Guillaume PITREGuillaume PITREDecember 16, 2018
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Il est de bon ton à chaque fin d’année de parler de ce fameux « Rally de fin d’année ». Ces séances haussières qui se succèdent à l’approche de la trêve des confiseurs (période comprise entre Noël et le jour de l’an). Force est de constater que ce rally de fin d’année 2018 a du plomb dans l’aile. A quoi doivent s’attendre les investisseurs pour cette fin du mois de décembre après avoir connu un mois d’octobre rouge et un mois de novembre mitigé ?

Détente commerciale sino-américaine

Les investisseurs attendaient beaucoup de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping le 1er décembre en marge du G20 en Argentine. Les annonces ont été faites de part et d’autre. En effet, les deux parties cherchent à se rapprocher, cette guerre commerciale a pour l’heure était préjudiciable pour les deux plus grosses économies mondiales. Aussi, Washington et Pékin font montre de bonne volonté. A l’image de l’administration Trump qui a annoncé ne pas augmenter les droits de douanes au 1er janvier 2019 (à 25 % comme cela était initialement prévu lors de la mise en place de ces nouveaux tarifs). De son côté le gouvernement chinois a annoncé la reprise des importations de produits agricoles américains. Il convient de préciser qu’en représailles des droits de douanes américains imposés cet été (à 10%), Pékin a imposé des droits de douanes sur l’importation de soja américain à hauteur de 25%. Ceci s’est traduit par un effondrement des importations de soja américain de 92 % pour le mois de novembre. Enfin, dernière annonce en date faite par la Chine : la diminution des droits douaniers sur l’importation de véhicules américains à 15 %. Pour rappel, cet été suite à l’escalade des tensions dans le conflit commercial l’opposant aux États-Unis, la Chine a mis en place des tarifs douaniers de 40 % sur l’importation de véhicules américains. Les investisseurs – bien que satisfaits de ces annonces – restent très sensibles aux développements des relations sino-américaines. Pour s’en convaincre il suffit de voir la réaction des marchés financiers suite à l’arrestation (au Canada à la demande des Etats-Unis) de la Chief financial officier (directeur administratif et financier) du géant des télécom chinois Huawei. Les marchés demeurent donc très fébriles.

L’impossible Brexit

Tout a commencé le 24 juin 2016 lorsque les anglais ont dit « NON » à l’Union européenne. Un tel cas de figure était envisagé par le Traité de Fonctionnement de l’Union européenne : l’article 50. Le 29 mars 2017, la Première ministre britannique Theresa May, amorça le processus de départ de son pays en déclenchant l’article 50 ouvrant ainsi une période de 2 années afin de négocier les conditions du divorce entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. Ainsi, Londres a jusqu’au 29 mars 2019 afin de trouver un accord avec l’Union européenne, faute de quoi sans accord ce sont tous les anciens traités bilatéraux conclus entre le Royaume-Uni et les autres pays qui s’appliqueraient (c’est ce qu’on appelle un Hard Brexit). Après de âpres négociations, un accord fut signé entre Londres et Bruxelles le 25 novembre 2018. Mais face au risque qu’il ne soit pas ratifié par le Parlement britannique, Theresa May préféra repousser le vote initialement prévu le 11 décembre 2018 pour le 21 janvier au plus tard. Londres cherche désespérément à conclure un nouvel accord avec Bruxelles afin d’obtenir plus de gages pour faire valider ce projet de Brexit auprès du Parlement. Cependant, l’Union européenne reste intransigeante face au Royaume-Uni. Quels sont les choix qui s’offrent à Londres ? 1° Remplacer Theresa May à la tête des conservateurs ? Cela a été tenté, mais Theresa May a remporté la confiance de sa famille politique. 2° Procéder à des élections anticipées ? Il ne resterait que 3 mois pour renégocier le Brexit. 3° Procéder à un nouveau référendum ? La Cour de justice de l’Union européenne a rendu un arrêt précisant que Londres pouvait stopper unilatéralement sa procédure de sortie de l’Union européenne, ce qui donne un nouvel argument aux partisans favorables au maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne.

L’Europe inquiète

Les sujets d’inquiétudes sont nombreux, qu’ils soient politiques ou économiques : Le Brexit – la montée du populisme en Italie et Espagne – l’échec politique d’Angela Merkel – les récents mouvements sociaux en France et surtout le ralentissement de la croissance en zone euro. Au 14 décembre, l’indice PMI Flash Composite de l’Activité Globale dans la zone euro (production manufacturière et des services) accuse un repli à 51,3 points, soit son plus bas niveau depuis 4 ans. En France, les mouvements sociaux sont la cause du ralentissement de la croissance. Durant cette période de Noël, les commerçants sont impactés par le mouvement des « gilets jaunes ». En effet, selon la Confédération des centres commerciaux, les différents centres à travers la France enregistrent une baisse de leur fréquentation de plus de 20 %. De plus la Confédération des commerçants de France enregistre une baisse du chiffre d’affaires comprise entre « 40 à 70 % selon les corporations ». De ce fait, la Banque de France a révisé à la baisse sa prévision de croissance pour le 4ème trimestre 2018 à 0,2% (contre 0,4 %). L’Italie continue de cristalliser les attentions autour de son budget 2019. Après avoir refusé dans un premier temps toute modification de ce budget, Rome semble disposée à modifier sa prévision de croissance et son déficit budgétaire. En Espagne, un nouveau vent populiste semble souffler suite à l’ascension du parti Vox au parlement d’Andalousie. C’est dans ce climat politique, économique, et social tendu que les électeurs européens vont être appelés aux urnes en mai 2019 pour élire leurs représentants au Parlement européen.

