Bernd Oliver BUEHLERBernd Oliver BUEHLERDecember 5, 2018
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Interview d’Ashley Boolell sur “The Disruptors”, son nouveau roman inspiré de l’intelligence artificielle. Livre en anglais disponible sur Amazon. Site web de l’auteur : www.ashleyboolell.com

Vous venez de publier “The Disruptors”, votre cinquième roman et le deuxième écrit en anglais. Il s’agit d’une fiction qui a pour thème l’intelligence artificielle. Comment vous est venue cette idée ?

Après “Killed In”, mon précédent roman inspiré du Dark Net, je me suis mis à réfléchir sur de nouveaux sujets à aborder tout en cherchant à faire évoluer mon style d’écriture. L’intelligence artificielle s’est facilement imposée car il s’agit d’un thème qui prend de plus en plus d’ampleur dans ce qui semble être une refonte du monde tel que nous le connaissons. Avec “The Disruptors”, j’ai imaginé à quoi ce monde pourrait éventuellement ressembler en prenant en considération les multiples domaines que l’intelligence artificielle semble être en mesure de dominer : l’armement, la chirurgie, la logistique, les services publics… Qu’arrivera-t-il si le prochain titan qui émergera après Google, Apple, Amazon et Facebook domine entièrement l’intelligence artificielle ? La ligne que trace ce roman entre la réalité et la fiction est relativement fine.

Puisqu’il s’agit d’une fiction, vous avez certainement créé de nouveaux personnages. Ont-ils une personnalité aussi sombre que celle de Chris Kord, l’anti-héros de Killed In?

Non, loin de là. The Disruptors est très différent de Killed In. Le personnage principal se nomme Mark Steel, un anglais disposant de facultés exceptionnelles et dont l’admission au prestigieux Massachusetts Institute of Technology l’introduit à l’intelligence artificielle. Cela se passe au début des années quatre-vingt-dix. Il a vingt-trois ans à cette étape du roman. Comme tout génie qui se respecte, Mark Steel voit et comprend le monde autrement. Contrairement à Chris Kord qui vient d’un milieu familial toxique, Mark Steel a, quant à lui, bénéficié d’un excellent encadrement. Sa stabilité lui permet de déployer ses capacités de manière très efficace. Il ne doute pas de sa réussite lorsqu’il crée Fractal, l’entreprise qui deviendra un monstre de l’intelligence artificielle. Mark Steel n’est pas seul dans cette aventure. Il est entouré de personnages qui l’aident à concrétiser sa vision mais qui finissent néanmoins par le trahir. Son manque de réalisme dans ses relations avec les autres est sa principale faiblesse.

L’intelligence artificielle est un thème récurrent dans les œuvres de science-fiction. Certains iront jusqu’à dire qu’il est devenu banal. Comment innovez-vous dans The Disruptors?

Il convient d’abord de souligner que l’univers du roman n’est pas fantaisiste. Toutes les percées de l’intelligence artificielle qui sont évoquées dans The Disruptors sont envisageables. Certaines sont en cours de développement et d’autres seront considérées tôt ou tard. Bien entendu, j’ai utilisé ma créativité pour que cela reste une fiction mais je n’ai pas tenté de construire un monde qui est totalement déconnecté de celui dans lequel nous évoluons. Au milieu du roman, Mark Steel se retrouve face aux chefs des gouvernements occidentaux qui lui expriment leur panique devant la dilution de leur pouvoir suite à l’évolution incontrôlée de l’intelligence artificielle. Fractal se charge du bon fonctionnement des services publics et sa technologie est imperméable au clientélisme, à la propagande et à la corruption. A première vue, cela semble être une bonne chose mais le pouvoir dont dispose les dirigeants de Fractal est complètement insensé. Le monstre qu’a créé Mark Steel règle les problèmes de l’humanité mais rien ne peut l’atteindre ou l’arrêter. Il s’agit ici d’une autre forme de dystopie : un paradis, mais dans une prison. Le roman « 1984 » de George Orwell m’a quelque peu inspiré à cet égard.

Vous menez la vie dure aux personnages de vos romans. Dans Killed In, Chris Kord est un raté qui s’en prend plein la figure suite à son incursion dans le Dark Net et dans The Disruptors, vous mettez Mark Steel devant des choix draconiens. Pourquoi les punissez-vous de la sorte ?

J’ai toujours pensé que la pire erreur que puissent commettre des hommes ou des femmes disposant d’un grand pouvoir est d’agir sans réfléchir car les conséquences négatives de leurs actes provoquent des dégâts et des souffrances complètement inutiles. Chris Kord et Mark Steel sont des personnages intelligents qui ont la chance de disposer d’alliés les mettant en garde au sein de leurs entourages respectifs. Mais ils ne les écoutent pas. Chris Kord est arrogant et Mark Steel est naïf. Ils ont la possibilité de remédier à leurs faiblesses avant de commettre leurs erreurs irréparables mais ils choisissent de fermer les yeux et laisser leurs égos dicter leurs conduites. Cette vie dure que vous soulignez est simplement le résultat de mauvaises décisions de leur part.

The Disruptors est votre cinquième roman en cinq ans. Vous menez une carrière en finance en parallèle. Comment faites-vous pour tenir un tel rythme ?

J’ai une approche martiale vis-à-vis de l’écriture et de mes activités en général. Le développement d’un roman est un projet difficile. Ma réponse face à cela est plus de discipline à travers une gestion très rigoureuse de mon emploi du temps. Il s’agit, selon moi, de la seule méthode qui marche. Je fixe un délai que j’annonce à mes lecteurs. C’est un “contrat” que je dois honorer. Si je ne parviens pas à le faire, ce sera de ma faute. Pour le moment, mon approche m’a permis de concrétiser cinq romans en deux langues différentes dans deux pays différents. J’espère pouvoir continuer.

Propos recueillis à Londres le 6 novembre 2018 par Bernd Oliver BUEHLER.


Julien DELMARREDecember 3, 2018
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Titre du livre de Michael Lewis sortie en 2010, ce film sort en 2015 et regroupe pas mal de bons acteurs: Brad Pitt, Christian Bale, Ryan Gosling, etc.

Le film retrace le destin de quelques personnes qui ont vu la crise des Subprimes (2007) et la crise bancaire et financière qui a suivi en automne 2008. Nous voyons tour à tour, un gestionnaire d’un fonds spéculatif qui découvre en 2005 que le marché de l’immobilier résidentiel américain est précaire et devient de plus en plus dangereux. Comment fait-il pour voir cela? Il observe que le marché tient sur la distribution de prêts non garantis et que la rentabilité de ces prêts baisses donc pour continuer de financer le marché, il faut absolument prendre des prêts de plus en plus risqué afin de faire perdurer le système. C’est ce que les CDS (Credit Default Swap) ont caché pendant longtemps. La façade des CDS, avec des rendements très très intéressants (on parle à cette époque de rendements de plus de 20% minimum) avec un sous-jacent triple A (AAA) donc sûr à 99% contre un risque de contrepartie.

Ce personnage parie donc, contre l’opinion générale, à la baisse des marchés. Il signe donc des contrats sur la chute future des marchés financiers. Et c’est à ce moment-là, qu’on voit deux nouveaux protagonistes qui s’intéressent à son raisonnement et voit, comme lui, que le marché est pourri jusqu’à l’os. Ils vont donc, eux aussi, parier à la baisse.

Le film montre le raisonnement, l’économie autour, l’engouement des foules pour les prêts, les marchés des actions, les CDS, etc. Et la fin tragique qui semble, au fur et à mesure où l’on avance dans le film, inévitable. On assiste à la fin des prêts immobiliers, de l’euphorie boursière, de l’économie mondiale.

Un film que je conseille pour des personnes ayant au préalable des bases financières, car il est assez ardu pour de parfaits néophytes. Les termes sont des fois techniques, même si le film tente à certains moments de nous l’expliquer en vulgarisant certaines notions (le CDS notamment). Des recherches au préalable sont, pour moi, nécessaire afin de bien suivre le fil de l’histoire et de bien comprendre les étapes de la chute de ce monde sans risque qui faisait gagner à tous les coups.


Julien DELMARRENovember 24, 2018
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Si vous avez connu la crise des Subprimes, vous avez dû tous entendre parler de Mr Bernard Madoff. Il fut condamné à purger une peine de prison de 200 ans en 2009 pour avoir été le créateur de la plus grosse escroquerie financière de tous les temps. Il a créé une bulle financière d’un montant de 65 milliards de dollars américains grâce à un système de Ponzi.

Le film, The wizard of lies (le magicien des mensonges en traduction française) retrace l’histoire et surtout nous informe du comment à fait pour mentir à tout le monde. On retrouve le grand acteur Mr Robert de Niro dans le rôle principal. Il fait une belle interprétation, à mon sens, en jouant (il est vrai sans trop forcer) une personne froide, calculatrice et stressée.

Ce film nous invite à voir l’éclatement du scandale à l’intérieur de sa famille et de sa société. On y voit l’éclatement, la colère, le mensonge, la désillusion, etc.

