Guillaume PITREGuillaume PITREDecember 16, 2018
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Il est de bon ton à chaque fin d’année de parler de ce fameux « Rally de fin d’année ». Ces séances haussières qui se succèdent à l’approche de la trêve des confiseurs (période comprise entre Noël et le jour de l’an). Force est de constater que ce rally de fin d’année 2018 a du plomb dans l’aile. A quoi doivent s’attendre les investisseurs pour cette fin du mois de décembre après avoir connu un mois d’octobre rouge et un mois de novembre mitigé ?

Détente commerciale sino-américaine

Les investisseurs attendaient beaucoup de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping le 1er décembre en marge du G20 en Argentine. Les annonces ont été faites de part et d’autre. En effet, les deux parties cherchent à se rapprocher, cette guerre commerciale a pour l’heure était préjudiciable pour les deux plus grosses économies mondiales. Aussi, Washington et Pékin font montre de bonne volonté. A l’image de l’administration Trump qui a annoncé ne pas augmenter les droits de douanes au 1er janvier 2019 (à 25 % comme cela était initialement prévu lors de la mise en place de ces nouveaux tarifs). De son côté le gouvernement chinois a annoncé la reprise des importations de produits agricoles américains. Il convient de préciser qu’en représailles des droits de douanes américains imposés cet été (à 10%), Pékin a imposé des droits de douanes sur l’importation de soja américain à hauteur de 25%. Ceci s’est traduit par un effondrement des importations de soja américain de 92 % pour le mois de novembre. Enfin, dernière annonce en date faite par la Chine : la diminution des droits douaniers sur l’importation de véhicules américains à 15 %. Pour rappel, cet été suite à l’escalade des tensions dans le conflit commercial l’opposant aux États-Unis, la Chine a mis en place des tarifs douaniers de 40 % sur l’importation de véhicules américains. Les investisseurs – bien que satisfaits de ces annonces – restent très sensibles aux développements des relations sino-américaines. Pour s’en convaincre il suffit de voir la réaction des marchés financiers suite à l’arrestation (au Canada à la demande des Etats-Unis) de la Chief financial officier (directeur administratif et financier) du géant des télécom chinois Huawei. Les marchés demeurent donc très fébriles.

L’impossible Brexit

Tout a commencé le 24 juin 2016 lorsque les anglais ont dit « NON » à l’Union européenne. Un tel cas de figure était envisagé par le Traité de Fonctionnement de l’Union européenne : l’article 50. Le 29 mars 2017, la Première ministre britannique Theresa May, amorça le processus de départ de son pays en déclenchant l’article 50 ouvrant ainsi une période de 2 années afin de négocier les conditions du divorce entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. Ainsi, Londres a jusqu’au 29 mars 2019 afin de trouver un accord avec l’Union européenne, faute de quoi sans accord ce sont tous les anciens traités bilatéraux conclus entre le Royaume-Uni et les autres pays qui s’appliqueraient (c’est ce qu’on appelle un Hard Brexit). Après de âpres négociations, un accord fut signé entre Londres et Bruxelles le 25 novembre 2018. Mais face au risque qu’il ne soit pas ratifié par le Parlement britannique, Theresa May préféra repousser le vote initialement prévu le 11 décembre 2018 pour le 21 janvier au plus tard. Londres cherche désespérément à conclure un nouvel accord avec Bruxelles afin d’obtenir plus de gages pour faire valider ce projet de Brexit auprès du Parlement. Cependant, l’Union européenne reste intransigeante face au Royaume-Uni. Quels sont les choix qui s’offrent à Londres ? 1° Remplacer Theresa May à la tête des conservateurs ? Cela a été tenté, mais Theresa May a remporté la confiance de sa famille politique. 2° Procéder à des élections anticipées ? Il ne resterait que 3 mois pour renégocier le Brexit. 3° Procéder à un nouveau référendum ? La Cour de justice de l’Union européenne a rendu un arrêt précisant que Londres pouvait stopper unilatéralement sa procédure de sortie de l’Union européenne, ce qui donne un nouvel argument aux partisans favorables au maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne.

L’Europe inquiète

Les sujets d’inquiétudes sont nombreux, qu’ils soient politiques ou économiques : Le Brexit – la montée du populisme en Italie et Espagne – l’échec politique d’Angela Merkel – les récents mouvements sociaux en France et surtout le ralentissement de la croissance en zone euro. Au 14 décembre, l’indice PMI Flash Composite de l’Activité Globale dans la zone euro (production manufacturière et des services) accuse un repli à 51,3 points, soit son plus bas niveau depuis 4 ans. En France, les mouvements sociaux sont la cause du ralentissement de la croissance. Durant cette période de Noël, les commerçants sont impactés par le mouvement des « gilets jaunes ». En effet, selon la Confédération des centres commerciaux, les différents centres à travers la France enregistrent une baisse de leur fréquentation de plus de 20 %. De plus la Confédération des commerçants de France enregistre une baisse du chiffre d’affaires comprise entre « 40 à 70 % selon les corporations ». De ce fait, la Banque de France a révisé à la baisse sa prévision de croissance pour le 4ème trimestre 2018 à 0,2% (contre 0,4 %). L’Italie continue de cristalliser les attentions autour de son budget 2019. Après avoir refusé dans un premier temps toute modification de ce budget, Rome semble disposée à modifier sa prévision de croissance et son déficit budgétaire. En Espagne, un nouveau vent populiste semble souffler suite à l’ascension du parti Vox au parlement d’Andalousie. C’est dans ce climat politique, économique, et social tendu que les électeurs européens vont être appelés aux urnes en mai 2019 pour élire leurs représentants au Parlement européen.

