Comment expliquer la montée en puissance des places financières Asiatiques ?

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Beautiful night Shanghai's cityscape with the city lights on the Huangpu River, Shanghai, China.

Effet à la mode ou stratégie, se faire introduire en bourse en Asie (bourses asiatiques). Plusieurs entreprises ont déjà fais le grand saut, surtout dans le secteur de la mode et du luxe avec un marché à fort potentiel. 

bourses asiatiques

Mais on peut aussi mettre en avant le géant suisse des matières premières, Glencore, qui a volontairement opté pour la place financière de Hong-Kong pour accueillir sa capitalisation boursière, c’est un exemple parmi d’autres.  Un peu d’histoire, la plus ancienne bourse du monde Asiatique est le Bombay Stock Exchange (BSE) dont la création remonte à 1875.

Le classement mondial des capitalisations boursières pour 2012 :

Pays

% de la Cap Boursière mondiale

United States

32,21

Japon

7,36

Royaume-Uni

6,63

Chine

6,44

Hong-Kong

4,63

Source: Bespoke 1

On va s’attarder tout de suite sur la Bourse de Tokyo (Tokyo Stock Exchange) qui est aujourd’hui la deuxième place financière du monde en terme de capitalisation boursière globale après la Bourse de New-York (NYSE).

Cette place boursière créée en 1878 propose depuis 14 ans des passations d’ordre se faisant entièrement par voie électronique, ses heures d’opérations étant de 9 heures à 11 heures et de 13 heures à 15 heures (heure locale).

La cotation est divisée en deux sections, la principale regroupant les sociétés les plus importantes en terme de capitalisation boursière et la seconde, les plus petites capitalisations ou les sociétés nouvellement cotées.

Le principal indice boursier du TSE est le Nikkei 225 qui est calculé sans pondération des 225 valeurs qui le compose.

L’importance des bourses asiatiques est majoritaire au niveau mondial mais le taux de progression n’est pas pour autant faible.

On sait que les introductions en bourse donnent la mesure de renouvellement en cours des structures économiques et donc de l’avenir du marché. Depuis dix ans, plus de 5.000 entreprises ont été inscrites à la cotation sur les marchés actions des principales économies d’Asie contre seulement plus de 1.500 sur les dix principaux marchés européens.

Ce qui signifie que trois fois plus d’introduction en bourse ont été effectuées en Asie par rapport à l’Europe, soit des capitaux de l’ordre de 550 milliards $ en Asie contre 270 milliards $ en Europe.

Pour expliquer, ce développement fulgurant des économies asiatiques, on peut voir en leur ouverture progressive aux capitaux internationaux et l’implantation de grands groupes multinationaux des raisons à l’expansion des bourses asiatiques et l’accroissement de leur sophistication, qui n’a pas eu le choix d’évoluer au vue de l’importance d’assurer un service digne de ce nom aux nouveaux arrivant.

Les groupes qui viennent soit s’y faire coter ou tout simplement s’y introduisent, ou établir des joint-ventures avec des capitaux et entreprises locaux, viennent profiter de l’accumulation grandissante de capitaux sur ces marchés.

Point important également, la constitution de groupes financiers très puissant avec des capacités de financement que l’on peut qualifier de « gigantesque » et de leurs relations de proximité avec les clients et fournisseurs locaux jouent à faire grandir encore plus l’expansion de ces marchés.

Mais dans ce portrait utopique, des marchés asiatiques il y a des points qui peuvent noircir ce « wonderful world ».

Ce sont des marchés encore fragiles, qui à comparaison avec les marchés financiers tels que New-York, Londres, ou encore Paris ne disposent pas de toutes les sophistications que ces marchés, que l’on peut considéré comme anciens, en sont équipés parfaitement.

Quelques récentes introductions ont laissé quelques déceptions aux groupes qui ont essayés de s’y introduire à la vue du manque de profondeur existant actuellement sur ces marchés.

Les cours sont soumis à une volatilité conséquente, les investisseurs ont plus une aversion à changer d’opinion plus facilement que sur les marchés US et Européens, et la spéculation est assez présente et de haute fréquence.

Ce qui amène à dire que les marchés Asiatiques ne présentent pas la sécurité des marchés classiques, sauf pour un industriel ou une entreprise souhaitant s’implanter localement et qui aurait comme objectifs de s’associer à des partenaires industriels et/ou s’implanterait que dans le cadre d’une Joint-venture. De plus avec un flottant quasi inexistant, la valorisation de l’entreprise sera donc immédiatement faussée, ce qui fera que la volatilité des cours s’en trouvera de fait réduite à sa plus simple expression.

Ce sera très intéressant d’analyser et de comparer l’évolution de ces marchés qui sont la plupart situés dans des pays dits « émergents » et donc avec une capacité d’expansion considérable avec la possibilité d’attirer de nombreux investisseurs, et voir si le potentiel de dépasser les Etats-Unis peut être présent.

A quand l’ouverture du Yuan (Chine) aux échanges internationaux ? Conséquence ou non sur les marchés financiers Asiatiques ?

Loïc ONTENIENTE

Bibliographie :

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