Personnellement, je trouve que ce film est assez bon et nous montre une chose que les journalistes ont selon moi omis lors de son procès: sa réputation. En effet, on y apprend que Mr Bernard Madoff n’était pas un simple millionnaire, milliardaire et gros gérant d’un fonds. C’était une véritable légende. Et c’est d’ailleurs lors d’une confrontation entre la SEC (Securities and Exchange Commision, l’équivalent de notre AMF, Autorité des Marchés Financiers) et l’un de ses fils. ” Vous ne savez pas de quel genre d’homme il était […] il a créé le NASDAQ, dirigé le NASDAQ, président du comité national de la sécurisation et de clearing corporation, de l’Institut international de clearing, FINRA, du NASD […]”. Bref, il fût LE créateur du monde financier que nous connaissons. Les indices, mais également sa sécurisation. Pas étonnant que sa fraude fut possible, car un système de Ponzi n’est autre qu’un système basé sur la confiance. Les gens avaient confiance en lui et l’ont laissé faire. Mais ne jetons pas la pierre sur Mr Madoff pour autant. Lors d’un dialogue avec une enquêtrice il dit à juste titre que ses clients qu’il a arnaqués sont aussi coupables et sont en quelque sorte ses complices. Et je trouve qu’il a raison. Rendez-vous compte, il proposait un rendement, quelle que soit la conjecture économique, le prix de l’immobilier, crise ou pas crise, de 50% non pas par an mais en 90 jours. C’est-à-dire, que vous donniez de l’argent à Mr Madoff vous aviez au bout de 3 petits mois un retour sur investissement de 50%. Soyons sérieux, les arbres ne montent pas jusqu’au ciel.

Un film intéressant, qui montre les paradoxes de cet homme, le soucis de la confiance en finance et la cupidité des hommes.

 


Heinz LORSEHeinz LORSEJanuary 8, 2018
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Buchtipp                             Erfolg mit Takt & Stil                                   

Susanne Helbach-Grosser
Erfolg mit Takt & Stil

10.Aktualisierte Auflage, Expert Verlag, Renningen

ISBN 978-3-8169-3417-2

 

Takt & Stil – fast vergessene Tugenden

Takt & Stil sind Teil einer jeden Kultur und damit ein Wert an sich. Gemeinsam praktizierte Werte führen zusammen und schenken Wohlgefühl, privat wie geschäftlich. Im Business sind sie eine wichtige Grundlage für Vertrauen, der Baustein für eine erfolgreiche Zusammenarbeit, der Klebstoff einer dauerhaften Beziehung. Stammen die Partner aus unterschiedlichen Kulturen, unterstützen Takt & Stil das gegenseitige Verständnis durch die Kenntnis und die Akzeptanz der Andersartigkeit, eine Brücke, die verbindet.

Der Verhaltenskodex optimiert den Umgang der Menschen in gegenseitigem Respekt, wo und wie auch immer die Begegnungen stattfinden. Nun hat ein Jeder in seiner Kindheit die sogenannten Manieren im Elternhaus gelernt. Wirklich? Offenbar jedoch nicht alle, und das erfahren wir immer dann, wenn wir selbst spüren, dass etwas nicht stimmt und wir verstimmt reagieren, zumindest innerlich. Aber auch dann gilt es, Takt & Stil zu bewahren. Auch dazu bietet das Buch wichtige Ratschläge. Aber greifen wir nicht vorweg. Die nachfolgenden Beispiele repräsentieren einen Ausschnitt.

Das Prädikat des Buchs besteht zunächst darin, das umfangreiche Thema aufgegriffen und systematisch und komprimiert behandelt zu haben, und das auf nur 200 Seiten. Wer nun glaubt, ein trockenes Benimmbuch in den Händen zu halten, irrt gewaltig. Die Autorin führt seriös und humorvoll zugleich durch das Thema. Sehr angenehm die vielen Fragen, die uns „auf der Zunge brennen“  und mit „Darf man das?“ beginnen. Der Leser erfährt Dinge, die ihn bisher still beschäftigten, für die er jedoch keine abschließenden Antworten besaß. Zudem spricht Frau Helbach-Grosser Vorgänge an, die uns im Umgang mit anderen Menschen ständig nerven und als grenzwertig empfunden werden. Dazu bietet sie Verhaltensmuster an, die uns helfen, darauf verbindlich zu antworten.

Welche Kleidung ist angemessen? Welche Signale werden damit gesetzt? Natürlich lesen wir auch, wo die Gabel und wo der Löffel beim Essen zu liegen hat, wie wir vorausschauend Absprachen im Restaurant treffen und vorausdenkend den Taxidienst organisieren. Die kleine Weinkunde fehlt ebenfalls nicht. Mehr jedoch beschreibt sie die bunte Vielfalt dessen, worauf wir zu achten haben, damit sich der Gast / die Gäste wohlfühlen, und zwar von Anfang bis zum Ende eines gemeinsamen Zusammenseins, ob nun beim Geschäftsessen oder in Besprechungen. Apropos Besprechungen, wie gelingt es, in den hier gerne öffentlich ausgetragenen Auseinandersetzungen Takt & Stil zu bewahren? Auch darauf bietet das Buch Antworten.

Wer sich das Buch vornimmt, dem sei empfohlen, es in aller Offenheit und selbstkritisch zu lesen. In der Praxis sehen wir immer einen Ausschnitt. Es ist jedoch von Vorteil, das Ganze zu betrachten. Das hat bekanntlich einen Anfang und ein Ende. Dazu nimmt uns die Autorin geschickt, unaufdringlich und humorvoll an der Hand und lässt uns das Geschehen aus der Perspektives des Gastes betrachten. Und sofort erkennen wir Gelingen oder Fauxpas, staunen zugleich aber auch, von welchen Kleinigkeiten mitunter der Erfolg abhängen kann.

Unmerklich taucht der Leser in den Stoff, vergisst darüber die Zeit und lernt, eingewöhnte Muster zu hinterfragen. Damit hat der Veränderungsprozess längst begonnen. Die wertschätzende Sprache der Autorin – mit Takt & Stil – schwingt dabei mit und vereinfacht die Aufnahme des Inhalts. Es entwickelt sich ein Spannungsbogen, der es schwer macht, das Buch zur Seite zu legen.

Erfolg mit Takt & Stil – die Beachtung der Normen und Verhaltensempfehlungen verbessert die klimatischen Bedingungen auch im internen Miteinander. Dazu gibt die Autorin nützliche Ratschläge, die den Umgang der Geschlechter einbeziehen. Das schließt die Betriebsfeier ein.

Das Buch richtet sich an alle Hierarchien im Business, wie aber auch privat. Für Neueinsteiger in den Beruf ist das Buch besonders empfehlenswert! Der aufmerksame Gastgeber wird eine neue Vorstellung von Gastfreundschaft erhalten. Auch der Organisator von Veranstaltungen und  Messen erhält wertvolle Impulse, die aus Kundensicht zu einem Fragenkatalog führen, der abzuarbeiten ist.

„Voraussetzung für den Erfolg im Geschäft der Zukunft ist die gegenseitige Achtung, Respekt vor dem Menschen.“ „We are Ladies and Gentlemen, serving Ladies and Gentlemen.“ (Leitspruch in einem Hotel).“ Quelle: Jürgen Fuchs. Takt & Stil sind die kulturellen Instrumente, diesen Anspruch in der täglichen Praxis des Miteinanders zu fördern. Dazu gibt die Autorin vielfältige Impulse

Meine Empfehlung: Nehmen Sie sich die Zeit, das Buch zu lesen. Es macht den Weg frei für neue Ein- und Aussichten. Eine gute Unterhaltung einschließlich. Das umfangreiche Sachregister unterstützt auch anschließend die selektive Suche, wenn Sie noch einmal nachfassen möchten, um die takt- und stilvolle Begegnung mit Gästen erfolgreich zu gestalten.


Anthony PERUZZOAnthony PERUZZONovember 14, 2017
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Les évolutions de l’économie vers la révolution numérique

L’émergence et la multiplication des Startups de type Uber, Airbnb, What3Words répondent aux besoins des consommateurs ou aux failles ouvertes pas les acteurs actuels du marché. Prenons l’exemple de Uber qui a vu le jour pour satisfaire les déçus des taxis à qui leurs reprochent notamment l’absence de géolocalisation, le prix ou la qualité du service.

Cette révolution numérique associée à l’économie dite collaborative est construite sur le principe du gagnant-gagnant. Elle offre aux clients une connaissance des prestataires de service (note sur la qualité, fréquence…) et surtout un meilleur prix. Par conséquent, les anciennes structures telles que la SNCF, les banques, les assurances, les hôtels, les taxis… sont mises en danger par ces évolutions. Pour survivre elles doivent s’adapter et revoir leur modèle : c’est le principe même de la sélection naturelle. Certaines de ces institutions voient cette révolution numérique comme une concurrence déloyale et donc comme un manque à gagner. La concurrence n’est pourtant pas un mal en soit, c’est l’occasion de se remettre en question pour progresser. Elle permet de se repenser et d’augmenter la qualité de ses services pour évoluer et surpasser ces concurrents.

Les 3 grandes révolutions de l’économie

  • L’ordinateur améliorant les calculs et l’automatisation
  • Le conteneur, améliorant le transport de marchandise
  • Internet améliorant l’accès aux services et aux produits.

En revanche, cette dernière a créé une bulle entrainant une crise et des pertes colossales pour les investisseurs.

