A.B. BUZENETA.B. BUZENETMarch 16, 2018
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  • Une conférence internationale s’est tenue au Koweït pour collecter les fonds nécessaire à la reconstruction de l’Irak.
  • Tandis que la délégation irakienne tablait sur une levée de 88 milliards de dollars, seuls 30 milliards ont pu être réunis.
  • La situation sécuritaire suscite encore la crainte de plusieurs investisseurs.
  • Toutefois, un pays se montre particulièrement offensif : la Turquie.  

 

Après une succession de victoires contre le groupe « Etat islamique », Bagdad souhaite lancer la phase de reconstruction de ses territoires meurtris par quatre années d’intenses combats. Une conférence internationale, organisée au Koweït, a réuni, du 12 au 14 février 2018, Etats, ONG et investisseurs privés, afin de collecter près de 88 milliards de $ nécessaires à la reconstruction du pays[1].

Consciente de la lassitude de la communauté internationale, pour qui l’Irak a déjà reçu suffisamment de fonds, la délégation irakienne a mis en œuvre une stratégie centrée sur les besoins en investissement ainsi que sur les perspectives de profit financier de plus de 200 projets.  Cette posture orientée « business » a été appréciée par nombre de participants.

L’opération séduction s’est traduite par la levée de 30 milliards de $, sous forme de prêts, d’investissements directs et de crédits import. Bien loin de l’objectif initial fixé, les responsables irakiens nuancent ce résultat somme toute modeste, et précisent que d’autres conférences seront programmées pour l’année 2018. La prochaine aura probablement lieu au Caire. Les raisons véritables du manque d’enthousiasme de certains investisseurs ne semblent cependant pas avoir été abordées.

Source : Ministry of Planning  & World Bank

 

 

En dépit du caractère attractif de la reconstruction de l’Irak:  des marchés de plusieurs milliards de dollars prochainement attribués et un État solvable grâce à sa manne pétrolière, l’environnement sécuritaire du pays à moyen et à long terme manque de visibilité pour beaucoup d’investisseurs. Ces derniers ne souhaitent en aucune manière voir leurs actifs détériorés au bout de quelques années de présence, ou se retrouver dans la même situation que le groupe Lafarge en Syrie, qui a vu sa cimenterie de plus de 600 millions d’euros occuper par Daesh.

Bien qu’affaibli par la coalition internationale menée par les États-Unis, le groupe « État islamique » n’a pas totalement disparu de l’Irak. Il continue d’harceler les forces sécuritaires dans le nord et l’ouest du pays.

La province de Kirkouk a connu, durant le mois de février 2018[2], pas moins d’une dizaine d’attaques du groupe djihadiste, dont certaines visaient des infrastructures pétrolières. Les soldats irakiens auraient même fuit les villages alentour.

Disposant toujours d’un sanctuaire en Syrie, Daesh parvient à coordonner ses offensives sur les postes frontières irakiens. La souveraineté de Bagdad sur l’ensemble du territoire est encore très loin d’avoir été achevée.

Plus inquiétante encore que le risque terroriste, la volonté d’indépendance du Kurdistan irakien peut à tout moment dégénérer en conflit armé avec le pouvoir central. L’organisation d’un référendum par le Gouvernement régional du Kurdistan, en septembre 2017, s’est traduit par une intervention militaire de Bagdad, le vote de sanctions économiques au Parlement et l’annulation du dit référendum.

Malgré un certain apaisement ces derniers mois, qui ont vu la signature d’un accord entre Erbil et Bagdad sur la réouverture du pipeline Kirkouk–Ceyhan[3], la situation reste fragile. Le vote du budget 2018 a ravivé les tensions. Alors que le Gouvernement régional du Kurdistan percevait 18% du budget total depuis 2003, pour l’année 2018 cette part a été abaissée à 12, 6%. Le FMI est intervenu en menaçant de suspendre les programmes de prêt, si cette part n’était pas revue à la hausse. Les relations entre Erbil et Bagdad s’inscrivent dans un rapport de force dont l’issue reste inconnue.

Région du Kurdistan irakien 

 

Ajoutons à cela  l’intégration officielle des Forces de Mobilisation populaire (F.M.P) dans l’armée irakienne qui pourrait fragiliser la sécurité intérieure du pays. Cette milice stratégique dans la lutte contre Daesh est dirigée par un état-major considéré comme très proche des forces spéciales des Gardiens de la Révolution islamique en Iran, les Forces al-Quds. Les deux personnages clés des F.M.P sont Hadi al-Ameri et Abu Mahdi al-Muhandis, tous les deux ayant participé aux côtés des Iraniens à la guerre de 1980 à 1988 contre l’Irak de Saddam Husein.

Photo durant la bataille de Mossoul : Au centre Hadi al-Ameri, à droite Abu Mahdi al-Muhandis

 

Face à un tel contexte sécuritaire, il est très difficile de convaincre les investisseurs de venir faire des affaires en Irak. Pourtant, certains acceptent de relever le défi, et font même montre d’une grande audace pour conquérir des parts de marché dans plusieurs secteurs en Irak.

Des événements comme la conférence de Koweit sont importants parce qu’ils permettent d’identifier ces acteurs. Parmi ces derniers, la Turquie a été la plus offensive, en promettant un crédit de 5 milliards de $, montant le plus élevé de tous les pays présents. Une part de ce crédit servira probablement à financer des projets accordés à des entreprises turques.

La Turquie est le deuxième plus important partenaire commercial de l’Irak, après la Chine. Pour l’année 2016, les échanges commerciaux entre les deux pays auraient atteint plus de 12 milliards de $. Compte tenu du caractère stratégique que revêt l’Irak, considéré comme son « espace vital », Ankara œuvre depuis 2003 à consolider sa présence diplomatique et économique dans le pays.

Dans le cadre de la reconstruction de l’Irak, les entreprises turques, appuyées par l’Etat, souhaitent disposer de positions dominantes dans les villes suivantes[4] : Mossoul, Kirkouk, Tal Afar, Irbil, Bagdad et Sulaymania.

