Landry CHAVEAULandry CHAVEAUAugust 23, 2018
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Le 3 aout 2018 Emmanuel Macron reçoit Theresa May pour s’entretenir des négociations du Brexit. A l’approche de la date du divorce du Royaume-Uni et de l’Europe les débats n’avance que lentement et la crainte d’un no deal se fait de plus en plus pesant. Au Royaume-Uni le dossier du divorce avec l’UE est devenu synonyme de crise. En effet aucune issue possible n’est soutenue par une majorité.

Le 6 juillet, Theresa May parvient à imposer le plan d’un soft Brexit. Les partisans du Brexit dur semble devoir accepter le plan de Theresa May ou quitter le gouvernement comme ce fut le cas de Boris Johnson le chef de file.

Ce plan prévoit que le Royaume-Uni resterait en partie dans le marché unique et conserverait un alignement réglementaire. Londres souhaitant instauré une nouvelle zone de libre échange pour les biens afin maintenir le commerce des deux cotés de la manche. Toutefois ce plan ne garderai ni la liberté de circulation des travailleurs ni le marché unique des services. La City de Londres a dénoncé « un coup dur » pour la place financière britannique. Ce plan serait accompagné de propositions pour un « partenariat sécuritaire ». Le Royaume-Uni resterait membre des agences Europol et Eurojust et développerait des accords de « coordination » sur les questions de politique étrangère et de défense.

Mais malgré cette avancées faire un soft brexit, les négociations patinent et la crainte d’un divorce sans accord demeure présent. En témoigne la publication du gouvernement britanniques d’une liste de problèmes que poserait la réalisation d’un no deal. Secteur financier, encadrement du commerce, reconnaissance des aliments bio, subventions agricoles, droits des travailleurs, tests de qualité des médicaments sont d’autant de secteurs réglementer par un cadre européen et qui devrait être redéfinit du jour au lendemain en cas de non accord. La sortie du Royaume-Uni sans accord aurait des conséquences énormes sur l’économie des deux partis : avions cloués au sol, des camions bloqués sur des kilomètres à Douvres et à calais, des rayons de supermarchés vide… Or il semblent impossible aux entreprises britanniques de se préparer à ce scénario catastrophe. Seulement 23% d’entres elles on établit en plan et seulement 8% ont commencer à l’appliquer.

La France aussi se prépare au scénario du pire : Edouard-Philippe aurait demander à ses ministres de réfléchir aux mesures à prendre si les négociations venait à échouer. Il s’agirait d’adopter par ordonnances certaines mesures. Notamment pour faciliter le séjour des ressortissants britanniques présents en France et garantir un maximum de fluidité aux frontières.

En dépit de toutes ces craintes, tous les dirigeants semble travailler une conclusion positive des ces négociations. Emmanuel Macron souhaitant que “l’accord se fasse d’ici la fin de l’année”. M.Raab nommé en juillet parle d’une intensification des négociations et David Lidington à déclaré que “l’Echec des négociations de sur le Brexit n’est dans l’intérêts de personne”.

Sources :

http://www.lepoint.fr/europe/grande-bretagne-theresa-may-parvient-a-imposer-le-soft-brexit-07-07-2018-2234064_2626.php

http://www.lepoint.fr/europe/londres-presente-son-plan-brexit-12-07-2018-2235645_2626.php#xtmc=brexit&xtnp=110

https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/08/23/brexit-londres-se-prepare-au-scenario-noir_5345503_3214.html

https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/08/09/brexit-l-impossible-preparation-des-entreprises-face-au-risque-de-non-accord_5340784_3234.html


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9min1130

INTRODUCTION

Les théories classiques et HOS du commerce international supposent que chaque pays doit se spécialiser dans un secteur ou domaine de production (produits) dans lequel il est compétitif afin d’être efficace dans les échanges internationaux. Ainsi, dans la logique de cette théorie, certains ayant dotés en abondance le pétrole se sont spéciale dans ledit produit afin de commercer avec les autres économies du monde. C’est le cas des pays africains et asiatiques possédant d’énormes ressources potentielles en pétrole. Ces pays subissent parfois les problèmes liés à la baisse terme de l’échange du pétrole. Ce qui crée parfois les soucis de contrainte budgétaire dans les pays producteurs. Ce fut par exemple le cas de l’Algérie sur la période 2014-2017.

La demande du pétrole dépend de plusieurs facteurs tels que la croissance mondiale (la demande de toutes industries et des produits semi-finis et finis (voitures) qui utilisent le pétrole pour leur fonctionnement) et des situations géopolitiques.

Cependant, cette demande serait impactée par le développement des voitures électriques. C’est ce qui nous amène à analyser l’impact du développement des voitures électriques sur les pays qui ont basé potentiellement leur économie sur la production de pétrole

VOITURES ELECTRIQUES 

Une voiture électrique est une automobile qui un moteur qui fonctionne grâce une batterie ou une pile combustible alimentée par de l’électricité. Elles sont plus écologiques que les automobiles.

EVOLUTION DES VOITURES ELECTRIQUES

Selon les estimations, le nombre de voitures électriques a augmenté de manière significative. Il est passé de 1,2 million en 2015 à environ 100 millions en 2035 (6% de la flotte mondiale). Environ un quart de ces véhicules électriques sont des hybrides rechargeables, qui fonctionnent avec un mélange d’énergie électrique et d’huile, et les trois quarts sont des véhicules électriques à batterie pure.

