Vincent LITZLERVincent LITZLERJuly 17, 2018
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Une Consommation qui a doublé en vingt ans.

La consommation mondiale de café est passée de 142,4 millions de sacs (de 60 kilos) à 155,6 millions de sacs entre 2013 et 2017, soit une évolution de 9,27 % en seulement 4 ans (source:USDA).

En 2017/2018, elles devrait même atteindre un nouveau record de 158,5 (+1,86 %) millions de sacs, ainsi que le niveau de stock mondial le plus faible depuis cinq ans avec seulement 29,3 miilions de sacs toujours d’après l’USDA

Mais comment évolue l’offre pour répondre à cette demande grandissante?

La production mondiale de café pour 2017/2018 devrait s’établir à 155,3 millions ce qui entraine un deficit de 3,2 millions de sacs de café. Malgré une augmentation de 0,92% de la production, le deficit entre la production et la consommation reste toujours présent.

Vient s’ajouter à ce déficit un problème majeur qui est le réchauffement climatique.

Le café craint les zones rudes et préfére les temprératures moyennes comprises entre 18 et 25°c. L’arabica est le plus menacé car celui-ci supporte très mal les moindres fluctuations de température, d’ensoleillement ou même d’humidité.

La colombie a déjà perdu 20000 hectares de plantation en 20 ans à cause de l’augmentation de ses températures.

Au Vietnam ce fléau entraine la proliferation d’insectes ou de maladies qui ravagent les plantations de robusta.

Si la temprérature augmente de 2 degrés Celsius, voir plus d’ici 2050 alors la production de graines sera réduite de 73 à 88% dans les zones les plus propices.Cela entrainerait un impact négatif sur la saveur de celui-ci ainsi que sur son prix.

Actuellement plusieurs methodes sont mises en place pour essayer de conserver le café comme nous le connaissons aujourd’hui.

Premièrement, il y a des Investissements dans la création de nouvelles variétés d’Arabica plus resistant tout en preservant le goût tant apprécié des consommateurs.

De nombreux acteurs mettent en place des programmes de développement durable ce qui va permettre de lutter directement avec la source du problème.

La dernière solution serait de déplacer la culture du café vers des zones où l’altitude est plus élevée, afin que la température reste adaptée.

Conclusion:

Malgré une menace sur la deuxieme matière première la plus échangée dans le monde celle-ci bénéficie encore de beaux jours devant elle grâce aux acteurs de ce marché qui essayent de trouver des dispositifs pour conserver le café comme nous le connaissons aujourd’hui.

Alors apprécions le voyage gustatif que nous procure le café.


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Contexte historique :
Le Cameroun a connu son indépendance en 1960 mais ce n’est que dans les années 1970, sous l’effet d’une croissance spectaculaire du secteur pétrolier que le Cameroun a enregistré une croissance économique forte. Ce qui a eu pour résultat de doubler son produit intérieur brut (PIB) par habitant en seulement 15 ans. Ce pendant après le déclin du « peak oil » en 1985, la dégradation des soldes budgétaires du pays ont contribué le plonger dans une profonde crise économique jusqu’au milieu des années 1990. Cette période a été́marqué par une forte dégradation de l’évolution du revenu par habitant et a mis en avant les faiblesses économiques du Cameroun dans son potentiel de croissance.

Les enjeux économiques :
l’enjeu économique majeur du pays demeure la mise en place d’un système de croissance qu’on pourrait appelé « post-pétrolier » permettant de diversifier davantage l’économie pour lui permettre des perspectives de croissance régulière et stable sur le long terme. A l’heure d’aujourd’hui et au vu de son histoire nous constatons un déséquilibre important dans la balance commerciale du pays qui se caractérise principalement par une abondance de ces exportations de biens primaires, notamment de pétrole. L’un des enjeux majeur pour l’avenir serait de mettre en oeuvre sa capacité de diversification et de développement de ces activités économique.

Quels secteur le Cameroun pourrait exploité pour soutenir sa croissance ?
La crise économique mondiale de 2008 nous a permis de mettre en évidence certain élément sur lesquelles nous pouvons travailler:

  • La baisse des prix mondiaux des principaux produits d’exportations comme le pétrole et les produits
    miniers ont entrainé une détérioration importante des termes de l’échange.
  • La baisse de la demande mondiale sur les exportations de bois.
  • La baisse des liquidités internationales et de l’accès aux financements internationaux, retardant le
    financement de certains projets d’investissement comme le secteurs de l’énergie et des mines réduisant
    les entrées de capitaux et donc peux d’investissement.

Fort de ce constat, nous nous rendons bien compte que le ralentissement enregistré en 2008 et 2009 démontre une grande dépendance de la santé économique du pays aux crises financière. Alors il me paraît évident qu’l serait stratégique que concentré les richesses du Cameroun dans l’exploitation de produit qui serait moins impacté par des risques de crise économique. Comme par exemple le développement de l’agriculture. En effet les publications du FMI nous permet de constaté qu’à la suite de la crise économique a la croissance à repris de 2,9 % en 2010 puis de 4,1 % en 2011 grâce aux performances du secteur primaire. En grande partie par l’agriculture vivrière. Mais aussi dans le tertiaire, par les activités de commerce et les télécommunications. Les enjeux en termes d’emploi et de perspective de croissance sont importants.

Pépites de Croissance:

  1. Il existe d’important gains de productivité́à réaliser dans le secteur agricole. Le Cameroun dispose de grande capacité de production dans le cacao, le café́, le coton, les productions maraichères, bananes et bien d’autres. Ceci constitue une réelle source de richesse sachant la demande mondiale grandissante sur ces produits.
  2. le potentiel hydroélectrique du pays est exceptionnel le deuxième d’Afrique, le développement des infrastructures à travers le lancement de grands projets structurants à grande échelle conditionnerait l’accélération de son développement.
  3. La plus grande part du PIB est aujourd’hui constituée du secteur des services, qui dispose d’une marge importante d’évolution. Notamment dans les services financiers. Le secteur bancaire n’est pas encore très développé au Cameroun, peu de personne dispose d’un compte bancaire. L’informel représente à ce jour 80% des activités économiques du pays.

Carine BAYACarine BAYAJuly 17, 2018
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CONTEXTE

L’Afrique possède une grande variété de conditions climatiques qui favorisent une gamme de production agricole conséquente. De par ses saisons de pluies et sa végétation relativement clairsemée, son potentiel agricole est indéniablement l’un des plus importants des années à venir.

