’est pas vrai. Aujourd’hui, les entreprises et les gouvernements envisagent l’utilisation de la blockChain à d’autres fins. 

Fonctionnement de la blockChain

La caractéristique principale de cette technologie est la transparence. Cette transparence est caractérisée par le fait que toutes les transactions effectuées entre les différents utilisateurs depuis la création de la chaîne y sont enregistrées. La sauvegarde se réalise sous forme de ‘’blocs de transactions’’ qui empilés les uns aux autres, forment une ‘’chaîne’’. D’où le nom de ‘’chaîne de blocs’’ ou  blockChain en anglais.

Les différentes transactions effectuées entre les utilisateurs du réseau sont regroupées par blocs. Chaque bloc est validé par les nœuds du réseau appelés les ‘’mineurs’’. Ces mineurs sont chargés de vérifier la validité des transactions bloc par bloc. Ils sont en général des particuliers, qui sont rémunérés pour mettre à disposition la puissance de calcul de leurs processeurs. Les problèmes mathématiques résolus par ces ordinateurs sont très complexes. On assiste alors au regroupement des mineurs et la création de gigantesques fermes d’ordinateurs.

Le fonctionnement d’une transaction à travers la blockChain peut être décrit en 5 phases :

A effectue une transaction vers B ;

plusieurs transactions sont regroupées dans un bloc ;

le bloc est validé par les nœuds du réseau au moyen de techniques cryptographiques ;

le bloc est validé, daté et ajouté à la chaîne de blocs (ou ‘’blockChain’’) à laquelle tous les utilisateurs ont accès ;

B reçoit la transaction de A.

Ce processus nécessite un certain temps de calcul selon le type de blockChain dont on parle :

approximativement dix minutes pour le bitcoin ;

15 secondes pour Ethereum.

Sécurité et application de la blockChain

La blockChain est une base de donnée décentralisée c’est à dire qu’elle est hébergée par une partie des utilisateurs. Elle ne peut qu’être hacker que si plus de la moitié des nœuds sont rompus simultanément. Les informations qui sont contenues dans les différents blocks (transactions, contrats etc…) sont protégées par des systèmes cryptographiques1. Cela empêche les utilisateurs de les modifier. De plus, le système de cryptographie est ‘’asymétrique’’ : c’est-à-dire qu’il faut deux clés différentes (une privée, une publique) pour opérer une transaction. 

Grâce à son caractère décentralisé, couplé avec sa sécurité et sa transparence, la blockChain permet des applications bien plus larges que le domaine monétaire. On peut les classifiez en trois domaines :

  • les transactions sur les actifs (utilisation monétaire, mais pas uniquement : titres, votes, actions, obligations…) ;

les applications en tant que registre : elle assure ainsi une meilleure traçabilité des produits et des actifs ;

les smart contracts : ce sont des programmes autonomes qui exécutent automatiquement les conditions et termes d’un contrat, sans intervention humaine une fois démarrés.

Les domaines d’application sont immenses et divers. On peut citer : la finance, l’assurance, l’immobilier, l’énergie, les transports, la santé, l’industrie pharmaceutique, l’agroalimentaire, le luxe, le commerce international, la distribution, l’aéronautique, le vote, l’industrie musicale etc…

Dans l’avenir on pense que les blockChain pourraient remplacer la plupart des « tiers de confiance » centralisés (métiers de banques, notaires, cadastre,…) par des systèmes informatiques distribués. Certains analystes pensent qu’elles pourraient dépasser certaines plateformes collaboratives.

Grâce à la blockChain en générale et aux smart contracts en particulier, les intervenants pourraient effectuer des transactions directement avec un tiers :

un chauffeur, sans intervention d’une plateforme comme blablacar ou Uber ;

un loueur d’appartement sans intervention d’une agence de location.

Dans les deux cas, on assisterait à une transaction de gré à gré. Donc pas d’intermédiaires ni de commissions.

Webographie

https://www.lesechos.fr/28/10/2017/lesechos.fr/030787214894_bitcoin–cryptomonnaies—qu-est-ce-que-c-est–comment-ca-marche-.htm

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/030787214894-bitcoin-cryptomonnaies-quest-ce-que-cest-comment-ca-marche-2125947.php

https://blockchainfrance.net/decouvrir-la-blockchain/c-est-quoi-la-blockchain/

https://le-coin-coin.fr/dossiers/quest-ce-que-le-bitcoin/

https://www.cnews.fr/vie-numerique/2018-01-23/bitcoin-quest-ce-que-la-blockchain-la-technologie-qui-va-revolutionner-le

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/la-france-adapte-son-cadre-legislatif-a-la-blockchain-1322710.html#utm_campaign=Echobox&utm_

1Un système cryptographique est un ensemble des techniques (algorithmes ou méthodes de chiffrement), documents (textes clairs et chiffrés, clefs) et outils matériels (par exemple un processeur particulier, ou une machine) qui permettent le chiffrement de données (messages, fichiers, etc.) d’une façon particulière.