Ralentissement de la croissance économique mondiale

Le Fond Monétaire International (FMI) et l’ Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance économique mondiale pour l’année 2019 et 2020. En effet, les risques commerciaux et financiers viennent peser sur la croissance économique. Nous constatons un effondrement des exportations et importations chinoises en novembre, lié aux tarifs douaniers que se sont imposés Pékin et Washington depuis cet été. Face à cette guerre commerciale sino-américaine, nous avons constaté au mois d’octobre une chute brutale des indices mondiaux. Pour rappel l’indice MSCI Global Index a perdu plus de 8 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Parallèlement nous avons assisté à un violent décrochage des cours du pétrole notamment dû à l’annonce faite par l’Agence Internationale de l’Énergie d’un ralentissement de la demande mondiale de pétrole à compter de 2019. Le dernier signe de ce futur ralentissement économique est l’inversion de la courbe des taux américains. Cette inversion s’est matérialisée le lundi 3 décembre 2018, lorsque le rendement du taux à 5 ans américain est devenu inférieur au taux à 2 ans puis au taux à 3 ans. Ce phénomène a été par le passé annonciateur d’une future période de récession dans les 24 prochains mois. La dernière inversion de la courbe des taux américains s’est produite en 2007…

A la question de savoir si vous devez croire à un rally de fin d’année sur les indices mondiaux, force est de constater que ce rally est d’ores et déjà très mal engagé. Pour rappel, depuis le 1er janvier 2018, l’indice Euro Stoxx 50 affiche une chute de 11,74 %. Outre-Atlantique les indices ont largement bénéficié de la réforme fiscale de l’administration Trump, ainsi depuis le 1er janvier 2018 le S&P 500 cède 2,76 %, le Dow Jones perd 2,5 %, seul l’indice Nasdaq 100 affiche un progression de 3,1 %.


Moufid ABAYOMIMoufid ABAYOMINovember 27, 2018
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L’objet de l’article est de déterminer si le bitcoin est une bulle spéculative ou une innovation monétaire. Les résultats de notre étude montrent que le bitcoin est une innovation monétaire qui a subi plusieurs bulles spéculatives du fait :

  • qu’elle n’est pas encore régulée ;

  • de l’engouement accru du public ;

  • et de l’intérêt des médias.

En effet, le bitcoin est un système de monnaie numérique décentralisée qui est essentiellement acquis à des fins spéculatives ou pour protéger l’épargne partout où l’inflation monétaire la menace. C’est la première crypto-monnaie décentralisée créée en 2009 par un  être mystérieux nommé Satoshi Nakamoto. Il est basé sur la technologie blockChain qui est une technologie de stockage et de transmission d’informations. C’est une énorme base de données contenant l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création.

Le bitcoin ne répond pas totalement à l’exigence d’une monnaie souveraine. A titre d’exemple, il est décentralisé et n’est pas sous contrôle d’une banque centrale. En plus, il est tourné vers la désinflation à l’inverse des monnaies souveraines tournées vers l’inflation.

Lors de sa création, il cotait techniquement 0$ avant d’atteindre un record historique à 19800 $ en décembre 2017. A ce moment, il est devenu une nouvelle classe d’actifs sur lequel les banques d’investissement, fonds d’investissement, hedge fund créent des produits pour séduire leur clientèle. Il est utilisé dans l’économie réelle comme étant un moyen de paiement, une valeur refuge et un instrument de couverture pour certains investisseurs. L’offre en bitcoin est contrôlée par les mineurs et les acheteurs qui voient en lui un potentiel technologique. La demande quant à elle est créée par les investisseurs spécialisés et le public néophyte. Depuis sa création, elle a subi des anomalies de marché, des piratages de plateforme de change, des exit-scam lors des ICO et des manipulations de cours dues à des algorithmes de trading.

Il devient alors un sujet lors des grands sommets internationaux. Plusieurs consultations ont été menées par les institutions financières, européennes, asiatiques, américaines et mondiales. Les avis des régulateurs et des pays divergent sur sa régulation et sa taxation. En termes de perspective, on pense :

  • à la régulation par les états et les institutions financières des crypto-monnaies en général, du bitcoin et de la blockChain en particulier ;

  • qu’il y aura la création de nouvelles crypto-monnaies souveraines ;

  • la création de produits dérivés indexés sur le bitcoin tel que les warrants, les turbos, les produits structurés, les swaps et des opérations telles que le prêt-emprunt, le repo etc……

Tout cela permettra de stabiliser l’économie autour du bitcoin, de contrôler son extrême volatilité afin de ne plus assister à des successions de bulles spéculatives. Aussi il aidera à explorer les potentialités qu’offre la technologie blockChain. Quant à sa valeur, on voit son cours en dessous de 5000 dollars au dernier trimestre 2018.

Webographie

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20141007trib09d1cb928/ce-que-signifie-l-emergence-du-bitcoin.html

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/030787214894-bitcoin-cryptomonnaies-quest-ce-que-cest-comment-ca-marche-2125947.php

https://le-coin-coin.fr/dossiers/quest-ce-que-le-bitcoin/

https://www.buybitcoinworldwide.com/fr/cours-bitcoin/

https://cryptoast.fr/regulation-crypto-monnaie/

https://www.capital.fr/entreprises-marches/regulation-du-bitcoin-vers-un-laisser-faire-du-g20-1278207

https://bitcoin.fr/histoire


Jerome BLANCHETJerome BLANCHETNovember 2, 2018
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La sortie du Royaume-Uni de l’UE ne permettra plus l’utilisation du passeport européen pour prester les différents services bancaires et financiers (prêt, financement, activité de trading, gestion d’actifs et d’investissement) du Royaume-Uni vers les États membres de l’UE et inversement. La question est particulièrement problématique pour les contrats de marché utilisant les conventions-cadres, contrats-chapeaux qui constituent le cadre contractuelle de plusieurs relations sous-jacentes pouvant s’élever à plusieurs milliards d’encours selon les contreparties. Nous nous intéresserons ici au sort des contrats de dérivés qui représente le nom

  1. Quel avenir pour les Conventions-Cadres de dérivés ?

Les opérations sur dérivés sont conclues par des contrats (appelés confirmations). Ces contrats peuvent être soit conclus séparément, chacun avec leurs spécificités soit s’inscrire dans le cadre d’un contrat plus global appelé Convention-Cadre (la notion de « contrat cadre » est prévue à l’article 1111 du Code civil). Les Conventions-Cadres utilisées le plus couramment dans les relations internationales sont les Conventions-Cadres ISDA de droit anglais.