Ralentissement de la croissance économique mondiale

Le Fond Monétaire International (FMI) et l’ Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance économique mondiale pour l’année 2019 et 2020. En effet, les risques commerciaux et financiers viennent peser sur la croissance économique. Nous constatons un effondrement des exportations et importations chinoises en novembre, lié aux tarifs douaniers que se sont imposés Pékin et Washington depuis cet été. Face à cette guerre commerciale sino-américaine, nous avons constaté au mois d’octobre une chute brutale des indices mondiaux. Pour rappel l’indice MSCI Global Index a perdu plus de 8 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Parallèlement nous avons assisté à un violent décrochage des cours du pétrole notamment dû à l’annonce faite par l’Agence Internationale de l’Énergie d’un ralentissement de la demande mondiale de pétrole à compter de 2019. Le dernier signe de ce futur ralentissement économique est l’inversion de la courbe des taux américains. Cette inversion s’est matérialisée le lundi 3 décembre 2018, lorsque le rendement du taux à 5 ans américain est devenu inférieur au taux à 2 ans puis au taux à 3 ans. Ce phénomène a été par le passé annonciateur d’une future période de récession dans les 24 prochains mois. La dernière inversion de la courbe des taux américains s’est produite en 2007…

A la question de savoir si vous devez croire à un rally de fin d’année sur les indices mondiaux, force est de constater que ce rally est d’ores et déjà très mal engagé. Pour rappel, depuis le 1er janvier 2018, l’indice Euro Stoxx 50 affiche une chute de 11,74 %. Outre-Atlantique les indices ont largement bénéficié de la réforme fiscale de l’administration Trump, ainsi depuis le 1er janvier 2018 le S&P 500 cède 2,76 %, le Dow Jones perd 2,5 %, seul l’indice Nasdaq 100 affiche un progression de 3,1 %.


Moufid ABAYOMIMoufid ABAYOMINovember 27, 2018
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L’objet de l’article est de déterminer si le bitcoin est une bulle spéculative ou une innovation monétaire. Les résultats de notre étude montrent que le bitcoin est une innovation monétaire qui a subi plusieurs bulles spéculatives du fait :

  • qu’elle n’est pas encore régulée ;

  • de l’engouement accru du public ;

  • et de l’intérêt des médias.

En effet, le bitcoin est un système de monnaie numérique décentralisée qui est essentiellement acquis à des fins spéculatives ou pour protéger l’épargne partout où l’inflation monétaire la menace. C’est la première crypto-monnaie décentralisée créée en 2009 par un  être mystérieux nommé Satoshi Nakamoto. Il est basé sur la technologie blockChain qui est une technologie de stockage et de transmission d’informations. C’est une énorme base de données contenant l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création.

Le bitcoin ne répond pas totalement à l’exigence d’une monnaie souveraine. A titre d’exemple, il est décentralisé et n’est pas sous contrôle d’une banque centrale. En plus, il est tourné vers la désinflation à l’inverse des monnaies souveraines tournées vers l’inflation.

Lors de sa création, il cotait techniquement 0$ avant d’atteindre un record historique à 19800 $ en décembre 2017. A ce moment, il est devenu une nouvelle classe d’actifs sur lequel les banques d’investissement, fonds d’investissement, hedge fund créent des produits pour séduire leur clientèle. Il est utilisé dans l’économie réelle comme étant un moyen de paiement, une valeur refuge et un instrument de couverture pour certains investisseurs. L’offre en bitcoin est contrôlée par les mineurs et les acheteurs qui voient en lui un potentiel technologique. La demande quant à elle est créée par les investisseurs spécialisés et le public néophyte. Depuis sa création, elle a subi des anomalies de marché, des piratages de plateforme de change, des exit-scam lors des ICO et des manipulations de cours dues à des algorithmes de trading.

Il devient alors un sujet lors des grands sommets internationaux. Plusieurs consultations ont été menées par les institutions financières, européennes, asiatiques, américaines et mondiales. Les avis des régulateurs et des pays divergent sur sa régulation et sa taxation. En termes de perspective, on pense :

  • à la régulation par les états et les institutions financières des crypto-monnaies en général, du bitcoin et de la blockChain en particulier ;

  • qu’il y aura la création de nouvelles crypto-monnaies souveraines ;

  • la création de produits dérivés indexés sur le bitcoin tel que les warrants, les turbos, les produits structurés, les swaps et des opérations telles que le prêt-emprunt, le repo etc……

Tout cela permettra de stabiliser l’économie autour du bitcoin, de contrôler son extrême volatilité afin de ne plus assister à des successions de bulles spéculatives. Aussi il aidera à explorer les potentialités qu’offre la technologie blockChain. Quant à sa valeur, on voit son cours en dessous de 5000 dollars au dernier trimestre 2018.

Webographie

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20141007trib09d1cb928/ce-que-signifie-l-emergence-du-bitcoin.html

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/030787214894-bitcoin-cryptomonnaies-quest-ce-que-cest-comment-ca-marche-2125947.php

https://le-coin-coin.fr/dossiers/quest-ce-que-le-bitcoin/

https://www.buybitcoinworldwide.com/fr/cours-bitcoin/

https://cryptoast.fr/regulation-crypto-monnaie/

https://www.capital.fr/entreprises-marches/regulation-du-bitcoin-vers-un-laisser-faire-du-g20-1278207

https://bitcoin.fr/histoire


Meissa LOMeissa LOAugust 14, 2018
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Pour une émergence des bourses locales et l’intégration des marchés boursiers mondiaux

En Europe, on a constaté que l’intégration des marchés financiers s’est faite avec la globalisation et la construction d’un marché unique avec une monnaie commune depuis 2000. Mais cette intégration en Europe a été enregistrée dans tous les secteurs quasiment, on peut citer : banque, assurance, commerce, intermédiation financière, etc.

Cette intégration a, selon des études, inciter les acteurs financiers notamment les entreprises européennes à saisir rapidement les avantages liés à l’effet positif de ce réseau mis en place qui est plus important, qui leur permet de défendre leur position sur le marché et de construire un pouvoir de marché sur un espace financier plus vaste que le marché national. La monnaie commune a aussi facilité l’intégration des marchés en Europe dans un contexte où les banques, les sociétés d’investissement et les intermédiaires financiers n’avaient pas une taille suffisante pour affronter la concurrence et profiter des opportunités sur le grand marché financier, un contexte assez semblable aujourd’hui à celui dans lequel l’Afrique se trouve. L’intégration pousse logiquement le marché des actions et le marché obligataire à se concentrer, ce qui entraine une interconnexion des places financières facilitant les émetteurs, acheteurs et autres d’avoir un marché beaucoup plus large et liquide ainsi que d’avoir accès à plus d’information.