Cependant, elle importe encore en quantité importante, des produits agricoles et alimentaires pouvant être produits sur le continent. En effet l’importation de produits alimentaires sont évalués à 25 milliards USD et pourrait passer la barre des 110 millions USD d’ici 2025. Une situation bien paradoxale pour un continent à fort potentiel agricole. L’on comprend ce paradoxe, lorsqu’on sait que plusieurs raisons y sont à l’origine à savoir : la pauvreté, car en effet la moitié de la population africaine vit dans des zones rurales et comptent uniquement sur l’agriculture comme moyen de subsistance. Ceci engendre donc une faible productivité quand on sait que c’est dans ces zones-là qu’il y a le plus de terres cultivables. Ajouté à ça la déficience des infrastructures et des techniques agricoles pas modernisés, entrainant le sous-développement du secteur agroindustriel.

On prête généralement peu d’attention à la chaîne de valeur qui achemine les denrées et les produits agricoles jusqu’au consommateur final dans le pays et à l’étranger. Cette négligence coûte très cher en termes de pertes considérables de valeur ajoutée et de possibilités d’emploi. L’agro-industrie dans les zones rurales africaines est pour ainsi dire, inexistante ou à l’état embryonnaire. En conséquence, les pays sub-sahariens subissent d’énormes pertes après-récolte, atteignant les denrées agricoles périssables comme les fruits et les légumes, une moyenne de 35-50 % de la production réalisable totale, et entre 15 et 25 % en ce qui concerne les céréales.

CERTAINS MONTRENT L’EXEMPLE

S’il est vrai que le secteur agro industriel de l’Afrique sub-saharienne peine à se développer, certains pays arrivent à sortir la tête de l’eau, dans un continent noyé dans son propre potentiel. Leur crédo : Transformer su place les aliments produits localement. Une initiative enthousiaste même face aux obstacles cités plus haut. En Afrique de l’ouest, plus particulièrement au Sénégal, c’est le maraichage qui connait un développement plus qu’encourageant ; en effet grâce a une ferme volonté politique de l’Etat traduite dans ces projets de développement incitant à améliorer la qualité du produit et à la mise en place d’une logistique efficace, le Sénégal s’annonce s’être approché de l’autosuffisance dans la culture des oignons des pommes de terre. En côte d’Ivoire Les autorités ivoiriennes mesurent assez bien les enjeux et l’importance de relever le niveau de transformation de toutes ces spéculations agricoles. Leur ambition se traduit par l’objectif assigné au second PND, celui de 2016-2020, censé conduire le pays vers l’émergence. La Côte d’Ivoire n’a que deux produits qu’elle parvient à transformer en intégralité. Il s’agit du palmier à huile et du coton en graine. Pour le reste, les taux de transformation varient d’une spéculation à une autre – le cacao à hauteur de 30%, et moins de 5% pour les autres produits d’exportation comme l’anacarde, le café, l’hévéa, la mangue et l’ananas. Lorsqu’on compare le pays à deux autres gros producteurs de noix de cajou comme le Ghana et le Nigeria, l’écart est considérable. Ces deux Etats africains transforment actuellement 40% de leurs noix de cajou. Elle reste néanmoins leader dans la production de certains produits agricoles.

Les transformations commencent à se matérialiser dans certaines régions d’Afrique. C’est ainsi que l’on peut noter au nombre des exemples de transformation de l’agriculture dans certains pays africains, l’enregistrement des agriculteurs nigérians et la distribution des intrants agricoles à ceux-ci, l’extension de la floriculture en Éthiopie, l’essor de l’horticulture au Kenya, l’amélioration des rendements du riz au Sénégal et au Mali, la réduction rapide et substantielle de la malnutrition au Rwanda, l’intégration verticale et la transformation des produits agricoles au Maroc, ainsi que la production de coton au Burkina Faso.

DES MESURES ET STRATEGIES SUR LES RAILS

En dépit des nombreux obstacles à surmonter par la communauté africaine, des améliorations sont observées dans des pays cités ci-dessus. Cependant bien qu’encourageantes elles restent néanmoins suffisantes, car la plupart doivent améliorer ou créer de nouvelles stratégies afin de satisfaire la demande intérieure et extérieur. De ce fait les stratégies mises en place ont pour points directeurs, la mise en place de partenariats entre les différentes entités à savoir les partenaires du développement, ls entités du secteur privé, les institutions communautaires et ls entités de la société civile, la réalisation d l’augmentation de la valeur d la production, l’augmentation des investissements dans les infrastructures physiques et immatériels facilitatrices, et la promotion des flux de financements visant l’agriculture. L’agenda pour la transformation de l’agriculture accordera la priorité à l’inclusion des petits exploitants agricoles et des jeunes, ainsi qu’à l’avènement d’une nouvelle génération d’agriculteurs. Des initiatives que la Banque Africaine de Développement (BAD) devra coordonner et diriger. Entre 2011- et 2015 celle-ci a investi près de 612 milliards USD et prévoit un accroissement des investissements à hauteur de 2,4 milliards USD. On ne peut que rester optimiste.

Une excellente occasion se présente d’examiner sous un jour nouveau les coûts sociaux et économiques actuels liés à la faible productivité du secteur de l’agriculture. Ce qui a été jusqu’ici une relative faiblesse pour le continent africain peut être redéfini comme un atout et, plus important encore, une des solutions les plus rapides pour nourrir et employer des millions de personnes et les sortir de la pauvreté. La transformation agricole s’est révélée une entreprise complexe, mais elle est de plus en plus comprise à mesure qu’apparaissent des poches d’interventions couronnées de succès à travers le continent.

 


Mamadou FOFANAMamadou FOFANAJuly 16, 2018
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La Côte d’Ivoire est un pays ouest africain dont l ‘économie est basée sur l agriculture. Premier producteur mondial de cacao depuis de nombreuses années, elle a sue maintenir cette position malgré l’importante crise de 10 ans qu’elle a traversé. La production ivoirienne ne fait qu’augmenter en moyenne sur le cinq dernières années malgré une baisse du prix mondial. En effet la production ivoirienne est passée à 4.69 millions de tonnes contre une estimation de 4,55 millions de tonnes. Il faut dire que la culture du cacao en Côte d’Ivoire connaît beaucoup de problèmes notamment le travail des enfants et les conflits foncier entre différentes communauté.