L’intérêt pour cette aire géographique du pays est indéniablement motivé pour des raisons économiques : zones riches en hydrocarbures, les infrastructures détruites par les combats y sont concentrées et débouché proche géographiquement pour les entreprises turques exportatrices de biens et services.

Zones pétrolières au nord de l’Irak

 

La Turquie inscrit également son action en Irak dans le cadre d’une stratégie de puissance régionale et internationale. De ce fait, l’aire ciblée par Ankara permettra, d’une part, de mieux contenir la menace kurde extérieure, et, d’autre part, d’accroître son influence auprès des populations arabes sunnites d’Irak, qui trouvent dans la Turquie le seul allié de poids en mesure de défendre leurs intérêts face à un pouvoir central majoritairement chiite.

Contrairement à de nombreux investisseurs présents à la conférence de Koweit, les Turcs ne semblent pas être dissuadés par le retour de Daesh ou une implosion du pays. La stratégie turque consiste à occuper le terrain avant d’autres compétiteurs qui se montrent trop prudents. Un proverbe turc dit d’ailleurs : « Quand la flèche de la destinée a été lancée, ce n’est pas le bouclier de la prudence qui garantit de ses coups ». Cette stratégie pourrait bien faire de la Turquie le grand gagnant de la destinée de l’Irak post-daesh. Reste encore à savoir si les autres puissances dont l’Iran et la Chine ne porteront pas des coups fatals à la conquête commerciale turque.

 

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[1] http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180214-irak-va-recevoir-30-milliards-dollars-reconstruction

[2] https://www.iraqoilreport.com/news/northern-iraq-reeling-regroups-insurgency-27992/

[3] http://uk.businessinsider.com/a-deal-in-iraq-could-get-oil-production-back-on-its-feet-2018-3?IR=T

[4] https://www.dailysabah.com/business/2018/02/13/turkey-eyes-leading-role-in-rebuilding-iraq-offers-numerous-projects

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Maël MARTINMaël MARTINJanuary 12, 2018
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The US currency, which the Secretary of the Treasury wanted “weaker” and Donald Trump “stronger”, weakened, especially against the Euro.

As the ECB meets on Thursday and is expected to announce the continuation of its current policy of support for the economy, US Treasury Secretary Steven Mnuchin has taken the financial markets by surprise. It has plunged the greenback with a steep statement in favor of a weak dollar that cuts drastically with the traditional American doctrine. At the Davos Economic Forum in Switzerland, Mr Mnuchin shattered the decades-old rhetoric that, as Robert Rubin, Bill Clinton’s Treasury Secretary, repeated: “Only a dollar strong is in the interest of the United States. ”

On the contrary, Mr Mnuchin bluntly dropped Wednesday that a “weaker dollar” was “good” for the country as it promotes “trade and opportunities”.

The idea is that a weaker dollar will make US exports more competitive, while by raising import prices it will discourage them and thus reduce the trade deficit of the world’s largest economy, one of the objectives. from President Trump. In the wake of this statement punch, the greenback has lost 1%, making the euro soar to the highest level for more than three years. In taking this position, Steven Mnuchin seems to be wielding an extra weapon in the trade war waged by Washington that wants to promote “America first”.

A deliberate strategy ?

“It’s kind of part of the trade war,” says Joseph Gagnon, an economist at the Peterson Institute for International Economics (PIIE), who welcomes the statement. “I was happy to hear that, a strong dollar has been very damaging and it has lasted for too long,” said the economist, saying that Europe and especially Germany have taken advantage of this currency gap to boost their surplus commercial with the United States. He admits that with interest rates higher than the EU and a more advanced economic cycle the US currency justifies being a little stronger than the euro. “But when the euro fell to $ 1.09, it was way too low, and I think that at a similar interest rate and economic cycle the euro should be at 1.50,” says the former economist. from the Fed.

In view of the magnitude of the reaction Wednesday on the foreign exchange market – the euro having passed the 1.2415 mark on Wednesday in New York -, Secretary of Commerce Wilbur Ross, also in Davos, wanted to calm the game He assured that his Treasury colleague had not wanted to act on the greenback: “He was not advocating anything, he was just saying that this is not the biggest concern in the world for us right now,” he said. he affirmed.

The White House, for its part, remained evasive, supporting between the lines the position of Mr. Mnuchin. “We have a stable dollar that reflects how the economy is doing,” said Donald Trump spokeswoman Sarah Sanders, pointing to the greenback’s reserve currency role. “We believe in a currency that circulates freely,” she added.

Would the words of Steven Mnuchin have gone beyond his thought? Not sure. For Joel Naroff, an independent economist interviewed by AFP, “Mr. Mnuchin is a man who says what he thinks, without much filter”. “He was speaking on behalf of the entire government, I do not know, but I suspect they will be happy if the dollar goes down,” he said ironically.

The risk of inflation

But for other observers, it is a risky strategy for the administration to lower the greenback with comments. “It can cause a race of currencies down, because everyone wants to have a currency more competitive than the dollar or its trading partner,” warns Greg Daco, chief economist of Oxford Economics in the United States. “If the administration now openly says it wants a weaker dollar, it opens the door to artificially lowering other currencies that want to stay below the dollar,” he said.

Some emerging countries, or even China, could thus let depreciate their currency to remain competitive commercially. He even mentions the euro zone which, “opting in the least disturbing way possible, could choose to delay the rise in interest rates”, which would have the effect of pushing up the euro even more.

Others also point out that while a weaker dollar can reduce the trade deficit, it also presents the risk of importing inflation. Import prices are becoming more expensive, accelerating inflation, which in turn can discourage consumers and slow their spending, the engine of the US economy. “You have to keep that in mind when you talk about the weaker dollar, it’s not necessarily entirely positive, it may be a bold statement, but is it wise?” Wonders Daco.

Conclusion

According to quantitative easing QE policy

Draghi is indeed a leader of the “doves” of the ECB, in favor of keeping a very accommodating policy as long as inflation will not seem able to meet the objective of the institution.