Guillaume PITREGuillaume PITREDecember 16, 2018
Fotolia_72777329_XS.jpg

11min2120

Il est de bon ton à chaque fin d’année de parler de ce fameux « Rally de fin d’année ». Ces séances haussières qui se succèdent à l’approche de la trêve des confiseurs (période comprise entre Noël et le jour de l’an). Force est de constater que ce rally de fin d’année 2018 a du plomb dans l’aile. A quoi doivent s’attendre les investisseurs pour cette fin du mois de décembre après avoir connu un mois d’octobre rouge et un mois de novembre mitigé ?

Détente commerciale sino-américaine

Les investisseurs attendaient beaucoup de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping le 1er décembre en marge du G20 en Argentine. Les annonces ont été faites de part et d’autre. En effet, les deux parties cherchent à se rapprocher, cette guerre commerciale a pour l’heure était préjudiciable pour les deux plus grosses économies mondiales. Aussi, Washington et Pékin font montre de bonne volonté. A l’image de l’administration Trump qui a annoncé ne pas augmenter les droits de douanes au 1er janvier 2019 (à 25 % comme cela était initialement prévu lors de la mise en place de ces nouveaux tarifs). De son côté le gouvernement chinois a annoncé la reprise des importations de produits agricoles américains. Il convient de préciser qu’en représailles des droits de douanes américains imposés cet été (à 10%), Pékin a imposé des droits de douanes sur l’importation de soja américain à hauteur de 25%. Ceci s’est traduit par un effondrement des importations de soja américain de 92 % pour le mois de novembre. Enfin, dernière annonce en date faite par la Chine : la diminution des droits douaniers sur l’importation de véhicules américains à 15 %. Pour rappel, cet été suite à l’escalade des tensions dans le conflit commercial l’opposant aux États-Unis, la Chine a mis en place des tarifs douaniers de 40 % sur l’importation de véhicules américains. Les investisseurs – bien que satisfaits de ces annonces – restent très sensibles aux développements des relations sino-américaines. Pour s’en convaincre il suffit de voir la réaction des marchés financiers suite à l’arrestation (au Canada à la demande des Etats-Unis) de la Chief financial officier (directeur administratif et financier) du géant des télécom chinois Huawei. Les marchés demeurent donc très fébriles.

L’impossible Brexit

Tout a commencé le 24 juin 2016 lorsque les anglais ont dit « NON » à l’Union européenne. Un tel cas de figure était envisagé par le Traité de Fonctionnement de l’Union européenne : l’article 50. Le 29 mars 2017, la Première ministre britannique Theresa May, amorça le processus de départ de son pays en déclenchant l’article 50 ouvrant ainsi une période de 2 années afin de négocier les conditions du divorce entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. Ainsi, Londres a jusqu’au 29 mars 2019 afin de trouver un accord avec l’Union européenne, faute de quoi sans accord ce sont tous les anciens traités bilatéraux conclus entre le Royaume-Uni et les autres pays qui s’appliqueraient (c’est ce qu’on appelle un Hard Brexit). Après de âpres négociations, un accord fut signé entre Londres et Bruxelles le 25 novembre 2018. Mais face au risque qu’il ne soit pas ratifié par le Parlement britannique, Theresa May préféra repousser le vote initialement prévu le 11 décembre 2018 pour le 21 janvier au plus tard. Londres cherche désespérément à conclure un nouvel accord avec Bruxelles afin d’obtenir plus de gages pour faire valider ce projet de Brexit auprès du Parlement. Cependant, l’Union européenne reste intransigeante face au Royaume-Uni. Quels sont les choix qui s’offrent à Londres ? 1° Remplacer Theresa May à la tête des conservateurs ? Cela a été tenté, mais Theresa May a remporté la confiance de sa famille politique. 2° Procéder à des élections anticipées ? Il ne resterait que 3 mois pour renégocier le Brexit. 3° Procéder à un nouveau référendum ? La Cour de justice de l’Union européenne a rendu un arrêt précisant que Londres pouvait stopper unilatéralement sa procédure de sortie de l’Union européenne, ce qui donne un nouvel argument aux partisans favorables au maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne.

L’Europe inquiète

Les sujets d’inquiétudes sont nombreux, qu’ils soient politiques ou économiques : Le Brexit – la montée du populisme en Italie et Espagne – l’échec politique d’Angela Merkel – les récents mouvements sociaux en France et surtout le ralentissement de la croissance en zone euro. Au 14 décembre, l’indice PMI Flash Composite de l’Activité Globale dans la zone euro (production manufacturière et des services) accuse un repli à 51,3 points, soit son plus bas niveau depuis 4 ans. En France, les mouvements sociaux sont la cause du ralentissement de la croissance. Durant cette période de Noël, les commerçants sont impactés par le mouvement des « gilets jaunes ». En effet, selon la Confédération des centres commerciaux, les différents centres à travers la France enregistrent une baisse de leur fréquentation de plus de 20 %. De plus la Confédération des commerçants de France enregistre une baisse du chiffre d’affaires comprise entre « 40 à 70 % selon les corporations ». De ce fait, la Banque de France a révisé à la baisse sa prévision de croissance pour le 4ème trimestre 2018 à 0,2% (contre 0,4 %). L’Italie continue de cristalliser les attentions autour de son budget 2019. Après avoir refusé dans un premier temps toute modification de ce budget, Rome semble disposée à modifier sa prévision de croissance et son déficit budgétaire. En Espagne, un nouveau vent populiste semble souffler suite à l’ascension du parti Vox au parlement d’Andalousie. C’est dans ce climat politique, économique, et social tendu que les électeurs européens vont être appelés aux urnes en mai 2019 pour élire leurs représentants au Parlement européen.