Or, notamment dans les relations UE-UK post Brexit ces opérations seront affectées. En effet, si les opérations ont pu être valablement conclues à la date de leur conclusion, certains événements inhérents à la vie desdits contrats sous-jacents soulèveront des questions quant à la nécessité de disposer d’un agrément afin d’effectuer ces dernières et potentiellement, dès lors, une impossibilité de réaliser ces prestations en l’absence dudit agrément.

En pratique, on constate une migration des activités du Royaume-Uni vers la France, matérialisée contractuellement par des transferts des Conventions-Cadres hors du Royaume-Uni par le biais d’accord de « novation ».

Ces « Novations Agreements » de droit anglais, permettent de transférer les opérations d’une entité (londonienne) vers une autre entité (de l’UE) afin de bénéficier de son agrément. En droit français, il est également possible de transférer des contrats d’une partie à une autre selon plusieurs procédés contractuels similaire, mais non en tout point, au droit anglais.

Plusieurs mécanismes existent donc en droit français, seules ici la novation et la cession, les plus utilisés, sont abordées :

  • la novation qui peut être assimilé à un mécanisme de substitution se décline sous trois formes : novation par changement de créancier, la novation par changement de débiteur et la novation par changement d’obligation. Dans tous les cas, la novation éteint les obligations existantes entre les parties au contrat initial et en crée de nouvelles. Les obligations étant distinctes, elle entraîne la discontinuité des contrats et potentiellement l’impossibilité de les continuer aux conditions antérieures.
  • la cession qui peut être assimilé à un transfert existe, elle aussi, sous trois formes : la cession de créances, la cession de dettes et la cession de contrat. A la différence de la novation, la cession, ne crée aucune discontinuité et les obligations continuent donc d’exister mais entre des parties différentes.

En tout état de cause, la continuité ou la discontinuité des contrats engendrera des conséquences fondamentalement différentes notamment :

  • fiscales,
  • comptables,
  • règlementaire,
  • économiques,
  • juridiques, et
  • financière.

En sus des possibilités offertes par le droit français, certaines instances ont, dans le cadre du Brexit,  proposé une solution innovante un prévoyant un contrat dit de « réplication », à savoir un contrat répliquant à l’identique les opérations conclues entre une entité au Royaume-Uni et contrepartie dans l’UE entre deux autres entités. Si ce mécanisme paraît, en théorie très rentable, la technicité du procédé rend la rédaction et la négociation aussi délicate que la renégociation d’un modèle déjà connu de l’ensemble des acteurs de la place.

Il convient donc de prendre la mesure de chacune des solutions offertes dans le marché et de les étudier au cas par cas. Il n’est donc pas possible à l’heure actuelle au regard du droit positif sans intervention (prévue notamment en France) du législateur d’affirmer que les contrats de dérivés continueront d’exister et d’être exécuter sans heurts post Brexit.

  1. Le Brexit est-il un prétexte à la renégociation des contrats ?

Le transfert des opérations créera de toute évidence au vu des leviers que les entités européennes possèdent désormais de renégocier les contrats. Notamment de choix le droit et la juridiction applicable à la Convention-Cadre. L’ISDA a, à cet effet, publié en 2018 deux nouvelles Conventions-Cadres ISDA régies, l’une par le droit irlandais, l’autre par le droit français permettant d’adapter sur mesure les futures relations internationales entre l’UE et le Royaume-Uni.

Mais la renégociation ne s’arrêtera pas à ces seules clauses, il conviendra surtout s’interroger lors du transfert des opérations sur la pertinence d’un « simple » transfert ou sur la nécessité :

  • d’auditer les portefeuilles d’opérations en cours et à venir,
  • de dresser la typologie de la documentation contractuelle utilisée,
  • d’analyser les impacts règlementaires, comptables et fiscaux[1] liés au choix du mode de transfert,
  • d’analyser les conditions de reconnaissance (reconnaissance des accords de compensation – netting et d’accord d’échanges des sûretés – collateral) et d’exécution des contrats à l’étranger, et
  • d’allouer les ressources matérielles et humaines nécessaires à la renégociation de ces contrats et à leur gestion à la suite du transfert.

Outre la négociation du droit et/ou des juridictions applicables, le transfert d’opérations pourra aussi être l’occasion de renégocier certains autres paramètres juridiques ou financiers comme :

  • les devises éligibles et de calcul,
  • le collatéral éligible,
  • les indices de référence,
  • etc.

 

  1. Le cas particulier des dérivés compensés en chambre de compensation « CCP »?

La compensation en chambre de compensation (clearing) implique l’utilisation d’un mécanisme issu du droit civil continental permettant l’extinction d’obligations réciproques entre deux parties. C’est la chambre de compensation qui effectue le calcul des expositions sur dérivés et qui se charge de compenser les opérations. Les CCP sont régies par des règlements intérieurs « rulebook » validés/homologués par les autorités de marché. Selon les modalités du règlement de la CCP auquel les contreparties adhèrent, la constitution de sûretés financières entre les parties (marges initiales et/ou de variation) afin de sécuriser les expositions encourues au titre des contrats de dérivés est parfois prévue dans les contrats de compensation, notamment pour les dérivés de gré à gré compensés en chambre.

En l’absence d’accord post Brexit, les CCP anglaises ne disposeront plus d’agrément pour réaliser la compensation.

Une proposition de règlement européen relatif aux CCP[2] reprenant les dispositions fondatrices du règlement EMIR établit désormais une distinction entre trois catégories de CCP :

  • les CCP d’importance non systémique,
  • les CCP d’importance systémique, et
  • les CCP d’importance systémique dont l’ampleur est jugée trop importante pour être soumises aux conditions des autres CCP d’importance systémique.