Pour contrer cette dernière révolution technologique qui leur était défavorable, les Etats Unis ont décidé de mener une révolution de l’économie dite physique, c’est-à-dire immobilière. L’effet escompté ne s’est pas produit, bien au contraire elle a entrainé en 2008 une des plus grandes crises financières mondiales.

La mondialisation des émergents

La naissance des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et South Africa) solidarise les pays émergents face aux pays développés menés par les Etats Unis. Les BRICS et en particulier la Chine adoptent une stratégie économique tournée vers le frugal pour rattraper les pays développés. Les Etats Unis ont tenté de se lancer dans cette stratégie du « faire mieux avec moins » mais sans la respectée.

La Chine : le leader des pays émergents et ses limites

La Chine a ouvert ses frontières et ses accords commerciaux avec pour volonté d’intégrer les pays industrialisés. Son l’objectif principal est que le Yen appartienne aux DTS (droits des tirages spéciaux) pour que sa monnaie devienne une monnaie de référence au sein du FMI et ainsi avoir un poids sur la politique monétaire internationale. De nombreuses négociations concernant leur plan d’expansion et de financement ont échouées, notamment à cause de leur exposition aux menaces financières dues à la détention d’une partie de la dette des Etats Unis. La Chine a créé des banques : New Development Bank (NDB) et Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB) avec l’aide des autres pays émergeants sur le principe du gagnant-gagnant. Ces créations leurs permettent de se protéger et d’assurer leur développement sans avoir besoin du consentement des pays industrialisés

Il faut noter que la croissance de la Chine de ces dernières années a entrainé l’apparition de classes moyennes et par conséquent la montée des salaires. Cette croissance a également provoqué une forte hausse de la pollution. Ces deux principaux éléments menacent le modèle de croissance économique à long terme. Elle doit donc revoir son plan de croissance économique, car elle assume la lourde responsabilité de leader des pays émergeants.

Etats Unis et Chine : la lutte des mondialisations

D’un côté les Etats Unis leader des pays industrialisés et de l’autre la Chine leader des pays émergeants. Mais qu’est ce qui les différencie ?

USA

Chine

Main d’œuvre qualifiée à haut coûtMain d’œuvre peu qualifiée  à faible coût
Une monnaie forte et de référence mondialeÉconomie tournée vers l’inclusion sociale et la durabilité
Délais de résultats des politiques économiques: en annéeDélais de résultats des politiques économiques : en décennie
Meilleure gestion de l’offre/demandePriorité sur la demande interne et externe
Meilleure gestion de l’informationApparition de déca cornes
Avancée technologique de premier rangAbondance de main d’œuvre

 

Des frictions apparaissent notamment sur le transport de marchandise par voie maritime, mais aussi entre poids lourds des sociétés de révolution numérique avec Uber et Didi sur le marché des VTC en Chine. Ces oppositions vont jusqu’aux accords d‘échange dans les différentes régions du monde.

La zone Euro entre les deux mondialisations

Quelle est la place de la zone Euro entre la mondialisation américaine et chinoise ?

L’enjeu n’est pas monétaire, avec une éventuelle guerre € / $ mais plutôt une politique économique commune malgré les disparités des différents pays de la zone euro.  En effet, il existe un véritable déséquilibre de croissance entre les pays du nord et les pays du sud. La politique économique des pays du nord est poussée par la recherche et l’innovation tandis que celle des pays du sud se concentre sur le logement et l’activité économique intérieure. La protection de ces pays face aux menaces extérieures rentre également en ligne de compte.

La zone euro chahutée

Les événements de ces dix dernières années ont fortement secoué la zone euro. La crise de la dette grecque (due au laxisme sur le contrôle des revenus déclarés), puis le Brexit qui est toujours d’actualité malgré l’adoption du plan de sortie. Ces événements ont des causes intrinsèques à leurs pays mais des répercutions dans l’ensemble de la zone euro.  La zone euro doit gérer l’arrivée massive de migrants. 4000 nouveaux migrants arrivent chaque jour en majorité d’Afrique et du Moyen-Orient. Cette situation fragilise l’Europe qui doit trouver des solutions pour les accueillir et les intégrer dans une région industrialisée où les emplois sont orientés vers des postes de plus en plus qualifiés.

Les chantiers de la France

La crise des subprime et les événements précédemment évoqués ont considérablement affaiblie la France. Malgré une croissance qui est repartie à 1,1% en 2015 après 0,2% en 2014, la France reste fragile.

Notre pays a pour projet de renouer avec le plein emploi, au moyen de contrats aidés qui encouragent ses entreprises à embaucher. Malheureusement les réformes engagées par le précédent quinquennat n’allaient pas dans ce sens.  Par conséquent, les entreprises du CAC 40 investissent et délocalisent à l’étranger pour obtenir une plus grande rentabilité. En effet, la pression des actionnaires perdure quant à leurs attentes de dividendes.

S’ajoute à cela, les problématiques des PME et de l’émergence des startups. En effet, les PME ne se contentent pas de leur marché intérieur et dépendent également des exportations. Cela s’explique par le poids important de leurs charges sociales (cotisation salariale, RSI) et les conditions difficiles dans lesquelles elles évoluent (réglementations drastiques, délais de paiement excessif, crédits…). Le nombre de Startups, est lui en constante augmentation et la France se doit d’assurer leur développement en limitant au maximum la destruction d’emploi (changement de consommation, nouvelle technologie…).

Le raffinement et le charme à la française continuent de jouer en sa faveur, ce qui lui permet de rester un pays attractif (tourisme, marques de luxe, restauration…). La France peut également compter sur sa main d’œuvre hautement qualifiée, notamment grâce à ses ingénieurs reconnus dans le monde entier pour leur expertise.

La France dans ce système de bi-mondialisation

La France a noué des liens forts avec la Chine, par des accords commerciaux et l’ouverture du capital d’entreprises françaises aux investisseurs chinois, parmi lesquelles compte la société Club Med. La Chine continue ses investissements dans notre patrimoine et savoir faire français, avec les achats de vignobles, d’hôtels, de châteaux…

La France possède aussi un fort potentiel de développement stratégique et économique en l’Afrique qui compte une cinquantaine de pays francophones. L’absence de pôles de croissance conséquents dans cette région du monde, ouvre à la France l’opportunité de développer l’économie avec ces pays émergeants en unissant ce continent fractionné. Nous pouvons même envisager une future banque de la francophonie comme l’AIIB Chinoise.

Conclusion

Malgré, les crises financières et les évolutions technologiques, la France reste armée pour renouer avec une croissance forte grâce à sa place stratégique son expertise en matière de nouvelles technologies. Elle possède déjà des accords stratégiques avec les deux leaders des mondialisations, sans oublier sa french touch.

Et demain, quelle sera sa stratégie privilégiée ?

Un rapprochement avec les Etats Unis et/ou vers la Chine et les pays émergeants ?

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Geoffrey PIERREGeoffrey PIERRENovember 13, 2017
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LA FRANCE : malade imaginaire ? En route vers un nouveau monde

L’économiste Jean-Paul Betbeze a publié en début d’année un livre dans la lignée de ses travaux précédents. Le thème : les enjeux et problématiques de la mondialisation et les défis économique de la France. Son dernier livre La France : malade imaginaire ? regroupe ces deux thèmes principaux en faisant dans un premier temps une analyse macroéconomique de par l’étude de la mondialisation. Par la suite, l’auteur analysera le cas français lié à cette mondialisation qui parfois le dépasse. Nous sommes donc dans une logique Top-down, mieux comprendre ce qui nous entoure pour mieux se comprendre soi-même.

Le duel des puissants

Monsieur Betbeze met l’accent sur la relation entre les Etats-Unis et la Chine comme étant un facteur déterminant dans le paysage mondial qui est en train de se dessiner. Cela ne concerne pas seulement la place de numéro 1 mondiale, mais la mutation des deux plus grandes économies qui entraine toutes les autres économies du monde dans leur sillage. La Chine a une influence encore plus grande puisqu’elle doit opérer un changement de stratégie pour maintenir la plus forte croissance possible ce qui a des répercussions considérables non seulement sur l’économie mondiale mais également sur les stratégies géopolitiques. Les autres puissances mondiales ont tout intérêt à s’assurer le soutien plus ou moins direct d’un des deux leaders sans froisser pour autant le laissé-pour-compte.  Un vrai jeu d’échec qui rend les relations et les échanges commerciaux qui en découlent très interdépendants. La complexité de l’échiquier mondial n’a jamais été aussi forte.

Le pétrole : indicateur révolu du changement

A travers le prix du pétrole, il est possible de tirer des conclusions sur la santé économique des plus grandes économies et, en le décryptant davantage, les relations géopolitiques entre les principaux acteurs qui exploitent cette ressource. L’OPEP, la Russie et les Etats-Unis sont les acteurs ayant le plus d’influence et dont les relations géopolitiques sont scrutées de près. L’économiste Jean Paul Betbeze nous dévoile les dessous de l’exploitation du pétrole au travers son évolution ainsi que le positionnement de ces mêmes acteurs. L’Arabie Saoudite (membre de l’OPEP) avait une telle influence qu’elle pouvait peser à elle seule, sur le prix du baril de pétrole. Les rapports de forces ont changé. Les Etats-Unis se sont mis à exploiter le gaz de schiste tout en obtenant l’autorisation d’exporter ses ressources. Le prix de l’or noir est en moyenne bien plus faible que lors des cycles précédents obligeant les pays exportateurs à de fortes restructurations. L’Arabie Saoudite ne dispose plus des mêmes ressources financières ne pouvant ainsi plus prendre le rôle de stabilisateur sur le prix du pétrole. Autre problématique, le cas Iranien qui revient sur le devant de la scène complexifiant les relations au sein même des membres de l’OPEP de par sa dualité avec l’Arabie Saoudite. Chacun essayant de trouver sa place et donc ses intérêts au milieu de toute cette agitation qui modifie les rapports de force et donc les jeux d’influence.