Ralentissement de la croissance économique mondiale

Le Fond Monétaire International (FMI) et l’ Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance économique mondiale pour l’année 2019 et 2020. En effet, les risques commerciaux et financiers viennent peser sur la croissance économique. Nous constatons un effondrement des exportations et importations chinoises en novembre, lié aux tarifs douaniers que se sont imposés Pékin et Washington depuis cet été. Face à cette guerre commerciale sino-américaine, nous avons constaté au mois d’octobre une chute brutale des indices mondiaux. Pour rappel l’indice MSCI Global Index a perdu plus de 8 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Parallèlement nous avons assisté à un violent décrochage des cours du pétrole notamment dû à l’annonce faite par l’Agence Internationale de l’Énergie d’un ralentissement de la demande mondiale de pétrole à compter de 2019. Le dernier signe de ce futur ralentissement économique est l’inversion de la courbe des taux américains. Cette inversion s’est matérialisée le lundi 3 décembre 2018, lorsque le rendement du taux à 5 ans américain est devenu inférieur au taux à 2 ans puis au taux à 3 ans. Ce phénomène a été par le passé annonciateur d’une future période de récession dans les 24 prochains mois. La dernière inversion de la courbe des taux américains s’est produite en 2007…

A la question de savoir si vous devez croire à un rally de fin d’année sur les indices mondiaux, force est de constater que ce rally est d’ores et déjà très mal engagé. Pour rappel, depuis le 1er janvier 2018, l’indice Euro Stoxx 50 affiche une chute de 11,74 %. Outre-Atlantique les indices ont largement bénéficié de la réforme fiscale de l’administration Trump, ainsi depuis le 1er janvier 2018 le S&P 500 cède 2,76 %, le Dow Jones perd 2,5 %, seul l’indice Nasdaq 100 affiche un progression de 3,1 %.


Moufid ABAYOMIMoufid ABAYOMINovember 27, 2018
Fotolia_231849179_XS.jpg

9min3050

L’objet de l’article est de déterminer si le bitcoin est une bulle spéculative ou une innovation monétaire. Les résultats de notre étude montrent que le bitcoin est une innovation monétaire qui a subi plusieurs bulles spéculatives du fait :

  • qu’elle n’est pas encore régulée ;

  • de l’engouement accru du public ;

  • et de l’intérêt des médias.

En effet, le bitcoin est un système de monnaie numérique décentralisée qui est essentiellement acquis à des fins spéculatives ou pour protéger l’épargne partout où l’inflation monétaire la menace. C’est la première crypto-monnaie décentralisée créée en 2009 par un  être mystérieux nommé Satoshi Nakamoto. Il est basé sur la technologie blockChain qui est une technologie de stockage et de transmission d’informations. C’est une énorme base de données contenant l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création.

Le bitcoin ne répond pas totalement à l’exigence d’une monnaie souveraine. A titre d’exemple, il est décentralisé et n’est pas sous contrôle d’une banque centrale. En plus, il est tourné vers la désinflation à l’inverse des monnaies souveraines tournées vers l’inflation.

Lors de sa création, il cotait techniquement 0$ avant d’atteindre un record historique à 19800 $ en décembre 2017. A ce moment, il est devenu une nouvelle classe d’actifs sur lequel les banques d’investissement, fonds d’investissement, hedge fund créent des produits pour séduire leur clientèle. Il est utilisé dans l’économie réelle comme étant un moyen de paiement, une valeur refuge et un instrument de couverture pour certains investisseurs. L’offre en bitcoin est contrôlée par les mineurs et les acheteurs qui voient en lui un potentiel technologique. La demande quant à elle est créée par les investisseurs spécialisés et le public néophyte. Depuis sa création, elle a subi des anomalies de marché, des piratages de plateforme de change, des exit-scam lors des ICO et des manipulations de cours dues à des algorithmes de trading.

Il devient alors un sujet lors des grands sommets internationaux. Plusieurs consultations ont été menées par les institutions financières, européennes, asiatiques, américaines et mondiales. Les avis des régulateurs et des pays divergent sur sa régulation et sa taxation. En termes de perspective, on pense :

  • à la régulation par les états et les institutions financières des crypto-monnaies en général, du bitcoin et de la blockChain en particulier ;

  • qu’il y aura la création de nouvelles crypto-monnaies souveraines ;

  • la création de produits dérivés indexés sur le bitcoin tel que les warrants, les turbos, les produits structurés, les swaps et des opérations telles que le prêt-emprunt, le repo etc……

Tout cela permettra de stabiliser l’économie autour du bitcoin, de contrôler son extrême volatilité afin de ne plus assister à des successions de bulles spéculatives. Aussi il aidera à explorer les potentialités qu’offre la technologie blockChain. Quant à sa valeur, on voit son cours en dessous de 5000 dollars au dernier trimestre 2018.