Nous constatons que l’Afrique a développé un marché boursier en très peu de temps. Et pourtant vers 1996, on ne notait que 11 marchés boursiers en Afrique subsaharienne, Afrique du Sud pas comprise. Aujourd’hui, ce continent dispose d’une vingtaine de bourses des valeurs en activité, dont l’une des rares bourses régionales du monde qui regroupe huit pays francophones d’Afrique de l’Ouest qui ont la même monnaie le FCFA. Cette monnaie commune a sans aucun doute facilité cette intégration régionale et explique la performance de cette place boursière régionale : la BRVM. Un développement des marchés de capitaux en Afrique qui a permis de mobiliser des ressources internes à la fois auprès des entreprises cotées et des particuliers mais aussi d’augmenter le les investissements internationaux.

L’émergence et l’essor des marchés boursiers en Afrique permettront, dans une grande mesure, à attirer les investissements privés et à renforcer l’intégration au marché financier mondial. Une intégration au marché boursier mondial qui se fera si ces places boursières arrivent à harmoniser leur procédure interne et à mettre en place un formalisme qui attirera les entreprises ou multinationales. En plus d’une nécessité de formalisme et d’adaptation des marchés financiers africains en vu de faciliter l’introduction des entreprises dans ces places boursières, la question de liquidité du marché semble être un vrai blocage pour les entreprises1 qui veulent y lever des fonds ou s’y introduire. La majorité des marchés financiers africains ne sont pas souvent pris en compte dans les indices des marchés régionaux, et selon certains observateurs ces marchés attirent un volume limité de fonds communs de participations des marchés émergents mondiaux.

À l’exception de l’Afrique du Sud, Les marchés boursiers d’Afrique subsaharienne vu leur taille présente un manque de liquidité qui est assez visible avec des écarts considérables entre des ordres d’achat et de vente. A cela s’ajoute un volume des échanges très faible.

Le manque de liquidités apparaît également dans les écarts considérables entre les ordres d’achat et de vente.

Malgré ce manque de liquidité, de l’instabilité de l’environnement politico-social et économique, certains marchés de capitaux en Afrique enregistrent de bon résultat et montre de plus en plus une performance sur le plan mondial.

On note selon des études des offres avec des rendements remarquables aux investisseurs, ce qui semble les mettre à l’abri de la nervosité des marchés mondiaux, du fait qu’ils ne sont pas intégrés aux marchés des pays développés. Une caractéristique particulière des places boursières africaines qui présente des avantages en ce qui concerne la diversification des risques.

Dans la volonté de développer ce secteur, certains pays africains ont pris des mesures afin de booster dans les années à venir les activités de marchés en appliquant des politiques d’ouverture du marché, en allégeant le fardeau qui pèse sur les finances publiques, en émettant d’importants emprunts obligataires. Les gouvernements africains ont donc entrepris des réformes favorables au marché, en particulier la privatisation des entreprises publiques. De nombreuses politiques de privatisation ont été appuyées par certains états par des cotations sur les marchés boursiers locaux. Afin de stimuler davantage le secteur, certains états ont incité certaines grandes sociétés internationales à introduire leurs filiales locales en bourse, comme ce fut le cas du groupe BOLLORE au Cameroun. Bien que l’offre soit restreinte, cette incitation à s’introduire dans les bourses locales permet à ces entreprises d’avoir accès à des fonds sans faire recours aux emprunts bancaires, ce qui est le plus fréquent dans ces zones.

1 Sources :

http://www.brvm.org

Systèmes financiers et croissance de Pierre Jacquet et Jean Paul Pollin

L’efficience des marchés financiers des pays émergents de Khalid BAKIR

Contribution de la Cotation en bourse à l’entrepreneuriat international


Lilian ROQUETLilian ROQUETAugust 3, 2018
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Nous allons au travers de cet article faire un tour d’horizon, une notice pratique des produits structurés, souvent méconnus des investisseurs mais qui pourtant s’inscrivent dans une logique de complément des instruments financiers traditionnels.

Qu’est ce qu’un produit structuré ?

Les produits structurés sont des produits associant un placement financier traditionnel, tel que des indices boursiers ou des actions, à des produits dérivés. Les produits dérivés sont des instruments financiers dont la valeur fluctue en fonction de l’évolution du taux ou du prix d’un autre produit appelé sous-jacent, qui ne qui requiert peu ou pas de placement initial et dont le règlement s’effectue à une date future.

Cette combinaison donne naissance à un nouveau produit financier avec ses propres caractéristiques.

Les produits structurés trouvent leur place dans n’importe quel contexte de marché.

Ils prennent souvent la forme juridique d’EMTN (Euro Medium Term Notes), titres de créances dont la maturité s’intercale généralement entre le papier commercial ( billets de trésorie) et les titres à long terme (obligations).

Les produits structurés ne sont pas sans risque, une perte de capital est possible. Ces instruments sont personnalisés et répondent aux exigences des investisseurs en fonction des conditions de marchés. Les produits structurés offrent une espérance de rendement supérieur ( entre 6 et 8 % en moyenne) aux fonds en euros ( rendement de 1,47 % brut pour 2017) avec une garantie en capital plus importante que les placements plus risqués comme les actions.

Les différents types de produits structurés :

C’est le profil de l’investisseur qui va permettre de déterminer vers quel produit structuré il doit se positionner. Chaque produit structuré a un dynamisme et une protection en capital qui lui est propre.

Les profils les plus défensifs se tourneront sur les produits structurés à capital garanti. Ces derniers, protègent totalement le capital investit peut importe la fluctuation de l’actif sous-jacent (hors frais et fiscalités applicables) sous condition que l’émetteur ne fasse pas faillite.

