MARC RICH , Négociant International de Matière Première

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A big group of black new oil barrels. vector illustration.

Marc RICH, entre comme apprenti au cabinet de courtage philipp Brothers dont – il va grandir les échelons.

Marc RICH est né en 1934 dans une famille juive d’Anvers ; Marc Rich a fui le nazisme avec ses parents, d’abord vers la France, puis en 1941, en émigrant aux Etats Unis. A dix-neuf ans laissant tomber des études à la new-york university, il entre comme apprenti au cabinet de courtage Philipp Brothers dont il va gravir les échelons. Il conclut ses premiers gros contrats dans les négoces de mercure, fait des affaires à Cuba sous batista, en Amérique, en Europe.

A Madrid où il est transféré dans les années 60, il s’associe à un autre négociant de la firme, Pincus Green avec lequel il va révolutionner le marché du pétrole : on attribue généralement à Marc Rich la création du spot de brut, à travers lequel il va révolutionner le marché du pétrole et commencer à échapper au contrôle des grandes compagnies pétrolières mondiales.

Marc Rich a des fourmis dans les jambes. Prenant prétexte d’un bonus insuffisant il quitte Phi-bro en 1974, crée Marc Rich & co International. Il consacre la totalité de ses forces et de son imagination à la règle numéro 1 du métier : <<Acheter au plus bas et vendre au plus haut>>. Il rivalise avec les majors et devient le premier opérateur indépendant contrôlant une production supérieure à celle du koweit. Et grâce au négoce sur le spot market pendant la grosse crise des années 1970, il viole les sanctions internationales : il achète du pétrole à l’Iran des ayatollas alors que le pays est frappé d’embargo et sans se soucier des otages américains. La cargaison achetée au rabais est aussitôt revendue au prix du marché à l’Afrique du sud de l’apartheid et à Israel ; c’est ainsi qu’il bâtit fortune. Selon son site internet, son chiffre d’affaire, en 2001, s’est élevé à 44, 26 milliards de $. Ses liaisons dangereuses passent également par l’URSS. Ses collaborateurs négocient le sucre cubain, les métaux congolais, le pétrole angolais

Marc Rich qui a acquis au fil des années la nationalité suisse, puis espagnole, puis israélienne est devenu un vrai milliardaire, il aime le risque, a une vraie vision du marché et le talent des montages financiers. A New-york un jeune procureur, Rudolf Giuliani, futur maire de New-york lance un mandat d’arrêt contre Mark Rich pour fraude fiscale, en 1983. Evitant de justesse la police, celui-ci s’enfuit en suisse. Sa tête est mise à prix par le FBI. La suisse, qui ne considère pas l’évasion fiscale comme une activité criminelle, refuse de l’extrader, mais son statut de fugitif hors la loi nuit à ses affaires, un peu moins florissante depuis 1985.

Dans une interview accordée au journal Maariv en 1999 il affirme que l’on s’acharne sur lui aux Etats Unis parce qu’il est juif et qu’il a réussi.

Le FBI cherche à l’attirer dans ses filets , il essaie de le faire venir dans des pays qui accepteront de l’extrader, mais Marc Rich les échappe systématiquement. Comment Marc Rich a-t-il pu éviter de se faire capturer ? demande Craig Copetas, interrogé par ABC. « Parce qu’il savait qui il fallait payer et qu’il en avait les moyens. » Y compris les meilleurs avocats américains, les plus hauts placés, à droite comme à gauche. Pour 300000 dollars, c’est finalement un avocat, Jack Quinn, qui arrachera son amnistie par Bill Clinton, le 20 janvier 2001, le dernier jour de sa présidence.

Armel Joel TASSE TAGNE

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