Le gouvernement ivoirien lutte contre ces fléaux en menant des campagnes de sensibilisation contre le travail des enfants et aussi en effectuant un contrôle plus élevé des espaces cultivable. Ce travail positif du gouvernement qui s’accentue de plus en plus pourrait apporter un résultat positif en diminuant le travail des enfants donc une baisse du main d’œuvre dans les champs de cacao. L’autre problème fondamentale qui se pose est celui du foncier car une très grande partie de la forêt classée est utilisée par les populations autochtones et qui grâce à une négligence des autorités , des milliers d’hectares de forêt sont utilisés pour la culture du cacao . Il y a des affrontements entre différentes communauté sur ces terres faisant plusieurs mort et ce là se répète pratiquement tous les ans. L’ exemple récent est le conflit de guiglo. Ceci étant pour éviter les conflits le gouvernement dans sa recherche de solutions durable cherche à interdire toutes sortes d’utilisation de forêt classée.

Toutes ces actions du gouvernement qui sont à saluer auront un effet sur la production ivoirienne qui connaîtra une baisse significative. Une solution alternative pourrait se proposer et celle-ci consisterait à ce que le gouvernement mécanise l’agriculture en innovant des techniques nouvelles . L’agriculture ivoirienne qui est restée au même niveau depuis plus de 50ans. En effet cette modernisation aurait put compenser cette baisse future par une forte production sur un petit espace et avec peu de main d œuvre. Il est fort probable que nous assistons de manière impuissante à une baisse de la production a long terme.

Les prix à l international qui depuis un moment sont restés stable à la baisse pourrait connaître une évolution à la hausse à cause de l instabilité des conditions de la culture du cacao en Côte d’Ivoire .


Mamadou FOFANAMamadou FOFANAJuly 16, 2018
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En 1960, vu les problèmes de reboisement au nord de la côte d’Ivoire , l’idée d’introduire l’anacarde fait son chemin et ce n était pas pour une raison économique mais écologique mais en 1970, les objectifs de départ qui portaient pour l’essentiel sur les qualités végétatives de l’anacardier vont se trouver élargis quand ses fruits commencent à acquérir sur le plan international de la valeur marchande. L’on ne regarde donc plus l’anacardier comme un arbre forestier destiné uniquement au reboisement et dont les pommes sont consommées sous la forme de fruits frais par les populations. Il est désormais vu comme une plante dont les noix peuvent être exploités et faire l’objet de spéculation à l’instar du cacao et du café. La côte d’Ivoire étant un pays producteur et même le premier en cacao et 3 ème en café n’avait pas vraiment besoin de l’anacarde tant son prix était en dessous des deux premiers cités. La prospérité de la côte d’Ivoire étant basée sur les cultures qui poussaient uniquement au sud a eu comme conséquence le développement et l’avance du Sud sur le nord dans tous les domaines de développement d’où l’afflux des populations du Nord vers le sud.

Pendant de nombreuses années les populations du Nord ont essayés de développer la culture du Cotton sans succès jusqu’à dans les années 2000 où il y a eu un essor dans la culture de l’anacarde simultanément avec l’augmentation et la valorisation de l’anacarde. Les jeunes qui auparavant vivaient de la culture du fonio maïs et soja ont subitement découvert la Marne financière de la culture de l anacarde et donc ce sont empressés pour développer cette culture . Voyant les premières récoltes après 4 ans en moyenne les autres jeunes en ont fait leur culture de prédilection. Motivés par la concurrence entre les jeunes , cette culture s’ est rapidement développée dans cette région de la côte d’Ivoire faisant ainsi de ce pays le premier producteur de l anacarde au monde. Aujord’hui au nord de la côte d’Ivoire les jeunes qui avaient difficilement des vélos comme moyen de déplacement ont aujourd’hui pratiquement tous des motos et certains des voitures, ce qui serait impossible sans la culture de l anacarde aujourd’hui.

Vu l’enthousiasme des jeunes les aider en motorisant cette culture ne fera que de réduire le chômage et contribuer à développer d avantage toutes ces régions autrefois laissées pour compte.

Le gouvernement commence à prendre très au sérieux la filière anacarde vu son impact non négligeable sur l économie du pays, étant donné le nombre de jeunes ivoiriens qui partent à l aventure en se sacrifiant dans la méditerranée il est primordial de développer des secteurs pourvoyeurs d emploi et de richesse pour la stabilité sociale des familles.


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1.) Le contraste entre la pauvreté et la richesse.

Le Mali est un pays enclavé situé en Afrique de l’ouest avec une superficie 1 241 238 km2 Il fait frontière avec sept pays dont ’Algérie au nord, le Niger et le Burkina Faso à l’est, la Côte d’Ivoire, la Guinée au sud, la Mauritanie, et le Sénégal à l’ouest.

Le Mali a une population de 17,9millions de personnes, Les principales villes sont Bamako, la capitale, Kati, Kayes, Koulikoro (ville) , Ségou, Mopti, Sikasso, Tombouctou(ville), Gao (ville) et Kidal (ville).
Il possède un sous-sol riche en minerais notamment en or, ce qui lui vaut le titre de 3eme pays producteur d’or d’Afrique et 16eme au monde. Il est cependant, le 17eme pays le plus pauvre au monde.

  • Contraste entre la pauvreté et la richesse.
    1-1 classement des 25 pays des plus pauvres du monde.
    1-2 classement des 55 pays producteurs d’or au monde.
    Le MALI occupe la dix-septième place dans le classement des pays les plus pauvres au monde.

1-1 classement des 25 pays des plus pauvres du monde

Classement 2015 : Les 25 pays les plus pauvres du monde

Selon le classement de Forbes, basé sur des données du FMI (fonds monétaire international), le continent le plus riche du monde (Afrique) a les habitants les plus pauvres au monde. En effet, parmi les 25 pays les plus pauvres au monde, seuls trois ne sont pas africains.

Ci-dessous, un tableau listant les 25 pays les plus pauvres au monde.