In the other camp, lined up behind Bundesbank boss Jens Weidmann, the “hawks” want to tighten the credit crunch faster, given the multiple signs of sustained growth in the eurozone.

Usually faint, this battle in the board of governors has filtered into the minutes (minutes) of the last meeting of the ECB in December, causing trouble on the markets.

But “the credibility of the ECB must be preserved,” said AFP Michel Martinez, Chief Economist at Société Générale, for whom Mr. Draghi should “clarify things” in front of the press from 13H30 GMT.

One thing seems certain, “the ECB will first want to finish with the QE, then pause, finally raise its rates.This sequence is engraved in the marble,” said Mr Bokobza. The whole issue of the coming months will be about the speed of execution of this plan

SOURCE : Marie Charrel, Le Monde.fr, AFP


Fatime FODEIBOUFatime FODEIBOUJanuary 12, 2018
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I would like to start this article by disclosing that I am very biased on this subject, that I believe that people and companies should be held accountable for any act of racism, misogyny, bigotry, and any other act of hatred towards any human being based on their religion and sexual orientation.

On August 26th, 2016 during the playing of the American anthem before an NFL football game, Colin Kaepernick was the only player kneeling. Of course, this act garnered national attention. After the game, surrounded by members of the media he stated :

I am not going to stand up to show pride in a flag for a country that oppresses black people and people of color. To me, this is bigger than football and it would be selfish on my part to look the other way. There are bodies in the street and people getting paid leave and getting away with murder.

He continued standing on his ground by saying:

This is not something that I am going to run by anybody. I am not looking for approval. I have to stand up for people that are oppressed. If they take football away, my endorsements from me, I know that I stood up for what’s right.

This statement was simple and straight to the point. Yet, it became a divisive and polarizing topic that made Colin public enemy number one. And targeted by other athletes. By police officers. By army officers. And any other politician that wanted to be at the top of the headlines that day.

Some players decided to follow Colin in his actions while others publicly reiterated that they won’t take a knee (which they have the right to) for multiple reasons most of them surrounding around the fact that they won’t disrespect the flag and the people that have died protecting it. Nobody saw this protest garnering this much attention, it bled over to other sports (Meagan Rapinoe, a US women soccer player, Bruce Maxwell, a baseball player for the Oakland Athletics and the German team Hertha Berlin), to politics (President Obama had to comment on the subject with a very political answer I will say) to Hollywood (Micheal Rapaport and Kathy Griffin). However, the NFL, the team owners (who some supported Trump during and after the election) and all the the NFL’s sponsors all remained mum on the subject.

Days went by, weeks went by, and even months went by, the protest kept moving forward while remaining stagnant. No new laws were being passed, no new reforms were being adopted and America became more divisive with a black president still leading the country. And worse, we saw the protest being hijacked. The topics was about everything but the first statement made by Kaepernick. It became about the American flag and what it represents. Does the flag represent the same thing to everyone? Does it represent the country? The Army? Or the people who have died protecting it? Are we more patriotic than human? Needless to say we have lost what Colin was kneeling about.

On March 3rd 2017, after weeks of speculations, Colin and his team the San Francisco 49ers have parted way. And since then, regardless of its talent, no team has contacted a player that once lead his team to the Super Bowl. Many believe that he has been black balled and has the NFL colluding against him.

On September 2017, Donald Trump during a speech called every player that kneeled a son of a bitch (how classy for a president I know) and called for them to be fired by the NFL team owners. This statement, of course, like every absurd statement that comes out of Trump and its camp, was either applauded by its followers or booed by every sane person in America. That Sunday, during every NFL game, there was some type of protest. Players kneeling, players staying in the locker room or interlocking arms to shows their solidarity and togetherness. Over 90% of these players were angry about the comments made by the man holding the seat of the president of the United States of America, yet, few of them were offended or cared to comment on the death of unarmed black and brown men and women at the hands of the police.

I lived in America for about 8 years, throughout these years I saw acts of racism, countless bodies that were on the news of people that looked like me, the same skin color, the same hair and the same features and all were dead for what seems like senseless act of violence. When the subject of unarmed black men and women killed at the hands of the police is brought up, people that are uncomfortable redirect the core of the subject. Because we stand for equality, because we ask America to hold on to her end of the deal by saying who she claimed to be in the Declaration of Independence, doesn’t mean that we are anti police and unpatriotic. Colin Keapernick sacrificed his job to speak up for the voiceless. But unfortunately, today, his sacrifice seems to be in vein, because the protest was hijacked.

Earlier this year, there was a white power rally in Charlottesville, Virginia. Upon hearing this a group of anti hate, left wingers, and civil right activists decided to protest the rally. That day a young women lost her life. And her last post on Facebook was this quote

If you are not outrage you are not paying attention


Habib MLAYAHHabib MLAYAHJanuary 9, 2018
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La Tunisie a toujours été une exception. Même si l’exception ne confirme pas la règle, ce pays constitue une réelle lueur d’espoir aussi bien dans la région que dans le monde. Il a été autrefois la grande réserve de blé de l’empire Romain, après la chute de Carthage et sa reconstruction durant l’ère d’Auguste César, aujourd’hui il sert de “laboratoire” à certains pays de la communauté internationale pour savoir sous quelle configuration la démocratie pourrait être compatible avec les pays arabes et de quelle façon serait t’il possible de la propager dans la région.

Franklin Roosevelt disait: ” En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un événement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi.”