Webographie

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20141007trib09d1cb928/ce-que-signifie-l-emergence-du-bitcoin.html

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/030787214894-bitcoin-cryptomonnaies-quest-ce-que-cest-comment-ca-marche-2125947.php

https://le-coin-coin.fr/dossiers/quest-ce-que-le-bitcoin/

https://www.buybitcoinworldwide.com/fr/cours-bitcoin/

https://cryptoast.fr/regulation-crypto-monnaie/

https://www.capital.fr/entreprises-marches/regulation-du-bitcoin-vers-un-laisser-faire-du-g20-1278207

https://bitcoin.fr/histoire


Meissa LOMeissa LOAugust 14, 2018
Fotolia_5499434_XS.jpg

9min2610

Pour une émergence des bourses locales et l’intégration des marchés boursiers mondiaux

En Europe, on a constaté que l’intégration des marchés financiers s’est faite avec la globalisation et la construction d’un marché unique avec une monnaie commune depuis 2000. Mais cette intégration en Europe a été enregistrée dans tous les secteurs quasiment, on peut citer : banque, assurance, commerce, intermédiation financière, etc.

Cette intégration a, selon des études, inciter les acteurs financiers notamment les entreprises européennes à saisir rapidement les avantages liés à l’effet positif de ce réseau mis en place qui est plus important, qui leur permet de défendre leur position sur le marché et de construire un pouvoir de marché sur un espace financier plus vaste que le marché national. La monnaie commune a aussi facilité l’intégration des marchés en Europe dans un contexte où les banques, les sociétés d’investissement et les intermédiaires financiers n’avaient pas une taille suffisante pour affronter la concurrence et profiter des opportunités sur le grand marché financier, un contexte assez semblable aujourd’hui à celui dans lequel l’Afrique se trouve. L’intégration pousse logiquement le marché des actions et le marché obligataire à se concentrer, ce qui entraine une interconnexion des places financières facilitant les émetteurs, acheteurs et autres d’avoir un marché beaucoup plus large et liquide ainsi que d’avoir accès à plus d’information.

Nous constatons que l’Afrique a développé un marché boursier en très peu de temps. Et pourtant vers 1996, on ne notait que 11 marchés boursiers en Afrique subsaharienne, Afrique du Sud pas comprise. Aujourd’hui, ce continent dispose d’une vingtaine de bourses des valeurs en activité, dont l’une des rares bourses régionales du monde qui regroupe huit pays francophones d’Afrique de l’Ouest qui ont la même monnaie le FCFA. Cette monnaie commune a sans aucun doute facilité cette intégration régionale et explique la performance de cette place boursière régionale : la BRVM. Un développement des marchés de capitaux en Afrique qui a permis de mobiliser des ressources internes à la fois auprès des entreprises cotées et des particuliers mais aussi d’augmenter le les investissements internationaux.

L’émergence et l’essor des marchés boursiers en Afrique permettront, dans une grande mesure, à attirer les investissements privés et à renforcer l’intégration au marché financier mondial. Une intégration au marché boursier mondial qui se fera si ces places boursières arrivent à harmoniser leur procédure interne et à mettre en place un formalisme qui attirera les entreprises ou multinationales. En plus d’une nécessité de formalisme et d’adaptation des marchés financiers africains en vu de faciliter l’introduction des entreprises dans ces places boursières, la question de liquidité du marché semble être un vrai blocage pour les entreprises1 qui veulent y lever des fonds ou s’y introduire. La majorité des marchés financiers africains ne sont pas souvent pris en compte dans les indices des marchés régionaux, et selon certains observateurs ces marchés attirent un volume limité de fonds communs de participations des marchés émergents mondiaux.

À l’exception de l’Afrique du Sud, Les marchés boursiers d’Afrique subsaharienne vu leur taille présente un manque de liquidité qui est assez visible avec des écarts considérables entre des ordres d’achat et de vente. A cela s’ajoute un volume des échanges très faible.

Le manque de liquidités apparaît également dans les écarts considérables entre les ordres d’achat et de vente.

Malgré ce manque de liquidité, de l’instabilité de l’environnement politico-social et économique, certains marchés de capitaux en Afrique enregistrent de bon résultat et montre de plus en plus une performance sur le plan mondial.

On note selon des études des offres avec des rendements remarquables aux investisseurs, ce qui semble les mettre à l’abri de la nervosité des marchés mondiaux, du fait qu’ils ne sont pas intégrés aux marchés des pays développés. Une caractéristique particulière des places boursières africaines qui présente des avantages en ce qui concerne la diversification des risques.