Rang Pays                         PIB par habitant
(en dollars US)
1           Burundi                     315,2
2           République               338,7
centrafricaine
3           Malawi                      352,7
4           Gambie                     384,2
5           Madagascar             392,6
6           Niger                         403,4
7           Libéria                      469,1
8          République              478,2
démocratique
du Congo
9           Guinée                      545,6
10         Togo                          578,1
11         Guinée-Bissau         582,2
12        Afghanistan              614,9
13        Ouganda                    625,3
14        Mozambique            626,2
15        Erythrée                    630,3
16        Burkina Faso           631,4
17        Mali                           672,2
18        Sierra Leone            675,2
19        Ethiopie                    702,1
20       Bénin                         709
21        Comores                   736,8
22       Rwanda                     742,9
23       Népal                         751,1
24       Haïti                          829,6
25       Sénégal                     934,6

Cette pauvreté accrue si visible sur ce tableau est malheureusement la description du Mali, sa visibilité, son rayonnement géostratégique, et son développement sont entachés par cette étiquette.

Paradoxalement il fait aussi partie des grands pays producteurs d’or, même à ce niveau les statistiques sont intellectuellement et expressément fausses car la réalité et la vérité n’arrangent pas les multinationales qui profitent du Mali au vue et au su du monde entier.
Cette naïveté ou l’ignorance des dirigeants maliens pénalise le Mali dans son développement économique ; car l’or du Mali n’est pas estampillé en son nom ; mais au nom d’un autre pays ou d’un exploitant en grossissant ainsi la production d’or de l’un ou grandissant la notoriété de l’autre.

1-2 classement des 55 pays producteurs d’or au monde

Le tableau des pays producteurs dans le Monde

Rang           Pays                      Quantité d’or              En % par rapport  
Mondial    producteurs       extraite en 2014         à la production
                                                      (en tonnes)                  mondiale (à 0,01 près)

1.)             Chine                                   462                                      14,74
2.)            Australie                              272,4                                  08,68
3.)            Russie                                  266,2                                  08,50
4.)            États-Unis                          210,8                                   06,73
5.)            Pérou                                   171                                        05,46
6.)            Afrique du Sud                  167.9                                    05,36
7.)            Canada                                151,3                                     04,83
8.)            Mexique                             110,4                                     03,52
9.)            Ghana                                 104,1                                     03,32
10.)          Brésil                                    90,5                                     02,89
11.)           Indonésie                            89,5                                     02,86
12.)          Ouzbékistan                        85                                        02,71
13.)          Papouasie-
Nouvelle-Guinée                67,2                                    02.14
14.)          Argentine                             60                                       01,91
15.)          Kazakhstan                          49,2                                    01,57
16.)          Mali                                       48,6                                    01.55
17.)          Chili                                       44,5                                    01.42
18.)          Colombie                              43,6                                    01,39
19.)          Burkina Faso                       38,9                                    01,24
20.)         République                          36,1                                     01,15
Dominicaine
21.)          République                        35,8                                       01,14
Démocratique du Congo
22.)          Mongolie                            32                                          01,02
23.)          Soudan                               31,9                                       01,02
24.)          Turquie                              31,3                                       01,00
25.)          Zimbabwe                         23,9                                         0,76
26.)          Guinea                               23,5                                         0,75
27.)          Venezuela                         22,7                                          0,72
28.)          Kirghizstan                      19,2                                           0,61
29.)          Surinam                            18,1                                           0,58
30.)          Côte d’Ivoire                    17,6                                           0,56
31.)           Guyane                             16,2                                           0,52
32.)          Équateur                           15,3                                           0,49
33.)          Égypte                                11,7                                           0,37
34.)          Éthiopie                             11,5                                           0,37
35.)          Nouvelle-Zélande             10,8                                          0,34
36.)          Mauritanie                         10,1                                           0,32
37.)          Sénégal                                 8,6                                           0,27
38.)          Finlande                               7,5                                           0,24
39.)          Japon                                    7                                              0,22
41.)           Nicaragua                           6,8                                           0,22
42.)          Bolivie                                  6,6                                           0,21
43.)          Suède                                    6,5                                           0,21
44.)          Guatemala                           6,2                                           0,2
45.)          Corée du Nord                    6,0                                           0,19
46.)          Thaïlande                             5,4                                           0,17
47.)          Laos                                       5                                               0,16
48.)          Malaisie                                5                                               0,16
49.)          Zambie                                  4,8                                           0,15
50.)          Arabie Saoudite                   4,7                                           0,15
51.)          Bulgarie                                  4,4                                           0,14
52.)          Madagascar                           3,3                                           0,11
53.)          Iran                                         3                                               0,1
54.)          Tadjikistan                            3                                               0,1
55.)          Honduras                              3                                                0,1
– TOTAL                                             3088,8                                       98,58

– Autres pays                                      44,5                                              1,42
– TOTAL GÉNÉRAL                       3133,3                                             100

2.) Les différentes mines d’OR du MALI.

Le Mali regorge des ressources minérales incommensurables : il possède 9 mines d’or dont 5 en phase d’exploitation qui sont :

Les Mines d’or de Kodiéran : ( Wassoul’or.sa )

Elle est sur une superficie de 1,27 km2 avec un gisement de 42, 22 tonnes d’or sur les 82 tonnes d’or mises en évidence et dont l’exploitation selon les prévisions doit durer 8 ans.

Cette mine est exploitée par la société wassoul’or est cotée à la bourse de francfort. Cependant, les évènements du 22 mars 2012 au Mali ont eu une incidence très négative sur la mine.

Mines d’or de kalana (Somika.sa)
Première mine industrielle découverte en 1985 Aujourd’hui elle est la propriété de la société Avnel Gold Mining Limited, partenaire majoritaire à 80 % de la société Somika.sa, les 20% appartenant à l’Etat malien. En août 2009, Avnel a signé un contrat de partenariat stratégique (joint-venture) avec la société IamGold, principalement pour la recherche et le développement de la réserve. Ledit contrat entre les deux sociétés porte sur un investissement de 11 millions de dollars. Kalana produit en moyenne seulement quelques 360 kilogrammes d’or avec des pics de 700 kilos en 2006, 2007 et 2008. De sa mise en exploitation à nos jours, la mine a produit 8 tonnes d’or dont 5,47 tonnes depuis la reprise de la mine par la société Avnel. Elle a rapporté au trésor public malien quelques 45 milliards FCFA.