Mais ce projet, synonyme d’espoir pour certains et de crainte pour d’autres, est malmené et mal géré sur tous les fronts au point qu’on s’interroge aujourd’hui si les événements du 14 janvier 2011 sont le fruit d’un simple concours de circonstance ou pas, si la théorie de Roosevelt est crédible ou une simple spéculation ou s’il ne s’agit tout simplement que d’un projet laissé à l’abandon. Contrairement à la stratégie américaine de 1947 dont George Marshall était à l’initiative et qui consistait à reconstruire et soutenir financièrement, par un programme de prêts, les institutions européenne pour qu’elles ne tombent pas dans le communisme, le projet tunisien est quelque part similaire, c’est le seul pays du printemps arabe qui a réussi son pari et les menaces qui pèsent contre lui et ses institutions sont très nombreuses, notamment les menaces terroristes de Daech qui cherche par dessus tout à faire basculer cette civilisation dans l’obscurantisme et le terrorisme en pervertissant sa population la plus démunie, en s’attaquant aux piliers de son économie et en essayant de l’isoler du reste du monde. Heureusement que ce pays est soutenu aujourd’hui, mais il lui faut plus de soutien, un soutien à la hauteur du plan Marshall. Si on avait estimé qu’il serait dangereux de laisser l’Europe dans l’état de l’après seconde guerre mondiale, n’est t’il pas dangereux de laisser un pays démocratique très menacé aux portes de l’Europe dans cette situation ?

Aujourd’hui, ce pays ne doit pas uniquement croiser les bras et attendre le prochain passage du père Noel, il doit aussi apprendre à compter sur lui même en mettant en place une vraie grande stratégie économique et non une simple recette de grand-mère, celui-ci doit se fixer comme objectif de devenir un jour la nouvelle Suisse de l’Afrique du Nord et pourquoi pas du grand occident et il a tous les bons ingrédients pour réussir et se hisser au rang des pays développés, toutefois son pire ennemi reste lui même et s’il souhaite sortir de cette situation économique désastreuse et ce cercle vicieux dans lequel il s’est retrouvé, des changements en interne, indispensables et inévitables, doivent se faire.

Le premier des changements et de loin le plus important à faire est de développer la mentalité d’une très grande partie de la population en éradiquant leurs mauvaises habitudes, c’est un travail qui doit se faire aussi bien sur le fond que sur la forme, c’est aussi un travail qui doit se faire sur le long terme et il faut y consacrer une très grande rigueur. Le meilleur exemple à suivre reste la Corée du Sud. Après la seconde guerre mondiale, la très grande majorité de la population sud-coréenne était analphabète et synonyme de mauvaises habitudes mais grâce au très bon travail de Park-CHung-hee, même si on peut critiquer certaines de ses méthodes notamment sa politique répressive, son pays a pu sortir du gouffre et c’est grâce à l’héritage qu’il avait laissé notamment la naturalisation des relations avec le Japon que la Corée du Sud est rentré au club des quatre dragons asiatiques. Au tout début, personne ne pouvait le prédire voire l’envisager.

Habib Bourguiba, fondateur et premier président de la république tunisienne moderne, lorsqu’il a tenu les rênes, il s’est retrouvé face à un énorme défi, celui-ci consistait avant tout à développer l’humain en tant que tel et il a fait un très grand effort en mettant plus d’un tiers du budget de l’état à la disposition de l’éducation nationale, en rompant avec le système tribal et en créant une véritable civilisation moderne, mais on se rend compte aujourd’hui qu’il est nécessaire d’affiner le résultat qu’il avait obtenu car on a remarqué que le peuple tunisien est très hétérogène, on a d’un côté des gens très bien éduqués, civilisés et cultivés et ce sont eux qui sont entrain de tirer la charrette, de l’autre côté de vrais voyous impolis et de mauvaise foi, il suffit de voir comment ils font la queue pour monter dans le bus le matin pour comprendre à qui on a affaire et malheureusement, ils ne représentent pas du tout un nombre négligeable.

Le second aspect à développer est la culture du travail, les choses doivent se faire par conviction et jamais par obligation, raison pour laquelle il faut ancrer cette bonne culture chez les jeunes depuis leur enfance. Le meilleur exemple à suivre est le pays du soleil-levant, la très grande majorité des japonais dans les industries considèrent leur travail comme un devoir et non comme une corvée et c’est cet état d’esprit qu’il faut mettre en place tout en le développant.

Le troisième aspect à prendre au sérieux et à ne jamais négliger quoi qu’il arrive, quoi qu’il advienne est la sécurité nationale. Comme dit l’ancien premier ministre du Royaume-Uni, David Cameron:” Ne me parlez plus jamais des droits de l’homme lorsque le sujet concerne la sécurité nationale”. Ceci ne veut pas dire qu’il faut commettre des atrocités au nom de la sécurité nationale mais de rester très rigoureux, très vigilent et très réactif et de ne rien tolérer de compromettant. Après les deux attaques terroristes qui ont eu lieu en Tunisie, ceux en Europe et dans le monde, on s’est rend compte que nous dépendons tous les uns des autres et qu’il faut travailler ensemble sur ces questions délicates, aujourd’hui les services secrets travaillent de plus en plus ensemble ce qui est formidable mais on remarque qu’il serait nécessaire voire indispensable de développer ensemble voire réformer nos méthodes pour qu’elles répondent au nouveau besoin. Des rumeurs crédibles peuvent malheureusement devenir vraies lorsqu’on y croit et la Tunisie doit continuer son effort sur le plan sécuritaire pour être irréprochable aussi bien devant les investisseurs étrangers que devant l’opinion publique étrangère étant donné que l’économie du pays dépend beaucoup du secteur touristique.

Le quatrième aspect est de ne pas dépendre que du tourisme et de l’agriculture. Comme dit Warren Buffet:” Il ne faut jamais dépendre que d’une seule source de revenue”. Raison pour laquelle il faut réussir à s’imposer dans d’autres industries et à les développer, sur ce point les investisseurs et partenaires européens et étrangers ont un rôle crucial à jouer mais aussi le gouvernement qui doit tout faire pour mettre à leur disposition toutes les conditions nécessaires et indispensables pour les attirer et les fidéliser. La confiance est comme un timbre, celui-ci ne se colle qu’une fois.

Enfin ce pays possède un grand potentiel et des atouts encore inexploités, celui-ci a surprit le monde entier après la révolution du jasmin, aujourd’hui il se retrouve dans la croisée des chemins et on se pose tous la question:

Pour quand le réveil ?


