Landry CHAVEAU: Vers la fin de la crise de la dette ?

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EU flags waving in front of European Parliament building. Brussels, Belgium

La zone euro semble sortir lentement de la crise de la dette. En effet la moyenne des déficits comme des dettes a diminuer entre 2015 et 2016 passant respectivement de 90,3% à 89,3% et de 2,1% à 1,5% selon les chiffres publié par Eurostat.

La situation des différents état sont cependant très contrastées. La Grèce enregistre l’endettement le plus élevé (179% du PIB) suivi par l’Italie ( 132,6%), le Portugal (130,4%) et Chypre (107,8%). La France à vu sa dette augmenter passant de 92,3% à 96% entre 2013 et 2016. A l’inverse de l’Allemagne qui a vu la sienne diminuer de 77,5% à 68,3% sur la même période. D’une manière générale la plupart des Etats affichent toujours une dette supérieur au ratio édicter par le traité de Maastricht. Seulement six pays de la zone euro affichent une dette inférieur au ratio de 60% du PIB. Cependant l’endettement européen en est à sa deuxième année de baisse consécutive.

L’évolution des déficits est plus significative : la plupart des pays de la zone euro ont ramené ce ratio en dessous des objectifs de 3%. Huit d’entre eux ont même dégager un excédent budgétaire, dont la Grèce (0,7%). La France a sut réduire progressivement son déficit depuis 2013 pour atteindre 3,4% du PIB en 2016. L’Espagne affichent le pire déficit se situant à 4,5% du PIB. Au total seulement quatre pays reste au dessus de ce seuil.

Ce redressement des comptes publics est le résultat des politiques d’assainissement des comptes menées jusqu’en 2015. les dépenses publiques de la zone euro ont en moyenne baissé de 48,5 % à 47,7 % du PIB entre 2015 et 2016. Le Portugal a ainsi réduit son déficit de 4,4% du PIB en 2015 à 2% en 2016. Le retour de la croissance et les actions menés par la BCE ont également contribué à la réduction des déficits. En 2016 la zone euro a connut une croissance de 1,7%, supérieur à celle des Etats-Unis (1,6%). En outre la cour des comptes estime que 40% de la réduction des déficit public français est dut à la baisse des taux d’emprunt. Mais ceux-ci ont commencé à remonter et devrait continuer leurs progression en 2018. De son cotés la BCE devrait peu à peu réduire son soutien. Dès lors la question de soutenabilité des dettes publiques des Etats les plus endettés pourrait bien ressurgir selon Patrick Artus, Economiste chez Natixis.

Sources :

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/04/25/20002-20170425ARTFIG00007-la-dette-recule-en-zone-euro-mais-pas-en-france.php

http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/04/25/la-dette-poursuit-sa-decrue-en-zone-euro_5117101_3234.html

 

 

Landry Chauveau

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