L’historique du financement de l’économie en France

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L’économie Française a connu des changements au niveau de son financement durant les dizaines d’années précédentes. A l’aube de la fin de la deuxième guerre mondiale, le financement de l’économie Française était dirigée par l’Etat et principalement par les institutions publiques qui manœuvraient en ce sens de régulariser et d’injecter les fonds nécessaires au maintien de l’économie.

financement de l'économie

Au fil des temps, les ressources de l’Etat s’amoindrit et se transforme d’une économie administré par les pouvoirs publics, à une économie gérée par l’endettement à la fin des années soixante. Cet endettement qui devenait de plus en plus important et qui maintenait toute une économie sous perfusion, fait place depuis les années 80 à un marché de capitaux avec toute une série de nationalisation des banques.

Ce changement de processus n’avait qu’un but particulier et qui se résumait à trouver le plus de financement par le biais du marché. A cette époque, il est à noter que seule les administrations publiques et quelques grandes entreprises pouvaient se financer par le marché des capitaux.

Au cours de la première période qui s’étalait de 1945 à la fin des années 60, L’Etat nationalise tout d’abord la banque centrale de France ainsi que les plus importantes banques de dépôt. Le trésor public quand à lui, s’occupait du financement des opérations par l’intermédiaire des recettes collectés.

Les entreprises privées importantes étaient aussi financer par l’Etat. Le déséquilibre budgétaire intervient dès la moitié des années 50, poussant ainsi l’Etat a engagé des coupes budgétaires dans plusieurs secteurs importants, principalement le transport et le domaine social. Ce déséquilibre contribue au passage d’une économie soutenue par l’Etat à une économie d’endettement.

En s’introduisant dans la deuxième phase, à savoir celle de l’endettement,  les banques jouent le rôle de l’emprunteur auprès de l’Etat et des sociétés compétitives de grandes tailles. Les banques développent ainsi toute une chaîne s’étalant de la collecte de dépôt au financement  et remplace de ce fait, la présence de l’Etat dans l’apport de liquidité.

Le ralentissement de la croissance durant les années 80 ainsi que la monté de l’inflation aux alentours de 20%, contribuent à la création des établissements de crédit pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages par le biais de la loi bancaire du 24 Janvier 1984. Le remaniement du système bancaire et l’évolution des accords européens, contribuent à l’accès au financement par les capitaux.

L’évolution du marché de capitaux se traduit tout d’abord par l’ascension du marché monétaire pour rendre la place de Paris plus attractive par rapport à ses concurrentes et obtenir du financement de l’économie en proposant des produits nouveaux comme les valeurs mobilières et les titres de participation.

Le marché des changes devient plus fluide en supprimant les restrictions qui empêchaient d’effectuer des opérations à grande ampleur, notamment la fusion et acquisition. L’instauration d’une monnaie unique dans l’espace Européen permet ainsi la libre circulation des richesses. Finalement, la politique monétaire devient indépendante des Etats et contrôlée par la banque centrale Européenne.

L’introduction des normes IFRS (International Financial Reporting Standards) en 2005 incite les entreprises à se soumettre à des normes comptables internationales et accentue la concurrence des marchés de capitaux pour l’obtention de financement et prône une volatilité des cours d’action importante, ce qui peut nuire à une entreprise puisque dans certains cas, la cotation ne correspond pas vraiment à la valeur réelle de l’entreprise.

Abdellatif BELHAJ

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