L’assurance vie dans l’environnement des taux bas

L'assurance-vie est un placement financier qui permet au souscripteur d'épargner de l'argent dans l'objectif de le transmettre à un bénéficiaire lorsque survient un événement lié à l’assuré, son décès ou sa survie.

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Assurance vie

Un contrat d’assurance-vie est souvent perçu comme un outil de transmission de capital (l’assurance vie en cas de décès), mais il est également un véritable outil d’épargne (l’assurance-vie en cas de vie).

Un contrat d’assurance-vie permet de constituer ou faire fructifier un capital. Il est possible de souscrire un ou plusieurs contrats d’assurance vie. Au-delà du placement initial il est possible d’effectuer des versements, réguliers ou non, sans limite de montant. Aussi, même si fiscalement il est plus intéressant d’épargner pendant au moins huit ans, le souscripteur peut à tout moment récupérer son capital.

L’assurance-vie, en France, c’est la poutre maîtresse du système financier. Les épargnants français qui craignent le risque depuis leur naissance se précipitent sur les contrats d’assurance-vie, considérés comme très sécurisés. L’Etat, de son côté, utilise cet argent pour financer son déficit budgétaire.

La situation actuelle est caractérisée par des taux extrêmement bas sur les marchés peu risqués. Cette conjoncture pénalise les rendements des fonds en euros et met en péril la garantie du capital.

Les statistiques du marché de l’assurance vie ne manquent pas d’éclat. En 2016  pas moins de 135 milliards d’euros ont été versés sur des contrats, et encore 48,6 milliards sur les quatre premiers mois de l’année 2016 (contre 47,3 milliards sur la même période en 2015). Le stock d’épargne géré au titre de ce placement a dépassé les 1 600 milliards d’euros, selon les dernières données de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).

Cette tendance se concrétise donc dans le rendement moyen estimé par la Fédération française de l’assurance (FFA). L’érosion des rendements s’est donc clairement accentuée, après des années de baisse régulière : 3% en 2011, 2,90% en 2012, et 2,80% en 2013, 2,50% en 2014, et donc 2,30% puis 1,80% en 2015 et 2016.

Le rendement des contrats d’assurance vie et fonds en euros continue de souffrir de la baisse des taux. Les fonds en Euros, que l’on retrouve en assurance vie, amortissent un peu cette baisse des taux car ils ont des stocks d’obligations qui sont eux à des taux plus élevés.

La baisse de rendement des fonds euros s’est accélérée en 2016. Le taux moyen est ressorti à environ 1,8%, soit un repli de presque 0,5 point par rapport à 2016, à comparer à ceux de 2015 et de 2014, limités à 0,2 point. Même si ce taux reste supérieur à l’inflation, il est conseillé de prendre davantage de risques, en diversifiant la mise sur des unités de compte.

La souscription d’un contrat d’assurance-vie a longtemps été, à condition de bien le choisir, la garantie d’un placement sûr à haut rendement. C’est désormais moins le cas.

En 2017, la baisse des rendements (beaucoup de contrats sont descendus en dessous de la barre symbolique des 2 %) et quelques doutes sur la liquidité imposent à l’épargnant d’élargir le champ de vision à de nouvelles catégories de contrats. Certains fonds en euros, à capital garanti, offrent encore un taux supérieur à 3 %. La diversification vers des supports en unités de compte – certes sans garantie – n’est quant à elle pas forcément à haut risque. Surtout lorsqu’elle est réalisée dans une perspective de long terme.

Le secteur se retrouve aujourd’hui dans une situation particulièrement inconfortable. Alors que les fonds euros sont composés d’abord d’obligations, les assureurs doivent à présent remplacer les coupons arrivant à échéance par de nouveaux titres qui ne rapportent quasiment rien. Les taux bas écrasent les marges des compagnies,  en même temps qu’ils renchérissent le coût des garanties.

Le problème pour les assureurs-vie tient au fait qu’ils  se reposent essentiellement sur les revenus d’investissement pour générer des résultats. Les taux bas rendent l’équation plus difficile à résoudre. Et encore plus quand les flux d’assurance-vie se dirigent toujours essentiellement sur les fonds euros. Les assureurs vont être de plus en plus dépendants de leur capacité à vendre des produits moins sensibles aux taux d’intérêt, comme les unités de compte, la santé ou les produits de protection.

Enfin, les réserves des assureurs sont importantes, et l’éventualité d’une mise en œuvre d’un blocage des fonds semble, à l’heure actuelle, hautement improbable. Bénéficiant d’un régime fiscal toujours très attractif, l’assurance-vie reste un bon placement.

Les références  Tout sur mes finances  Cbanque

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