Le nombre de véhicules électriques circulant dans le monde était 500 000 en 2014. Il est passé à 2,7 millions en 2018 (+ 500 % en quatre ans) selon une étude de l’Université of California UC Davis)

Le graphique ci-dessous présente les estimations du nombre de voitures électriques et la baisse du coût des batteries d’ici 2035

IMPACT DES VOITURES ELECTRIQUES SUR LA CONSOMMATION ET DU PRIX DU PETROLE DANS L’AVENIR

Le marché des véhicules électriques connait une croissance. Cet essor peut entrainer une chute de la demande de deux millions de barils par jour d’ici à 2025 selon plusieurs estimations faites par les ONG et les institutions, en particulier celle de « l’ONG Carbon Tracker et le Grantham Institute ».

Certaines estiment même que le marché des voitures électriques représenterait 1/3 du marché mondial en 2035. D’autre comme Bloomberg New Energy Finance, prévoit une part de 22% du marché d’ici 2035.

Cette croissance entraînera une baisse de la demande de pétrole d’1,3 millions de baril par jour et la baisse des prix du pétrole. Cela traduit un cas pareil en 2014. Une situation qui a précédé la chute des prix du pétrole en 2014.

IMPACT SUR LE BUDGET DES PAYS PRODUCTEURS

Le corollaire de la baisse de la demande mondiale du pétrole est la chute des prix et la baisse des recettes provenant de la vente du pétrole et modification de l’équilibre budgétaire. L’on pourra aussi assister à l’accroissement de la dette pour faire face au besoin budgétaire.

QUE DOIT FAIRE LES PAYS PRODUCTEURS FACE A CE PHENOMENE

Bien que l’effet soit beaucoup plus faible, c’est-à-dire l’augmentation de 100 millions de voitures électriques réduit la croissance de la demande de pétrole de 1,2 millions de baril par jour en 2035, selon les études.

Cependant, et comme venons de démontrer, l’essor des voitures électriques constituent une véritable menace dans l’avenir lointain pour les pays dont leur économie est majoritairement basée à plus 50% sur les recettes d’exportation du pétrole. Cet essor pour pourrait réduire la demande mondiale du pétrole et donc la baisse des prix de ce dernier.

Pour pouvoir faire face à ce phénomène, nous conseillons ces pays à diversifier leur économie tout en dynamisant leur avantage comparatif. En effet, ces pays pourraient passer au stade l’industrie lourde, mais ce passage nécessite un investissement de qualité en capital humain qui pourra être capable de tenir cette industrie lourde.


Matthieu VITEAUAugust 1, 2018
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The Islamic Republic of Iran has been on the European Union’s political agenda for more than a decade[1]. European businesses, however, had begun developing business relationships there before the country became a hot topic for security and political staff. Far from being monolithic, Iran is a most complex environment for anyone – including businesses – to evolve in. The agreement reached in 2015 on the Iranian nuclear program[2]  had opened doors for a progressive “normalisation” with the rest of the world. Although Iranians had probably nurtured too high hopes about the outcome of the JCPOA[3] in the first place, the latter was not given the time needed to reach its full effect before the United States withdrew unilaterally.

What however appears obvious is that European reengagement – which had been very quick at political, trade, cultural, scientific levels in the wake of the JCPOA signing – has been swift to unravel since May 2018 as once again[4], the US uses domestic legislation to achieve extraterritorial effects at the cost of the EU’s (and others’) interests.

The hamstringing of EU interests by external actors has gone unabated: the US challenging the EU GDPR[5] with the Cloud Act[6], their intention to proceed with protectionist policies targeting European goods and services, Mr. Trump obviously warming up to the Russian president as the latter’s efforts to weaken the EU go on, etc. However questionable the motives and effects are, the United States follows its own course and interests – as all political entities do –. That course of action runs contrary to the EU’s interests. German Chancellor Merkel plainly spelled the crux of the matter after the May 2018 G7 summit in Canada: Europeans must “take their destiny into their own hands”. However incongruous it may sound, Iran may be providing the EU with the opportunity to build its own resilience in a very tangible yet comprehensive way.

1. Designing an Iran policy would strengthen EU internal cohesion

By coming up with a coherent policy toward Iran, the EU will need to assess its inner contradictions. The EU institutions as well as the Member States will have to address connected topics such as European companies’ dependence on the US domestic legislation, its energy policy as it moves farther away from dependence upon Gazprom, and Europe’s economy and industrial base. Progressively solving each of these tensions using Iran as a “training ground” of sorts could help the EU mature and reach the level of independence needed to improve the resilience of its and territory and Europeans.

Dealing politically with Iran involves each of the 27 EU Member States as it clearly falls under the Common Foreign and Security Policy. The High Representative/Vice President of the Commission coordinates the common positions as Chair of the Foreign Affairs Council. As chief of the European External Action Service (EEAS), she’s got the tool to genuinely develop and coordinate a common policy toward Iran.

As the US sanctions show, EU-Iran relations can be impacted by 3rd party legislation as well as by the overwhelming influence exerted by a country on the structure of international trade[7]. International trade negotiations are the sole remit of the European Commission as is competition regulation. The Commission also plays a significant role in research and development, innovation, regional development thanks to the programs it funds although it shares that set of competence with the Member States[8]. Those impacted by sanctions, however, are not the Commission or any institutions or States: companies are. These companies have legitimate interests in pursuing trade and business with their Iranian counterparts notwithstanding US interests.

I have written on small and medium size European businesses that have developed business relations with Iran by remaining away from any US levers of influence. This is likely the way to go in the short term pending more refined solutions allowing major European companies to resume doing business with Iran without suffering from US retaliation.

2. Accessing Iran, diversifying strategic options, developing resilience

Iranian and Russian relations are complex and dynamic. Each follows its own path and interests and co-operation can happen when these meet. They do not systematically coincide, though, and Iranians remain wary of any “great power” game, a historical legacy at time when Iran was being assailed by European powers including Russia. Iranians expect tangible acts from partners, whether eastern of western. Iran probably realizes that promises such as the one reportedly made by Russia during the Supreme Leader’s foreign affairs advisor during his trip to Moscow are not tenable.