Dans la volonté de développer ce secteur, certains pays africains ont pris des mesures afin de booster dans les années à venir les activités de marchés en appliquant des politiques d’ouverture du marché, en allégeant le fardeau qui pèse sur les finances publiques, en émettant d’importants emprunts obligataires. Les gouvernements africains ont donc entrepris des réformes favorables au marché, en particulier la privatisation des entreprises publiques. De nombreuses politiques de privatisation ont été appuyées par certains états par des cotations sur les marchés boursiers locaux. Afin de stimuler davantage le secteur, certains états ont incité certaines grandes sociétés internationales à introduire leurs filiales locales en bourse, comme ce fut le cas du groupe BOLLORE au Cameroun. Bien que l’offre soit restreinte, cette incitation à s’introduire dans les bourses locales permet à ces entreprises d’avoir accès à des fonds sans faire recours aux emprunts bancaires, ce qui est le plus fréquent dans ces zones.

1 Sources :

http://www.brvm.org

Systèmes financiers et croissance de Pierre Jacquet et Jean Paul Pollin

L’efficience des marchés financiers des pays émergents de Khalid BAKIR

Contribution de la Cotation en bourse à l’entrepreneuriat international


Lilian ROQUETLilian ROQUETAugust 3, 2018
Fotolia_181885371_XS.jpg

19min3930

Nous allons au travers de cet article faire un tour d’horizon, une notice pratique des produits structurés, souvent méconnus des investisseurs mais qui pourtant s’inscrivent dans une logique de complément des instruments financiers traditionnels.

Qu’est ce qu’un produit structuré ?

Les produits structurés sont des produits associant un placement financier traditionnel, tel que des indices boursiers ou des actions, à des produits dérivés. Les produits dérivés sont des instruments financiers dont la valeur fluctue en fonction de l’évolution du taux ou du prix d’un autre produit appelé sous-jacent, qui ne qui requiert peu ou pas de placement initial et dont le règlement s’effectue à une date future.

Cette combinaison donne naissance à un nouveau produit financier avec ses propres caractéristiques.

Les produits structurés trouvent leur place dans n’importe quel contexte de marché.

Ils prennent souvent la forme juridique d’EMTN (Euro Medium Term Notes), titres de créances dont la maturité s’intercale généralement entre le papier commercial ( billets de trésorie) et les titres à long terme (obligations).

Les produits structurés ne sont pas sans risque, une perte de capital est possible. Ces instruments sont personnalisés et répondent aux exigences des investisseurs en fonction des conditions de marchés. Les produits structurés offrent une espérance de rendement supérieur ( entre 6 et 8 % en moyenne) aux fonds en euros ( rendement de 1,47 % brut pour 2017) avec une garantie en capital plus importante que les placements plus risqués comme les actions.

Les différents types de produits structurés :

C’est le profil de l’investisseur qui va permettre de déterminer vers quel produit structuré il doit se positionner. Chaque produit structuré a un dynamisme et une protection en capital qui lui est propre.

Les profils les plus défensifs se tourneront sur les produits structurés à capital garanti. Ces derniers, protègent totalement le capital investit peut importe la fluctuation de l’actif sous-jacent (hors frais et fiscalités applicables) sous condition que l’émetteur ne fasse pas faillite.

Il existe aussi des produits structurés à capital partiellement garanti à l’échéance. Un produit structuré est composé d’une partie garantie de capital et d’une partie optionnelle pour dynamiser le rendement. Ici la partie garantie de capital est moins importante que pour les produits structurés à capital garanti puisqu’ici elle n’est pas de 100 % mais oscille entre 80 et 95 % mais la partie optionnelle est quand à elle plus importante afin d’obtenir un rendement potentiel plus important.

Enfin la 3 eme catégorie concerne, les produits structurés à protection conditionnelle du capital.

Ces derniers ont une espérance de rendements plus attractifs grâce à la distribution de coupons et en rendant le capital investit initialement à l’échéance à conditions que le sous jacent n’est pas fluctué à la baisse en dessous de la barrière de protection. Cette barrière se situe généralement entre -30 et – 50 % du montant initial du sous-jacent.

Qu’en est il de la fiscalité des produits structurés ?

Les produits structurés peuvent être intégrés à un contrat d’assurance-vie, afin que ce soit la fiscalité avantageuse de ce produit assurantiel qui s’applique. En effet, le prélèvement forfaitaire est dégressif, selon la durée courue depuis l’ouverture du contrat. Il s’élève à 35 % pour un contrat de moins de 4 ans, 15 % pour un contrat de 4 à 8 ans, et 7,5 % pour un contrat de 8 ans et plus

Quels sont les risques associés aux produits structurés ?

1) Le risque de défaillance de l’émetteur

Ce sont les établissements financiers qui créent les produits structurés. Pour déterminer si vous allez vous lancez dans un investissement en produits structurés, il faut donc avoir une attention toute particulière quand à l’émetteur de ces produits structurés et s’assurer que l’établissement à l’habitude de mettre en œuvre ce genre de produits mais également se soucier de sa renommée.