La mine d’Or de Morila.sa
Le capital de la société Morila.sa est constitué de 20% pour l’Etat malien, 40% pour AngloGold Ashanti et 40% pour Rand Gold Ressources, cette dernière société assurant la gestion de la mine. La mine d’or de Morila a été très productive, pour ne pas dire la plus productive des industries aurifères au Mali. En effet, de 2000 à 2013, elle a produit 225,25 tonnes d’or. C’est à dire beaucoup plus que les recherches et autres forages avaient prouvé comme réserves (103,720 tonnes selon les études de départ).

Au cours des dix premiers mois de l’année 2012, la mine a produit 6,38 tonnes d’or avec un coût de production de 796 dollars l’once. De 2000 à 2013, le coût moyen de production de l’once d’or à Morila a été de 274 dollars. Selon les chiffres fournis par les responsables de la mine, de sa mise en service à fin 2011, la société Morila.sa a distribué à ses actionnaires 665 milliards FCFA dont 133 milliards FCFA de dividendes versés à l’Etat malien. De son ouverture à 2011, la contribution de Morila.sa à l’économie malienne s’est fixée à un total de 812 milliards FCFA classant la mine au premier rang des entreprises maliennes en termes de chiffre d’affaire en année 2007. Cependant, elle a fait l’objet d’un redressement fiscal de l’ordre de 5,6 milliards FCFA infligé à la mine. Une affaire en cours de traitement avec le gouvernement malien.

Mine de Syama (Somisy.sa)
Exploitée par La société Rand Gold Ressources jusqu’en 2001. Mais pour des problèmes d’ordre essentiellement technique, la mine est fermée en 2001. En avril 2003, l’australienne Resolute Mining Limited signe avec Rand Gold une option de 12 mois aux fins de rouvrir la mine. En avril 2005, Resolute finalise une étude d’optimisation des ressources de la mine et l’acquiert définitivement. L’étude de Resolute met en évidence des réserves de minerai de 66 579 779 tonnes contenant 200, 108 tonnes d’or soit l’équivalent 6 433 722 onces d’or. C’est à dire beaucoup plus que les études menées avant, d’abord par BHP (77,759 tonnes d’or) puis par Rand Gold (80,869 tonnes d’or). La société Resolute a rouvert la mine en 2009. Sous Resolute, la mine de Syama a produit 11,72 tonnes d’or de 2009 à aujourd’hui.

Au cours des dix premiers mois de l’année 2012, Syama a produit 4,6 tonnes d’or. De sa mise en service en 1990 à 2012, la mine de Syama a produit au total 56,68 tonnes d’or. Cet or a été extrait d’une carrière à ciel ouvert qui atteint aujourd’hui 1,4 km de longueur, 1 km de largeur et 440 mètres de profondeur. La durée de vie de la mine de Syama est de 15 ans, c’est à dire jusqu’en 2024. Le reste du minerai en réserve est estimé à 47 970 000 tonnes soit l’équivalent 144, 388 tonnes d’or.

Goldfield (Komana)

Goldfield hérite du site de Komana découvert entre 1992 et 1996 par un autre géant, BHP-Utah.

L’entreprise North puis la société Glencar mène les travaux géologiques. Mais Glencar est durement frappé par la crise financière internationale de 2009.

En cette même année, Glencar signe une JV avec Goldfield qui poursuit les travaux de recherche sur le site Komana. Il s’agit en fait d’un projet, dit Projet de Yanfolila dans un rayon de 25 kilomètres où ont été identifiés 5 gisements qui sont : Komana Est, Komana Est, Kalaya Sud, Gonka et Sanioumalé. Sur ces différents sites il a été prouvé l’équivalent de 2 millions d’onces soit 60 tonnes d’or.

Quel paradoxe?
3eme pays producteur d’or en Afrique après l’Afrique du sud et le Ghana, le Mali est actionnaire minoritaire de 20% de toutes les exploitations d’or sur son sol.

Une production de 70 tonnes par an, les mines d’or génèrent des centaines de milliards de FCFA mais le Mali n’en garde qu’une infime partie. Il assiste ou participe au pillage des ressources précieuses qui font le bonheur de tous les autres sauf des maliens, sous prétexte que le Mali n’a pas les moyens d’extraction.

Selon le ministère malien des Mines, la valeur totale des exportations d’or a atteint, en 2014, 863 milliards CFA. Soit, plus de 70 % des recettes d’exportation totale du Mali. Mais elle n’a contribué au budget qu’à hauteur de 254,3 milliards CFA. Soit 25 % des recettes budgétaires et 8 % du PIB. Et comme si cela ne suffisait pas, les populations installées sur ces sites souffrent plus que partout ailleurs au Mali.

L’état malien ne pourrait-il pas mieux négocier ses contrats ?

3-Le contrôle de la quantité d’or extrait du sous-sol
Toutes les données liées à l’or sont exclusivement fournies par les sociétés minières. Ou est le contrôle de l’état ? la justesse et l’exhaustivité des chiffres dépendent de l’honnêteté des sociétés minières. Afin d’éviter une évasion de richesse ne faut-il pas qu’à ce niveau une commission de control d’état soit instaurée ? en outre, nous n’avons remarqué nulle part l’estampillage de l’or Malien.

4-L’identite de l’or du Mali: le label made in Mali
A ce jour le tampon «MADE IN MAL» n’est pas visible sur l’or extrait du soul sol malien alors que seul ce label au-delà de son aspect économique peut valoir une visibilité et une valorisation du Mali dans le monde, là les autorités maliennes se contentent de leurs parts sans se soucier de l’identité réelle de son métal.

5-La cotation de l’or Malien bourse: Pourquoi l’or malien n’est-il pas coté en bourse?
Jusqu’a nos jours l’or du Mali n’est pas coté en bourse selon un site malien Maliweb, si il l’était cela permettra à l’État malien d’améliorer son portefeuille et d’élargir l’éventail du partage des dividendes, car l’or fait partie des matières premières les plus cotées en bourse ; nous pensons que l’État malien peut valoriser sa part dans le capital des compagnies minières, en cotant l’or du Mali à une bourse quelle qu’elle soit afin que les bénéfices tirés de la vente de ses actions permettront d’améliorer les recettes de l’or dans le trésor public. Il peut également exiger des compagnies minières la cotation en bourse pour permettre aux investisseurs privés maliens de prendre des parts dans leurs capitaux.