European Union and Russian interests do not coincide. The EU maintains a train of restrictive measures against specific Russian assets and individuals. Although some Europeans seem to display a more lenient view on Russian influence and activities, these measures have consistently been renewed every six months by the Council of the EU. As unanimity in the Council is needed for these renewals, even the member States who feel better disposed toward Russian influence consider the latter to be ambiguous enough to maintain the sanctions regime. The Union’s territory and European citizens are under continuous disinformation campaign by Russia.

Developing sustained trade and technical co-operation with Iran is one way to bring all Europeans together however diverging their views may be on other subjects. Elaborating a consistent policy for political, trade, technical, cultural relations is a starting point for the design of a common, multi-layered policy[9] that would align words and diplomacy with practical considerations and interests. Not only would such a policy open the doors to Iranian markets, it would also further strengthen the EU’s resilience by diversifying its strategic options. By reconnecting with Iran, the EU may elevate itself both inward and outward.

 

[1] The EU began its formal involvement in the curbing of the Iranian nuclear program in 2004.

[2] The agreement was named “Joint Comprehensive Plan of Action”. It was signed on July 14, 2015, by Iran, the five members of the United Nations Security Council (United States, the People’s Republic of China, France, the United Kingdom, the Federation of Russia – the P5), Germany and the European Union. On May 8, 2018, the President of the United States decided not only to withdraw from the JCPOA but also ordered the Treasury to reinstate economic sanctions against Iran.

[3] Especially when it came to the timescale of its effects. People in the streets and businesses had seemingly expected the tangible effects of the lifting of the nuclear-related sanctions to materialize almost immediately.

[4] The US began designing economic sanctions with the specific aim of extraterritorial effects in the 1990s.

[5] General Data Protection Regulation

[6] The Clarifying Lawful Overseas Use of Data (CLOUD) Act became law on March 23, 2018. It extends the jurisdiction of US law over the internet as it allows federal law enforcement agencies to compel U.S.-based technology companies via warrant or subpoena to provide requested data stored on servers regardless of whether the data are stored in the U.S. or on foreign soil.

[7] One example is the status of the US dollar. As it is the default currency for oil trade, Iran is severely limited in its dealing to trade its crude oil and therefore to generate revenue both for the state and the local hydrocarbon industry.

[8] See articles 3, 4 and 6 of the Treaty on the Functioning of the European Union for, respectively, the exclusive, shared and complementary competence of the EU.

[9] For a list of possible co-operation fields between the EU and Iran, see : http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-16-1368_en.htm


Williams TEPINHIWilliams TEPINHIJuly 22, 2018
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Notre monde fonctionne sur des principes qui pour ma part sont parfois bonnes ou parfois destructifs. Alors parlant de La souveraineté d’un état qui se définit, en droit, comme, c’est-à-dire d’un pouvoir absolu (dont tous dépendent) et inconditionné (qui ne dépend de qui que ce soit). Dans les régimes despotiques, la souveraineté est le plus souvent détenue par un seul homme. Dans les démocraties, elle est détenue par le peuple, constitué en un corps politique, la Nation : on parle dès lors de souveraineté nationale.

Constatant les relations dégradées entre certains états nous pouvons purement affirmer que chacun cherchent ses intérêt et à imposer sa suprématie.

Partant de ces points majeurs:

  • Le système financier est conçu pour faciliter l’allocation efficace des ressources et aider les gens et les entreprises à financer, investir, épargner et gérer les risques». Malheureusement, cet objectif représente de nos jours une partie bien moins importantes, des activités du secteur financier et est bien moins rigoureux qu’auparavant. En effet, ce système est tellement sujet aux conflits d’intérêts qu’on ne peut pas le laisser fonctionner librement sans en subir des dommages importants. En plus, la réglementation ne permet pas de punir les responsables de ses dérapages de plus en plus fréquents et graves.

  • La géopolitique comprise comme un outil de politique étrangère servant à la compréhension des relations internationales dans un souci de prédiction. Si l’on a l’habitude d’évaluer la position stratégique d’un Etat selon des critères bien définis (sa localisation géographique, sa superficie, la taille de sa population, son climat, sa topographie, ses matières premières et son avancement technologique), la géopolitique va plus loin et propose quant à elle d’analyser les relations internationales entre Etats. Il est dès lors possible d’identifier les acteurs et enjeux de pouvoir au sein d’une zone donnée, par exemple à l’aide de cartes et de statistiques.

  • La géostratégique constitue ainsi une pratique et une méthode d’action concrète : action militaire, menée sur plusieurs théâtres à échelle macrogéographique avec comme objectif l’acquisition d’espaces ou ressources considérés comme vitaux. Avec le recul, relatif, des opérations armées et le développement des nouvelles formes d’affrontements (cyber-guerre, soft power, criminalité organisée etc.), le terme de géostratégie est utilisé dans des contextes variés et pose à moyen terme la question de son adaptation conceptuelle afin de la distinguer au mieux de la notion de géopolitique.

Nous voyons que tout cela n’est qu’un scenario mise en place pour fragiliser certains états.

L’occident a longtemps dominé le monde, depuis ces découvertes scientifiques, la révolution industrielle, son développement militaire, lui a donné une longueur d’avance sur les autres continents.

Un continent africain fragile économiquement et militairement dont la démographie évolue à une croissance exponentielle, constitue déjà un problème important. Continent qui longtemps a été marginalisé dont le sol a constitué un champ de toute sorte de conflits, a eu du mal à se relever, pourtant on dit que ce continent regorge la plus grande partie des ressources naturelles mondiales.

Le continent asiatique, on s’intéressa ici à la chine et à l’inde : deux mastodontes selon leur population, ont eux aussi longtemps peiné dans la pauvreté.