L’idéal étant de se faire conseiller par un CGPI ( Conseiller en Gestion de Patrimoine Indépendant) afin que se dernier vous oriente sur un acteur avec une réputation sérieuse on peut citer par exemple

Adequity qui est aujourd’hui un des leaders du marché.

Sinon, si l’établissement émetteur se retrouve en difficulté, il ne pourra honorer la garantie partielle en capital que propose votre support d’investissement et ainsi, vous verriez votre épargne partir en fumée.

2) Le risque en perte de Capital.

Nous avons vu précédemment, qu’il y avait différends types de produits structurés. En effet, certains proposent une garantie de capital totale et d’autres une garantie de capital partielle, permettant aux investisseurs en échange d’avoir une performance espérée plus importante.

La risque en perte de capital porte donc sur ce 2 eme type de produits structurés.

Lors de la création du produit structuré, le gestionnaire observe la valeur du sous jacent sur lequel il va être basé et définit aussi jusqu’à quel seuil de baisse du sous jacent il vous garantit le capital.

Si l’on prend l’exemple d’un sous jacent basé sur l’indice CAC 40 avec une protection à -30 %

Chaque année le gestionnaire si le sous-jacent est positif ou non.

Si ce dernier est positif vous obtenez un coupon ; dans le cas contraire vous n’obtenez pas de coupons.

A l’échéance du produit structuré 3 solutions peuvent arrivées :

    • Si la performance du sous-jacent est positive vous récupérez votre capital de départ ainsi que le cumul des coupons que vous avez obtenus chaque année.

    • Si la variation du sous-jacent est négative, (comprise entre 0 et -40%) vous récupérez votre capital de départ mais aucun coupon.

    • Le 3 eme cas le plus terrible pour l’investisseur se passe lorsque la bar de protection est franchie, c’est à dire lorsque le sous-jacent a réalisé une perte ici pour cet exemple comprise en -30 % et -100 %, vous ne recevez pas de coupons et votre capital n’est plus garanti, vous récupérerez seulement une partie de votre capital. Le montant de cette partie de capital récupérée dépendra de l’ampleur de la variation du sous-jacent.

  1. Le risque de Liquidité

Avant d’investir sur des produits structurés, il faut s’assurer que le capital que vous mettez en jeu, ne vous sera pas utile à court terme dans vos projets. Les contrats ne sont pas tous aussi rigides. En effet, certains contrats de produits structurés permettent à leurs contractants de sortir leur capital de manière anticipée en cap d’imprévu.

Cela dit, la sortie anticipée peut avoir des inconvénients. En effet, si au moment où vous souhaitez sortir du contrat, les performances du sous-jacent ne sont vraiment pas bonnes, vous devrez assumer la perte en capital due à votre sortie anticipée. Il pourra également s’additionner à cela des pénalités en cas de sortie précoce du contrat.

4) Le risque lié au sous-jacent

Avant d’investir sur un produit structuré il faut très bien connaître le sous-jacent qui va servir de base

  • votre investissement. Si le sous-jacent est au plut haut lorsque vous investissez, il est possible que vous ne retrouviez jamais dans le futur un niveau aussi haut. Même si la barrière de votre garantie de capital peut paraître importante, il se peut que le sous-jacent connaisse une baisse tellement importante que votre barrière ne soit pas assez importante et que votre capital de départ par conséquent ne soit plus garantie. C’est ce qu’il se passe en période de crise boursière où les marchés peuvent connaître des dépressions très importantes. En effet, le CAC 40 n’a toujours pas repris le niveau qu’il avait en 2007 où il avait atteint les 6168 points le 01 er Juin, aujourd’hui ce dernier s’élevant à environ 5300 points.

5) Le risque lié à la proportion de produits structurés dans votre allocation d’actifs

Les produits structurés sont utilisés dans des logiques de diversification de portefeuille. Ils ne remplacement pas les fonds Euro mais les complètent. En effet, les fonds en Euro sont des supports financiers à capital garanti ,les produits structurés quand à eux peuvent avoir une garantie partielle ou conditionnelle du capital émis et généralement ont une espérance de rendement plus élevés ( entre 6 % et 8 % en Moyenne) que les fonds euros qui sont passés de 5,3 % en 2000 à moins de 2 % aujourd’hui.

Ces produits structurés restent cela dit plus protecteur que les actions ou obligations du fait d’une protection de capital. Ils s’inscrivent donc entre les produits à capitaux garantis comme les fonds en euros les livrets et des produits tels que les obligations et actions.

La fourchette à ne pas dépasser serait selon les conseillers patrimoniaux à environ 20% de fonds structurés dans votre portefeuille d’actif. Une proportion supérieure pourrait vous mettre en danger et déséquilibrerait votre allocation.


Jerome BLANCHETJerome BLANCHETAugust 2, 2018
Fotolia_87658912_XS.jpg

9min2310

L’épineux problème de l’application des intérêts négatifs vient d’être remis sur le devant de la scène par une décision de la Haute Cour anglaise du 25 juillet 2018 opposant les Pays-Bas à Deutsche Bank sur l’application des intérêts négatifs dans un contrat de garantie d’instruments dérivés Credit Support Annex (CSA) ISDA.

