La montée en puissance des Fintechs dans les pays émergents.

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Fintech.

M-Pesat est une des fintech les plus connues dans le monde. C’est un système de paiement sur mobile, lancé par l’opérateur télécoms Kényan Safaricom, c’est l’une des plus belles réussites du continent Africain, avec 17.6 millions d’utilisateurs actifs par mois, 6 milliards de transactions enregistrées l’an dernier et un chiffre d’affaires de 235 millions d’euros sur les six premiers mois de l’exercice 2017. C’est évidemment un exemple parmi tant d’autres, d’innovations nées dans les marchés émergents et qui commencent à s’irriguer dans les économies occidentales.

La fintech très attendue cette année se nomme Acudéen. Elle est originaire des Philippines et elle a remporté le concours de la meilleure start-up issue des marchés émergents de cette année. Elle se penche sur un problème rencontré dans tous les pays du monde : les délais de paiements. Elle répond au problème de liquidité en jouant le rôle d’intermédiaire avec les banques. Elle obtient les financements qui sont très souvent refusés aux PME et leur reverse ensuite. Cela permet de résoudre leur problème de liquidités lorsque ces dernières sont en besoin de financement. Lorsque l’entreprise a fini de régler ses factures, Acudéen récupère le montant du prêt, prélève une faible commission et rembourse la banque.

La volonté de faire bouger les choses et maximiser l’impact de leur projet sur les sociétés, c’est ce qui réunit les entrepreneurs des marchés émergents qui, en plus, n’ont pas pu bénéficier des aides et des apports des pays occidentaux .

Tous les aspects de la finance sont exploités, par exemple, Undostres (fintech Mexicaine) permet de digitaliser les paiements physiques en offrant en même temps des bons de réduction. Talkbank (Russe) est une banque qui est accessible via messenger, whatsapp et Chatbot qui sont dans beaucoup de pays des applications utilisées au quotidien. L’objectif de tous ces développeurs c’est que dans les prochaines années, toutes ces innovations vont arriver sur les marchés Nord-Américain et Européen.

Seedstars est sûrement l’une des Fintech qui donne l’exemple aux autres. Créées il y a quelques années, cette dernière gère les paiements de plus de 250 000 marchands locaux dans 16 pays d’Amérique Latine, d’Europe de l’Est et d’Asie. Elle a investi pas moins de 200 millions de dollars dans ces technologies et finance de jeunes entrepreneurs en Fintech dans le monde entier, qui décident de monter leur business et leur plateforme. (Telle que Zest Money ou encore Creditas).

Le plus de ces monteurs de star-up, c’est qu’ils s’adaptent à des situations particulières, présentent dans ces pays émergents. My Cash Online en est un exemple parfait. Cette plateforme a été créée en Malaisie afin de répondre aux besoins de financement des 3 millions de migrants qui vivent dans ce pays. En effet, ces derniers n’ont pas accès aux banques traditionnelles et donc, à l’aide de cette application facilement accessible, ils peuvent réaliser des opérations classiques.

Ces Fintech tentent de répondre à la devise « chaque problème a sa solution » en ce penchant sur des besoins que rencontrent les populations des pays émergents.

D’après l’étude «  World Retail Banking Report » sur 16 000 consommateurs issus de 32 pays différents, on apprend que ces applications prennent de plus en plus de places dans le quotidien des clients des banques de détails, 63 % des personnes interrogées admettent utiliser ces nouvelles plateformes. (Surtout présentent dans les pays émergents comme dit précédemment).

Source : magazine papier les echos du lundi 10 avril

http://www.itone.lu/actualites/la-fintech-portee-par-les-marches-emergents-0

http://www.seedstars.com/

Florent Felix

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