Aujourd’hui avec l’exemple de la chine qui dans le secret travaillait parce qu’elle était conscient qu’a un certain moment il faut savoir se faire respecter pour ne pas se faire écraser. La chine qui était renfermée a commencé à s’ouvrir au monde pour ça main d’œuvre pareil pour l’inde et aussi en recopiant toute technologie extérieure. Elle est aujourd’hui la deuxième puissance économique et troisième puissance militaire du monde.

Certain pays africains sont entrain de connaitre une croissance économique exponentielle, tandis que d’autre stagne encore à se mettre dans la compétition, pour des raisons de retard de la compréhension du monde dans lequel nous vivons.

-Les pays africains doivent prendre leur destin en main, s’unir comme le sont les autre pays -sinon impossible de s’en sortir. La théorie du diviser pour mieux régner est un stratège utilisée par les plus puissants

-Il faut sortir de cette colonisation culturelle, qui fait perdre notre propre culture, chaque -peuple doit rester intègre à sa culture.

-Il faut repartir sur de nouvelles bases, miser sur l’éducation.

-Bannir tout complexe d’infériorité, à force de se sentir inferieur ont demeure toujours inferieur.

-Il faudrait plus tendre la main aux autres pour des endettements qui déséquilibreront

Croissance économique.

-Afrique doit former une armée continentale très solide

Alors comment seront les relations entre les états à l’horizon l’an 2050

Les statistiques montrent que l’occident a atteint son niveau de maturité, avec un PIB stagnant, et une population vieillissante.

Dans un monde où on ne peut s’en sortir s’en l’autre, nous ne serons pas étonner de voir des états pauvres hier devenir très puissant. Pour des états où la population est jeune constitue un facteur de richesse cela est connu.

On commence déjà à constater un renversement de tendance et tant que les états n’innovent pas ils traineront les pas tandis que d’autre deviendront de plus en plus riches.

Alors si tout est question d’intérêt, je pense que ces pays faibles doivent changer de stratégies, passant à la transformer de leur ressource, penser au sujet comme le développent militaire car c’est sa s’assoit ces puissances.


Ishane AMARSYIshane AMARSYJuly 20, 2018
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Au pouvoir depuis janvier 2017, le nouveau dirigeant des Etats-Unis n’a pas cessé de surprendre le monde entier. Lorsque sa rivale Hilary Clinton prônait pour des Etats-Unis plus ouvertes au monde, moins agressives, Trump voulait lui du changement. Parmi les plus connus, sa réforme fiscale, la construction d’un mur au niveau de la frontière mexicaine, l’Otan, les armes à feux, la torture, et bien d’autres choses encore.

A l’heure d’aujourd’hui, le président nous a prouvé qu’il ferait tout pour aller au bout de ses objectifs. Parmi ses exploits, la réforme fiscale qu’il a réussi à mettre en place juste un an après son investiture.

Toutefois, peut-on dire que Donald Trump fait preuve de diplomatie pour atteindre son but ?

D’un point de vue internationale, nous observerons que Donald Trump à une façon de faire plutôt original.

Parlons tout d’abord des relations diplomatiques. Dès aout 2017, le président annonce son retrait de l’accord de Paris, qui selon lui nuit aux intêrets des Etats-Unis. Quelques mois plus tard, il annonça que les Etats-Unis, pourrait « revenir » dans cet accord et laisse donc le doute.

Ensuite viennent les tensions avec la Chine à qui Trump accuse dans certains de ses Tweets de “dévaluer sa monnaie”, de “lourdement taxer” les importations américaines et de “bâtir un vaste complexe militaire” en mer de Chine méridionale.

Plus tard, l’attention du nouveau Président se dirige vers l’Union Européenne qu’il essaye sans foi ni loi de déstabiliser en tentant d’influencer indirectement l’Allemagne, le cœur du l’Union.

Toutefois parmi ses derniers faits nous notons son attitude durant le sommet du G7, sûrement pas très apprécié. Arrivé en retard et bloqué sur ses positions, il a mené la vie dure à certains dirigeants pour ensuite s’en prendre au Canada.

Enfin vient un coup de pub magistral, la rencontre avec le dirigeant Nord-Coréen qui aura fait apparaître Trump comme un héro.

D’un point de vue commercial, le Président a encore plus de ressource.

« L’Argent est le nerf de la guerre », Thomas Moore. Après la taxation de l’acier et de l’aluminium, les Etats-Unis étaient en phase de tension commerciale avec la Chine. Ainsi, pour soutenir sa décision Trump mis en place une liste de produits chinois destinés à être encore plus taxé. Il est certain que les chinois ont fait de même. Une tension apparut sur les marchés. Plus tard, le regard du Président se jeta sur l’automobile étrangère. Les plus atteinte étaient alors les entreprises Japonaises, Coréennes et Allemandes. Au-delà de celles-ci, ont aussi été affecté le Mexique et le Canada dans lesquels sont assemblés certains véhicules.

Avec une telle politique, et un slogan tel que « America First » il est important de se demander dans quelle direction Trump conduit-il sa politique étrangère.

S’agit-il d’une réelle stratégie pour remettre l’Amérique sur les bonnes rails « Make America Great Again » ou simplement de tentatives échouées ?

Dans tous les cas, peu sont les personnes qui diront que Donald Trump est un fin diplomate. Sa carrure, prestance et façon de faire est plus commune reflètent plus de pratique d’un PDG d’une multinationale. Et pour preuve, ceux qui lui auront serré la main pourront le confirmer !

Ainsi pour conclure, je dirai que les Etats-Unis que le terme « gouverné » n’est plus vraiment adapté aux Etats-Unis d’Amérique. Le terme adéquat serait plutôt « dirigé ». Avec un si bon businessman espérons alors que ce pays prospère aussi bien que la Trump Organization.