Il existe aussi des produits structurés à capital partiellement garanti à l’échéance. Un produit structuré est composé d’une partie garantie de capital et d’une partie optionnelle pour dynamiser le rendement. Ici la partie garantie de capital est moins importante que pour les produits structurés à capital garanti puisqu’ici elle n’est pas de 100 % mais oscille entre 80 et 95 % mais la partie optionnelle est quand à elle plus importante afin d’obtenir un rendement potentiel plus important.

Enfin la 3 eme catégorie concerne, les produits structurés à protection conditionnelle du capital.

Ces derniers ont une espérance de rendements plus attractifs grâce à la distribution de coupons et en rendant le capital investit initialement à l’échéance à conditions que le sous jacent n’est pas fluctué à la baisse en dessous de la barrière de protection. Cette barrière se situe généralement entre -30 et – 50 % du montant initial du sous-jacent.

Qu’en est il de la fiscalité des produits structurés ?

Les produits structurés peuvent être intégrés à un contrat d’assurance-vie, afin que ce soit la fiscalité avantageuse de ce produit assurantiel qui s’applique. En effet, le prélèvement forfaitaire est dégressif, selon la durée courue depuis l’ouverture du contrat. Il s’élève à 35 % pour un contrat de moins de 4 ans, 15 % pour un contrat de 4 à 8 ans, et 7,5 % pour un contrat de 8 ans et plus

Quels sont les risques associés aux produits structurés ?

1) Le risque de défaillance de l’émetteur

Ce sont les établissements financiers qui créent les produits structurés. Pour déterminer si vous allez vous lancez dans un investissement en produits structurés, il faut donc avoir une attention toute particulière quand à l’émetteur de ces produits structurés et s’assurer que l’établissement à l’habitude de mettre en œuvre ce genre de produits mais également se soucier de sa renommée.

L’idéal étant de se faire conseiller par un CGPI ( Conseiller en Gestion de Patrimoine Indépendant) afin que se dernier vous oriente sur un acteur avec une réputation sérieuse on peut citer par exemple

Adequity qui est aujourd’hui un des leaders du marché.

Sinon, si l’établissement émetteur se retrouve en difficulté, il ne pourra honorer la garantie partielle en capital que propose votre support d’investissement et ainsi, vous verriez votre épargne partir en fumée.

2) Le risque en perte de Capital.

Nous avons vu précédemment, qu’il y avait différends types de produits structurés. En effet, certains proposent une garantie de capital totale et d’autres une garantie de capital partielle, permettant aux investisseurs en échange d’avoir une performance espérée plus importante.

La risque en perte de capital porte donc sur ce 2 eme type de produits structurés.

Lors de la création du produit structuré, le gestionnaire observe la valeur du sous jacent sur lequel il va être basé et définit aussi jusqu’à quel seuil de baisse du sous jacent il vous garantit le capital.

Si l’on prend l’exemple d’un sous jacent basé sur l’indice CAC 40 avec une protection à -30 %

Chaque année le gestionnaire si le sous-jacent est positif ou non.

Si ce dernier est positif vous obtenez un coupon ; dans le cas contraire vous n’obtenez pas de coupons.

A l’échéance du produit structuré 3 solutions peuvent arrivées :

    • Si la performance du sous-jacent est positive vous récupérez votre capital de départ ainsi que le cumul des coupons que vous avez obtenus chaque année.

    • Si la variation du sous-jacent est négative, (comprise entre 0 et -40%) vous récupérez votre capital de départ mais aucun coupon.

    • Le 3 eme cas le plus terrible pour l’investisseur se passe lorsque la bar de protection est franchie, c’est à dire lorsque le sous-jacent a réalisé une perte ici pour cet exemple comprise en -30 % et -100 %, vous ne recevez pas de coupons et votre capital n’est plus garanti, vous récupérerez seulement une partie de votre capital. Le montant de cette partie de capital récupérée dépendra de l’ampleur de la variation du sous-jacent.

  1. Le risque de Liquidité

Avant d’investir sur des produits structurés, il faut s’assurer que le capital que vous mettez en jeu, ne vous sera pas utile à court terme dans vos projets. Les contrats ne sont pas tous aussi rigides. En effet, certains contrats de produits structurés permettent à leurs contractants de sortir leur capital de manière anticipée en cap d’imprévu.

Cela dit, la sortie anticipée peut avoir des inconvénients. En effet, si au moment où vous souhaitez sortir du contrat, les performances du sous-jacent ne sont vraiment pas bonnes, vous devrez assumer la perte en capital due à votre sortie anticipée. Il pourra également s’additionner à cela des pénalités en cas de sortie précoce du contrat.

4) Le risque lié au sous-jacent

Avant d’investir sur un produit structuré il faut très bien connaître le sous-jacent qui va servir de base

  • votre investissement. Si le sous-jacent est au plut haut lorsque vous investissez, il est possible que vous ne retrouviez jamais dans le futur un niveau aussi haut. Même si la barrière de votre garantie de capital peut paraître importante, il se peut que le sous-jacent connaisse une baisse tellement importante que votre barrière ne soit pas assez importante et que votre capital de départ par conséquent ne soit plus garantie. C’est ce qu’il se passe en période de crise boursière où les marchés peuvent connaître des dépressions très importantes. En effet, le CAC 40 n’a toujours pas repris le niveau qu’il avait en 2007 où il avait atteint les 6168 points le 01 er Juin, aujourd’hui ce dernier s’élevant à environ 5300 points.

5) Le risque lié à la proportion de produits structurés dans votre allocation d’actifs

Les produits structurés sont utilisés dans des logiques de diversification de portefeuille. Ils ne remplacement pas les fonds Euro mais les complètent. En effet, les fonds en Euro sont des supports financiers à capital garanti ,les produits structurés quand à eux peuvent avoir une garantie partielle ou conditionnelle du capital émis et généralement ont une espérance de rendement plus élevés ( entre 6 % et 8 % en Moyenne) que les fonds euros qui sont passés de 5,3 % en 2000 à moins de 2 % aujourd’hui.