Malheureusement aujourd’hui en 2017, L’or malien n’est ni estampillé made in Mali ni coté en bourse à part une cotation disparate et ponctuelle des sociétés minières comme le cas de wassoul’or qui est cotée à Frankfurt.
N’est t-il pas temps que l’état réfléchisse à cela ? nous savons, toute naïveté mise part que la réalité politique, l’épée de Damoclès des multinationales empêchent peut être une visibilité claire et entretien une opacité autour de la gestion de cette matière première,

En effet, il est de l’intérêt des maliens, du Mali, de mieux négocier les contrats d’exploitation des ressources minérales du Mali et une cotation de l’or du Mali sous le label MALI.

6-CONCLUSIONS
Le contraste entre ces deux tableaux l’un montrant un Mali à la 17eme place des pays les pauvres au monde et l’autre cote un Mali riche à la 16 place des 55 pays producteurs d’or dans le monde et 3eme producteur d’or en Afrique. En effet, si les choses se passent normalement ce paradoxe ne doit plus exister. Le Mali doit se servir de cette subtilité économique qui est sans doute à la portée de tout le monde pour mieux profiter de cette ressource minérale. Se prévaloir d’une économie et d’un développement stable passe forcément par un travail acharné.
L’Etat malien doit revoir cette politique contractuelle avec les compagnies minières soit par une joint-venture ou comme associe à part entière car après tout le sous-sol reste une propriété malienne.

SOURCES
Wikipédia
Over blog Centrafrique om
Site 24 carats Fr
le site chambre des mines du Mali
les évènements de 2012 : coups d’état au MALI

lexique :
1 once = 31.104 grammes (soit 0.031104 kg).


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L’Afrique continent de grande consommation. Elle n’est pas qu’alimentaire mais souvent perçue sous cet angle. Elle est présentée comme un continent rempli de ventre vide et de tous les maux de l’univers. Cependant ce tableau si sinistre de l’Afrique n’est qu’apparent. Car paradoxalement elle est la vache laitière des plus nantis qui profitent soit de son caractère désinvolte souvent même cache d’un trésor inexploité, Ou par la naïveté, l’ignorance de ses fils. Contrairement à toutes les croyances, elle draine un flux financier très important de l’importation et de l’exportation dans tous les domaines certains plus en vus que d’autres.

La mode africaine dans tous ses secteurs ou à 80 % est produite par autrui. Ainsi, « les tissus africains » qui constituent l’habillement principal des personnes en Afrique que sont le wax, le Bazin et le brode sont de véritables produits financiers mais sont exploites dans un marché de monopole par l’occident.

En outre, les autres accessoires de la mode tels que les cheveux (extensions), les champoings, les défrisants, et autres cosmétiques pour le corps et les cheveux sont aussi de véritables produits économiques.

Ce secteur a une apparence inintéressante, alors qu’il est tout à fait prospère et Perrin, car dans la réalité il apporte des millions d’euros ou de dollars dans le monde. Ces produits à eux seuls, détiennent une part non négligeable de l’économie au point d’être comparable au PIB d’un pays africain.
Cependant, toutes les industries sont en Europe, ou en Asie pour des produits exclusivement consommés qu’en Afrique et par des Africains. Pourquoi l’Afrique ne possède aucune usine de pointe pour ces produits ?

L’histoire des tissus – Le wax hollandais est-il africain?
Quand on entend parler de ce tissu dans les continents ou pays fabricants (Europe, Asie) c’est généralement dans le cadre du commerce, ou d’un festival atypique dédie aux africains. Comme un tissu folklorique il n’est porté qu’en Afrique. Le wax (cire) ce tissu tient son nom de son processus de fabrication. Il tient sa source de l’expansion coloniale vers XVII siècle des provinces unies (république des sept provinces unies des pays bas). Pendant cette période les guerres coloniales s’avéraient rudes ce qui pousse les néerlandais à recruter des guerriers sur les côtes africaines notamment en Afrique de l’ouest. En effet, ces guerriers africains revenus de la guerre se transforment en commerçants. Les tissus font succès et sont devenus l’habillement de base des ashantis dans un premier temps et des africains en général.

Ainsi, les européens avaient découvert une véritable opportunité d’affaire puisque la problématique d’écoulement de la marchandise était aisée car l’élément le plus important pour la survie de l’entreprise était là ; le client. Des usines sont installées en grande Bretagne d’abord et puis après en hollande,
D’où le célèbre nom wax hollandais dont les prix à la pièce varient entre 21 à 85 euro (dans la vente en détails) un tissu jusqu’à nos jours très prisé en Afrique. L’entreprise van Vlissingen and Co (vlisco aujourd’hui) est le principal industriel du wax. Il fabrique à peu près 64 millions de mètre par an au pays bas mais 90% sont écoulés sur le continent africain pour 300 millions d’euros chiffre d’affaire. En outre, Quelques usines asiatiques et anglaises ayant bien étudié le secteur profitent des failles de grosse unités en offrant une gamme de moindre cout et qualité. Et en dernier lieu, en Afrique nous remarquons quelques petites unités de fabrication du wax qui produisent un choix considéré comme intermédiaire ou bas de gamme par rapport aux productions européennes et asiatiques.

L’Afrique en forte croissance démographique compte aujourd’hui 905 millions de personnes. Tout africain noir possède au moins un complet (un ensemble) wax.
Imaginez toute cette manne financière autour d’un seul produit. Et ce n’est pas tout, en outre, du tissu populaire s’ajoutent deux autres qui s’inscrivent dans une gamme un peu plus luxueuse ce sont : le Bazin et le brodé.

Bazin
Le mot Bazin vient de l’italien d’où le mot “bambagia” qui désigne une ouate de coton. Les premiers Bazin ont été conçus vers le XVIIIème siècle. Ce tissu était très noble donc jalousement conservé avant la vulgarisation de sa production. Les entreprises françaises de Lenoir-Dufresne sont en effet les premiers producteurs de bazin. Ensuite les usines de bazin ont vu le jour en Allemagne ou ils servaient de nappe de table et de rideaux. Un importateur Malien ayant du flair a fait la découverte du tissu et a vite compris qu’il pouvait se vendre en Afrique. Ainsi il demanda aux fabricants d’ajouter un peu de brillance afin de plaire à une potentielle clientèle africaine.