Julien CASTELAINJulien CASTELAINJuly 19, 2018
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7min910

L’année 2018 est pour lors bien compliquée pour les économies émergentes. Comme le montre l’indice MSCI émergent, les actifs peinent à performer sur fond de tensions politiques et commerciales à travers le monde.

L’indice MSCI émergents en forte baisse depuis 2018

La principale source de tensions est le conflit commercial entre les Etats-Unis et ses principaux partenaires commerciaux. D.Trump l’avait annoncé avant et répété après son élection « America first ». Son envie de réduire à tout prix le déficit commercial des Etats-Unis l’a amené à taxer depuis peu les importations américaines en provenance du Canda, du Mexique, d’Europe et de Chine principalement afin d’empêcher les entreprises domestiques de délocaliser et forcer les américains à consommer américain. Cette menace protectionniste fait plusieurs dommages collatéraux dont font partie les économies émergentes.

De nombreux pays sont tributaires de la Chine. Ces tensions commerciales entrainent une hausse des prix et par conséquent un protectionnisme global. L’Australie principal producteur de minerai de fer à travers le monde a pour principal acheteur la Chine.

Le cours du minerai de fer a fini par céder aux tensions commerciales

Cependant, les récentes tensions ont contraint la Chine à être moins présente au sein du commerce international ce qui a pénalisé des pays comme l’Australie qui ont vu en conséquence leurs devises se déprécier fortement. Les pays émergents sont attrayants de par leurs taux généralement élevés ce qui permet aux investisseurs d’effectuer des « carry trades » (achat de la devise émergente puis placement à un taux qui rémunère davantage avant d’effectuer un retour en devise domestique). Ces opportunités sont devenues de moins en moins fréquentes au cours des derniers mois. Les deux principales raisons de ce phénomène sont :

• Des investisseurs plus averses au risque. Les émergents étant plus rémunérateurs car plus risqués, les investisseurs se tournent davantage vers les devises refuges (dollar US, yen ou encore franc suisse) en cas de crise.

• Un différentiel de taux moins évident. La hausse des taux US avec notamment le 10 ans au-dessus des 3% au cours du semestre a permis une nette hausse du dollar sur fond de hausse de l’inflation. Cela a entrainé une appréciation des anticipations de hausse de taux outre atlantique avec 4 hausses de taux de la Fed pricées en 2018 (2 ont déjà été appliquées et 2 autres sont à prévoir avant la fin de l’année). Dans ce contexte de divergence de politique monétaire entre la Fed et les autres banques centrales, le différentiel de taux US-Émergents s’est globalement affaibli. Les investisseurs se sont par conséquent tournés vers les actifs américains, ceux-ci étant moins risqués.

L’exemple de la Turquie

La Turquie en est l’exemple le plus récent. La hausse continuelle de l’inflation depuis décembre 2014 (au-dessus des 12% aujourd’hui) a entrainé une forte dépréciation de la lira turque de près de 20% contre dollar depuis le début de l’année. La réélection de R.Erdogan et sa volonté d’un contrôle total de la politique monétaire du pays n’ont fait qu’aggraver la situation. L’intervention de la banque centrale fin mai (hausse de 300 points de base de ses taux directeurs) n’a que peu contribué à soutenir la devise contre dollar. Ce phénomène est comparable à celui de l’Argentine qui a vu sa compétitivité chuter sur les marchés sur fond de forte inflation. L’intervention de la banque centrale argentine n’a pas permis d’empêcher la chute du peso contre dollar et les réserves de changes ne suffisent plus à soutenir la devise à travers la vente de dollar.

Au tour de l’Asie

La Chine a pendant longtemps soutenu l’ensemble des économies asiatiques comme le montre l’évolution (plus que corrélée) du yuan contre dollar.

Après avoir résisté jusqu’en juin, le CNY a finalement cédé face à la force du dollar

Les pays asiatiques étant globalement dépendants de la Chine, sa légère perte de compétitivité des dernières semaines suite aux tensions commerciales a pesé sur l’ensemble de l’Asie entrainant une chute globale des devises et des marchés actions.

Et maintenant?

L’apaisement des tensions avec la Corée du Nord et la riposte des partenaires commerciaux des Etats-Unis semblent jouer en faveur des économies émergentes qui devraient voir leur côte de popularité se relever auprès des investisseurs avec notamment une convergence de politique monétaire de la plupart des banques centrales avec la Fed. Attention tout de même aux prochaines échéances politiques (élections au Brésil, mid-term aux US) qui pourraient entrainer un retour des tensions qui serait néfaste aux économies émergentes.


Rihab HAFIDHIRihab HAFIDHIJuly 17, 2018
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The main spur to trade or rather to industry and ingenuity, Is the exorbitant appetite of men, which they will take pain to gratify.

John Cary, 1695

Capitalism is an economic and cultural system that is characterized by innovation, risk taking and private investment to increase wealth.

Let’s say it’s the 13th Century and you’re a fabric merchant. Just like merchants today, you sometimes need to borrow money or credit to buy the fabrics you want to resell at a profit, in order to pay them back with interest once you’ve resold the merchandise. This is called mercantile capitalism, which was a global phenomenon from the Chinese, to the Indian overseas trade network, to Muslim merchants who would sponsor trade convoys across the Arabian Desert. By the 17th century, British and Dutch merchants had expanded upon this idea to create joint stock companies in order to finance bigger trade missions and spread the risk of international trade. These were the beginnings. However, industrial capitalism is completely different, both in scale and in practice. According to Joyce Appleby’s definition, it is: “An economic system that relies on investment of capital in machines and technology that are used to increase production of marketable goods”.