Les CCP jugées d’importance systémique ne pourront prester leurs services dans l’UE qu’en respectant des conditions très strictes définies par la proposition de règlement.

Néanmoins, les CCP dont l’importance systémique sera jugée trop importante ne pourront bénéficier des mêmes conditions de reconnaissance prévues pour les CCP d’importance systémique, mais pourront néanmoins solliciter une demande d’agrément. Or, il restera loisible aux institutions européennes (notamment la Commission ou l’ESMA) de ne pas octroyer cet agrément à certaines CCP.

En conclusion, le Brexit sera l’occasion de revoir l’ensemble de la documentation contractuelle relative aux dérivés et aux autres contrats cadres (repos – prêts/emprunts). Le timing est néanmoins discutable car d’autres chantiers d’importance sont en cours (mise à jour des benchmarks, mise à jour des prospectus), une véritable analyse stratégique (coûts/risques) des opérations à venir est nécessaire, l’inertie n’est pas une solution !

[1] Cf. travaux de l’ISDA sur la fiscalité lors du Brexit.

[2] Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil en date du 13 juin 2017 modifiant le règlement (UE) nº 1095/2010 instituant une Autorité européenne de surveillance (Autorité européenne des marchés financiers) et modifiant le règlement (UE) nº 648/2012 en ce qui concerne les procédures d’agrément des contreparties centrales et les autorités qui y participent, ainsi que les conditions de reconnaissance des contreparties centrales des pays tiers : EMIR REFIT.


Julien DELMARREOctober 11, 2018
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Ces derniers temps, nous avons eu le droit au résumé de la dernière assemblée générale des Nations unies: l’arrogance de Mr Trump d’un côté et la leçon donnée par Mr Macron.

Le président américain a été raillé car il a commencé son discours par faire l’énumération de tout ce qu’il avait réussi à faire sur le point économique. Mais intéressons-nous réellement à ces points et voyons les différences avec l’économie française.

Mr Trump, a été élu avec un programme ambitieux sur l’économie. Création de plus de 25 millions d’emplois, objectif d’une croissance de 4% par an, en moyenne, durant son mandat, etc.

Sur le plan de la croissance économique, l’année 2018 table sur une croissance d’environ 4,2%. Ce chiffre a été confirmé par les excellents résultats du second trimestre américain.

A contrario, Bercy a annoncé revoir à la baisse sa feuille de route pour l’année. L’objectif été placé à 2% et l’on parle d’un (très) difficile 1,7% pour l’année. Bien Sûr, l’on nous parle de la conjoncture économique non favorable avec une forte croissance: hausse du baril du pétrole ou encore les grandes grèves qui ont paralysé le pays.

Soit, donnons la présomption au gouvernement. Mais, un indicateur est très intéressant pour jugé de l’économie (et ceci quelle que soit la conjoncture économique), c’est le sentiment des consommateurs. Cet indicateur donne le ton sur comment se sentent les consommateurs, ménages dans le pays. Ainsi, chaque mois, on interroge les consommateurs, ceci peut nous donne le pouls du secteur économique vis-à-vis du pays, de la conjoncture, de la politique, des incertitudes, des projections, etc.

L’indice américain est le Conference Board, il est actuellement à 138,4 (chiffres de septembre 2018). Ce qui le place à des chiffres de son année record: 2000. Jamais on n’avait vu une telle dynamique depuis près de 20 ans. Les Américains sont sereins, consomment, ce qui relance l’économie et permet de faire baisser le chômage. Ce qui lui-même permet d’augmenter les rangs des consommateurs, etc. Les Etats-Unis sont donc actuellement dans un cercle vertueux. Et il n’a jamais été aussi grand, depuis le début des indicateurs.

Parallèlement, la France, l’indicateur d’Eurostat et même l’on peut élargir avec l’indice allemand qui rythme le sentiment européen, le ZEW sont en chute libre. Puis, le début de l’année 2018, on a perdu presque 5 points de confiance. Une première depuis 2012.

De plus, la situation est plus inquiétante côté français avec la tenue du déficit public et de la dette publique. La France a annoncé, même avec une accélération de l’économie française lors du dernier trimestre, le déficit annoncé (et imposé par Bruxelles) de 2,3% ne sera pas atteint. On parle de, minimum, 2,6%. Ce qui risque de faire atteindre la barre de notre dette nationale à 100%. C’est-à-dire, qu’il faudrait un an de PIB pour rembourser l’intégralité de notre dette. Une barre symbolique qui fait peur aux marchés financiers et à Bruxelles.

Pour ne pas atteindre cette barre la France a même annoncé le plan (#Pacte)  de vendre ses participations dans trois de ses joyaux: la Française des Jeux (FDJ), Engie et l’Aéroport de Paris (ADP). Ce désinvestissement permettrait d’obtenir plus de 10 milliards d’euros. 10 milliards qui serait indispensable pour passer l’oral à Bruxelles et rassurer les marchés financiers.  


Landry CHAVEAULandry CHAVEAUAugust 23, 2018
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Le 3 aout 2018 Emmanuel Macron reçoit Theresa May pour s’entretenir des négociations du Brexit. A l’approche de la date du divorce du Royaume-Uni et de l’Europe les débats n’avance que lentement et la crainte d’un no deal se fait de plus en plus pesant. Au Royaume-Uni le dossier du divorce avec l’UE est devenu synonyme de crise. En effet aucune issue possible n’est soutenue par une majorité.

Le 6 juillet, Theresa May parvient à imposer le plan d’un soft Brexit. Les partisans du Brexit dur semble devoir accepter le plan de Theresa May ou quitter le gouvernement comme ce fut le cas de Boris Johnson le chef de file.

Ce plan prévoit que le Royaume-Uni resterait en partie dans le marché unique et conserverait un alignement réglementaire. Londres souhaitant instauré une nouvelle zone de libre échange pour les biens afin maintenir le commerce des deux cotés de la manche. Toutefois ce plan ne garderai ni la liberté de circulation des travailleurs ni le marché unique des services. La City de Londres a dénoncé « un coup dur » pour la place financière britannique. Ce plan serait accompagné de propositions pour un « partenariat sécuritaire ». Le Royaume-Uni resterait membre des agences Europol et Eurojust et développerait des accords de « coordination » sur les questions de politique étrangère et de défense.

