Mesurer le risque de crédit des banques via l’analyse de la situation financière de l’entreprise.

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Un établissement de crédit selon la définition du droit français est une personne morale qui effectue à titre de profession habituelle des opérations de banque, peu importe qu’ils s’agissent du même type d’opérations. A cet égard, cette définition diffère de celle prévue, dès 1977, par le droit communautaire selon lequel un établissement de crédit est l’entreprise dont l’activité consiste cumulativement à recevoir du public des dépôts et à octroyer des crédits pour son propre compte. Qu’en ai-t-il de risque de crédit définition?

risque de crédit définition

La banque est une catégorie d’établissement de crédit qui, d’une façon générale, est habilité à recevoir du public des fonds à vue ou à moins de deux ans de terme, et qui peut effectuer toutes les opérations de banque définies aux articles L. 311-1 et suivante du Code monétaire et financier. Toute banque agréée en cette qualité par le comité des établissements de crédit et des entreprises d’investissement, est tenue d’adhérer d’une part à la Fédération bancaire française et d’autre part à l’association française des banques qui est désormais un syndicat patronal.

Les banques ont longtemps été les seules à fournir des financements à l’économie par la transformation systématique de leurs dépôts en prêt de long terme. Aujourd’hui elles subissent la forte concurrence du financement direct via le marché financier. Néanmoins elles restent le fournisseur principal de crédit aux petites et moyennes entreprises.

Une autre cible importante pour la banque est les professions libérales. Un professionnel libéral pratique une activité intellectuelle en toute indépendance confortée par le secret professionnel qui est une garantie pour le client. La recette de leur activité est le fruit de leur travail personnel.

L’activité principale d’une banque est d’offrir des crédits, c’est donc le premier risque auquel elle fait face dans le cas de non remboursement. L’autorisation de crédit est un accord par lequel une banque met à la disposition de son client des fonds pour un montant et une durée déterminés. Cette offre de crédit est basée sur la confiance autant pour le créditeurs qui croit en la banque et à son potentiel de lui prêter de l’argent que le débiteur – la banque – qui émet un avis positif sur le client.

Elle considère que celui-ci est honnête et va honorer ses engagements. Malheureusement le risque de défaillance, voir l’abus de crédit qui est une infraction pénale incriminée à l’article L. 241-3 4 du code de commerce qui sanctionne le dirigeant de société faisant, de mauvaise foi, un usage du crédit de la société contraire à l’intérêt de celle-ci et à des fins personnelles.

Tous deux sont des risques omniprésents auxquels la banque se doit de se prévenir, pour sa bonne santé financière mais également pour l’économie en général. Les actions d’une banque ont des répercussions sur d’autres établissements de crédits. La banque comme toutes entreprises cherchent un profit important et c’est en cela qu’elle prend des risques. Pour limiter cet excès, il existe une forte réglementation bancaire au niveau mondiale, et plus particulièrement au niveau européen avec le Comité de Bâle.

Le risque de crédit est encore aujourd’hui le principal risque contenu dans le bilan d’une banque. Il consomme en moyenne autour des trois quarts des fonds propres réglementaires. Le risque de crédit (risque de crédit définition) subit ainsi un fort contrôle, et la banque met en place de nombreux outils et produits financiers pour le gérer : 

  • Le système de notations internes et externes des opérations de crédit.