Le bazin est fabriqué en tissant des fils fins obtenus avec du coton de bonne qualité. Le fil est trempé dans un bain d’alcali (substance dont les propriétés chimiques sont analogues à celle de la soude et de la potasse) pour le blanchir à la soude caustique lui donnant du gonflant. Il est ensuite lissé à haute pression et température dans des cylindres souvent enduits de cire. Il est essentiellement fabriqué en Allemagne, en république tchèque, au pays bas, et en chine récemment. En effet, le Bazin devient africain car les africains se sont appropriés ce tissus, en outre sa fabrication industrielle il subit d’autres transformations artisanales en Afrique essentiellement au Mali telles la teinture (ngala), l’amidonnage (damassé à la gomme arabique), il n’est pas repassé mais frappé sur un billot de bois ce qui lui vaut sa brillance et sa raideur, et la couture.
Tissus de luxe au Mali, au Sénégal, au Nigeria, au Ghana, en côte d’ivoire, et en guinée Conakry . Il est Porté lors de grandes cérémonies traditionnelles et religieuses, et a souvent volé la vedette aux costumes traditionnels d’entant. En faisant une simulation nous pouvons dire 42 millions de mètres sont en écoules par an sur le continent africain.

Ainsi, nous sommes amusés à chercher la définition du Bazin africain sur Wikipédia que voici : Bazin africain à base de coton est teinté artisanalement pour devenir un tissu damasse caractérisé par la raideur et une éclatante brillance. Nous remarquerons que l’identité même de ces tissus est africaine alors qu’ils viennent d’ailleurs. Cependant, sans l’Afrique la visibilité, l’existence, la mise en valeur de ces tissus est remise en question.

Le tissus brodé comme son nom l’indique un tissu brodé porté partout en Afrique particulièrement au Nigeria vu comme un tissu noble et de luxe donc très chers. celui-ci également n’est fabriqué nulle part en Afrique. Importé de la grande Bretagne la suisse tout récemment de la chine et de Dubai.

Les chinois qui ne consomment pas ce produit ont compris que ce marché est porteur et non négligeable et ont pris leurs parts dans le tissus africains.

Cependant sur le continent, rares sont les productions de wax. Quant aux Bazin et brode il n’en existe aucune en Afrique. Il est vrai que la transformation artisanale du Bazin est générateur d’emploi. Le pourcentage africain de ces unités de fabrication reste très faible ou quasi-inexistant. Ces tissus exclusivement achetés par les Africains viennent de l’occident et d’Asie qui ramassent toute la grande partie de cette économie estimé à peu près à 2 milliards d’Euro.
Pourquoi il n’y a toujours pas de transfert de compétence dans la fabrication ? est ce un problème financier ? ou les secrets de fabrication sont si bien gardés que l’Afrique n’est pas capable de le decouvrir ? ou il y a un deal entre les africains et ces firmes afin de ne pas empiéter sur leur terrain ? Quand est ce que l’Afrique comprendra que qu’elle doit acteur de son développement ?

Les extensions de cheveux (mèche) et cosmetiques
En Afrique il y en a pour tous les goûts nous pouvons changer de coiffures comme de culottes car nous avons une large gamme de mèches, des moins au plus chères.
Selon un article publié dans jeune Afrique en mars 2015, intitulé le « PIB pour les coiffures «.  Il semblerait que les africaines dépenseraient chaque année 7 milliards de dollars dans la coiffure, évidemment par l’achat des extensions, shampoings, lotions, défrisants, et autres alors que ce montant représentait le PIB du Niger en 2013.

Selon le même article l’organisme euro monitor international a évalué le budget de trois pays africains tels que le l’Afrique du sud, le Nigeria, le Cameroun ainsi plus d’un milliard de dollars seraient consacrés à la création et à l’entretien des coiffures des africaines.

La aussi les produits sont fabriqués, assemblés (extension naturelle human hair brésilienne, péruvienne et indienne) hors d’Afrique. Exceptionnellement quelques industries de mèches synthétiques se trouvent en Afrique et dont les propriétaires ne sont pas africains d’ou la fuite des capitaux.

Conclusion

Un flux financier de 10 milliards de dollars est dépensé par les africains et va directement dans le portefeuille d’autrui. Ce montant est peut être négligeable pour l’occident qui fait la main basse sur cette richesse. Mais pour nous africains ce montant est important car il pourrait réduire la facture des prêts que nous accordent le FMI et d’autres. Il pourrait contribuer à réduire la fuite des capitaux. Il pourrait également aider à la création d’emploi. Nous les africains, nous devons arrêter de jeter la faute sur les autres. Nous devons nous donner les moyens de maitriser notre économie qui profite grandement à autrui. Quand est ce que l’Afrique aura cette intelligence économique pour être acteur de bout en bout de sa croissance et de son développement ?

A ces questions nous ne saurons répondre tant que notre identité est prise en otage, tant que nous n’aurons pas cette subtilité de nous adapter au changement du monde tout en gardant nos valeurs culturelles, tant que les politiques ne penseront qu’a eux et eux seuls, tant que nous ne comprendrons pas que nous sommes les seuls maitres de notre destin. Ainsi, les africains ne sont pas encore prêt à profiter de cette économie de la mode africaine car ils n’en bénéficient que d’une infime partie.

Sources :
– wikipedia
– slateAfrique
– articles ces qui viennent de chine (et que les africains se dispute)
– Jeune Afrique articles un PIB pour les coiffures
– RP medias


Matthieu VITEAUMay 29, 2018
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Since 2009, the year when half of Greece’s main port – Piraeus – was leased out to China’s COSCO, Chinese state-owned enterprises have taken increased stakes in the EU’s economic landscape. China’s economic footprint spreads in Europe. The push to further gain European assets – either physical or intangible – has grow and although not new, the trend rarely reaches headlines. The following Bloomberg article is an attempt to sum it up after roughly 10 years of takeovers or just acquisition of capital shares.

https://www.bloomberg.com/graphics/2018-china-business-in-europe/

The European Council of Foreign Relations as well as the EU (notably the EU Institute for Strategic Studies, the EEAS) have been keeping an eye in the EU’s eastern member States – yet perhaps not that much in its western half.

Now, 27 ambassadors of EU member States posted in Beijing are taking a stance on the One Belt-One Road strategy. Reflecting the Hungarian government’s policies of the past decade, the Hungarian ambassador to China did not join with the other 28.

https://global.handelsblatt.com/politics/eu-ambassadors-beijing-china-silk-road-912258

Far more than just mere political posturing, the Chinese projects ought to be looked at and in deeper: how sound are the economic fundamentals of Chinese state-owned entreprises (SOEs) – and its broader economy – when figures and data are not transparent, available on a selective basis and shadow banking prevalent?