Mais malgré cette avancées faire un soft brexit, les négociations patinent et la crainte d’un divorce sans accord demeure présent. En témoigne la publication du gouvernement britanniques d’une liste de problèmes que poserait la réalisation d’un no deal. Secteur financier, encadrement du commerce, reconnaissance des aliments bio, subventions agricoles, droits des travailleurs, tests de qualité des médicaments sont d’autant de secteurs réglementer par un cadre européen et qui devrait être redéfinit du jour au lendemain en cas de non accord. La sortie du Royaume-Uni sans accord aurait des conséquences énormes sur l’économie des deux partis : avions cloués au sol, des camions bloqués sur des kilomètres à Douvres et à calais, des rayons de supermarchés vide… Or il semblent impossible aux entreprises britanniques de se préparer à ce scénario catastrophe. Seulement 23% d’entres elles on établit en plan et seulement 8% ont commencer à l’appliquer.

La France aussi se prépare au scénario du pire : Edouard-Philippe aurait demander à ses ministres de réfléchir aux mesures à prendre si les négociations venait à échouer. Il s’agirait d’adopter par ordonnances certaines mesures. Notamment pour faciliter le séjour des ressortissants britanniques présents en France et garantir un maximum de fluidité aux frontières.

En dépit de toutes ces craintes, tous les dirigeants semble travailler une conclusion positive des ces négociations. Emmanuel Macron souhaitant que “l’accord se fasse d’ici la fin de l’année”. M.Raab nommé en juillet parle d’une intensification des négociations et David Lidington à déclaré que “l’Echec des négociations de sur le Brexit n’est dans l’intérêts de personne”.

Sources :

http://www.lepoint.fr/europe/grande-bretagne-theresa-may-parvient-a-imposer-le-soft-brexit-07-07-2018-2234064_2626.php

http://www.lepoint.fr/europe/londres-presente-son-plan-brexit-12-07-2018-2235645_2626.php#xtmc=brexit&xtnp=110

https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/08/23/brexit-londres-se-prepare-au-scenario-noir_5345503_3214.html

https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/08/09/brexit-l-impossible-preparation-des-entreprises-face-au-risque-de-non-accord_5340784_3234.html


Meissa LOMeissa LOAugust 14, 2018
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Pour une émergence des bourses locales et l’intégration des marchés boursiers mondiaux

En Europe, on a constaté que l’intégration des marchés financiers s’est faite avec la globalisation et la construction d’un marché unique avec une monnaie commune depuis 2000. Mais cette intégration en Europe a été enregistrée dans tous les secteurs quasiment, on peut citer : banque, assurance, commerce, intermédiation financière, etc.

Cette intégration a, selon des études, inciter les acteurs financiers notamment les entreprises européennes à saisir rapidement les avantages liés à l’effet positif de ce réseau mis en place qui est plus important, qui leur permet de défendre leur position sur le marché et de construire un pouvoir de marché sur un espace financier plus vaste que le marché national. La monnaie commune a aussi facilité l’intégration des marchés en Europe dans un contexte où les banques, les sociétés d’investissement et les intermédiaires financiers n’avaient pas une taille suffisante pour affronter la concurrence et profiter des opportunités sur le grand marché financier, un contexte assez semblable aujourd’hui à celui dans lequel l’Afrique se trouve. L’intégration pousse logiquement le marché des actions et le marché obligataire à se concentrer, ce qui entraine une interconnexion des places financières facilitant les émetteurs, acheteurs et autres d’avoir un marché beaucoup plus large et liquide ainsi que d’avoir accès à plus d’information.

Nous constatons que l’Afrique a développé un marché boursier en très peu de temps. Et pourtant vers 1996, on ne notait que 11 marchés boursiers en Afrique subsaharienne, Afrique du Sud pas comprise. Aujourd’hui, ce continent dispose d’une vingtaine de bourses des valeurs en activité, dont l’une des rares bourses régionales du monde qui regroupe huit pays francophones d’Afrique de l’Ouest qui ont la même monnaie le FCFA. Cette monnaie commune a sans aucun doute facilité cette intégration régionale et explique la performance de cette place boursière régionale : la BRVM. Un développement des marchés de capitaux en Afrique qui a permis de mobiliser des ressources internes à la fois auprès des entreprises cotées et des particuliers mais aussi d’augmenter le les investissements internationaux.

L’émergence et l’essor des marchés boursiers en Afrique permettront, dans une grande mesure, à attirer les investissements privés et à renforcer l’intégration au marché financier mondial. Une intégration au marché boursier mondial qui se fera si ces places boursières arrivent à harmoniser leur procédure interne et à mettre en place un formalisme qui attirera les entreprises ou multinationales. En plus d’une nécessité de formalisme et d’adaptation des marchés financiers africains en vu de faciliter l’introduction des entreprises dans ces places boursières, la question de liquidité du marché semble être un vrai blocage pour les entreprises1 qui veulent y lever des fonds ou s’y introduire. La majorité des marchés financiers africains ne sont pas souvent pris en compte dans les indices des marchés régionaux, et selon certains observateurs ces marchés attirent un volume limité de fonds communs de participations des marchés émergents mondiaux.

À l’exception de l’Afrique du Sud, Les marchés boursiers d’Afrique subsaharienne vu leur taille présente un manque de liquidité qui est assez visible avec des écarts considérables entre des ordres d’achat et de vente. A cela s’ajoute un volume des échanges très faible.

Le manque de liquidités apparaît également dans les écarts considérables entre les ordres d’achat et de vente.

Malgré ce manque de liquidité, de l’instabilité de l’environnement politico-social et économique, certains marchés de capitaux en Afrique enregistrent de bon résultat et montre de plus en plus une performance sur le plan mondial.