Moufid ABAYOMIMoufid ABAYOMIDecember 26, 2017
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Les citoyens britanniques se sont prononcés le 23 Juin 2016 sur leur retrait de l’Union Européenne. Avec un pourcentage de 51.9% de voix favorable, la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne a été validée.

Tour d’horizon de l’impact de ce vote sur les deux parties.

Dans le premier article, nous avons évoqué les motivations qui ont suscité la sortie des britanniques de l’Union Européenne. Ces motivations sont diverses et englobent la politique de l’immigration, la souveraineté nationale, les échanges commerciaux, la politique européenne etc…

Cette sortie a de grands impacts sur le Royaume-Uni et l’Union Européenne. Nous évoquerons dans ce deuxième article, les différentes conséquences.

Le Royaume-Uni est le deuxième poids lourd de l’Union Européenne en termes de PIB derrière l’Allemagne. Ceci devient problématique au marché unique à la fois sur le plan politique, sociale et surtout économique. Ceci peut être source de réelle instabilité.

L’impact pour l’Union Européenne

Sur le plan politique, le parlement européen pourrait devenir gauche puisque 60% des 73 eurodéputés britanniques appartiennent au parti centre-droit et eurosceptique d’après une étude d’un groupe d’universitaire britannique de l’University College de Londres. Les politiques européennes plus à gauche sont : le développement de l’énergie renouvelable au détriment du nucléaire, ou la taxation des transactions pourraient se voir encouragées.

Le poids de l’Allemagne au sein de l’Union Européenne pourrait être renforcé puisque le Royaume-Uni servait de balance entre Paris et Berlin.

Sur le plan économique, Le Brexit ferait subir une grande perte au financement du marché de l’Union Européenne. La contribution du Royaume-Uni au titre de l’année 2015 était de £8,5 milliards soit 0.5% de son PIB.

Près de la moitié de l’ensemble des exportations du Royaume-Uni est destiné à l’Europe. Cela représente approximativement £222 milliards. De même au niveau importation, £290 milliards provient de l’Europe. La balance commerciale est énorme. Les sommes en jeu étant conséquentes, le secteur commercial devient un enjeu majeur dans les négociations entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni. Le tableau ci-dessous est un récapitulatif des échanges commerciaux entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni au titre de l’année 2015.

L’impact pour la Royaume-Uni

“Sans paraître ridiculement revancharde, l’UE ne rendra pas les choses faciles pour les Britanniques, car d’autres pays eurosceptiques souhaiteraient eux aussi quitter l’UE après le Brexit”, explique Tim Bale.

Bruxelles pourrait complexifier les renégociations des accords commerciaux britanniques et rétablir des droits douaniers au prix fort.

Au plan industriel, le Royaume-Uni serait affaibli puisque leurs exportations vers l’Union Européenne seront moins compétitives qu’auparavant. Concernant le secteur automobile, l’Union Européenne reste le premier client. Pour dynamiser ses nouveaux partenariats commerciaux, le Royaume-Uni devra être plus compétitif face à l’Union Européenne en termes d’importations vis-à-vis du reste du monde. Le Royaume-Uni peut par exemple réduire les taxes douanières sur le tabac qui est de 20% dans le cadre du marché de l’Union Européenne.

En cas de concurrence déloyale sur les prix des biens exportés à des fins commerciales ou stratégiques, le Royaume-Uni pourrait subir des règles d’anti-dumping1 sur certaines de ses exportations limitant donc sa marche de manœuvre.

Les marchandises exportées en Union Européenne devront subir la réglementation et directive liée aux conditions de production des biens exportés vers l’Union Européenne, pour la protection et sécurité des consommateurs.

Au niveau financier, la City pourrait perdre son “passeport” financier, c’est-à-dire le sésame que lui accorde l’Union Européen et qui lui permet de revendre des produits financiers fabriqués à Londres dans tous les pays membres. Sans ce sésame, plusieurs prestigieux fonds d’investissement tels que JP Morgan ou des banques comme HSBC pourraient quitter Londres s’ils veulent pouvoir continuer de servir leurs clients dans les pays membres. “Le Royaume-Uni sera moins attractif, et le marché s’en ressentira”, prédit aussi Tim Bale, qui rappelle que la livre sterling a chuté à chaque sondage donnant la victoire du Brexit.

Sur le plan social, certaines entreprises vont délocaliser vers d’autres pays de l’Union Européenne. Des milliers d’employés de banques pourraient quitter Londres pour une autre place financière. A ce titre, Francfort et Paris se battent afin de devenir la prochaine place financière.

Le Royaume-Uni se trouve dans une situation délicate, à travers des négociations intenses et complexes. Ces négociations sont caractérisées par une grande incertitude. Les conséquences se font déjà ressentir. Dans le prochain article, nous évoquerons les prochaines relations entre Royaume-Uni et l’Union Européenne.

1 La pratique du dumping consiste à vendre à l’étranger à un prix inférieur que celui appliqué sur le marché national. C’est-à-dire si une entreprise ou un Etat vend par exemple un produit plus cher en Allemagne qu’en France.


Ishane AMARSYIshane AMARSYDecember 5, 2017
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donald trumpPrésident des Etats-Unis mais avant tout homme d’affaire reconnu, il n’y a rien à dire, Donald Trump sait y faire. Dès 1971, l’homme le plus puissant du monde se fait connaître lorsqu’il prend les commandes de l’affaire familiale « The Trump Organization », à la base spécialisée dans l’immobilier. Plus tard en 1983, il construit la « Trump Tower », un des premiers grattes ciels New Yorkais. Depuis, il possède de nombreux autres bâtiments, hôtels, golfs, et même sa propre émission télévisée, « The Apprentice ».

Malgré tout ce succès, Donald Trump ne donne pas une image rassurante. Ses excès ne sont pas très bien vu à l’image de sa campagne présidentielle. D’ailleurs, très peu de politiciens ont cru à sa victoire et beaucoup d’humoristes s’en sont même inspirés devant les écrans.