L’Europe : entre le rêve et le cauchemar

Quel beau projet que celui de l’Union Européenne. Lutter contre les grandes puissances déjà existantes et se préparer à l’émergence des futurs leaders de demain. L’union monétaire est née de ce besoin de rester compétitif, la solidarité entre les pays membres comme socle fondateur. L’auteur nous décrit toutes les difficultés de cette mise en place. Des sacrifices ont été consentis, comme une perte de souveraineté sur la politique monétaire. Impossible de dévaluer sa monnaie pour relancer l’exportation et retrouver sa compétitivité perdue, union monétaire veut dire politique monétaire commune. Privée de la dévaluation du change, la politique budgétaire est alors toute trouvée pour agir comme levier économique. En effet, l’Europe n’a jamais réussi à s’entendre sur une politique budgétaire commune mais néanmoins, elle impose des règles. Les mauvais élèves (pays du sud) subissent ainsi les réprimandes des bons élèves (l’Allemagne principalement) et parfois les sanctions qui s’imposent. L’austérité gagne alors ces pays qui sont pourtant en grande difficulté, engendrant ainsi encore plus de problématiques sous fond de tension sociale. Le Brexit a cristallisé ces inquiétudes avec une volonté de s’éloigner encore plus de cette zone jugée fragile (vote également négativement influencé par l’affut de migrant). La Grèce, l’Espagne, le Portugal et plus récemment l’Italie sont ou ont été les maillons faibles de l’Europe. Pourtant l’Europe a survécu aux différentes crises, des pays comme l’Espagne et le Portugal ont mené avec succès des réformes structurelles pour revenir dans le jeu économique. L’Europe ne cesse d’évoluer, elle a prouvé sa force de caractère et son poids économique la plaçant au 3ème rang mondial lui conférant un positionnement de choix dans les relations internationales.

Les banques centrales : l’évolution des politiques monétaires

Le pouvoir des banques centrales est bien connu de nos économies qui sont en partie dépendantes des décisions prises sur la politique monétaire, plus précisément celles sur l’évolution des taux d’intérêts.  La gestion du taux d’intérêt se veut des plus classiques, lorsque qu’une économie est en surchauffe une hausse des taux d’intérêts permet de diminuer la consommation, les investissements diminuant ainsi l’inflation galopante. La position opposée est vérifiable, baisse des taux pour une remontée de la consommation donc de la croissance et de l’inflation. Comme le souligne Monsieur Betbeze la crise de 2008 est venue contrarier ces schémas pourtant ancrés dans nos économies. Le choc subit a été d’une telle violence que même une baisse des taux d’intérêt n’a pas suffi a relancé la machine. Taux d’intérêt à 0% inefficace, place au taux négatif, une première bien que toujours inefficace en plus de mettre en péril le modèle économique des banques. Les banques centrales ont donc cherché d’autres outils, dits non conventionnels, qui donneront naissance aux QE (quantitative easing). Le but est relativement simple, racheter la dette du Japon (pour la Banque du Japon : BoJ) ou celle des pays Européens (pour la Banque centrale Européenne : BCE). La mission de la BCE est encore plus compliquée que ces consœurs puisqu’elle a sous sa gouvernance un ensemble d’Etats au fonctionnement et aux besoins différents. Toutes les banques centrales ont leur propre difficulté. Ajuster le rythme de remontée des taux directeurs pour la FED, dévaluation du yen au travers d’une politique ultra accommodante pour la BoJ, sortie du mutisme pour la Chine et enfin décryptage de l’effet Brexit et anticipation de ses conséquences pour Mark Carney et ses compères. Elles ont pourtant toutes un objectif commun, adopter une politique monétaire dans un monde en constante évolution tout en maintenant le sacro-saint objectif de 2% d’inflation.

La France : une maladie autoalimentée

Comme l’auteur nous l’a démontré, tous nos repères ont été bouleversés après les crises successives des subprimes et celle de la dette souveraine en Europe. Les rapports de force évoluent, de nouvelles perspectives apparaissent, d’anciennes disparaissent et la faculté d’adaptation à ce nouvel écosystème est perçu comme un élément moteur pour survivre. Malheureusement, notre bonne vieille France a un mal qui ne cesse de la ronger, la résistance au changement baptisée par l’auteur « maladie du motoneurone ». Cette peur se traduit par plusieurs symptômes, à commencer par la nostalgie du passé, ce sentiment d’une époque dorée faisant fi de tous les problèmes de cette période d’antan. Ce réflexe de citer des références du passé (grands économistes comme Keynes) pour résoudre les maux de notre époque traduit un manque de confiance en l’avenir. Une confiance, il est vrai, se gagne et la tonne d’informations que l’on reçoit chaque jour dont une part non négligeable d’informations non digérées, diffusées à chaud sans esprit analytique, ou pire encore, la diffusion de fake news venant brouiller encore plus l’esprit des français. Cette maladie entraîne un manque de lucidité, de réflexion ou le changement est accepté sur le papier mais en aucun cas s’il remet en question le moindre acquis. Une paralysie généralisée s’ensuit, par blocage du pays, syndicalisme forcé, étouffant tout le vivier français pourtant plein de potentiel. Le changement oui mais pour les autres.

Une médecine non appropriée

Les diagnostics et remèdes prodigués s’appuient sur des indicateurs ne reflétant plus nos modes de vie. L’économie est en pleine mutation et l’on se doit de repenser certains indicateurs économiques. Soit ils ne correspondent plus à ce nouvel environnement, soit ils nécessitent un ajustement de leurs objectifs. Le canal de transmission est un terme très utilisé par Jean-Paul Betbeze, nous faisant prendre conscience que les indicateurs d’hier ne peuvent plus être ceux d’aujourd’hui. Ce dernier est biaisé lorsque l’on nous parle de la relation chômage – salaire qui a totalement éclaté avec la crise de 2008. Une baisse du chômage entraine bien une baisse de salaire mais sans l’effet correcteur salvateur nous maintenant ainsi en récession. D’autres lois fondamentales comme le théorème de Schmidt, la courbe de Philips ou encore la relation salaire-profit ne s’alignent plus devant la violence des chocs subit. L’exemple le plus frappant est celui de l’inflation, qui comme énoncé précédemment, est l’indicateur préféré des banques centrales à travers duquel se base toute leur politique monétaire sur la limite ou aux alentours des 2%. Alors que le service s’est considérablement développé, ces différentes formes ne sont pas toutes prises en compte par l’indicateur de croissance et donc fatalement par l’inflation. Le remède est contre indiqué et nous rend encore plus malade que nous l’étions.

Vers la guérison

L’auteur nous dépeint avec force l’importance des services comme possible porte de sortie pour notre société paralysée. Ce n’est certainement pas le remède miracle mais au moins un traitement de choix. Notre monde se transforme sans que l’on ne s’en aperçoive, du monde de l’industrie ou seul la productivité prime, à un monde de service aux multi visages. L’un servira de tremplin à une industrie à bout de souffle, tandis que l’autre améliorera et nous accompagnera dans notre quotidien. Le poids du service est devenu tel dans nos sociétés que l’opposition industrie-service appartient plus que jamais au passé. Une symbiose s’est créée entre elles. Ce changement s’opère avec le progrès technologique. Le Big Data est un exemple probant, il permet de cibler précisément les besoins afin de mieux les satisfaire. Cette satisfaction toujours plus précise de nos besoins, de notre bien-être reste pourtant étrangère au PIB. Nous devons repenser les chiffres qui sont de plus en plus décorrélés avec notre mode de fonctionnement dont ils ne savent en retirer la quintessence. L’auteur voit l’acceptation de cette nouvelle ère comme une étape fondamentale pour commencer le traitement. Pour se libérer de cette maladie, il est indispensable de se changer soi-même avant tout. Une remise en question de soi amènera naturellement de nouvelles perspectives, plus en accord avec le monde qui nous entoure. Il sera ensuite temps de profiter des forces naturelles de notre pays, comme la création de start-up toujours plus nombreuses avec cette volonté appuyée de l’innovation. Ainsi notre économie tournée vers le service prendra toute son ampleur. Des nouveaux emplois émergeront également par ce biais conduisant au changement tant redouté qui est pourtant la clé de notre félicité.

Depuis la parution de ce livre, la situation économique s’est légèrement améliorée dans le monde comme on peut notamment le voir en Europe avec une croissance révisé à 2,2% pour 2017. La communication des banques centrales a gagné en crédibilité, la confiance est donc revenue sur les marchés financiers. Tout ceci conforté par divers indicateurs économiques en hausse et des résultats d’entreprise prometteurs. Malgré tout, la route est encore bien longue comme on peut très rapidement le constater. Les indicateurs phares guidant les politiques monétaires sont toujours les mêmes sans aucune remise en question de leur pertinence. Pour ces raisons et bien d’autres encore l’adaptation à ce nouveau monde n’en est donc qu’à ses débuts.