  • Une des principales techniques utilisées par la banque est l’analyse des comptes financiers des entreprises qui demande un crédit. Elle utilise l’analyse financière. L’objectif de l’analyse financière intéressent de nombreux agents économiques (le dirigeant, les fournisseurs, les banquiers) dont les préoccupations sont guidées par des intérêts parfois divergents mais toujours conditionnés par le bon ou le mauvais fonctionnement de l’entreprise qui les met en relation. L’analyse financière d’une entreprise a donc pour but d’apprécier les risques et de cerner les besoins réels. La technique de l’analyse sert à déterminer si les grands équilibres d’une affaire sont respectés, si l’activité et la rentabilité se situent à un niveau satisfaisant et si l’évolution qu’elle connaît est favorable ou défavorable. Le banquier doit prendre en compte le risque de non-remboursement. Il correspond à la perte des ressources engagées du fait de la défaillance du bénéficiaire. Si l’état de non-paiement peut-être brutal, il est souvent précédé de signes avant-coureurs. Pour se prémunir de ce risque le banquier cherchera des garanties soit réelles soit personnelles soit liées aux crédits accordés. Le Risque d’immobilisation, de taux et de change sont davantage le fruit de la bonne gestion interne de la banque. Mais influence l’octroi de crédit. Le Risque (risque de crédit définition) de fraude qui est de plus en plus contraignant pour les établissements bancaires.

Après analyse le banquier se prononce sur la possibilité d’offrir le crédit sous certaines garanties. Les garanties sont une technique juridique visant a assuré au créancier une plus grande sûreté du paiement. Ces garanties permettent de le couvrir du risque de défaillance du client. Le risque de défaillance peut entraîner des retards de paiement ou le non-paiement partiel ou total des échéances en capital et intérêts.

Le risque de crédit (risque de crédit définition) également appelé risque de contrepartie est le risque que le débiteur fasse défaut ou que sa situation économique se dégrade au point de devoir dévaluer la créance que l’établissement détient sur lui. Tout agent peut-être touché par ce risque que ce soit l’entreprise parce que son fournisseur ne lui rembourse pas une avance sur marchandise ou la banque qui ne se fait pas rembourser parce que l’entreprise n’assure pas son engagement.

Ce risque de défaillance peut-être volontaire comme involontaire, en effet quand l’entreprise ne se fait pas rembourser il est difficile pour elle d’honorer ses engagements, il y a une réaction en chaîne. Le crédit est le résultat entre deux agents le prêteur (établissements de crédit) et l’emprunteur (le client) avec comme élément clé le produit (le prêt) qui représente le risque. Ce risque se mesure par une pondération du montant total des encours et par la qualité du débiteur.

Le risque de crédit est donc le risque de perte auquel une banque est exposée en cas de détérioration ou de défaillance de la contrepartie. Il résulte de la combinaison de trois facteurs : le risque de Contrepartie, le risque d’Exposition et le risque de Récupération (modèle dit CER).

definition risque de credit

Bien que l’activité principale de la banque soit l’octroi de crédit, elle ne s’y limite pas. Elle collecte les dépôts, permet un service de paiement, et prend part à diverses activités de marché via un portefeuille de titres. Ces différentes activités l’exposent à de nombreux risques financiers dont les cinq principaux sont : 

  • le risque de marché est dû aux incertitudes sur la position des portefeuilles de la banque à l’issue d’une période de temps donnée. Les incertitudes proviennent des facteurs sous-jacents au risque de marché comme le taux d’intérêt, le taux de change, le cours des actions, et le prix de matières premières.

  • Le risque de liquidité. La banque finance ses crédits de long terme avec des dépôts à court terme, et dans le cas où les déposants veulent retirer leur argent elles doivent liquider rapidement ces actifs.

  • Le risque opérationnel lié à un dysfonctionnement des systèmes internes, d’erreurs humaines ou encore de fraude.

  • Le risque légal lié à la non-exécution d’un contrat en cas de faillite.

  • Le risque de crédit, dans le cas où le débiteur n’est pas dans la capacité de respecter tout ou en partie ses obligations contractuelles.

Face à ses risques, la banque se doit de se prémunir. La mauvaise gestion des risques peut engendrer sa faillite et avoir des conséquences sur l’économie globale. Elle doit donc faire un arbitrage entre le risque pris et le gain qui en résulte. Au vu du rôle crucial des banques pour le bon fonctionnement de l’économie, les risques pris ne doivent pas être excessifs. Comme toute entreprise la banque cherche à avoir un profit important, mais pour la banque un gain plus important signifie prendre plus de risque.

Ghislaine TOVIHO

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