Investir dans les fineTeck : les ICO

Une ICO implique la création d'une nouvelle pièce virtuelle ou jeton par une entreprise cherchant à lever des fonds. Selon les faits et les circonstances de chaque ICO, les pièces ou les jetons virtuels offerts ou vendus peuvent être considéré comme des titres classiques.

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Offre initiale de jetons (ICO), de quoi s’agit-il ?

Avec l’essor qu’a connu le monde des devises virtuelles et des actions digitales, Certaines start-up utilisent ICO (initial coin offering), appelées aussi ventes de jetons, pour lever des capitaux. L’entreprise crée une nouvelle pièce virtuelle ou jeton qu’elle propose de vendre et de diffuser aux acheteurs en utilisant la technologie des blocks chainés. Les investisseurs doivent être conscients que les ICO diffèrent considérablement des offres publiques initiales (IPO). Contrairement aux actions, les jetons ne confèrent généralement aucun droit de propriété dans l’entreprise mais aussi contrairement aux obligations, les ICO n’impliquent pas que les investisseurs prêtent de l’argent à l’émetteur. Au contraire, il s’agit d’un pari sur des nouveaux produits hautement techniques et complexes et les investisseurs peuvent donc perdre une partie voir la totalité de leur investissement.

Une ICO implique la création d’une nouvelle pièce virtuelle ou jeton par une entreprise cherchant à lever des fonds. En général, la société annonce le montant des capitaux qu’elle veut lever, dans ce cas on dit que l’ICO est capé. Dans le cas contraire elle est non capé (exemple TEZOS qui a réussi à lever plus de 230 million de dollars en bitcoin et en ethereum (ETH) en juillet 2017), et la collecte de fonds se poursuit jusqu’à ce que ce montant soit atteint ou la période de collecte arrive à terme pour les ICO non capées. Les ICO sont effectuées en ligne, et les acheteurs utilisent la monnaie fiduciaire, comme le dollar américain, ou les monnaies virtuelles, comme bitcoin et ETH, pour payer les nouveaux jetons.

À ce jour, les entreprises utilisant des ICO comme méthode de levée de capitaux sont généralement des startups qui utilisent la technologie des blocks chainés dans le cadre de leur buisness model pour fournir un service ou un produit particulier. Ces sociétés diffusent les nouveaux jetons ICO aux acheteurs via un réseau d’échange international et décentralisé basé sur la technologie des blocks chainés. Ce réseau implique une base de données distribuée maintenue sur un réseau d’ordinateurs connectés sur une base pair-à-pair. Les participants au réseau (appelé mineurs de blocks) peuvent partager et conserver de manière décentralisée des enregistrements cryptés, ce qui signifie qu’il n’y a pas de serveur ou d’intermédiaire centralisé.

Les entreprises qui émettent des jetons font généralement la promotion de l’offre par le biais de leurs propres sites Web et par le biais de divers forums en ligne de blocs de distribution et de devises virtuelles. Les potentiels investisseurs ne peuvent pas recevoir de prospectus; les entreprises publient souvent un livre blanc décrivant le projet dans les moindres détails techniques qu’ils cherchent à financer.

Selon les faits et les circonstances de chaque ICO, les pièces ou les jetons virtuels offerts ou vendus peuvent être considéré comme des titres classiques.    De ce fait, l’offre et la vente de ces pièces ou jetons virtuels sont soumis aux lois fédérales sur les valeurs mobilières, ce qui est rarement le cas. En effet, dans la majorité des cas, les jetons vendus sont censés  être utilisé sur la plateforme qui n’existe, à ce stade, que sur le papier. Selon le Bulletin de la SEC, certains leveurs de fonds pourraient amener les acheteurs à croire qu’ils peuvent s’attendre à un retour sur leur investissement. Les acheteurs pourraient également être informés qu’il y aura une opportunité de vendre les jetons sur un marché secondaire ou un échange de monnaie virtuelle en ligne, bien que ces lieux de liquidation du marché secondaire ne soient pas garantis.

Vue les montant énormes de fonds levés avec ce mécanisme, les autorités des marchés financiers commencent à s’y intéresser de prêt afin de mettre en place des mécanismes de contrôles et de régulations.

La SEC a décidé de réguler par étapes. A l’heure actuelle, les actions digitales ainsi que les monnaies virtuelles sont soumises à la réglementation des valeurs mobilières classique. L’AMF s’est engagé sur la même voie, contrairement à la chine qui a décidé d’interdire les ICO ainsi que geler l’activité de l’ensemble des plateformes d’échange de devises virtuelles sous prétexte de limiter la fuite de capitaux. En effet, Les autorités chinoises se penchent sur l’appétence des chinois pour le bitcoin depuis le  début de l’année. Dans un premier temps elles ont envisagé de mettre en place des règles contre le blanchiment d’argent sur les échanges de monnaies virtuelles. Mais les enjeux de gouvernance pour Pékin ont augmenté à mesure que les cours des monnaies virtuelles augmentaient d’où la décision d’interdire toute activité en attendant la mise en place des moyens techniques adéquats qui permettrais de mieux contrôler l’ensemble des acteurs de ces nouveaux marchés.

Malgré le fait que le marché des technologies basées sur les blocks chainées continue son ascension fulgurante, l’avenir reste incertain du fait des contraintes réglementaires qui pourrait changer le fonctionnement de ces marchés en imposant de plus en plus de restrictions. Certains analystes restent très sceptiques et parlent d’une bulle spéculative qui est en train de se mettre en place tout comme la bulle qu’on a eu durant les débuts d’internet.

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