Ces produits structurés restent cela dit plus protecteur que les actions ou obligations du fait d’une protection de capital. Ils s’inscrivent donc entre les produits à capitaux garantis comme les fonds en euros les livrets et des produits tels que les obligations et actions.

La fourchette à ne pas dépasser serait selon les conseillers patrimoniaux à environ 20% de fonds structurés dans votre portefeuille d’actif. Une proportion supérieure pourrait vous mettre en danger et déséquilibrerait votre allocation.


Jerome BLANCHETJerome BLANCHETAugust 2, 2018
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L’épineux problème de l’application des intérêts négatifs vient d’être remis sur le devant de la scène par une décision de la Haute Cour anglaise du 25 juillet 2018 opposant les Pays-Bas à Deutsche Bank sur l’application des intérêts négatifs dans un contrat de garantie d’instruments dérivés Credit Support Annex (CSA) ISDA.

La problématique de l’applicabilité des intérêts négatifs a été très largement débattue en Europe depuis leur existence dans la zone euro. Elle a notamment été partiellement prise en compte par le protocole d’accord sur les intérêts négatifs ISDA de 2014, mais de façon lacunaire cependant, le protocole ne reprenant pas tous les types de CSA et seulement un nombre limité de contreparties (y ayant adhéré).

Dans sa décision fortement motivée, reprenant les mécanismes clés de l’interprétation du droit des contrats de droit anglais applicables à la convention-cadre ISDA et ses annexes, la Haute Cour anglaise a précisé le champ d’application des intérêts négatifs dans le cadre d’un contrat CSA non soumis au protocole sur les intérêts négatifs : il n’existe aucune obligation de payer des intérêts négatifs au vu du contrat CSA qui lui avait été soumis. En voici les raisons.

La Haute Cour a examiné si le constituant était tenu, en l’absence de dispositions et stipulations expresses prévues à cet effet, de payer des intérêts pour le bénéficiaire de la garantie (en espèces) dans les cas où le taux stipulé dans le CSA était négatif. La Haute Cour, pour les raisons exposées ci-après, a conclu que le constituant n’était pas soumis à une telle obligation.

En l’espèce, Deutsche Bank et les Pays-Bas avaient conclu un CSA obligeant Deutsche Bank à fournir du cash en garantie aux Pays-Bas pour couvrir l’exposition en risque sur certains produits dérivés (cas classique). Le taux d’intérêt contractuel stipulé dans le CSA était alors négatif, mais le protocole portant sur les intérêts négatifs (généralement en vigueur pour la plupart des transactions postérieure à 2014) n’était pas applicable car le CSA avait étéconclu antérieurement et les parties n’avaient pas voulu se soumettre, postérieurement à la signature du protocole ce CSA, à ses stipulations.

Dans leur demande, les Pays-Bas ont fait valoir :

– premièrement que les intérêts courus mais impayés (y compris les intérêts négatifs) devaient être inclus dans le calcul du Credit Support Balance (et conséquemment dans le Return Amount et le Delivery Amount) ; et

– deuxièmement que le but du CSA était de les protéger du défaut de Deutsche Bank et que les intérêts négatifs avaient vocation à s’appliquer pour permettre un traitement commercial « équivalent ». A leur soutien, les Pays-Bas se sont en outre appuyés sur la Bonnes pratiques 2013 de l’ISDA sur l’utilisation du CSA (qui contient [aussi] un principe stipulant que les parties doivent se consulter et décider comment traiter les taux d’intérêt négatifs).

A contrario, Deutsche Bank soutenait que :

– la référence à des intérêts négatifs devait être expresse ; et

– le User’s Guide du CSA ISDA dans le paragraphe 5 (c) du CSA prévoie que le Cessionnaire doit payer des intérêts sur toute garantie en espèces au taux convenu (taux pouvant être nul).

La Haute Cour a retenu les arguments suivants :

– faisant référence à la jurisprudence Firth Rixson concernant l’interprétation de la convention-cadre ISDA, elle a précisé que l’interprétation des CSA doit suivre les principes contractuels habituels à savoir : étudier les impacts sur la relation commerciale en répondant aux objectifs de clarté, de certitude et de prévisibilité ;

– les Pays-Bas n’avaient pas démontré qu’il existait une obligation de Deutsche Bank de payer les intérêts négatifs – l’utilisation du paragraphe 5c) (ii) prévoyait seulement (sauf indication contraire) le transfert d’intérêt par le bénéficiaire au constituant ; en revanche il n’exigeait pas du constituant le paiement d’intérêt au bénéficiaire (et donc la notion d’intérêt négatif ne pouvait en être déduite) ;

– concernant l’argument des Pays-Bas qui intégrait le calcul des intérêts négatifs dans le Credit Support Balance, ce raisonnement aboutissait à une distinction de régime entre les intérêts positifs (compris dans le paiement direct) et les intérêts négatifs (inclus dans le Return et/ou Delivery Amount par le mécanisme du Credit Support Balance). Privé de réel fondement économique, cet argument ne pouvait pas prospérer ; et enfin

– pour l’argument d’équivalence des conditions commerciales, la Haute Cour a noté que le demandeur ne subirait pas nécessairement de pertes en détenant des liquidités dans un contexte de taux d’intérêts négatifs et qu’il était loisible au demandeur d’investir ces espèces dans d’autres produits afin d’en tirer les intérêts escomptés.

La décision ne surprend pas et tient compte des incertitudes qui existent depuis plusieurs années déjà sur les marchés quant à la façon dont les intérêts négatifs doivent être traités en l’absence de stipulations contractuelles expresses et où lorsque le protocole ISDA ne s’applique pas. Le principe qui découle de cette décision d’espèce pourrait avoir vocation à s’appliquer à toute forme de contrats financiers prévoyant le paiement d’intérêts. Au final on peut noter que la décision de la Haute Cour londonienne s’est fondée sur la rédaction claire du CSA en comparaison d’autres types de contrats sur lesquels plusieurs Cours d’Appel françaises se sont déjà prononcées en faveur de l’application des intérêts négatifs (dans des contrats de prêt notamment) en l’absence de stipulations contractuelles précises.