Industrial capitalism developed first in Britain, which was the dominant power on the seas and was making wealth off its trades with its colonies, in the 19th century. The growth of capitalism was supported by the half-century of civil unrest resulting from the 17th century English civil war. The economic regulations imposed by the British crown before the war couldn’t be maintained during the turmoil, which led to freer markets. Another factor was the remarkable increase in agricultural productivity by the end of the 16th century. As food prices started to climb, it became profitable for farmers, both large and small, to invest in agricultural technologies that improve crop yields. The higher prices for grain resulted from population growth, which in turn was boosted by increased production of food crops. This increased productivity, eventually brought down prices, thus encouraging more innovation in order to increase yield. Lower food prices had an added benefit: since food cost less and wages remained the same, workers had more disposable income, which means more consumption. This incentivized people to make consumer goods more efficiently.

This rapidly increasing productivity also meant that fewer laborers had to work in agriculture to feed the population. To put this in perspective, 80% of the English population in 1520 worked the land. By 1800, only 36% of adult male workers were in agriculture and in 1850 that percentage dropped to 25.

One of the ways the British achieved this agricultural productivity was through the process of enclosure, through which landlords could reclaim and privatize fields that for centuries had been held in common by multiple tenant farmers.

Now capitalism is also a cultural system, and it is rooted in the need of private investors to make profit. Thus, people had to develop the capitalist values of taking risks and investing in innovation. The main reason why these values developed in Britain was that they were very well publicized. Writers like Thomas Mun, who worked for the English East India Company, exposed people to the idea that it was human nature for individuals to participate in markets as rational actors. Even the English language changed; the word “individual” wasn’t introduced until the 17th century and up until the 18th century a “career” referred only to the racing life of a horse.

Today we’re in the 21st century and it is evident that industrial capitalism has overcome. But it isn’t without its critics or shortcomings. One way that workers responded to these shortcomings was by forming labor unions. Another response was socialism. Capitalism advocates like to point out that it’s more inclined to human nature which means that if left to our own devices, humans would still construct capitalist economic relationships. Socialism in the other hand, at least in its modern versions, makes fewer pretenses towards being an expression of human nature; but rather the result of human choice and human planning.

We can confidently say that today industrial capitalism has won out, at least for now, and in terms of material well-being and access to goods and services, it is rather a good thing. But how and to what extent can we use socialist values to regulate free markets remains an open question. Is capitalist competition natural and good or should there be systems in place to regulate it for the sake of our collective well-being? Should we provide free health care for the sick and pensions for the old? Should governments run businesses and if so, which ones? Those are the challenges where industrial capitalism and socialism are still competing and in that sense the struggle continues.


Matthieu VITEAUMay 29, 2018
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Misconceptions and uninformed perceptions about Iran are ongoing. Yet, political, and more broadly, societal dynamics in Iran are no more outlandish or exotic than those unfolding in most countries in the world. The tension betwen the rule of law and politics in Iran are no different than what can be witnessed in other parts of the world. In that regard, what’s happened in Yazd since May 2017 deserves notice in that regard. On November 3, Al-Monitor reported on an ongoing debate surrounding one Yazd city municipal Councilor. One of its members, whose mandate was renewed in the May 2017 municipal elections, stands to be evicted from his office by court order. The legality of the invalidation by the Court of Administrative Justice has been hotly contested since then and the mandate of Sepanta Niknam remains in limbo.

It is to be noted that Mr. Niknam’s victory was not contested by any of the other contenders at the time, is stated to have legally (as per the Constitutional provisions) and legitimately won the seat.

What is worthy of notice is the angle from which the battle is fought. The election of M. Niknam was deemed by the Council of Guardians contrary to what appears to be the spirit of the Constitution of the Islamic Republic of Iran, most likely Article 4:

“All civil, penal financial, economic, administrative, cultural, military, political, and other laws and regulations must be based on Islamic criteria. This principle applies absolutely and generally to all articles of the Constitution as well as to all other laws and regulations, and the fuqaha’ [mujtahids – author’s note] of the Guardian Council are judges in this matter.”

The Council’s move is opposed by those (not least the chairman of Yazd’s City council, Mr. Sefid, and the chairman of Yazd’s Bar) who contend that the Article 99 of the Constitution makes no explicit mention of the Guardians’ role in municipal elections and therefore the legal basis for the Administrative Court’s invalidation of Mr. Niknam’s mandate is not valid.

The Court of Administrative Justice handed down its award basing it on a “letter” written by Ayatollah Ahmad Jannati, Chair of the Guardians Council. This letter (“ نامه“ ), according to Iranian news agency ILNA, was published in the official journal of the Islamic Republic. Therein, Ayatollah Janati refers to Amendment 1 of Article 26 of The Council’s Elections Laws. Article 26, Section D reads: “the nominee must have faith in Islam and has proved in practice his obedience to Islamic values and to the governance of the Jurist”. Yet amendment 1 states that the “minorities recognized in the Constitution (here including Zoroastrians) must have faith in their own religion and prove in practice their obedience to their own religious values”.

From that perspective, the fact that the Court handed down an award using that letter as a legal base may appear as a minor point: whatever the legal value of that letter and no matter how eminent Ayatollah Jannati is, the text of the Constitution does not seem to provide for the Council to intervene in local elections. According to article 173 of the Constitution, it is solely the remit of the Court of Administrative Justice to judge the legality of Mr. Niknam’s election. One may be tempted to say that the Guardian Council’s move is “unconstitutional”.

The dynamics of Iranian politics are not much different from those occurring all over the world: politics are a means to redistribute assets  within a given human community. These assets can be tangible (land, hard money, real estate, jewelry, food, etc.) or intangible (the granting of/appointment to an office, a title of symbolic and/or social significance being bestowed, an alliance of any kind, etc.). The mechanics of redistribution can be more or less transparent, legal or legitimate. Politics is one way to achieve a final end state (whatever it is).