La France, et plus globalement le monde, semblent être en voie de guérison. Cependant, le cycle économique, si l’on peut encore s’y fier, pourrait être dans sa phase de surchauffe précédent un revirement de conjoncture dégradant la santé du patient qui se trouve en chacun de nous. Mais le monde a peut-être définitivement changé, les diagnostiques et remèdes prodigués doivent être pensé différemment pour être conforme à une nouvelle réalité (« new real »). Cela permettrait de supprimer ces inquiétudes dont souffre l’auteur de cette synthèse. Tiens donc, la maladie du motoneurone serait-elle contagieuse ? Fort bien, guérissons tous ensemble !

Appréciation

Ce livre est passionnant à plus d’un titre. Il a la faculté d’exposer des problématiques complexes avec une grande clarté. Cela permet d’acquérir rapidement une culture macroéconomique et géopolitique sur des thèmes actuels. Cet ouvrage nous ouvre l’esprit en nous affranchissant de certains principes considérés pourtant comme des fondamentaux, ce qui nous pousse à aiguiser notre esprit critique. Autre avantage fort appréciable, celui de positionner la France dans ce vaste monde qui l’entoure et de nous aider à mieux la cerner, elle qui est pourtant si complexe. Néanmoins, aussi pertinent soit son développement, le titre du l’ouvrage centré sur la France peut se révéler surprenant lorsque l’on parcoure le livre dans sa globalité, bien plus orienté sur les nombreuses évolutions de ce monde que sur la France en elle-même.

Comme vous l’aurez compris, je recommande chaudement le livre de Jean-Paul Betbeze. Le temps que vous lui consacrerez, vous sera amplement rendu.


Rolf MeierRolf MeierJune 23, 2014
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Eine konsistente Konzeption ist nicht erkennbar

Rezension “Systemische Organisationsentwicklung”, Bernd Schmid (Hrsg.) Schäffer-Poeschel Verlag Stuttgart, 2014

Organisationsentwicklng oder Neudeutsch: business development ist die wichtigste Pflicht der Leitung und Leitungsmitglieder einer Organisation. Organisationsentwicklung ist komplex, vielfältig und nie beendet. Insofern ist diese Rezension auch etwas umfangreicher und deutlich in der Stellungnahme. Das Institut für systemische Beratung in Wiesloch ist eine anerkannte und renommierte Einrichtung in Deutschland. Man kann wohl zu recht sagen: Ein Leuchtturm in der Branche.

Als systemischer Management Coach und Ausbilder von systemischen Management Coachs bin ich sozusagen eine Art Verwandter des isb in der Welt der „systemisch” Denkenden und Handelnden.

Ich habe das Buch über vier Wochen bewusst für meinen Erkenntnisdrang und Lernwillen ausschließlich genutzt. Soweit es geht, wollte ich mir eine profunde Meinung über das Thema und den Anbieter machen. Insofern entspreche ich als Leser dem Buchklappentext.

• Das Buch umfasst  278 Seiten. Es ist in drei Teilen gegliedert mit insgesamt 18 Kapiteln. Ein umfangreiches Literaturverzeichnis (98 Nennungen, davon von B. Schmid 43 Veröffentlichungen), ein Stichwortverzeichnis und eine Kurzvorstellung der einzelnen Autoren runden das Bild des isb ab.

• Als Systemischer Management Coach, Berater von Führungskräften und Unternehmen, Entwickler von PE- und Organisationseinheiten gibt es eine Menge zu lesen, mit eigenen Erfahrungen, Einschätzungen, Wissensbestände abzugleichen, infrage zu stellen aber auch eigenes Wissen anzureichern. Insofern wäre es für mich lustvoll mit den Autoren zu diskutieren und zu streiten. Streiten über fachliche Einordnungen und Bewertungen durch die Autoren aber auch streiten um Erkenntnis zum Thema systemische Organisationsentwicklung. Fast jede Seite des Buches gibt mir Anlass, das eine oder das andere zu wollen. Somit würde so eine Rezension wohl auch an die 330 Seiten lang werden. Um dem aus dem Weg zu gehen, versuche ich mich auf das aus meiner Sicht Wesentliche zu beschränken, in der Hoffnung dass die Leser der Rezension einen einigermaßen „vernünftigen Überblick” über Inhalte  und Methodik des Buches zu erfahren.

 

• Teil 1 beschäftigt sich mit “OE als Entwicklung menschlicher Systeme”. Teil 2 ist überschrieben mit “OE-Praxis heute und morgen”. Der Teil 3 ist betitelt mit “Weitergehende Betrachtungen”.

• Dem Leser werden vielfältige Aspekte und Betrachtungsweisen der Systemischen Organisationsentwicklung angeboten – insofern ist das Buch lesenswert!

• Leider ist die Abfolge der Kapitel und deren Inhaltsdarbietung wenig lernfreundlich, teilweise unverständlich und streckenweise eine Zumutung. Obwohl die Autoren sich über Lernen auslassen, scheinen sie einen fachlichen Nachholbedarf in der Strukturierung der Didaktik und Methodik zu haben.

• Im Kontext „Lehren und Lernen” gibt es die Didaktik, die die legitimierte Auswahl von Fachinhalten widerspiegelt – und es gibt die Methodik, die die abstrakten Prozesse für wirksames Lernen beschreibt und es gibt Taxonomien, die den Kompetenzgrad des Erlebten beschreiben.

Ich schreibe dies deshalb so bewusst, weil das isb sich in allen diesen essenziellen Bereichen von “Lehren und Lernen” bewegt: als (Vor-)Denker zum Thema systemische Organisationsentwicklung und als Ausbilder von systematischen Organisationsentwicklern und systematischen Organisationsberatern.

In der Methodik gibt es für die Gestaltung von Lernprozessen ein paar Grundregeln: vom Einfachen zum Schwierigen, vom Bekannten zum Unbekannten, vom vom Konkreten zum Abstrakten und vom Allgemeinen zum Speziellen. Die Taxonomiestufen sind faktisch richtiges Wissen, kontextbezogenes Anwenden von Wissen, Reflexion systematischen Agierens und konstruktivistischer Kontexttransfer.

Unter diesen Gesichtspunkten kann ich dem Leser nur empfehlen, eine andere Reihenfolge der Wissensaufnahme und Erkenntnisgewinnung vorzunehmen. Mein Vorschlag zur Kapitelreihenfolge, um zu Verstehen um was es eigentlich geht:  12, 14, 11, 18, 2, 4, 13. Danach sind folgend Kapitel interessant, wobei die Reihenfolge nicht wichtig ist: 3, 5, 8, 10, 9. Danach ist das Kapitel 7 „Heuristiken erfahrener Organisationsentwickler” eine gute Verständnisergänzung. Die Kapitel 15, 16, und 17 bieten Einzelthemen, die wie so manche Themenangebote im Buch kaum oder gar nicht in einem konzeptionellen roten Faden zusammengeführt sind.

Beispiel 1:

Zumutung

Die ersten Sätze des Kapitels „Einleitung” finde ich diskrimierend, ausgrenzend und …….. Sie lauten: “Dieses Buch schlägt einen Bogen von der systemischen Personenqualifizierung über die personensensible Systemqualifizierung (Schmid/Fauser 1994a) zur konkreten Organisationsentwicklung(OE) und Kulturentwicklung (KE) in Organisationen”.

Als Leser werde ich aber dumm gehalten, weil mir keiner erklärt, was denn systemische Personenqualifizierung und personensensible Systemqualifizierung genau ist. Mit keiner Silbe im Buch. Was soll ich dann mit solchen Formulierungen anfangen – oder ist das Buch doch nur für Insider geschrieben und nicht wie auf dem Klappentext beschrieben ist?

Weiter heißt es: „Natürlich haben wir als Systemiker gelernt, jenseits der Belange einzelner Menschen in Systemen zu denken und verstehen sogar Luhmanns Ansatz der Funktionssysteme, in denen der Mensch Umwelt darstellt. Doch können fast alle Praktiker nur unter geistiger Verrenkung so denken”.

Danke Herr Schmid, dass Sie mir als Praktiker ein gewisse intellektuelle Unterfunktkion bescheinigen – oder wollen Sie sich mit der Formulierung vor mir erhöhen? Als ich das las, kam in mir ein Mobbinggefühl zu Tage.

Zudem erweckt der Text „jenseits der Belange einzelner Menschen” bei Assoziationen zu Kollektiven im  Kommunismus. Gilt der Einzelne nichts oder wenig, ist das System alles? Verschwindet der Einzelne in der Masse der Vielen?

Mich hat diese Sicht des Systemikers B. Schmid sehr verunsichert. Zumal sie ernsthaft nicht aufgelöst wird – dies hängt wohl mit dem 2. Beispiel zusammen.

Beispiel 2:

Der Systemiker und das Systemische.