Ainsi, le 9 novembre 2016, l’annonce des résultats a créé un vent de panique sur les marchés qui ont connu un pic de volatilité. Aujourd’hui, il semblerait que bon nombre d’investisseurs ont repris confiance, le Dow Jones qui avait touché un point bas à 17 478 points a pris plus de 40%.

Toutefois, il est vrai que le remplaçant de Barack Obama avait les arguments pour convaincre. Avec pour ambition de mettre en place une réforme fiscale visant à réduire le taux d’imposition des entreprises de 35% à 20%, Trump avait convaincu bon nombre d’investisseurs. Encore plus loin, l’homme voulait aussi abandonner l’Obamacare, qui est rappelons-le, la loi mise en place par Barack Obama visant à imposer l’accès à l’assurance maladie aux américains. Une obligation onéreuse pour les grandes entreprises qui sont obligées de prendre en charge les frais d’assurance maladie de leurs employés.

Au-delà de ses réformes économiques, Trump voyait grand pour son pays. Il proposait déjà la mise en place d’un mur de 1600 km de long afin de séparer la frontière avec son voisin le Mexique. A cela vient s’ajouter la volonté de limiter l’impact des produits chinois dans le pays, d’annuler l’accord de Paris et encore de renégocier d’autres traités internationaux. Soit, Donald Trump a prouvé qu’il a un esprit plus que patriotique.

Un an plus tard, il faut avouer que le nouveau locataire de la Maison Blanche a fait du chemin à faire, mais avance tout de même à un rythme considérable. Sa réforme fiscale qui ne semble pas réalisable pour certains émerge progressivement. Après que la chambre des représentants l’ait approuvé, celle-ci doit maintenant être présentée devant le Sénat ou la majorité républicaine ne semble pas confiante. L’image de favoriser une partie aisée de la population mais aussi de voir le coût total net de la réforme à 2200 milliards de dollars étalée sur 10 ans (estimé le Committee for a Responsible Federal Budgets – une association à but non-lucratif) ne convient pas l’unanimité des républicains qui peuvent se permettre un refus de seulement 2 voix sur les 52 du parti. Mais, comme le dit Donald Trump, des négociations sont en cours afin de trouver un accord.  Pour le Président, l’aboutissement de cette réforme fiscale est toutefois indispensable. L’échec de sa réforme qui est à la base un projet phare de sa campagne pourrait le décrédibiliser et semer le doute au sein du parti républicain.  “Si on échoue, on est morts”, a résumé sans détour le sénateur Lindsey Graham. “Ce sera probablement la fin du parti”, a-t-il prédit sur Fox News.

Concernant l’Obamacare, malgré la majorité du parti républicain au sénat, les désaccords font que supprimer totalement le projet de Barack Obama n’est pas d’actualité.

Au niveau international, beaucoup penseront que la politique actuelle du milliardaire n’est pas totalement cohérente avec ses précédents projets. Une de ses premières décisions fut de sortir du traité transpacifique qui regroupait les Etats-Unis et onze autres pays (hors la Chine) dans une zone de libre-échange. De cette manière, nous pourrions dire que Donald Trump tente de s’isoler mais pire encore, il laisse le champ libre à Pékin qui pourrait remplacer les Etats-Unis dans un nouveau traité et ainsi étendre sa puissance commerciale, ce qui n’est donc pas stratégique pour l’homme qui voulait favoriser les exportations américaines. Encore plus loin, revenu d’une tournée en Asie, Trump a annoncé avoir signé pour 250 milliards de dollars d’accords commerciaux avec la Chine. Finalement, il semblerait que le Président américain ait adapté sa stratégie.

En Europe, Donald Trump a fait des dégâts. Tout d’abord en sortant de l’Accord de Paris qui était fondé sur la lutte contre le réchauffement climatique. Il est donc clair que la politique des Etats-Unis tendra maintenant à favoriser l’ensemble des intérêts américains.

« J’ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris », Donald Trump.

A long terme, à l’inverse de Barack Obama, le milliardaire tend à développer un Hard Power en s’écartant du Soft Power, le principe mise en place par Joseph Nye qui prétend la force d’un pays à sa capacité d’influence et de persuasion plutôt qu’à sa puissance militaire et financière.

Aujourd’hui, nous pouvons penser que Donald Trump a tout intérêt à changer de cap. Sa méthode d’agir agressivement et spontanément (par l’utilisation de twitter par exemple) reflète une certaine violence parfois une mésentente avec son entourage. A court ou moyen terme nous pouvons observer deux principaux risques. Le premier serait une consolidation brutale du marché financier stimulé jusqu’à présent par les différentes promesses de Trump notamment en terme de réforme fiscale. En effet, nous avons pu observer que l’avancée de la réforme fiscale influe plus que le conflit nord-coréen sur le marché. La Corée du Nord avec qui justement les relations diplomatiques sont complexes. Un problème qui ne doit absolument pas dégénérer car pouvant être néfaste pour les pays voisins. Toutefois, même conscient de cela, le président américain n’hésite pas à préciser sur son compte Twitter l’éventualité d’avoir recours aux armes pour régler ce conflit. Encore une fois, nous pouvons admirer la capacité de négociation du président !

 

 

Références 

Les Echos Le Parisien Sud Ouest Le Point

 


Moufid ABAYOMIMoufid ABAYOMIDecember 3, 2017
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Ce phénomène qui a fait le tout de la planète et en même temps historique pour le Royaume Uni et l’Union Européenne est appelé le « Brexit [1]».

Le processus de sortie suivra toute une procédure et prendra plusieurs mois. Cette sortie est de lourdes conséquences pour les deux parties d’où les interrogations suivantes :

  • Quelles sont les motivations ?
  • Quelles sont les conséquences pour le Royaume Uni et pour l’Union Européenne ?
  • Quels sont des impacts sur le secteur financier ?
  • Quelles les perspectives de relations en le Royaume Uni et l’Union Européenne ?