If SOE can be considered solvent as they are the Chinese state supposedly own them (what if it doesn’t at some point?), do they obey to the rules governing the EU’s markets?

Unbeknownst to many, the EU – namely the Commission – is efficient in increasing the resilience of the EU territory (and therefore, EU citizens) from unwanted geopolitical influence by successfully enforcing competition regulations and enacting the 3rd Energy package (the Energy Union).

The EU is not all powerful: it acts upon the powers conferred onto it by member States and citizens within the framework of the rule of law.

It is high time EU stakeholders – not so much states and public authorities but rather corporate decision-makers and even citizens – realised the more assets both tangible and intangible they sell off to non-EU entities for short term gain, the less options the EU populations will have over the long term to increase the resilience of human communities in the EU.


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Love has always been an inexhaustible source of passion, happiness, inspiration, pleasure and above all money. It is closely related to the emotions of man and affects all common mortals and when it arrives the control is out. we act without real control, and that makes the happiness of the economy because when we love we do not count. The turnover related to love is significant. Some have understood and know how to benefit. Hence, they create a holiday to satisfy the lovers on the one hand and the economy on the other.

In addition, with a simple inspiration, some could build a real wealth. This is the case of the British author (EL JAMES) of the trilogy “fifty shade of Grey”. Indeed, thanks to this novel, this lady is one of the fortunes of this world. Love can be an industry because it is also a provider of funds.

In this article, we will discuss the economics of Valentine’s Day and EL JAMES trilogy “Fifty Shade of Gray”, which have two points in common: love and money.

Valentine’s Day:
The holidays have always been a moment of joy. A way for everyone to forget for only a few hours the problems of every day. But also, a moment of inattention, and spending because even holidays have budget so an economic aspect. Indeed, holiday has a real economic potential because it can generate millions of euros. Thus, traditional or religious holidays have an undeniable part on the economy.

As if that were not enough, holiday was invented from scratch to generate money to help the economy take a breath of fresh air. Valentine’s Day is one of them, a real boon for certain sectors to realize or supplement their turnover.

Thus, when the pleasure is mixed with the economy it is “all good” because one spends without counting even if it is punctual. Valentine’s Day is a holiday created, invented to earn money and satisfy lovers in perpetual quest for a means of expression of their love. We are or have been all in love at some point in our lives. This holiday reminds us that we must please our sweet half by offering them gifts on this special day.

Behind, these paintings so romantic there is a whole planning, organization so that this holiday can be generating income.

The aim of economic intelligence is to create the absolute need for consumers to own a product or participate in an economic activity. Indeed, for a product or an economic activity to be credible, it is necessary to give them an appearance at once casual, natural, especially essential. Reason why, the true identity of Valentine’s Day will never be unanimous.

This holiday has various origins or unknown elsewhere, there is such a groping on its real origin that I prefer to limit myself to quote you only one that seems consistent. Indeed, some say that:

The real origin of this holiday is attested in the fourteenth century in Great Britain still Catholic where the day of Valentine’s Day February 14 was like a lovers ‘holiday because it was thought that the birds chose this day to mate.

As a real business, Valentine’s Day is a commercial celebration and developed in the United States in the middle of the nineteenth century, with the sale of cards reminiscent of small notes that were exchanged Valentin and Valentine.

FIFTY SHADE OF GREY
According to a publication published in 2016, it seems that the American economy is crazy about Valentine’s Day. They spent in 2016, the 19.7 billion dollars (18.5 billion euros). In 2017, it is estimated that spending for February 14th was slightly down: $ 18.2 billion – “including $ 4 billion in jewelry and $ 2 billion in flowers.” On average, each person should spend about 136 dollars (127 euros).

In France 
This represented “an overall expenditure of 24.8 million euros”, i.e. 6% of the quantities purchased and 14% of the amount spent on plants in February 2016.

This year the feast of Valentine’s Day has brought nearly 20 billion dollars to the United States, several hundred million euros in France.

Valentine’s Day: a juicy business and the American stars have understood and benefit. Products derived from the labels of certain stars have been launched.

In France the perfumeries have made for the single day a total turnover of 80.7 million euros, 19 million for roses and finally for chocolates 5 billion euros mainly in Asia. Thus, the amount of money raised tends to 20billion $ 248 million can constitute the annual turnover of some multinationals.

Indeed, thanks to this festival the month of February has become the month of love and lovers. Thus, the film adaptation of the famous trilogy “Fifty Shades of Gray” is broadcast a few days before February 14.

The trilogies fifty shade of Grey
This year, 2018 Valentine’s Day was crowned by the release of the final film of the trilogy Fifties Shades undoubtedly from the famous book “50 shades of grey” which is divided into three volumes: Fifty shades of Grey (2011) – Fifty shades darker (2011) – Fifty shades lighter (2012)

Known as “mummy porn”, literally “porn for moms”, erotic literature is also a cardboard box before Valentine’s Day.

The story of this trilogy is worthy of a fairy tale for romantics and also for its author who thanks to its inspiration is one of the greatest fortunes of this world estimated at 52 million euros of personal wealth. This fortune does not take into account the gains from the cinematographic adaptation of his novel. The feature film reported in 2015 more than 507 million euros.

The story of the trilogy, author: EL JAMES
Written in English and translated into several languages, this trilogy will remain long in the memory of passionate people and also in the record of the best-selling novels in the world. A story all at once romantic, erotic with a touch of sadomasochism. What has revealed to readers their penchant for sex sometimes devoid of modesty that is not apparent in the behavior of every day.

The hooting towards this book shows us that the world is love, passion, money and sex.

We all have a piggy side in sexuality. To satisfy this so expressive need we must give ourselves the means, hence our real motivation to fight to make a living. Because, the instinct of survival is not only food.

The original trilogy has been sold to more than 125 million copies worldwide. In France, it has sold a total of more than 7.2 million copies, all editions combined.

The movie adaptation of the first volume, released in France in February 2015, brought in $ 570 million worldwide.

This book has made it possible to trivialize, uninhibited and popularize the “pornographic and sadomasochistic sex” character.

The economy by its etymological sense is devoid of any feeling, but uses emotions very often to achieve its ends (earn money). It is in the most unexpected areas, and rush into any breach to satisfy his thirst. Emotion remains undeniably one of the locomotives of the economy.



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