Bernd Schmid verbindet mit “systemischem Verständnis und systemischem Wirken” ein systemtheoretisches Verständnis, dass er aber nicht legitimiert. Immerhin gibt es viele Systemtheorien, die von Einzelwissenschaftler kreiert wurden, weil sie mit „ihrer” Systemtheorie eine Erkenntnis zu einem für sie interessanten Thema fokussiert haben. Er leiht sich von einer Systemtheorie die Erkenntnis „Differenz” und führt die Begriffe System und Umwelt ein – Kapitel 12.2, Seite 193. Er begründet aber nicht, warum er diese Unterscheidung benötigt. Er weicht sie in der selben Textstelle bis zur Unkenntlichkeit auf. Zudem wird dieses Verständnis in den beiden Teilnehmerberichten zur Ausbildung nicht gemannt – Kapitel 18. In der sehr guten Wiedergabe einer Organisationsentwicklung – Kapitel 11 – wird auch nicht darauf zurückgegriffen. Nur im Kapitel 7 „Heuristiken erfahrener Organisationsentwickler” berichtet Prof. Wimmer über Erkenntnisgewinn durch Systemtheorien.

Als Leser fragt man sich: Warum System und Umwelt, wenn es nicht zur Erkenntisgewinnung und zur Ausbildung genutzt wird – auch nicht des Lesers.

• Grundsätzlich kann gefragt werden, ob die Verständnisannäherung an  „Organisation” systemtheoretisch erfolgen muss? St. Gallen hat sich von der „systemischen Unternehmensführung” abgewandt und sein Produkt „Das neue St. Galler Management-Modell” untertitelt mit: Grundkategorien einer integrierten Managementlehre. Wer Unternehmen mal gegründet („gezeugt”) hat, sie als CEO geführt hat, weiss um das „Zusammengesetzte” der Organisation.

Organisationen sind in einer vernetzten Wirklichkeit. Sie haben keine Umwelt. Wer System und Umwelt” benötigt  um „Wahrnehmungen über eine Organisation zu ermöglichen”,  wird dadurch Organisation als Wertschöpfungsstruktur nicht verstehen. Zudem trägt der Berater Theorien in die Organisation, die nicht ihrer Verifizierung als Tummelort dienen.

Beispiel 3:

Diktion, Begriffsverwendungen und Satzbau  – also: Semantik des Buches

Ein Teil der Kapitel sind in einer verständlichen Sprache formuliert. Als Leser bekommt man schnell einen Zugang zu den Inhalten und deren Sinn im Zusammenhang mit dem Thema systemische Organisationsentwicklung.Ein anderer Teil der Texte – hier insbesondere wenn es darum geht grundsätzliches Verständnis von systemischer Organisationsentwicklung zu bekommen,  sind in einer sehr eigenen Diktion. Auf den Seiten 205 bis 207 im Kapitel 13.8 „ Menschenbilder und kulturelle Auswirkungen – Beitrag zu einem wissenschaftliche Diskurs” wird ein Brieftext von B. Schmid wiedergegeben, der in einer Begriffwelt geschrieben ist, die wohl nur intime Kenner von systemtheoretischen Disputen erahnen können. Was hat der Leser davon? und: ist nun systemische Organisationsentwicklung Wissenschaft oder wie auf S. 7 beschrieben eine Praxisveranstaltung: „Im isb-Ansatz wird OE nicht von außen konstruiert und dann implementiert, sondern durch die realen Player innen, life entwickelt.” Der letzte Satz wird aber auch beim Lesen von Fällen aus der Praxis der Organisationsentwickung durch die isb-Ausbilder nicht stringent berücksichtigt.

Beispiel 4:

Behauptungen

• Das Kapitel 2.1.3 – S. 8 – besteht aus 2 Sätzen: „Der isb-OE-Ansatz ist mehr definiert durch Perspektiven, Prinzipien und Haltungen als durch Schemata für Ereignisse oder Vorgehensweisen. Dieser Zugang wird in Kapitel 2.4 erklärt”

• Kapitel 2.4 unterteilt und definiert aber nicht konkret was denn nun Prinzipien (Plural), Perspektiven (Plural) und Haltungen(Plural) sind. Außer allgemeinen Vorerklärungen zu den drei Begriffen findet der Leser nichts. Hingegen werden im Kapitel 2.5 „Bewährte isb-Konzepte und Prinzipien” 10 Themen vorgestellt. Aber hier kann man lesen, dass sie zum Verständnis des systemischen Organisationsentwicklers des isb gehören – damit ist es ein Schemata.

• Ganz schwierig wird es für den Leser auf der S. 8, Kapitel 2.1.5 „Am isb haben sich bezogen auf OE und KE spezielle Arbeitsformen für das Entwickeln, Kooperieren und Lernen bewährt. Sie haben wiederum ihre eigene Logik, in der sich das isb-Verständis spiegelt”.

Als Leser habe ich also nur die Möglichkeit des Glaubens, denn bei allem  Verständnis für „Heuristik” , legitimiert wird es nicht.

Beispiel 4:

Fachliche Fragwürdigkeiten

Im Kapitel 6.2 „Das Dreieck der Organisationsentwicklung”  wird auf der S. 65  Die Grafik des St. Galler Management Modells wieder gegeben mit einer eigenen Interpretation: „Abbildung 7: Such-, Entscheidungs und Handlungsfelder im Management”. St. Gallen definiert es in dem buch gänzlich anders -S. 21-23. Der gleiche Autor des vorliegenden Buches beschreibt und bewertet das St. Galler Management Modell im Zusammenhang mit dem Dreieck der Organisationsentwicklung – Strategie, Struktur, Kultur, (S. 64)  : „Seine deutlichste Abwandlung hat es im St. Galler Management Modell nach Ulrich erfahren. Dort ist es eingebetteten eine Vielzahl von Faktoren in dem versuch, die Führungswelt in  ihrer Vollständigkeit zu beschreiben, und wird dadurch auch unhandlich”.

Weiter heißt es vom selben Autor- S. 65 -, der Partner des isb ist:” So gibt es im Zusammenhang mit dieser Darstellungen den geflügelten Satz: Structure follows Stratregy. Das sich die Struktur im Sinne einer Aufbau- und Ablauforganisation allerdings aus der Strategie ableiten läßt und somit die Strategie immer zu erst entwickelt und bearbeitet werden muss, ist eine nicht haltbare Annahme”.

Wenn dies ein Partner des isb formuliert, kann ich nur sagen :„O Gott”. Es ist fachlich falsch und nicht im Sinne des Isb. Auf der S. 38 wird Kultur definiert: “Kultur ist ein Sammelbegriff dafür, wie Wirklichkeit bewusst und unbewusst, gewohnheitsmäßig oder kreativ gemeinsam gestaltet wird.” Dies bedeutet: alle Organisationen leben zunächst einmal vom zu bearbeitenden Thema. Sie haben ihre Daseinsberechtigung, weil man Autos produzieren will oder Taxidienste anbieten will usw. Dann entscheidet man sich für die Vorgehensweise der Wertschöpfung in seiner Wirklichkeit. Es entsteht die Strategie und dann legt man fest, in welcher Struktur von Zuständigkeit, Kommunikation und Arbeitsbedingungen im operativen doing alles realisiert werden soll.

Zusammenfassungen:

Ein Grundsatz und 10 Angebote an das Isb:

Eine konsistente Konzeption sollte ein inhaltliches und methodisches Erkenntnis- und Handlungskonstrukt sein, dass auf unterschiedlichen abstrakten Ebenen Interessen, Anforderungen und Handlungen der systemischen Organisationsentwicklung  sichtbar verbindet. Eine Grafik könnte hier helfen.

1. Kulturentwicklung als Teil der Organisationsentwicklung verstehen und nicht als zwei sich ergänzende Themen sehen. Die Organisation hat nicht eine Kultur sondern viele Kulturen. Die Leitkultur einer Organisation ergibt sich aus der Vision einer Organisation.

2. Auflösen der systemtheoretischen Sicht „System und Umwelt”, da im Buch deutlich wird, dass diese Sichtweise keine praktische auf die Organisation zu übertragende Erkennisse bringt. (Die Sichtweise erfreut nur den Berater und nicht den Kunden „Organisation”).

3. Bekennen Sie sich offen zum Konstruktivismus in und über die Organisation und nicht nur indirekt, wie in den Texten lesbar.

4. Das „Ding” Organisation genauer allgemein und konkret definieren: es gibt nicht die Organisation sondern viele individuelle Organisationen. Und es gibt die Organisationen in der Organisation.

5. Anerkennen, dass Organisationsentwicklung einseitig vom TOP-Management und den Leitenden abhängt.

6. Den Begriff “Entwicklung menschlicher Systeme” ersetzen durch “Entwicklung motivierender Wertschöpfungssysteme”. Die strategische Daseinsberechtigung einer Organisation besteht In der Generierung von Wertschöpfung.

7. Das Scheitern von systemischer Organisationsentwicklung ist nicht gleichzusetzen mit dem Scheitern der Organisation in ihrem Wertschöpfungsauftrag – damit vermeiden Sie den Eindruck der nicht legitimierbaren „Alternativlosigkeit” des isb-Ansatzes.

8. Systemische Organisationsentwicklung denkt und handelt vom Empfänger der Wertschöpfungsleistung der Organisation und nicht von der Deutungskonstruktion des Beraters. Hier gilt es eines radikalen und zum Ende gedachten Perspektivwechsels.

9. Organisationen sind Konstrukte vielfältiger Interessen und nicht allein die Konstruktion menschlicher Interessen.

10. Systemische Organisationsentwicklung wird nur „funktionieren”, wenn der Berater eine konsequente Binnensicht einnimmt. Beratungen aus der konstruktivistischen Sicht des Beraters ermöglichen keine nachhaltige Selbstentwicklung der Organisation: die Organisation bleibt am Tropf.