En conséquence, et même si on peut encore s’interroger sur la notion d’intérêts négatifs (l’intérêt représentant le prix du temps qui passe), il nous semble qu’il est donc nécessaire d’analyser au cas par cas l’application (éventuelle !) des clauses d’intérêts négatifs et de le faire en fonction du degré de sophistication de la rédaction ce celles-ci.

De quoi déchaîner la passion des teneurs de plume et les plus habiles de leurs lecteurs…


Alexandre CAMPOSAlexandre CAMPOSJuly 28, 2018
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Le côté humain ou animal des salles de marchés demeuraient primordiale dans le monde du trading. De nos jours, l’informatique et les mathématiques sont omniprésentes en front office. Dans cette guerre contre le temps, certains acteurs du marché dénoncent de plus en plus une véritable « course à l’armement », rendant impossible l’intervention de petits acteurs et créant ainsi des distorsions de concurrence.

The Hight frequency Trader ou le trading haute fréquence utilise de puissants ordinateurs incluant des algorithmes permettant de sélectionner et opérer d’infime mouvement de marché avec un ordre de temps proche de la milliseconde. On peut avoir jusqu’à 1000 exécutions à la seconde.

Le but étant de tirer profit de très faible écart de prix sur les valeurs des systèmes de titres, c’est une forme de scalping. Cette forme de Trading qui s’est fortement développé depuis quelques années suscite énormément d’engouement, comme pour Goldman Sachs qui n’a quasiment plus de trader à New York, mais aussi beaucoup de questions pour les gestionnaires, les investisseurs et surtout l’AMF. En effet, il est difficile pour l’AMF d’établir ce ratio car les traders HF ne sont pas tous membres de marché et l’AMF n’a accès en direct qu’à l’identité des membres de marché responsables des ordres et des transactions, non des clients finaux.

Le débat est grand autour de cette forme apparente de Trading. Certains estiment qu’il apporte de la liquidité via le market-making et l’arbitrage ainsi qu’une certaine efficience de marché par le biais d’un équilibre de prix entre place et valeurs liées.

Ses détracteurs dénoncent une liquidité « fantôme », l’instabilité permanente du carnet d’ordres introduirait une incertitude structurelle dans le trading (un ordre est déjà obsolète au moment où il est envoyé) qui est un obstacle à l’éfficience.

Schéma : Source AMF

De plus, les autorités de marché commencent à hausser le ton. Ainsi, l’AMF a récemment fait état d’un rapport accablant sur ce type de trading, dénonçant notamment les menaces « d’intégrité du marché dès lors que les stratégies de trading sont détournées de leur objectif initial pour être utilisées à des fins de manipulation de marché ». 

Nous notons dorénavant l’apparition depuis quelques années l’apparition d’un système similaire au trading haute fréquence : Les robots advisors.

Provenant pour la plupart et surtout en France de FinTech (Financial Technology), soutenus par l’AMF et l’ACPR, cela marque une rupture pour les particuliers concernant leurs investissements et leurs conseillés.

Notons que les robots sont déjà bien établis en finance de marché comme énoncé ci-dessus. Pour les acteurs de la finance de marché, ces robots sont une réalité indéniable prenant entièrement partie dans l’ère du digital (BigData).

Les banques ont donc ouvert cette possibilité aux investisseurs particuliers afin de retenir à moindre cout les clients peu rentables, attirer de nouveaux clients via une délégation des transactions automatisé et fluidifié à travers ces robots et leurs algorithmes.

Les possibilités sont nombreuses pour une gestion de portefeuille, une définition du marché et du profil de risque permet alors de laisser libre cours au robot qui traitera les ordres automatiquement. Qui sera pris alors pour responsable d’une mauvaise gestion, une perte de capital ou un mauvais arbitrage. La banque, le quant ou l’investisseur ? de nombreuse question restes présente concernant ces robots attrayant, avide de gain mais encore plus la plupart inefficient sur des sites frauduleux.

En résumé, les robots permettent pour les acteurs financiers un trading haute fréquence permettant une exécution automatique sur des milliers d’ordres au quotidien, néanmoins il nécessite une vigilance de tous les instants ainsi que des personnes hautement qualifiées en mathématiques et en informatique pour repousser un peu plus chaque jour les limites de la finance. Ce système fut une ouverture aux Fintech et un développement de l’offre bancaire et financière pour les investisseurs particuliers à travers des robots pouvant gérer un portefeuille d’actif en achat/vente de façon algorithmique.


Ahmed TOUILAhmed TOUILJuly 26, 2018
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10min990

L’inflation et la lutte contre celle-ci ont beaucoup préoccupé le public ces dernières années. Le rétrécissement du pouvoir d’achat du dollar dans le passé, et en particulier la crainte (ou l’espoir par les spéculateurs) d’une nouvelle baisse sérieuse à l’avenir, a grandement influencé la pensée de Wall Street. Il est clair que ceux qui ont un revenu fixe en dollars souffriront lorsque le coût de la vie sera plus chère, et il en va de même pour un montant fixe de capital en dollars.

D’autre part, les détenteurs d’actions ont la possibilité qu’une perte du pouvoir d’achat du dollar puisse être compensée par des avances sur leurs dividendes et les prix de leurs actions. Sur la base de ces faits indéniables, de nombreuses autorités financières ont conclu que les obligations sont une forme d’investissement intrinsèquement indésirable et, par conséquent, les actions ordinaires sont, par leur nature même, des placements plus souhaitables que les obligations.

Nous avons entendu dire que les institutions caritatives devraient être constituées de 100% d’actions et de zéro% d’obligations. C’est un renversement de situation par rapport aux premiers jours où les investissements fiduciaires étaient limités par la loi aux obligations de premier rang (et quelques choix stocks préférés).