On note selon des études des offres avec des rendements remarquables aux investisseurs, ce qui semble les mettre à l’abri de la nervosité des marchés mondiaux, du fait qu’ils ne sont pas intégrés aux marchés des pays développés. Une caractéristique particulière des places boursières africaines qui présente des avantages en ce qui concerne la diversification des risques.

Dans la volonté de développer ce secteur, certains pays africains ont pris des mesures afin de booster dans les années à venir les activités de marchés en appliquant des politiques d’ouverture du marché, en allégeant le fardeau qui pèse sur les finances publiques, en émettant d’importants emprunts obligataires. Les gouvernements africains ont donc entrepris des réformes favorables au marché, en particulier la privatisation des entreprises publiques. De nombreuses politiques de privatisation ont été appuyées par certains états par des cotations sur les marchés boursiers locaux. Afin de stimuler davantage le secteur, certains états ont incité certaines grandes sociétés internationales à introduire leurs filiales locales en bourse, comme ce fut le cas du groupe BOLLORE au Cameroun. Bien que l’offre soit restreinte, cette incitation à s’introduire dans les bourses locales permet à ces entreprises d’avoir accès à des fonds sans faire recours aux emprunts bancaires, ce qui est le plus fréquent dans ces zones.

1 Sources :

http://www.brvm.org

Systèmes financiers et croissance de Pierre Jacquet et Jean Paul Pollin

L’efficience des marchés financiers des pays émergents de Khalid BAKIR

Contribution de la Cotation en bourse à l’entrepreneuriat international


Lilian ROQUETLilian ROQUETAugust 3, 2018
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Nous allons au travers de cet article faire un tour d’horizon, une notice pratique des produits structurés, souvent méconnus des investisseurs mais qui pourtant s’inscrivent dans une logique de complément des instruments financiers traditionnels.

Qu’est ce qu’un produit structuré ?

Les produits structurés sont des produits associant un placement financier traditionnel, tel que des indices boursiers ou des actions, à des produits dérivés. Les produits dérivés sont des instruments financiers dont la valeur fluctue en fonction de l’évolution du taux ou du prix d’un autre produit appelé sous-jacent, qui ne qui requiert peu ou pas de placement initial et dont le règlement s’effectue à une date future.

Cette combinaison donne naissance à un nouveau produit financier avec ses propres caractéristiques.

Les produits structurés trouvent leur place dans n’importe quel contexte de marché.

Ils prennent souvent la forme juridique d’EMTN (Euro Medium Term Notes), titres de créances dont la maturité s’intercale généralement entre le papier commercial ( billets de trésorie) et les titres à long terme (obligations).

Les produits structurés ne sont pas sans risque, une perte de capital est possible. Ces instruments sont personnalisés et répondent aux exigences des investisseurs en fonction des conditions de marchés. Les produits structurés offrent une espérance de rendement supérieur ( entre 6 et 8 % en moyenne) aux fonds en euros ( rendement de 1,47 % brut pour 2017) avec une garantie en capital plus importante que les placements plus risqués comme les actions.

Les différents types de produits structurés :

C’est le profil de l’investisseur qui va permettre de déterminer vers quel produit structuré il doit se positionner. Chaque produit structuré a un dynamisme et une protection en capital qui lui est propre.

Les profils les plus défensifs se tourneront sur les produits structurés à capital garanti. Ces derniers, protègent totalement le capital investit peut importe la fluctuation de l’actif sous-jacent (hors frais et fiscalités applicables) sous condition que l’émetteur ne fasse pas faillite.

Il existe aussi des produits structurés à capital partiellement garanti à l’échéance. Un produit structuré est composé d’une partie garantie de capital et d’une partie optionnelle pour dynamiser le rendement. Ici la partie garantie de capital est moins importante que pour les produits structurés à capital garanti puisqu’ici elle n’est pas de 100 % mais oscille entre 80 et 95 % mais la partie optionnelle est quand à elle plus importante afin d’obtenir un rendement potentiel plus important.

Enfin la 3 eme catégorie concerne, les produits structurés à protection conditionnelle du capital.

Ces derniers ont une espérance de rendements plus attractifs grâce à la distribution de coupons et en rendant le capital investit initialement à l’échéance à conditions que le sous jacent n’est pas fluctué à la baisse en dessous de la barrière de protection. Cette barrière se situe généralement entre -30 et – 50 % du montant initial du sous-jacent.

Qu’en est il de la fiscalité des produits structurés ?

Les produits structurés peuvent être intégrés à un contrat d’assurance-vie, afin que ce soit la fiscalité avantageuse de ce produit assurantiel qui s’applique. En effet, le prélèvement forfaitaire est dégressif, selon la durée courue depuis l’ouverture du contrat. Il s’élève à 35 % pour un contrat de moins de 4 ans, 15 % pour un contrat de 4 à 8 ans, et 7,5 % pour un contrat de 8 ans et plus

Quels sont les risques associés aux produits structurés ?

1) Le risque de défaillance de l’émetteur

Ce sont les établissements financiers qui créent les produits structurés. Pour déterminer si vous allez vous lancez dans un investissement en produits structurés, il faut donc avoir une attention toute particulière quand à l’émetteur de ces produits structurés et s’assurer que l’établissement à l’habitude de mettre en œuvre ce genre de produits mais également se soucier de sa renommée.

L’idéal étant de se faire conseiller par un CGPI ( Conseiller en Gestion de Patrimoine Indépendant) afin que se dernier vous oriente sur un acteur avec une réputation sérieuse on peut citer par exemple

Adequity qui est aujourd’hui un des leaders du marché.

Sinon, si l’établissement émetteur se retrouve en difficulté, il ne pourra honorer la garantie partielle en capital que propose votre support d’investissement et ainsi, vous verriez votre épargne partir en fumée.

2) Le risque en perte de Capital.

Nous avons vu précédemment, qu’il y avait différends types de produits structurés. En effet, certains proposent une garantie de capital totale et d’autres une garantie de capital partielle, permettant aux investisseurs en échange d’avoir une performance espérée plus importante.

