Top 3 des altcoins à suivre pour le Q1 2018

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Depuis déjà trois ans, le Bitcoin et l’Ethereum n’ont cessé de monter et sont aujourd’hui les deux cryptomonnaies de référence. Cependant, ces technologies de la première génération commencent à être dépassées. Elles sont souvent trop lentes, énergivores et ne répondent pas aux problématiques du monde réel. Aujourd’hui, elles servent de passerelles vers les altcoins (pour alternative coin), qui eux proposent de vraies applications utilisables dans nos sociétés. Les altcoins représentent toutes les nouvelles cryptomonnaies qui ont été créées après le Bitcoin et l’Ethereum et qui en sont le plus souvent dépendantes. Parmi ces milliers, nous en avons sélectionné trois à surveiller lors de ce premier trimestre de 2018.

PRL : le tueur de publicité

Oyster Pearl, est une cryptomonnaie d’un tout nouveau genre alliant le système blockchain de l’Ethereum, et la technologie Tangle empruntée à IOTA. Ainsi, Pearl profite de la sécurisation des données des blocks tout en rendant ses transactions gratuites via Tangle. En effet, les utilisateurs de Tangle valident eux même les transactions (via un calcul algorithmique) en cours afin de pouvoir faire des transactions dans le futur.

En plus d’une technologie originale, Oyster Pearl répond à une vraie problématique : comment rémunérer les sites internet 100% gratuits (presse, blog, streaming légal …) ?

Via une seule ligne de code sur un site internet, le webmaster peut utiliser la puissance de calcul de ses viewers à hauteur de celle qu’ils consommaient pour afficher graphiquement des publicités. Dès lors, sans aucune latence supplémentaire, ces sites internet seront beaucoup plus propres et seront rémunérés pour le contenu. En effet, dès qu’un clic sera fait sur le site, les utilisateurs mineront pour le compte du site qui recevra un prime de minage en PRL, la crypto d’Oyster Pearl.

Les journalistes, youtubeurs et autres producteurs de contenus gratuits sont donc payés en fonction de la qualité de leurs publications. De plus, n’étant plus dépendants de la publicité et des placements de produits, ces derniers garantissent une plus grande impartialité et autonomie face aux marques et éventuelles pressions politiques.

Un PRL vaut pour l’instant 1$ avec une capitalisation de 65 millions de dollars et pourrait rapidement s’envoler vers les 100$. Cependant, trois défis majeurs persistent encore :

  • L’équipe PRL n’est compensée d’aucun programmeur star ou de personnalité influente du monde cryto.
  • De ce fait, PRL n’est soutenue pas aucune grosse entreprise.
  • Bien qu’innovante, le white paper (publication expliquant le codage de PRL) reste compliquée à comprendre même pour les initiés et pourrait freiner les investisseurs plus novices.

OMG : la banque du futur décentralisée

OmiseGo c’est avant tout une entreprise : Omise crée en 2013. Rapidement soutenue par plusieurs fonds d’investissement (à hauteur de 45 millions de dollars) Omise s’est très vite placée comme l’une des meilleures fintechs de la décennie. En effet, les plus grandes stars de la crypto comptent parmi les top advisors d’Omise avec Vitalik Buterin, le créateur de l’Ethereum ou encore Joseph Poon, le fondateur du Lightning network.

L’objectif d’Omise est de proposer un moyen de paiement électronique simple, sécurisé et ultra rapide aux populations débancarisées. Effectivement, 75% des personnes vivant en Asie du Sud-Est ne possèdent pas de compte bancaire et utilisent des moyens alternatifs comme Western Union, Paypal et certaines applications de paiement par mobile. Ces systèmes restent lents, chers et posent parfois des soucis de confidentialité, de traçabilité voire de blanchiment.

Pour se faire, cette fintech compte créer le plus gros exchange jamais conçu capable de gérer toutes les monnaies et cryptomonnaies via des échanges pratiquement gratuits (environ 0.5$ de frais par millions échangés) et ultra rapides (entre 1 et 2 secondes). Alors qu’actuellement, les exchanges gèrent environ une dizaine de cryptomonnaies et peuvent prendre jusqu’à 6% de commissions.

A travers l’OmiseGo Chain, les utilisateurs pourront télécharger gratuitement leur propre e-portefeuille afin de payer les différents commerçants qui auront installé l’application Omise. Omise assure la conversion à travers son réseau, peu importe la monnaie envoyée et la monnaie voulant être reçue par le commerçant, et rémunère ce réseau via les OMG.

OmiseGo quant à lui, est le tokken créé sous base Ethereum par Omise. Sous le ticker OMG, ce dernier vaut 25$ pour 2,5 milliards de dollars de capitalisation soit la 23e plus grosse cryptomonnaie existante aujourd’hui.

Les risques liés à OmiseGo restent néanmoins nombreux. Omise repose sur les projets Lightning et Plasma qui rendent les échanges beaucoup plus rapides et moins énergivores donc moins coûteux. Or, la fintech n’est pas à l’origine de ces technologies dont elle dépend, et pourrait bien couler avec eux en cas d’échec.

En bref, si vous souhaitez parier sur la réussite du lightning network, Omise Go est l’une des meilleures cryptos sur laquelle vous pouvez investir.

Bitconnect : le Crypto-Ponzi

Bitconnect a la particularité de n’être ni une cryptomonnaie, ni une blockchain à proprement parler mais plutôt une sorte de fond d’investissement sur monnaie virtuelle. A travers le tokken bitconnect, vous pouvez prêter un montant X à la société éponyme et cette dernière vous rémunère à hauteur de 1.5% par jour en moyenne ainsi qu’un bonus éventuel si vous placez plus de 1010€.

La fintech se vante d’avoir inventé un algorithme capable de trader à la perfection ces nouveaux marchés et de générer plus de 5% de gains par jour (soit 91 millions) grâce aux 2,6 milliards de dollars sous gestion qu’elle a collectés.

Réelle innovation ou ponzi 2.0, bitconnect existe maintenant depuis 15 mois et profite de la hausse généralisée du marché. Effectivement, depuis son lancement, le marché n’a baissé au maximum que pendant deux semaines consécutives. Bitconnect pourra-t-il survivre à une crise de long terme sur le marché de la crypto? Nous aurons sûrement plus de réponses quand on sait que ce Q1 2018 est des plus incertains. Affaire à suivre dès lors que son effondrement pourrait entrainer toute la planète crypto dans son sillage où tous les médias s’empresseront d’assimiler bitcoin et Bitconnect dans une anarque généralisée.

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