Il faut avoir assez d’intelligence pour reconnaître que même les actions de haute qualité (HQLA) ne peuvent être mieux achetées que les obligations dans toutes les conditions – indépendamment de la hauteur du marché boursier et du rendement du dividende actuel par rapport aux taux disponibles sur les obligations.

Une déclaration de ce genre serait aussi absurde que l’affirmait le contraire – trop souvent entendu il y a des années – que toute obligation est plus sûre que n’importe quelle action. Dans ce chapitre, nous essaierons d’appliquer diverses mesures au facteur d’inflation, afin de tirer des conclusions quant à la mesure dans laquelle l’investisseur peut être sagement influencé par les anticipations concernant les hausses futures du niveau des prix.

Dans ce domaine, comme dans tant d’autres dans la finance, nous devons fonder notre vision de la politique future sur la connaissance de l’expérience passée. L’inflation est-elle quelque chose de nouveau pour ce les états unis, au moins sous la forme grave qu’il a prise depuis 1965? Si nous avons vu des inflations comparables (ou pires) dans l’expérience de vie, quelles leçons peut-on en tirer pour faire face à l’inflation d’aujourd’hui?

La plus forte dose sur cinq ans a eu lieu entre 1915 et 1920, lorsque le coût de la vie a presque doublé. Cela se compare à la progression de 15% entre 1965 et 1970. Entre-temps, nous avons connu trois périodes de baisse des prix, puis six d’avances à des taux variables, certaines assez faibles. Sur cette base, l’investisseur devrait clairement tenir compte de la probabilité d’inflation continue ou récurrente à venir.

Pouvons-nous dire quel sera le taux d’inflation? il montre des variations de toutes sortes. Il semblerait raisonnable, cependant, de s’inspirer de l’historique plutôt constant des 20 dernières années. La hausse annuelle moyenne du niveau des prix à la consommation pour cette période a été de 2,5%; pour 1965-1970, il était de 4,5%; Pour la seule année 1970, elle était de 5,4%. La politique officielle du gouvernement a été fortement contre l’inflation à grande échelle, et il y a des raisons de croire que les politiques fédérales seront plus efficaces à l’avenir que ces dernières années. Je pense qu’il serait raisonnable pour un investisseur de baser son réflexion et décisions sur un taux d’inflation futur probable (loin d’être certain) de, disons, 3% par an. (Cela se comparerait à un taux annuel d’environ 21/2% pour toute la période 1915-1970.)

Quelles seraient les implications d’une telle avancée? Cela ferait grimper, à un coût de la vie plus élevé, environ la moitié du revenu que l’on peut maintenant obtenir avec de bonnes obligations à moyen terme exemptes d’impôt (ou notre équivalent hypothétique après impôt d’obligations de sociétés de premier ordre). Ce serait un rétrécissement sérieux, mais il ne devrait pas être exagéré. Cela ne signifierait pas que la véritable valeur, ou le pouvoir d’achat, de la fortune de l’investisseur doit être réduite au fil des ans. S’il dépensait la moitié de son revenu d’intérêt après impôts, il maintiendrait ce pouvoir d’achat intact, même contre une inflation annuelle de 3%.

Mais la question naturelle, est la suivante: «L’investisseur peut-il être raisonnablement sûr de faire mieux en achetant et en détenant autre chose que des obligations de haute qualité, même au taux de rendement sans précédent offert en 1970-1971? par exemple, un programme d’achat d’actions serait-il préférable à un programme d’achat d’actions à participation partielle? Les actions ordinaires ne disposent-elles pas d’une protection intégrée contre l’inflation et ne sont-elles pas presque sûres de donner un meilleur rendement au fil des ans que les obligations?

La réponse à ces questions est un peu compliquée. Les actions ordinaires ont en effet fait mieux que les obligations sur une longue période dans le passé. La hausse du DJIA, qui est passé de 77 en moyenne en 1915 à 753 en moyenne en 1970, s’échelonne sur un taux annuel d’environ 4%, auquel s’ajoute 4% pour le rendement moyen des dividendes. (Les chiffres correspondants pour le composite S&P sont à peu près les mêmes.) Ces chiffres combinés de 8% par an sont bien sûr beaucoup mieux que le rendement des obligations sur la même période de 55 ans. Mais ils ne dépassent pas ce que proposent désormais les obligations de qualité supérieure. Cela nous amène à la prochaine question logique: y a-t-il une raison convaincante de croire que les actions ordinaires sont susceptibles de faire beaucoup mieux dans les années à venir qu’elles ne l’ont fait au cours des cinq dernières décennies et demie?

Les stocks communs peuvent faire mieux dans le futur que par le passé, mais ils sont loin d’être certains de le faire. Il faut traiter ici deux éléments de temps différents dans les résultats d’investissement. Le premier couvre ce qui est susceptible de se produire à long terme – disons les 25 prochaines années. La deuxième s’applique à ce qui est susceptible d’arriver à l’investisseur – financièrement et psychologiquement – sur des périodes courtes ou intermédiaires, disons cinq ans ou moins. Son état d’esprit, ses espoirs et ses appréhensions, sa satisfaction ou son mécontentement à l’égard de ce qu’il a fait, surtout ses décisions, sont déterminés non pas rétrospectivement par une vie d’investissement, mais plutôt par son expérience d’année en année.

Il n’y a donc pas de lien étroit entre les conditions inflationnistes (ou déflationnistes) et le mouvement des bénéfices et des prix des actions ordinaires. L’exemple évident est la période récente, 1966-1970. La hausse du coût de la vie a été de 22% aux états unis, la plus importante en cinq ans depuis 1946-1950. Mais les bénéfices boursiers et les prix des actions dans leur ensemble ont diminué depuis 1965. Il y a des contradictions similaires dans les deux directions dans le record des périodes quinquennales précédentes.