C’est autant de questions que nous essayons de répondre dans une série d’article consacrée au Brexit. Ce premier article évoque les motivations des britanniques de leur sortie de l’UE[2].

Les Britanniques avaient rejoint un marché économique et se retrouvent, sans avoir eu leur mot à dire, dans une union politique en marche vers une intégration croissante. Lors d’un sommet européen sur l’avenir du Royaume-Uni dans l’Union européenne, voici leur l’heure venue pour justifier leurs motivations pour un Brexit.

Le contrôle de l’immigration

“Je préfère être plus pauvre avec moins de migrants”, avait déclaré Nigel Farage, l’ex-leader de UKIP[3] et symbole de la campagne pro-Brexit.

Le Royaume Uni se sent envahi par un flux migratoire quelle ne peut pas contrôler suite à l’accord de libre circulation au sein de l’UE. Pour contrôler ce flux migratoire, elle durcit les conditions d’entrée sur son territoire pour les autres ressortissants hors UE. En quittant l’UE, elle pourra se définir ces propres directives en terme de politique sur l’immigration.

La restauration de la souveraineté nationale

Les britanniques vivent mal le déficit démocratique des décisions et textes d’une commission non élue. Comme exemple, les décisions de la justice Européenne ou de la cour des droits de l’homme sur les tribunaux britanniques.

Redéfinir les échanges commerciaux

Les britanniques souhaitent commercer librement avec le monde sans contrainte des textes en vigueur de l’UE. Ils souhaitent signer leur propre partenariat avec des économies fortes ou les pays émergent hors UE.

Suivre ses propres résolutions

Les patrons de PME[4] souffrent des normes et résolutions qu’imposent les textes de Bruxelles[5] sur la liberté d’entreprendre. A titre d’exemple, les pêcheurs se plaignent des normes imposés par l’UE et les agriculteurs, de la politique agricole commune. En ce qui concerne le secteur financier, la City se révolte contre les normes financières et des limitations des bonus des financiers.

Quitter une zone en déclin

Le naufrage des migrants, la crise de la zone euro, les politiques d’austérités, le renflouement de la Grèce sont autant de signaux qui montrent que l’UE est une zone en déclin. Vaut mieux quitter le navire pour mieux prospérer.

Voici les raisons majeurs qui ont suscité les pro-Brexit. Dans le prochain article, nous évoquerons les conséquences pour le Royaume Uni et l’Union Européenne et l’impact sur le secteur financier.

[1] Brexit : British exit

[2] Union Européenne est une association politico-économique sui generis de vingt-huit États européens qui délèguent ou transmettent par traité l’exercice de certaines compétences à des organes communautaires.

[3] Le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (en anglais : UK Independence Party), ou UKIP, est un parti politique britannique. Anti-immigration et eurosceptique, il milite pour le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne.

[4] Petite et Moyenne Entreprise

[5] Bruxelles, siège de la plupart des institutions de l’Union européenne, est considérée de facto comme la capitale politique des 28. Cependant, l’Union n’a pas de capitale officielle et aucun projet ne va actuellement dans ce sens.

 

 

Webographie

Le Figaro La Tribune Wikipeadia


Sébastien CAUDRONSébastien CAUDRONNovember 30, 2017
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 Nombre d’entreprises leader sur le marché n’ayant su s’adapter à l’évolution rapide du marché ont eu du mal à se redresser, certaines n’ont même jamais réussi

M.Buelher, PDG de Janus Consulting et professeur d’intelligence économique et financière.

En est-il de même pour un pays tout entier ?

La saga Venezuela est une saga sans fin. Depuis des années, et ceci chaque année, les économistes et analystes voient un défaut du pays entre 50% et 90% sans que rien n’arrive. Faut il que le pays fasse défaut et « reparte à 0 » comme l’a fait l’Argentine ou vaut il mieux éviter un défaut du pays, ce que le président Vénézuélien tente en vain. Regardons un peu les données récentes. Les chiffres du Venezuela font peur :

720% d’inflation, un PIB à -8%, un des pays les plus corrompus du monde, une baisse du Bolivar de 96%, près de 50% de la population sous le seuil de pauvreté. Afin de comprendre comment le pays en est arrivé là revenons quelques années en arrière

Jusqu’en 2013, et dirigé par Président Vénézuélien Hugo Chavez, le Venezuela connu des années de succès, mené par la hausse des prix du pétrole dont le pays dispose des plus grandes réserves mondiales, bien plus encore que les réserves de l’Arabie Saoudite. Il faut savoir que 96% des rentrées de devises furent liés au pétrole grâce à la compagnie pétrolière PDVSA. Ces rentrées de devises (principalement libellé en USD) permirent au pays de vivre décemment et d’importer des produits de première nécessité tels que nourriture et médicaments. Chavez fût très populaire tant il a donné au pays une grandeur nationale et internationale. Nationale car il a permit de réduire les inégalités, la pauvreté, le chômage mais aussi d’augmenter le salaire minimum (2000% de hausse) à travers diverses aides sociales dû aux recettes tirées du pétrole. Internationale car PDVSA fût une des plus sociétés pétrolières les plus puissantes du monde devant Chevron ou Shell, qui a permit au pays d’avoir l’une des meilleures croissances mondiales (5,5% en 2012)

En 2013, suite au décès de H.Chavez, Nicolas Maduro (alors vice président de Chavez) prend la relève par intérim, puis fût élu président de la république Vénézuélienne peu de temps après, le pays subit de plein fouet la chute des prix du pétrole, passant de 100 dollars le baril à 25 dollars le baril en l’espace de 2 ans. Il faut comprendre que les recettes du pays dépendaient et ne dépendent que du pétrole. Les recettes de la société PDVSA ont été divisées par 3. Le pays s’est donc fortement endetté auprès de plusieurs pays et fonds « vautour » (fonds d’investissements spécialisés dans le rachat de dette à bas prix), et le comble est qu’il en a été réduit à importer du pétrole car n’ayant pas investis dans de nouvelles infrastructures, il coûte plus cher d’extraire que d’importer du pétrole.