La problématique de l’applicabilité des intérêts négatifs a été très largement débattue en Europe depuis leur existence dans la zone euro. Elle a notamment été partiellement prise en compte par le protocole d’accord sur les intérêts négatifs ISDA de 2014, mais de façon lacunaire cependant, le protocole ne reprenant pas tous les types de CSA et seulement un nombre limité de contreparties (y ayant adhéré).

Dans sa décision fortement motivée, reprenant les mécanismes clés de l’interprétation du droit des contrats de droit anglais applicables à la convention-cadre ISDA et ses annexes, la Haute Cour anglaise a précisé le champ d’application des intérêts négatifs dans le cadre d’un contrat CSA non soumis au protocole sur les intérêts négatifs : il n’existe aucune obligation de payer des intérêts négatifs au vu du contrat CSA qui lui avait été soumis. En voici les raisons.

La Haute Cour a examiné si le constituant était tenu, en l’absence de dispositions et stipulations expresses prévues à cet effet, de payer des intérêts pour le bénéficiaire de la garantie (en espèces) dans les cas où le taux stipulé dans le CSA était négatif. La Haute Cour, pour les raisons exposées ci-après, a conclu que le constituant n’était pas soumis à une telle obligation.

En l’espèce, Deutsche Bank et les Pays-Bas avaient conclu un CSA obligeant Deutsche Bank à fournir du cash en garantie aux Pays-Bas pour couvrir l’exposition en risque sur certains produits dérivés (cas classique). Le taux d’intérêt contractuel stipulé dans le CSA était alors négatif, mais le protocole portant sur les intérêts négatifs (généralement en vigueur pour la plupart des transactions postérieure à 2014) n’était pas applicable car le CSA avait étéconclu antérieurement et les parties n’avaient pas voulu se soumettre, postérieurement à la signature du protocole ce CSA, à ses stipulations.

Dans leur demande, les Pays-Bas ont fait valoir :

– premièrement que les intérêts courus mais impayés (y compris les intérêts négatifs) devaient être inclus dans le calcul du Credit Support Balance (et conséquemment dans le Return Amount et le Delivery Amount) ; et

– deuxièmement que le but du CSA était de les protéger du défaut de Deutsche Bank et que les intérêts négatifs avaient vocation à s’appliquer pour permettre un traitement commercial « équivalent ». A leur soutien, les Pays-Bas se sont en outre appuyés sur la Bonnes pratiques 2013 de l’ISDA sur l’utilisation du CSA (qui contient [aussi] un principe stipulant que les parties doivent se consulter et décider comment traiter les taux d’intérêt négatifs).

A contrario, Deutsche Bank soutenait que :

– la référence à des intérêts négatifs devait être expresse ; et

– le User’s Guide du CSA ISDA dans le paragraphe 5 (c) du CSA prévoie que le Cessionnaire doit payer des intérêts sur toute garantie en espèces au taux convenu (taux pouvant être nul).

La Haute Cour a retenu les arguments suivants :

– faisant référence à la jurisprudence Firth Rixson concernant l’interprétation de la convention-cadre ISDA, elle a précisé que l’interprétation des CSA doit suivre les principes contractuels habituels à savoir : étudier les impacts sur la relation commerciale en répondant aux objectifs de clarté, de certitude et de prévisibilité ;

– les Pays-Bas n’avaient pas démontré qu’il existait une obligation de Deutsche Bank de payer les intérêts négatifs – l’utilisation du paragraphe 5c) (ii) prévoyait seulement (sauf indication contraire) le transfert d’intérêt par le bénéficiaire au constituant ; en revanche il n’exigeait pas du constituant le paiement d’intérêt au bénéficiaire (et donc la notion d’intérêt négatif ne pouvait en être déduite) ;

– concernant l’argument des Pays-Bas qui intégrait le calcul des intérêts négatifs dans le Credit Support Balance, ce raisonnement aboutissait à une distinction de régime entre les intérêts positifs (compris dans le paiement direct) et les intérêts négatifs (inclus dans le Return et/ou Delivery Amount par le mécanisme du Credit Support Balance). Privé de réel fondement économique, cet argument ne pouvait pas prospérer ; et enfin

– pour l’argument d’équivalence des conditions commerciales, la Haute Cour a noté que le demandeur ne subirait pas nécessairement de pertes en détenant des liquidités dans un contexte de taux d’intérêts négatifs et qu’il était loisible au demandeur d’investir ces espèces dans d’autres produits afin d’en tirer les intérêts escomptés.

La décision ne surprend pas et tient compte des incertitudes qui existent depuis plusieurs années déjà sur les marchés quant à la façon dont les intérêts négatifs doivent être traités en l’absence de stipulations contractuelles expresses et où lorsque le protocole ISDA ne s’applique pas. Le principe qui découle de cette décision d’espèce pourrait avoir vocation à s’appliquer à toute forme de contrats financiers prévoyant le paiement d’intérêts. Au final on peut noter que la décision de la Haute Cour londonienne s’est fondée sur la rédaction claire du CSA en comparaison d’autres types de contrats sur lesquels plusieurs Cours d’Appel françaises se sont déjà prononcées en faveur de l’application des intérêts négatifs (dans des contrats de prêt notamment) en l’absence de stipulations contractuelles précises.