Mohamed GUERBAZMohamed GUERBAZJuly 26, 2018
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4min1140

Le lancement en 2007 de MiFID II n’a pas répondu parfaitement aux attentes des marchés. Une expérience qui a ete challenge par la crise des sub-
primes (defauts reglements-livraisons, manque de liquidite, manque de transparence,. . . ) juste quelques mois plus tard. Le 03 janvier 2018 MiFID II a vu le jour
comme successeur qui, selon les experts des marche nanciers, reste loin d’être un changement progressif. MiFID II changera radicalement la quasi-totalité du
marchée tel que nous le connaissons aujourd’hui, avec des repercussions profondes sur toutes les parties négociantes d’instruments financiers. En particulier, MiFID II ne va pas seulement changer completement la facon dont presque tous les produits de gré à gré sont cotes, negocies et declares, mais apportera
également d’autres changements au marchée boursier negocié en bourse. Cela entrainera toute une serie d’implications pour les banques d’investissement, les
banques privées, les gestionnaires d’actifs, les banques de détail, les compagnies d’assurance, les fournisseurs d’infrastructures de marché et les entreprises non
financières telles que les fournisseurs d’énergie.

MiFID II doit être alignée sur un certain nombre d’autres réglementations mises en ouvre a l’échelle mondiale, européenne et nationale. Par consequent,
de nombreuses entreprises reagissent en considerant plusieurs reglementations connexes, par exemple aligner Dodd Frank, Bâle III / directive sur les exigences
de fonds propres (CRD) (Connu comme Basel IV), reglement EMIR (European Market Infrastructure Regulation), directive sur les abus de marche (MAD)
II et MiFID II. Cette demarche permettra une mise en oeuvre beaucoup plus contrôléee, cohérente et efficace, en évitant la duplication du travail dans les zones
de chevauchement. Les entreprises doivent comprendre l’impact, a la fois sur leur organisation et sur le marché en général, pour évaluer les exigences de confor-
mité spécifiques à leur organisation et déterminer les opportunitées commerciales potentielles. Compte tenu de cette complexité et de cette vaste portée, les en-
treprises devraient s’assurer que leur stratégie et leur organisation sont alignées pour la conformité à janvier 2017.

La nouvelle directive vise a mettre un  “Focus”  sur les plates-formes de négociation réglementées (marchés réglementés, systèmes multilatéraux de négociation et systèmes organisés de négociation) pour la négociation réglementé des instruments nanciers ou assimilés (tels que les dérivés, les obligations, les produits structurés, les quotas d’émission carbone. . . ), éetablir un climat de négociation transparent Pré/Post opération, stabiliser les marchés financiers via l’encadrement des activités de trading algorithmique, protection les investisseurs et garantie du principe de ”Best Execution”. Cette transparence dans
l’exécution s’accompagne d’une forte augmentation du nombre de plateformes de négoce et du nombre de rapports générées (reporting).

Est-ce que le coût de l’exécution et la complexité vont visiblement diminuer?


Lauriane NYALauriane NYAJuly 26, 2018
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5min870

Ce concept de finance dite « green » a toujours fait parlé de lui depuis un bon bout de temps .Il met en rapport des domaines tel que : la finance, l’économie et l’éco responsabilité. Au premier abord on pourrait dire qu’il s’agisse de deux notions plutôt contradictoires, mais pourtant il s’agit ici de trouver des solutions pour que la finance mette une pierre à l’édifice d’une planète plus saine.

Nous avons d’un coté l’écologie, un domaine dont le but principale est de permettre une meilleure préservation des ressources naturelles. De l’autre côté, nous avons la finance, dont la principale ambition est de tirer autant de bénéfices que possible des ressources naturelles, et inclue fatalement une consommation de celles-ci.

La question ultime ici est donc : y a-t-il une possible réconciliation entre la finance et l’écologie.

Pour pouvoir y arriver, il conviendra d’abord de se débarrasser des postures convenues, des discours surfaits, autrement dit du « politiquement correct ». La nature est considérée comme un cadeau dont les hommes sont les gardiens et qu’il convient de préserver pour les générations futures.

Alors oui, il devient possible de tracer une voie commune entre ceux deux pensées. La finance est déjà vue comme un moyen (et non une fin) pour le développement économique, tout en acceptant une certaine forme de décroissance pour les biens de consommation et l’utilisation des énergies, alors pourquoi la finance ne pourrait elle pas être au service de l’homme ? Il faut voir cela comme une responsabilité individuelle mais aussi collective et prospective, c’est à dire une responsabilité transgénérationnelle afin de quitter l’immédiateté pour penser le futur lointain.

Grâce à ce concept tendance de finance verte, on voit des projets se mettre en place dans le but de permettre au monde de la finance en général d’être plus responsable sur le plan de l’écologie. Ainsi, il aurait possibilité d’assouvir ses besoins en termes de ressources tout en restant dans des limites raisonnables, qui pourraient être délimitées par différents consensus. Même si cela n’est pas totalement évident, des efforts sont faits pour arriver à ce résultat.

Il est question de faire en sorte d’investir dans plus de projets qui jouent un rôle plus important pour la nature. Parmi ces investissements nous avons les énergies renouvelables qui sont un exemple bien concret, car on touche le long terme. De plus ces énergies sont bien plus rentables que les énergies fossiles. Mais nous ne pouvons pas nier le fait qu’une telle transition est à la fois couteuse financièrement et très étalée sur le long terme.

Comme autre contraintes possible, nous avons les défaillances présentes dans le monde de la finance (exemple : crise de 2008) qui pourraient avoir des conséquences plutôt désastreuses sur la nature si on en venait à lui confier celle-ci. Il est donc évident que pour concilier les besoins des deux domaines, il est nécessaire de fixer quelles sont les limites à ne pas franchir, et quels sont les objectifs à atteindre pour assurer autant une bonne préservation de la nature et un bon rendement financier de celle-ci. Pour cela il faudrait des rencontres entre écologistes et financiers, sans anathème ni préjugé, commelaCOP21 à Paris.

De manière globale, on conclue q’une finance verte est tout à fait possible, et les discussions essentielles au succès de ce projet sont déjà effectuées par les organisations concernées. L’implémentation de ce projet est sur en expansion, nous avons foi en le succès de cette collaboration pourtant si inattendue.

 



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