La risque en perte de capital porte donc sur ce 2 eme type de produits structurés.

Lors de la création du produit structuré, le gestionnaire observe la valeur du sous jacent sur lequel il va être basé et définit aussi jusqu’à quel seuil de baisse du sous jacent il vous garantit le capital.

Si l’on prend l’exemple d’un sous jacent basé sur l’indice CAC 40 avec une protection à -30 %

Chaque année le gestionnaire si le sous-jacent est positif ou non.

Si ce dernier est positif vous obtenez un coupon ; dans le cas contraire vous n’obtenez pas de coupons.

A l’échéance du produit structuré 3 solutions peuvent arrivées :

    • Si la performance du sous-jacent est positive vous récupérez votre capital de départ ainsi que le cumul des coupons que vous avez obtenus chaque année.

    • Si la variation du sous-jacent est négative, (comprise entre 0 et -40%) vous récupérez votre capital de départ mais aucun coupon.

    • Le 3 eme cas le plus terrible pour l’investisseur se passe lorsque la bar de protection est franchie, c’est à dire lorsque le sous-jacent a réalisé une perte ici pour cet exemple comprise en -30 % et -100 %, vous ne recevez pas de coupons et votre capital n’est plus garanti, vous récupérerez seulement une partie de votre capital. Le montant de cette partie de capital récupérée dépendra de l’ampleur de la variation du sous-jacent.

  1. Le risque de Liquidité

Avant d’investir sur des produits structurés, il faut s’assurer que le capital que vous mettez en jeu, ne vous sera pas utile à court terme dans vos projets. Les contrats ne sont pas tous aussi rigides. En effet, certains contrats de produits structurés permettent à leurs contractants de sortir leur capital de manière anticipée en cap d’imprévu.

Cela dit, la sortie anticipée peut avoir des inconvénients. En effet, si au moment où vous souhaitez sortir du contrat, les performances du sous-jacent ne sont vraiment pas bonnes, vous devrez assumer la perte en capital due à votre sortie anticipée. Il pourra également s’additionner à cela des pénalités en cas de sortie précoce du contrat.

4) Le risque lié au sous-jacent

Avant d’investir sur un produit structuré il faut très bien connaître le sous-jacent qui va servir de base

  • votre investissement. Si le sous-jacent est au plut haut lorsque vous investissez, il est possible que vous ne retrouviez jamais dans le futur un niveau aussi haut. Même si la barrière de votre garantie de capital peut paraître importante, il se peut que le sous-jacent connaisse une baisse tellement importante que votre barrière ne soit pas assez importante et que votre capital de départ par conséquent ne soit plus garantie. C’est ce qu’il se passe en période de crise boursière où les marchés peuvent connaître des dépressions très importantes. En effet, le CAC 40 n’a toujours pas repris le niveau qu’il avait en 2007 où il avait atteint les 6168 points le 01 er Juin, aujourd’hui ce dernier s’élevant à environ 5300 points.

5) Le risque lié à la proportion de produits structurés dans votre allocation d’actifs

Les produits structurés sont utilisés dans des logiques de diversification de portefeuille. Ils ne remplacement pas les fonds Euro mais les complètent. En effet, les fonds en Euro sont des supports financiers à capital garanti ,les produits structurés quand à eux peuvent avoir une garantie partielle ou conditionnelle du capital émis et généralement ont une espérance de rendement plus élevés ( entre 6 % et 8 % en Moyenne) que les fonds euros qui sont passés de 5,3 % en 2000 à moins de 2 % aujourd’hui.

Ces produits structurés restent cela dit plus protecteur que les actions ou obligations du fait d’une protection de capital. Ils s’inscrivent donc entre les produits à capitaux garantis comme les fonds en euros les livrets et des produits tels que les obligations et actions.

La fourchette à ne pas dépasser serait selon les conseillers patrimoniaux à environ 20% de fonds structurés dans votre portefeuille d’actif. Une proportion supérieure pourrait vous mettre en danger et déséquilibrerait votre allocation.


Landry CHAVEAULandry CHAVEAUAugust 3, 2018
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La croissance français pour l’année 2018 a ralentie sur le premier semestre. Après deux trimestres à 0.7% en 2017, les deux premiers trimestre de 2018 ont progresser à raison de 0.2%. L’INSEE à revue sa prévision de croissance à la baisse. Des voies s’élève pour en accuser directement le président de la République actuellement en exercice. Mais avec l’agitation tant interne à la France que sur la plan international, Emmanuel Macron est-il véritablement le seul coupable ?

L’INSEE affirme que les mesures prise par le gouvernement ont retirer 0.3 point de pouvoir d’achats au français. En effet la hausse de la CSG est entré en vigueur dès janvier 2018. Mais la baisse des charges salariales censés la compenser, se fait un deux temps. Une premières baisse en janvier une deuxième en octobre. De ce fait la hausse du pouvoir d’achats de janvier à octobre s’avère limitée. Divers actions étaient destinés à soutenir le pouvoir d’achats : baisse de la taxe d’habitation, extension du crédit d’impôt pour l’emploi, transformation de l’ISF… Mais certaines de ces mesures n’ont pas été mise en œuvre ( baisse de la taxe d’habitation ) et les autres ont été plus qu’annulés par la hausse de prélèvement indirecte et notamment une augmentation de la fiscalité sur les carburants. Cependant d’autres facteurs semblent avoir eu un impacte négatif sur la croissance.

En premier lieu le retour de l’inflation dû notamment à des hausse des matières premières. En juillet l’indice des prix a augmenté de 2.1% sur un an dans la zone-euro et de 2.3% en France. Hausse essentiellement du à la celle du prix de l’énergie (+ 14.3% sur un an) du fait de la hausse du prix du gaz et des produits pétroliers. Il est certain que cela ne stimulera pas la croissance. Mais son augmentation semble plus un phénomène globale s’étendant sur l’ensemble de l’union Européenne que le seul fait de la politique mener en France. En effet le cour de bourse du pétrole n’a cesser d’augmenter depuis janvier 2016.