En conséquence, et même si on peut encore s’interroger sur la notion d’intérêts négatifs (l’intérêt représentant le prix du temps qui passe), il nous semble qu’il est donc nécessaire d’analyser au cas par cas l’application (éventuelle !) des clauses d’intérêts négatifs et de le faire en fonction du degré de sophistication de la rédaction ce celles-ci.

De quoi déchaîner la passion des teneurs de plume et les plus habiles de leurs lecteurs…


Alexandre CAMPOSAlexandre CAMPOSJuly 28, 2018
Fotolia_194839680_XS-1.jpg

7min2840

Le côté humain ou animal des salles de marchés demeuraient primordiale dans le monde du trading. De nos jours, l’informatique et les mathématiques sont omniprésentes en front office. Dans cette guerre contre le temps, certains acteurs du marché dénoncent de plus en plus une véritable « course à l’armement », rendant impossible l’intervention de petits acteurs et créant ainsi des distorsions de concurrence.

The Hight frequency Trader ou le trading haute fréquence utilise de puissants ordinateurs incluant des algorithmes permettant de sélectionner et opérer d’infime mouvement de marché avec un ordre de temps proche de la milliseconde. On peut avoir jusqu’à 1000 exécutions à la seconde.

Le but étant de tirer profit de très faible écart de prix sur les valeurs des systèmes de titres, c’est une forme de scalping. Cette forme de Trading qui s’est fortement développé depuis quelques années suscite énormément d’engouement, comme pour Goldman Sachs qui n’a quasiment plus de trader à New York, mais aussi beaucoup de questions pour les gestionnaires, les investisseurs et surtout l’AMF. En effet, il est difficile pour l’AMF d’établir ce ratio car les traders HF ne sont pas tous membres de marché et l’AMF n’a accès en direct qu’à l’identité des membres de marché responsables des ordres et des transactions, non des clients finaux.

Le débat est grand autour de cette forme apparente de Trading. Certains estiment qu’il apporte de la liquidité via le market-making et l’arbitrage ainsi qu’une certaine efficience de marché par le biais d’un équilibre de prix entre place et valeurs liées.

Ses détracteurs dénoncent une liquidité « fantôme », l’instabilité permanente du carnet d’ordres introduirait une incertitude structurelle dans le trading (un ordre est déjà obsolète au moment où il est envoyé) qui est un obstacle à l’éfficience.

Schéma : Source AMF

De plus, les autorités de marché commencent à hausser le ton. Ainsi, l’AMF a récemment fait état d’un rapport accablant sur ce type de trading, dénonçant notamment les menaces « d’intégrité du marché dès lors que les stratégies de trading sont détournées de leur objectif initial pour être utilisées à des fins de manipulation de marché ». 

Nous notons dorénavant l’apparition depuis quelques années l’apparition d’un système similaire au trading haute fréquence : Les robots advisors.

Provenant pour la plupart et surtout en France de FinTech (Financial Technology), soutenus par l’AMF et l’ACPR, cela marque une rupture pour les particuliers concernant leurs investissements et leurs conseillés.

Notons que les robots sont déjà bien établis en finance de marché comme énoncé ci-dessus. Pour les acteurs de la finance de marché, ces robots sont une réalité indéniable prenant entièrement partie dans l’ère du digital (BigData).

Les banques ont donc ouvert cette possibilité aux investisseurs particuliers afin de retenir à moindre cout les clients peu rentables, attirer de nouveaux clients via une délégation des transactions automatisé et fluidifié à travers ces robots et leurs algorithmes.

Les possibilités sont nombreuses pour une gestion de portefeuille, une définition du marché et du profil de risque permet alors de laisser libre cours au robot qui traitera les ordres automatiquement. Qui sera pris alors pour responsable d’une mauvaise gestion, une perte de capital ou un mauvais arbitrage. La banque, le quant ou l’investisseur ? de nombreuse question restes présente concernant ces robots attrayant, avide de gain mais encore plus la plupart inefficient sur des sites frauduleux.

En résumé, les robots permettent pour les acteurs financiers un trading haute fréquence permettant une exécution automatique sur des milliers d’ordres au quotidien, néanmoins il nécessite une vigilance de tous les instants ainsi que des personnes hautement qualifiées en mathématiques et en informatique pour repousser un peu plus chaque jour les limites de la finance. Ce système fut une ouverture aux Fintech et un développement de l’offre bancaire et financière pour les investisseurs particuliers à travers des robots pouvant gérer un portefeuille d’actif en achat/vente de façon algorithmique.



About us

Bonds & Shares is a participatory non-Profit information platform for, through and by experts in finance and business.


CONTACT US

CALL US ANYTIME