Fazit 1:

Ich bin froh, daß ich mich Anfang der siebziger Jahre gegen eine Tätigkeit als „systemischer Organisationsentwickler” entschieden habe – siehe die Ausführungen von Alexander Exner auf den Seiten 99 bis 108. So habe ich das Hin und Her der Definition einer Daseinsberechtigung vermieden und mich damit nicht dauernd in Identitätskrisen gestürzt, die auch Folgen bei Kunden haben.

 

Fazit 2:

Die Inhalte und die Methodik des Buches haben bei mir keine Motivation ausgelöst, ein systemischer Organisationsentwickler des isb zu werden, weil eine konsistente Konzeption als Ausdruck einer Profession oder Professionalität des Erkennens aus einer Organisation und Handelns in einer Organisation fehlt bzw sich mir nach redlichem Bemühen nicht erschließt.

Fazit 3:

Jeder Leser sollte darauf achten, daß er nicht Opfer seiner individuellen Erkenntniswünsche wird. Durch die überwiegend abstrakten Formulierungsangebote im Text, die individuell gedeutet werden müssen, kann es schnell dazu kommen, „Erkenntnisse” in den Text zu deuten, die nicht angeboten werden. Anderseits gibt es aber viele Verständnisangebote, die nicht schnell und sicher erkennbar sind. Lesen Sie das Buch entspannt, langsam, öfter und nicht nur von vorn nach hinten, sondern auch einzelne Kapitel in einer zufälligen Reihenfolge.

Fazit 4:

Als Leser sollten Sie Lexika und Fachbücher speziell aus der BWL und  Systemtheorie zur Verfügung haben. Im Buch werden viele Begriffe und Diktionen verwendet, die nicht erklärt werden. Nach dem elitären Motto: sowas weiss man doch…

Diese Rezension wurde aus Hingabe für die systemische Organisartionsentwicklung  und aus Respekt und Wertschätzung des isb geschrieben. Punkt.

 


Bernd Oliver BUEHLERBernd Oliver BUEHLERFebruary 26, 2014
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VANDEN PLAS ist eine deutsche progessive METAL-BAND mit hohem internationalen Bekanntheitsgrad in der Szene. In Frankreich füllen ihre Konzerte die Hallen, und sogar auf dem hart umkämpften amerikanischen Markt hat sich VANDEN PLAS einen Namen erkämpft und wurde zu einer anerkannten Größe. International verkauft sich die Gruppe gut, um nicht zu sagen: “ein weiterer deutscher Exportschlager”, auf dem deutschen Markt ist dies nur noch eine Frage der Zeit.

VANDEN PLAS, das ist ein für den Musikstil geradezu untypisches harmonisches Zusammenspiel zwischen einem charismatischen, stimmgewaltigen Sänger (Andy Kuntz) und einem erfahrenen Team von Musikern (Bass: Torsten Reichert, Schlagzeug: Andreas Lill, Gitarre: Stephan Lill, Keyboard: Günter Werno), von denen jeder sein Handwerk versteht. Keiner drängt nach vorne, alle wirken im Interesse des Ganzen zusammen. Musik, Ausstrahlung und Bühnenpräsenz der Gruppe sind daher gewaltig.

VANDEN PLAS, das ist eine geradezu bemerkenswerte Kreativität, die nicht nur mehrere Alben hervorbrachte, sondern auch 4 Musicals und regelmäßige Präsenz auf der Theaterbühne und im Orchestergraben.

VANDEN PLAS, das ist ein weiterer Beweis, dass METAL zu Recht einen Platz in den großen Musikstilen verdient und KUNST, THEATER & METAL keinen Widerspruch in sich bildet.

VANDEN PLAS genießt als Kaiserslauterner Urgestein zwar einerseits einen hohen Bekanntsheitsgrad, ruht in Deutschland aber überraschenderweise immer noch im Dornröschenschlaf. Die Band hat aber spätestens mit ihrem neuen Werk “Chronicles Of The Immortals – Netherworld” erneut den Beweis angetreten, dass mittelfristig auch in der deutschen Szene so leicht kein Weg mehr an ihnen vorbeiführen wird.

Auch Wolfgang Hohlbein, mit 43 Millionen Büchern weltweit anerkannter und Deutschlands meistverkaufter Bestsellerautor, zeigte sich von der Musik von VANDEN PLAS begeistert, Anhand seines Zyklus “Die Chronik der Unsterblichen” sollte eine Rockoper für die Bühne entstehen: “Blutnacht”. Diese wurde in den Spielzeiten 2012 und 2013 mit Andy Kuntz in der Hauptrolle und den VANDEN PLAS-Musikern als Aktive im Orchestergraben mit großem Erfolg am Pfalztheater Kaiserslautern aufgeführt werden. 25 ausverkaufte Vorstellungen mit nicht enden wollenden Standing Ovations sprechen eine deutliche Sprache.

Als nächsten Schritt für die Band galt es, “Blutnacht” in ein VANDEN PLAS Album zu verwandeln. “Chronicles Of The Immortals – Netherworld – Path 1” enthält zehn Tracks, die dem ersten Akt der “Blutnacht”-Aufführung entstammen. “Path 2”, der zweite Teil des Albums, wird die Geschichte voraussichtlich Anfang 2015 zum Abschluß bringen.

VANDEN PLAS kann ohne jede Einschränkung unbegrenzt konsumiert werden! Die Band geizt weder an harten Rhythmen noch an Texten mit Inhalt, und ist bestens geeignet sowohl für junge Headbanger, Szenegänger und ältere Semester, die immer noch zärtlich mit der Hand über die Kutte im Kellerschrank streicheln.


Rolf MeierRolf MeierJanuary 15, 2014
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Anerkennung und viel Kritik