Le gouvernement n’a pas eu d’autres choix que de limiter, voire couper, les importations afin de conserver les aides octroyés aux vénézuéliens. Couper les importations d’aliments ou de nourriture a donc entraîné la révolte du peuple, un bilan sanitaire désastreux, avec une hausse de la mortalité. La question que l’on peut se poser et qui reste sans réponses est pourquoi le gouvernement ne s’est pas diversifié. Ne compter que sur les recettes liées au pétrole fonctionna un temps mais sur le long terme ce fût un très mauvais investissement que le Venezuela paye au prix fort.

L’année 2018 devrait être une année décisive pour le pays. En décembre, le peuple devra voter pour un nouveau président. Les vénézuéliens s’attendent à un changement de gouvernement qui pourrait redonner à son pays sa puissance d’époque.

Le pays ne souffre pas d’un mauvais gouvernement (quoique très corrompu) mais d’autres facteurs économiques plus importants. Le pétrolé est le facteur numéro un. Une hausse soutenue des prix du baril restaurera petit à petit les bénéfices de PDVSA. L’année 2018 devrait voir le prix du baril avoisiner les 85 dollars qui aiderait le pays à paye une partie de sa dette.

Il est bon de noter que plusieurs pays sont derrière le Venezuela, telles que la Russie ou la Chine qui ont des milliards de créances. Ils n’y verraient aucun intérêt à ce que le pays fasse défaut.

Le facteur numéro 2 est que les Etats Unis sont les plus gros créanciers de la dette vénézuélienne, mais l’administration Trump empêche les sociétés américaines d’acheter à nouveau de la dette Vénézuélienne. Mais bizarrement quelques mois auparavant Goldman Sachs à investis massivement dans les obligations d’états vénézuéliennes (pour près de 850 millions d’USD). Excellent timing ou Goldman Sachs était au courant du futur blocage de Trump ? Connaissant Goldman Sachs la deuxième option est la plus probable.

Pour conclure, à ce jour le pays est condamné à un faible prix du baril couplé à une mauvaise politique. Mais attendons la fin de l’année 2018 afin de savoir si un nouveau gouvernement peut se mettre en place d’une part, si la hausse de la demande prédit par l’OPEP va permettre une hausse des prix du pétrole d’autre part.

Si aucun changement ne s’est opéré d’ici là, la solution la plus logique et radicale serait une remise à 0 du pays, que le pays fasse défaut sur sa dette comme l’a fait l’Argentine en 2001 (entre 2002 et 2008 le PIB argentin fût de 9% par an en moyenne, puis la crise de 2008/2009 à touché le monde entier). Le défaut du pays bloquerait l’accès aux marchés financiers pendant plusieurs années, permettrait aux créanciers de saisir les actifs du pays situés à l’étranger et subirait des sanctions commerciales, on comprend mieux pourquoi Maduro ne souhaite pas un tel scénario même s’il semble inévitable à terme.

Affaire à suivre en 2018…


Fatime FODEIBOUFatime FODEIBOUNovember 27, 2017
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What is going on in Germany?

In Germany, there are multiple question marks, reasons why the coalition couldn’t come together and reach a deal. The immigration reform? Europe and the Euro?  Those questions marks could seal the fate of Angela Merkel as a chancellor, which leads the end of her political career. Many have lost their faith in her because of her open door policy which gives refugees an easier path to safety in Germany; and her vocal support of free movement within Europe.

The last thing said about Merkel by Christian Linder, the leader of the FDP (a pro-business party) was:

Its better not to govern than to govern badly”

which furthers prove that the two parties are fundamentally different and were far from being close to obtaining a deal that will please all parties involved.

This political stalemate has been a worry for all Europe because a new chancellor will definitely mean that the Germans are now moving towards a different direction than they were over the last decade. All of Europe has been worried but the United Kingdom.

The focus in the UK?

As previously stated, the British political class hasn’t been worried about the political crisis in Germany because their focus is toward the Brexit and it’s affect with Trumpmerica (Trump’s America) and other foreign countries that are not part of the European Union. Since the referendum in 2016, Theresa May and her party have been taken for a loop. From the outside looking in, it seems that they still haven’t gotten over the election and its results. A year removed from the election, the UK, a country that prided itself on its stability is today far from it. There is a political chaos, many questions are lingering. What type of Brexit will we have? A Hard Brexit? Or (even better for all) No Brexit? What effect will it have on our foreign political allies? Where do we go from here? Is there a way for us to go back? (i.e. a new referendum). All these questions need to be answered for the UK to restore the stability it once had and move on from there. Therefore, it is no wonder than their priorities lie in other places rather than the political state in different countries in the European Union.

The link between Brexit and the German crisis

Today, with the collapse of the talks around the Jamaica coalition, Angela Merkel has more pressing issues than to worry about the Brexit negotiations. Unfortunately, actually, her career and future are at stake. Moreover, the British political class believe that Merkel will come in at the wee hour and save them, she wont find a last minute miracle solution that will help all parties involved. A solution that will either keep the UK in the European Union or one that will strengthen the bond between the UK and the EU and will make sure that the UK remains a strong ally of the EU in times of need. Furthermore, what does it mean for the Brexit negotiations if Merkel leaves the office? Who will be her successor? And will they be more or less generous to the UK during these talks.

Final words on the subject

Regardless of what the UK parliament believes, Germany doesn’t have any gains to assist them in theses difficult times. Brexit is and will remain irrelevant to Germany’s domestic politics. May and the British political class are completely foolish if they are waiting for Merkel to put on a cape and save them. As previously stated she has more pressing issues. With the European Council set for December, it will be the first time May and Merkel will come head to head. Some say that the German crisis will have little to no effect on the EU-Brexit talks. However, how does the most powerful country in the EU instability won’t have an impact on the EU-Brexit talks. What we need to remember is that the German crisis will definitely have a seismic effect on Brexit.

Sources

The Guardian Channel 4 News Express UK  Al-Jazeera  BBC  BBC 2  Bloomberg



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