The way this redistribution is carried out, though, is often more impactful than the actual wealth (either material or symbolical) being redistributed. Here, the resource at stake could be the ability to influence the local government’s policies and decisions. One has to recall that the 2017 Iranian elections saw Reformist factions victorious not only at the state level (Presidency, the Islamic Consultative Assembly/Parliament) but also at the local levels (they notoriously won the Tehran City council and the mayoral office – two different institutions). Over the last few months, the more conservative factions of Iranian powerbrokers have been trying to reconstitute their capacity to influence politics.

The Guardians Council is a bastion of the status quo and principlist factions. It is also a state organ. Half of its members (the mujtahids) are appointment by the Supreme Leader, while the other half (the jurists) are elected by the Consultative Assembly of Iran (the Parliament) from a list drawn by the Head of the Judiciary, himself appointed by the Supreme Leader.

What’s happening in Yazd seems to pit the state – more precisely the ability of the most conservative groups of Iranian politics to influence the country’s political play – against a city council.

Of note: Mr. Niknam is a Zoroastrian. Zoroastrianism is one of the religions indigenous to Iran. It was the official belief of the Sassanid Empire before the Muslim conquest replaced it with Islam. Zoroastrianism holds a specific place in the Iranian Constitution (art. 13, art. 64) and it is a religion recognized by the state. Mr. Niknam was allowed to run, win and carry through his previous mandate (2013-2017) unhindered.

In other words, Ayatollah Jannati considers Mr. Niknam illegitimate to represent a constituency where the vast majority of people are Muslims. Under the guise of upholding the spirit of the Constitution, the conservative factions of the Principalists may be attempting to regain influence at the local level at the cost of the rule of law in Iran. The population of Yazd is one of the more traditional and religious in Iran. Yet a Zoroastrian was elected for a second term. It is perhaps no wonder that some factions that ended up on the losing side in May are anxious about their ability to regain some leverage to legally influence the mechanism of redistribution.

There may be local realities and less obvious dynamics which may have led to the legal and political play currently unfolding in Yazd city. Yet, this can only happen when a critical mass of a population has reached a certain level of political consciousness and economic empowerment. Contrary to what may be perceived from outside, Iranian society, very likely because of its high level of education and its demographic trends, is far more diverse and lively than meets the eye. What is being played out in Yazd is one manifestation of the complexities of Iran.


Geoffrey PIERREGeoffrey PIERREMay 5, 2018
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Impossible de passer à côté de la guerre économique que sont en train de se livrer les deux plus grandes puissances mondiales. L’un adopte une posture protectionniste tandis que l’autre répond aux représailles tout en prônant plus d’ouverture. En omettant volontairement de les nommer, il est intéressant de mettre en relief leur place respective dans les positions tenues. Il y a peu, on aurait tout naturellement inscrit la Chine comme étant l’acteur protectionniste et les Etats-Unis critiquant vivement les mesures adoptées. Pourtant, aujourd’hui les rôles sont inversés. La guerre économique a toujours existé entre ces deux nations mais son exposition sur la place publique et le renforcement de son intensité font des évènements récents un cas bien particulier.

Une guerre économique qui s’intensifie

Ce nouveau tournant dans les relations commerciales sino-américaines a pris forme lors d’une déclaration de Donald Trump le 1er mars 2018 qui suggérait des mesures protectionnistes à l’encontre de la Chine. Le bras de fer protectionniste prendra réellement forme au moment de la signature d’un texte de loi le 22 mars 2018 par le président américain sur la possibilité d’imposer des droits de douane sur les importations chinoises à hauteur de 60 milliards de dollars. Cette taxation concerne 128 produits chinois dont des taxes sur l’acier et l’aluminium, produits particulièrement sensibles dans le modèle économique chinois. La réaction de l’empire du milieu ne s’est pas fait attendre et s’inscrit dans une politique de défense puisque les mesures prises sont le miroir parfait des menaces américaines, soit une hausse des droits de douane sur 128 produits américains pour un montant total similaire. S’ensuit une escalade des annonces chocs, en grossissant toujours un peu plus l’enveloppe de taxation douanière. Cependant, l’intervention de Xi Jinping au forum de Boao, considéré comme le Davos asiatique, s’avère être l’amorce d’un changement profond quant à la politique économique mené par la Chine. Mais avant d’analyser ce discours, essayons de comprendre comment ces deux nations ont atteint un tel niveau de tension.

Chine : vers une émancipation

La Chine construit son expansion depuis les années 1970 à travers un modèle d’exportation principalement orienté vers les Etats-Unis. Cela a permis à la Chine, année après année, d’engendrer un excédent commercial soutenant une croissance continue qui, pendant les périodes les plus prospères, a connu un PIB à deux chiffres ! L’exportation n’est pas la seule raison à son expansion, celle-ci n’aurait pu perdurer sans l’appui d’un régime protectionniste. Les principaux leviers sont divers, mais on peut citer en premier lieu la manipulation de la devise chinoise en ayant recours à la dévaluation du yuan lorsque celui-ci s’apprécie un peu trop face au dollar, freinant ainsi leur exportation. D’autres mesures, comme les taxes sur les produits étrangers, le dumping ou encore l’assimilation de propriété intellectuelle en obligeant les entreprises étrangères à contracter un partenariat avec une société chinoise, vont dans le sens d’une économie mondialisée à sens unique.

Dans ces conditions la Chine a amassé de grandes richesses, impactant dans un premier temps les zones côtières pour ensuite se répandre à l’intérieur des terres. La conséquence directe est l’augmentation des salaires entrainant la hausse du niveau de vie de la population, d’une nouvelle classe sociale et de nouveaux besoins. Devant la nouvelle Chine qui émerge, se dressent de nouveaux défis. Pour faire face à l’amélioration significative du niveau de vie de la population chinoise, il faut repenser son modèle économique. En effet, ce dernier ne peut subsister indéfiniment, le coût de la main d’œuvre chinoise ne jouit plus d’un avantage compétitif notamment au regard des nouveaux pays émergents. La croissance par l’exportation a atteint ces limites, et avec lui celui d’une économie protectionniste.