Rezension: Systemische Unternehmensberatung

Hrsg.: Roswita Königswieser, Erik Lang, Ulrich Königswieser, Marion Keil, Verlag Schäffer-Poeschel, 2013
Königswieser & Network GmbH mit Sitz in Wien, ist ein Unternehmen für komplementäre Beratung und Systemische Entwicklung. Als Start auf der Firmenhomepage steht im Sinne einer “Selbstbezichtigung”:  Mit unserem komplementären Beratungsansatz, der Kombination von Fachberatung und Prozess-Know-how auf der Basis der systemischen Haltung, erreichen wir gemeinsam nachhaltigere Ergebnisse.
Mit dem vorliegenden Buch “Systemische Unternehmensberatung” gibt die Beratergruppe tiefe und differenzierte Einblicke in ihr Verständnis ihrer Dienstleistung – so wie es als Angebot und Versprechen auf der Homepage steht. Dafür ist den Autoren großer Respekt und intensive aufmerksame Wertschätzung zu entbieten. Wer sich so intensiv  einem breitem Publikum “offenbart”, schafft nicht nur Transparenz für eigene Ideen und eigenes Handeln sondern bietet auch Angriffsfläche für Kritik. Mit beidem werde ich nicht sparen.
Die Inhalte sind sehr kompakt, differenziert in der Breite und faktisch mosaikhaft vielfältig in der thematischen Tiefe. Insofern lösen die Autoren ein, was sie als “dichte Beschreibung”(S. VI) ankündigen. Das Buch liest sich nicht ‘mal eben schnell und “by the way”.  Hier ist den Autoren zu raten, mehr an den vielleicht etwas unkundigen Leser zu denken, damit kein “kognitives Rauschen” oder irgendwann beim fortschreitenden Lesen des Textes Orientierungslosigkeit  entsteht. Das Buch ist auch anstrengend zu lesen, weil eine Vielzahl von Begriffen angeboten werden, aber nicht immer erklärt oder definiert werden. Als Leser des Buches soll man ja nicht nur das Lesen, was man versteht oder gerne lesen möchte, sondern auch das Neue zur Kenntnis nehmen und verarbeiten, was nicht in den Erfahrungen oder sogar Erwartungen des Lesers liegt. Ich empfehle den Autoren bei jedem Thema im Buch darauf zu achten , dass Tipps für Berater gegeben werden, immer ein Fallbeispiel angeboten wird und immer eine Literaturempfehlung geben wird. Dann hätte an als Leser auch mehr den Eindruck, dass die Autoren Wert auf Vollständigkeit und strukturierter Ordnung in ihrem Themenangebot für den Leser legen.
Als Rezensient bin ich beim Lesen auch hin- und hergerissen worden: was kann ich vertehen, was kenne ich und was will mir das unbekannte Angebot als Lerngegenstand anbieten und als Erkenntnis vermitteln?
Das Buch ist ja kein wissenschaftliches Grundlagenwerk zur systemischen Beratung – wohl aber ein sehr differenziertes Verkaufsprospekt für zukünftige Kunden der systemischen Beratung und der Ausbildung zum systemischen Komplementärberater bei “Königswieser”. Bei aller opulenten thematischen Einzelvielfalt , die angeboten wird, Fehlt dem Leser der “rote strukturierende Faden”. Es entsteht kein stimmiges Gesamtbild, was systemische Unternehmensberatung ist.
Zur Beratergruppe zählen 14 Damen und Herren, mit unterschiedlichen beruflichen Vorerfahrungen, Ausbildungen und jetzigen Tätigkeitsschwerpunkten im “Königswieser-Netzwerk”. Alle Partner haben eine systemische Ausbildung insbesondere eine “Ausbildungsprägung” bei Königswieser.
Im Buch werden wesentliche Themen der systemischen Beratung im Verständnis von Königswieser & Netzwerk vorgestellt. Die zehn Themem zzgl. Vorwort werden unterschiedlich intensiv und unterschiedlich seitenlang präsentiert. Jedes Thema wird von zwei Partnern vorgestellt, so dass  jeder Netzwerkpartner in einem  Thema als Autor mitwirkt.
● – 1  Beraterprofessionalität als Balanceakt
● – 2   Strategie als Orientierung im Organisationsdschungel
● – 3   Organisation als Fundament für bewegliche Strukturen und Prozesse
● – 4   Steuerung als Multitasking-Funktion
● – 5   Führung als Beziehungsarbeit
● – 6   Unternehmenskultur als tragende Welle
● – 7  Kommunikation als konzertierter Dialogprozess
● – 8   Macht als vielfältiges Beziehungsphänomen
● – 9   Kontextreflektion als Operatipnsbasis
● – 10 Der Mensch als Nadelöhr von Interventionen
Aus meinem Verständnis als langjährige Führungskraft und Erfahrungen mit systemischen Beratern, aber auch als Executive Coach und Ausbildern von Coaches auf systemisch-konstruktivistischer Grundlage, kann ich das Buch allen Führungskräften, Beratern und Coachs wirklich sehr empfehlen zu lesen – allerdings mit einer kritischen Grundhaltung zum Text, denn es gibt auch einiges zu kritisieren.
Zukünftigen Lesern würde ich eine andere Reihenfolge des Lesens empfehlen, weil sich dadurch möglicherweise das Erkennen des Inhalts besser erschließt:
● – Vorwort
● – 6  Unternehmenskultur als Tragende Welle
● – 2  Strategie als Orientierung im Organisationsdschungel
● – 9  Kontextextreflektion als Operationsbasis
● – 4   Steuerung als Multitasking-Funktion
● – 7  Kommunikation als konzertierter Dialogprozess
● – 5   Führung als Beziehungsarbeit
● – 10 Der Mensch als Nadelöhr von Interventionen
● – 5   Führung als Beziehungsarbeit
● – 3   Organisation als Fundament für bewegliche Strukturen und Prozesse
● – 8   Macht als vielfältiges Beziehungsphänomen
● – 1  Beraterprofessionalität als Balanceakt
Die Wahl der Reihenfolge der einzelnenThemen hat auch mit der inhaltlichen Qualität der Beträge zu tun.  Im Vorwort schreiben die Verfasser, dass das Buch ein praxisorientierter Theoriesammelband (S.V) sein soll .Und weiter (S. VI) :
“Wir sehen die Welt nicht als eine Sammlung isolierter Teile, sondern als ein lebendiges Netzwerk, in dem alles und jedes jeweils miteinander in Beziehung steht und voneinander abhängt – als eine komplexe Bewegung, bei der alles im Fluss ist, alles ständig entsteht und vergeht.
Obwohl sich das Lebendige permanent verändert und unserem Zugriff, unseren Einordnungsversuchen immer wieder entzieht, kann man auf einer abstrahierenden Metaebene Muster erkennen, Theorien formulieren, Denkfiguren entwickeln, die helfen, die Dynamik zu verstehen, die entsprechenden Phänomene zu erklären und den Überblick zu erleichtern.
Es bleibt die Frage: Was ist relevant? Was ist eine “nützliche” Theorie?
Wodurch unterscheiden sich Alltagstheorien, die man immer im Hinterkopf hat, von wissenschaftlichen Theorien oder von Erfahrungswissen? Solche erkenntnistheoretischen Fragen zu vertiefen würde diesen Rahmen sprengen. Wir verstehen unsere Theorieangebote lediglich als geistiges Rüstzeug – wir suchen nicht nach Wahrheiten und Gesetzen, sondern nach der jeweiligen Bedeutung für unsere Art von Beratung.”
Auch beim mehrmaligen lesen des Textes, kann ich als Leser keine Theorien – außer allgemein Systemtheorie und die soziale Systemtheorie – entdecken. Vielleicht sollten die Autoren über den Begriff “Theorie” und dessen Verwendung im Rahmen der systemischen Unternehmensberatung noch einmal reflektieren.
Mit dieser die eigene Position beschreibende inhaltlichen Festlegung ist aber auch schon ein wesentliches Manko aus meiner Sicht implementiert: alles wird möglich, alles lässt sich legitimieren – und damit erhält der Leser keine in sich orientierende Strukturierung zum Thema “Systemische Bertung”. Mir hat sich aus den Kapiteln nicht erschlossen, was denn inhaltlich die Fachberatung in der komplementären Beratung ist. Als Leser habe ich sie nur als Methodenberatung systemischer Interventionen erlebt – als exemplarische Beispiele nenne ich die balance scorecard aus dem Kapitel ‘Steuerung als Multitasking-Funktion’ und Blue Ocean Strategy aus dem Kapitel ‘ Strategie als Orientierung im Organisationsdschungel’. Hier ist den Autoren zu raten, deutlicher ihr Verständnis zu definieren.
Eine weitere große Irritation für mich als Leser ist der Begriff ‘Systemische Unternehmensberatung”. Im Buch erfährt der Leser so nebenbei, dass das Verständnis der Autoren auf der sozialen Systemtheorie (Niklas Luhmann) basiert. In diesem Zusammenhang erlebt der Leser in allen Kapiteln die zentrale Bedeutung der Kommunikation (Axiom von Luhmann in seiner Systemtheorie) in einer Stärke, als würde sich unternehmerisches Agieren allein auf Kommunikation reduzieren und durch Kommunkation alles lösbar sein. In diesem Zusammenhang wird auch aus der Systemtheorie formuliert, dass Systeme zwar von außerhalb des Systems zu irritieren sind aber nicht direkt zu beeinflussen (S.113, letzter Absatz). Dies halte ich für “systemische Romantik/Ideologie” oder schlimmer: mangelnde Kenntnis von Unternehmensrealität. Gesetzgeber und Vertreter des Gesetzes sind jederzet in der Lage durch Gesetzesänderung und durch Anwendung von Gesetzen direkten Einfluss auf das Unternehmen oder Teile des Unternehmens zu nehmen. Banken können vergleichbar durch Mittelentzug das Unternehmen direkt beeinflussen.
Als Leser fragt man sich auch, warum eine systemische Unternehmensberatung nicht Begifflichkeiten aus der Unternemenswelt nimmt. Ich meine hier stellvertretend für viele andere Begriffe den Begriff Marketing. Im Kapitel ‘Kontextreflektion als Operatinsbasis” werden sicherlich sehr sinnvoll viele umgebende Einflüsse auf das Unternehmen sehr intensiv angesprochen. Es ist aber nichts weiter als Marketing. Ich hoffe, dass dieses von mir empfundene Manko nicht mit den “Profilen” der Autoren im Zusammnenhang steht. Nur drei von 14 Berater haben BWL studiert und nur nur drei von 14 Berater verfügen über ausgewiesene Führungserfahrung inn Unternehmen. Damit kann der Eindruck entstehen, dass die Autoren über ein Thematik sich äußern aber nicht aus der thematischen Erfahrung (Unternehmenswelt) argumentieren.
Ärgerlich finde ich das Kapitel ‘Macht als vielfältiges Beziehungsproblem’, dass sehr undifferenziert ausgebreitet wird. Vieles wird als ‘Macht oder Machtausübung der Führungskraft’ definiert, was in Wirklichkeit nichts anderes als schlechtes Benehmen der Führungskraft ist. Auf der Seite 139 findet sich beispielhaft der Satz: “Sie sprechen beurteilend, bewertend, bestrafend.” In diesem Zusammenhang fällt  dem Leser auf. dass es sich in der Regel immer um die ‘böse oder unfähige Führungskraft” handelt. Wer Führungserfahrung hat, weiss, dass Mitarbeiter sich in ihrem Verhalten nicht von Vorgesetzten unterscheiden. Insofern bin ich mir nicht sicher, ob die systemischen Unternehmensberater von Königswieser & Netz nicht von gesunden Vorurteilen befallen sind.
Der Höhepunkt meiner Irritation liegt im Beispiel S. 142 Hier steht ein Satz, den ich für ein absolutes “no go” halte, weil es in meinem Lesen die Illoyalität des oder der Berater aufzeigt, die Autoren es aber wohl aus systemischer Sicht (oder Honorarsicht) für völlig in Ordnung halten . Der Leser liest: ” Die Instabilität der Geschäftsleitung zwang uns dazu, unseren eigentlichen Auftraggeber, unseren”Anker”, in der Gruppe der ersten Führungsebene (30 Personen) zu sehen und nicht in den Personen der Unternehmensspitze.”  Dienstleister als Auftragnehmer haben dem Auftraggeber loyal zu sein – oder hat sich das Rechtsempfinden als systemischer Unternehmensberater anderen Bezugspunkten zu widmen?
FAZIT: Alles in Allem ein inhaltlich vielfälltiges  und interessantes Buch, das Widerspruch und Kritik auslöst. Jeder sollte sich selbst ein Bild machen, ob er in diesem Verständnis von systemischer Unternehmensberatung eine Hilfe für sein (Teil-)Unternehmen sieht.


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