D’autre part la consommation à ralentit entre avril et juin 2018 affecter par la grève de la SNCF. La consommation des biens s’étant replié de 0.3% et celle des services a stagné à 0.1%. « La grève SNCF impacte lourdement notre capacité à transporter les céréales en France », explique Soufflet, une entreprise agroalimentaire.

Enfin début juin le président Américain imposait des taxes sur l’acier et l’aluminium de 25% et 10% et menace de portés d’augmenter de 25% celles sur les importations automobiles. Bien que pas encore mis en œuvre cette dernière perspective à déjà produit des effets néfastes. Lectra témoigne « Le protectionnisme, c’est la préoccupation majeure du moment », reconnaît le PDG Daniel Harari. Au premier trimestre ses commandes ont chuté de 54%.

Il apparait donc que la croissance faiblit en partie du fait de la politique actuellement suivit par le gouvernement. Mais le contexte national et internationale semble également peser sur la reprise économique.

Sources :

http://www.lepoint.fr/economie/le-pouvoir-d-achat-des-francais-ampute-de-4-5-milliards-d-euros-en-2018–20-12-2017-2181585_28.php

http://www.lepoint.fr/economie/conjoncture-ces-indicateurs-qui-virent-a-l-orange-29-08-2018-2246675_28.php

https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/08/20/le-retour-de-l-inflation-menace-le-pouvoir-d-achat_5344098_3234.html

https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/07/03/guerre-commerciale-en-amerique-du-nord-nos-commandes-ont-soudain-chute-de-90_5325114_3234.html


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INTRODUCTION

Les théories classiques et HOS du commerce international supposent que chaque pays doit se spécialiser dans un secteur ou domaine de production (produits) dans lequel il est compétitif afin d’être efficace dans les échanges internationaux. Ainsi, dans la logique de cette théorie, certains ayant dotés en abondance le pétrole se sont spéciale dans ledit produit afin de commercer avec les autres économies du monde. C’est le cas des pays africains et asiatiques possédant d’énormes ressources potentielles en pétrole. Ces pays subissent parfois les problèmes liés à la baisse terme de l’échange du pétrole. Ce qui crée parfois les soucis de contrainte budgétaire dans les pays producteurs. Ce fut par exemple le cas de l’Algérie sur la période 2014-2017.

La demande du pétrole dépend de plusieurs facteurs tels que la croissance mondiale (la demande de toutes industries et des produits semi-finis et finis (voitures) qui utilisent le pétrole pour leur fonctionnement) et des situations géopolitiques.

Cependant, cette demande serait impactée par le développement des voitures électriques. C’est ce qui nous amène à analyser l’impact du développement des voitures électriques sur les pays qui ont basé potentiellement leur économie sur la production de pétrole

VOITURES ELECTRIQUES 

Une voiture électrique est une automobile qui un moteur qui fonctionne grâce une batterie ou une pile combustible alimentée par de l’électricité. Elles sont plus écologiques que les automobiles.

EVOLUTION DES VOITURES ELECTRIQUES

Selon les estimations, le nombre de voitures électriques a augmenté de manière significative. Il est passé de 1,2 million en 2015 à environ 100 millions en 2035 (6% de la flotte mondiale). Environ un quart de ces véhicules électriques sont des hybrides rechargeables, qui fonctionnent avec un mélange d’énergie électrique et d’huile, et les trois quarts sont des véhicules électriques à batterie pure.

Le nombre de véhicules électriques circulant dans le monde était 500 000 en 2014. Il est passé à 2,7 millions en 2018 (+ 500 % en quatre ans) selon une étude de l’Université of California UC Davis)

Le graphique ci-dessous présente les estimations du nombre de voitures électriques et la baisse du coût des batteries d’ici 2035

IMPACT DES VOITURES ELECTRIQUES SUR LA CONSOMMATION ET DU PRIX DU PETROLE DANS L’AVENIR

Le marché des véhicules électriques connait une croissance. Cet essor peut entrainer une chute de la demande de deux millions de barils par jour d’ici à 2025 selon plusieurs estimations faites par les ONG et les institutions, en particulier celle de « l’ONG Carbon Tracker et le Grantham Institute ».

Certaines estiment même que le marché des voitures électriques représenterait 1/3 du marché mondial en 2035. D’autre comme Bloomberg New Energy Finance, prévoit une part de 22% du marché d’ici 2035.

Cette croissance entraînera une baisse de la demande de pétrole d’1,3 millions de baril par jour et la baisse des prix du pétrole. Cela traduit un cas pareil en 2014. Une situation qui a précédé la chute des prix du pétrole en 2014.

IMPACT SUR LE BUDGET DES PAYS PRODUCTEURS

Le corollaire de la baisse de la demande mondiale du pétrole est la chute des prix et la baisse des recettes provenant de la vente du pétrole et modification de l’équilibre budgétaire. L’on pourra aussi assister à l’accroissement de la dette pour faire face au besoin budgétaire.

QUE DOIT FAIRE LES PAYS PRODUCTEURS FACE A CE PHENOMENE

Bien que l’effet soit beaucoup plus faible, c’est-à-dire l’augmentation de 100 millions de voitures électriques réduit la croissance de la demande de pétrole de 1,2 millions de baril par jour en 2035, selon les études.

Cependant, et comme venons de démontrer, l’essor des voitures électriques constituent une véritable menace dans l’avenir lointain pour les pays dont leur économie est majoritairement basée à plus 50% sur les recettes d’exportation du pétrole. Cet essor pour pourrait réduire la demande mondiale du pétrole et donc la baisse des prix de ce dernier.

Pour pouvoir faire face à ce phénomène, nous conseillons ces pays à diversifier leur économie tout en dynamisant leur avantage comparatif. En effet, ces pays pourraient passer au stade l’industrie lourde, mais ce passage nécessite un investissement de qualité en capital humain qui pourra être capable de tenir cette industrie lourde.



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