Pour maintenir une croissance aux alentours de 6,7%, objectif déterminé par la Chine pour soutenir sa demande interne, elle a besoin de tourner son économie vers l’ouverture. On ne compte plus les investissements chinois à l’étranger qui touchent tous les continents du monde mais surtout l’Afrique et l’Europe. Elle cible de plus en plus des entreprises de hautes technologies pour acquérir un savoir-faire afin d’accroitre son indépendance en devenant à son tour pionner des changements de demain. Ce rapport à l’ouverture était unilatéral, l’Europe par exemple, étant totalement inerte dans son rapport commercial avec la Chine, en laissant à cette dernière toute la place dont elle avait besoin tout en subissant les mesures protectionnistes chinoises.

Etats-Unis : Vers un regain de protectionnisme

Les Etats-Unis d’Amérique ont connu une domination sans partage et ont usé de leur influence pour imposer leur vision du monde. Rien ne résiste aux Etats-Unis, mais rester leader lorsqu’on est un pays pleinement développé, nécessite une croissance par la consommation. Dans les années 1970, un allié de poids est trouvé en la présence de la Chine. Les Etats-Unis vont ainsi connaitre une croissance par l’importation massive de produits chinois peu coûteux, important par la même occasion de la désinflation. Le revers de la médaille est un important déficit commercial qui sera financé, entre autres, par cette même Chine (encore plus aujourd’hui). Les Etats-Unis sont donc le principal acteur de la montée en puissance de la Chine dans l’échiquier mondial. Cette ascension continue est telle que la machine chinoise parait inarrêtable. Chose impensable il y a quelques années, la Chine devient une menace crédible au rang des plus grandes puissances mondiales. Réflexe naturel que de protéger sa position dominante, les Etats-Unis vont renforcer petit à petit leurs mesures protectionnistes. Toutefois, ils font face à deux problématiques. La première étant le poids que représentent désormais la Chine et qui lui permet de résister aux pressions du gouvernement américain. La seconde concerne la dette américaine qui est en grande partie financée par la Chine lorsqu’elle achète les bons du trésor américains, il est donc très difficile pour les Etats-Unis de s’affranchir complètement de la Chine. Sa relation diplomatique avec le gouvernement chinois est donc très importante, ce qui contraint le gouvernement américain à prendre en considération les conséquences que pourront entrainer leurs décisions sur leur relation commune. Ces deux raisons expliquent certainement le comportement de Donald Trump et sa difficulté à imposer unilatéralement ses conditions.

Le visage de la nouvelle Chine ?

Nous sommes selon toute vraisemblance, à un tournant dans l’évolution du modèle économique chinois. C’est ainsi que, comme évoqué, la Chine a répondu dans un premier temps par un revers protectionniste. Fait plus surprenant, son récent discours de Boao que nous évoquions comme étant un changement majeur. La raison est l’orientation très pacifique et très libérale du discours de Xi Jinping dont voici quelques extraits : “notre destination doit être une mondialisation juste qui ne laisse personne de côté, car c’est le meilleur moyen de parvenir à un développement pacifique et durable dans l’intérêt des peuples, des communautés et des pays”, “Une chose doit cependant être très claire : l’isolationnisme, le protectionnisme et l’exclusion ne rendront pas la mondialisation équitable”. L’ouverture semble être le leitmotiv de cette nouvelle Chine qui s’appuie également sur d’autres annonces de poids comme une réduction des droits de douane ou encore l’ouverture des entreprises et de la sphère financière chinoise (banque, courtage, assurance, gestion d’actifs) aux investisseurs étrangers.

 

Quel futur pour les deux nations ?

Cependant, ceux qui suivent de près la Chine auront certainement comme adage, prudence est mère de sureté, au regard des nombreuses promesses n’ayant pas aboutis en acte, loin s’en faut. Pourtant, les circonstances sont bien en faveur d’un changement de cap, amorcé timidement, qui peut prendre son essor dans un future proche. Le besoin de la Chine est de s’inscrire pleinement dans la mondialisation pour répondre à divers enjeux. D’une part, combler sa demande intérieure et son ambition d’être leader mondial, d’autre part, de contrecarrer la pression sans précédent exercée par les Etats-Unis. Ces éléments sont autant de raisons favorisant l’alignement des planètes, et par conséquent un changement de paradigme.

De leur côté les Etats-Unis, qui ont toujours été ancré dans le protectionnisme mais de manière suffisamment subtile pour ne pas s’afficher comme tel, continueront d’intensifier leurs positions « America first » tant qu’ils n’auront pas obtenu de la Chine au moins une partie de leurs requêtes. En effet, au-delà des mesures économiques, ils ont engagé leur image dans cette lutte, il est important, si ce n’est primordial pour eux, de rester la superpuissance telle qu’elle est perçue par l’ensemble des nations. Une simple adoption d’une mesure phare comme l’abaissement des tarifs douaniers chinois sur les produits américains dans le secteur de l’automobile leur permettrait de sauver la face tout en évitant une escalade néfaste de ses relations avec la Chine.

 

Sources :

https://www.tdg.ch/monde/asie-oceanie/xi-jinping-promet-ouverture-economique/story/30771073

http://french.xinhuanet.com/2018-04/11/c_137102643.htm

https://www.huffingtonpost.fr/2018/04/01/guerre-commerciale-la-chine-repond-aux-etats-unis-en-taxant-128-produits-americains_a_23400565/

https://www.investing.com/

https://investir.lesechos.fr/index.php

LA FRANCE : malade imaginaire ? – Jean-Paul Betbeze – 2017

 

 

 



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