Julien CASTELAINJuly 19, 2018
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7min230

L’année 2018 est pour lors bien compliquée pour les économies émergentes. Comme le montre l’indice MSCI émergent, les actifs peinent à performer sur fond de tensions politiques et commerciales à travers le monde.
L’indice MSCI émergents en forte baisse depuis 2018

La principale source de tensions est le conflit commercial entre les Etats-Unis et ses principaux partenaires commerciaux. D.Trump l’avait annoncé avant et répété après son élection « America first ». Son envie de réduire à tout prix le déficit commercial des Etats-Unis l’a amené à taxer depuis peu les importations américaines en provenance du Canda, du Mexique, d’Europe et de Chine principalement afin d’empêcher les entreprises domestiques de délocaliser et forcer les américains à consommer américain. Cette menace protectionniste fait plusieurs dommages collatéraux dont font partie les économies émergentes.
De nombreux pays sont tributaires de la Chine. Ces tensions commerciales entrainent une hausse des prix et par conséquent un protectionnisme global. L’Australie principal producteur de minerai de fer à travers le monde a pour principal acheteur la Chine.
Le cours du minerai de fer a fini par céder aux tensions commerciales

Cependant, les récentes tensions ont contraint la Chine à être moins présente au sein du commerce international ce qui a pénalisé des pays comme l’Australie qui ont vu en conséquence leurs devises se déprécier fortement. Les pays émergents sont attrayants de par leurs taux généralement élevés ce qui permet aux investisseurs d’effectuer des « carry trades » (achat de la devise émergente puis placement à un taux qui rémunère davantage avant d’effectuer un retour en devise domestique). Ces opportunités sont devenues de moins en moins fréquentes au cours des derniers mois. Les deux principales raisons de ce phénomène sont :
• Des investisseurs plus averses au risque. Les émergents étant plus rémunérateurs car plus risqués, les investisseurs se tournent davantage vers les devises refuges (dollar US, yen ou encore franc suisse) en cas de crise.
• Un différentiel de taux moins évident. La hausse des taux US avec notamment le 10 ans au-dessus des 3% au cours du semestre a permis une nette hausse du dollar sur fond de hausse de l’inflation. Cela a entrainé une appréciation des anticipations de hausse de taux outre atlantique avec 4 hausses de taux de la Fed pricées en 2018 (2 ont déjà été appliquées et 2 autres sont à prévoir avant la fin de l’année). Dans ce contexte de divergence de politique monétaire entre la Fed et les autres banques centrales, le différentiel de taux US-Émergents s’est globalement affaibli. Les investisseurs se sont par conséquent tournés vers les actifs américains, ceux-ci étant moins risqués.
L’exemple de la Turquie
La Turquie en est l’exemple le plus récent. La hausse continuelle de l’inflation depuis décembre 2014 (au-dessus des 12% aujourd’hui) a entrainé une forte dépréciation de la lira turque de près de 20% contre dollar depuis le début de l’année. La réélection de R.Erdogan et sa volonté d’un contrôle total de la politique monétaire du pays n’ont fait qu’aggraver la situation. L’intervention de la banque centrale fin mai (hausse de 300 points de base de ses taux directeurs) n’a que peu contribué à soutenir la devise contre dollar. Ce phénomène est comparable à celui de l’Argentine qui a vu sa compétitivité chuter sur les marchés sur fond de forte inflation. L’intervention de la banque centrale argentine n’a pas permis d’empêcher la chute du peso contre dollar et les réserves de changes ne suffisent plus à soutenir la devise à travers la vente de dollar.
Au tour de l’Asie
La Chine a pendant longtemps soutenu l’ensemble des économies asiatiques comme le montre l’évolution (plus que corrélée) du yuan contre dollar.
Après avoir résisté jusqu’en juin, le CNY a finalement cédé face à la force du dollar

Les pays asiatiques étant globalement dépendants de la Chine, sa légère perte de compétitivité des dernières semaines suite aux tensions commerciales a pesé sur l’ensemble de l’Asie entrainant une chute globale des devises et des marchés actions.
Et maintenant?
L’apaisement des tensions avec la Corée du Nord et la riposte des partenaires commerciaux des Etats-Unis semblent jouer en faveur des économies émergentes qui devraient voir leur côte de popularité se relever auprès des investisseurs avec notamment une convergence de politique monétaire de la plupart des banques centrales avec la Fed. Attention tout de même aux prochaines échéances politiques (élections au Brésil, mid-term aux US) qui pourraient entrainer un retour des tensions qui serait néfaste aux économies émergentes.


Alassane MBENGUEJuly 19, 2018
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12min170

L’effet de levier peut être présenté très rapidement dans son principe. Son mécanisme tient à deux propositions :
La rentabilité des fonds propres est accrue par un recours à l’endettement financier si et seulement si la rentabilité des actifs est supérieure au coût des dettes ;
Cette augmentation de rentabilité a pour contrepartie une augmentation du risque financier de l’entreprise, qui croît avec le niveau des dettes de l’entreprise.
Principe de l’effet de levier
L’effet de levier explique le taux de la rentabilité des capitaux propres en fonction du taux de rentabilité de l’actif économique et du cout de la dette.
L’ensemble des capitaux apportés par les préteurs et les actionnaires finance l’ensembles des emplois, c’est-à-dire l’actif économique ; ces emplois dégagent un résultat d’exploitation qui se répartit ensuite entre les frais financiers (rémunération des prêteurs) et le résultat net revenant aux actionnaires.
En fait lorsque l’on compare la rentabilité des capitaux propres et la rentabilité économique (après impôt pour être homogène), on s’aperçoit qu’elles ne sont séparées que par l’impact de la structure financière.
On appelle effet de levier la différence entre la rentabilité des capitaux propres et la rentabilité économique économique.
L’effet de levier explique comment il est possible de réaliser une rentabilité des capitaux propres supérieure à la rentabilité économique.
Mais attention, l’effet de levier peut jouer dans les deux sens : s’il peut accroitre la rentabilité des capitaux propres par rapport à la rentabilité économique, il peut aussi, dans certains cas, la minorer. Le rêve devient un cauchemar.
Les limites des taux de l’effet de levier
Partant d’une taulogie comptable, la formule de l’effet de levier est nécessairement juste, même si certains chiffres sont manifestement des aberrations. Ainsi, le coût de la dette calculé comme le rapport des charges financières nettes des produits financiers sur l’endettement net au bilan pourra être de façon évidente trop élevé (ou trop faible). Cela indique simplement que l’endettement net figurant au bilan ne correspond pas à l’endettement moyen, que l’entreprise est beaucoup plus endettée que cela (ou beaucoup moins) ou qu’il y a un phénomène de saisonnalité ou une opération financière (augmentation de capital) qui a été réalisée en cours d’année.
Il faut donc se méfier des taux d’intérêt apparents lorsqu’ils sont visiblement aberrants et de l’effet de levier ainsi calculé.
La rentabilité économique ou la rentabilité des capitaux propres sont des taux de rentabilité comparable ex-post ; en aucun manière ils ne peuvent correspondre aux exigences de rentabilité ex-ante des actionnaires ou de l’ensemble des pourvoyeurs de fonds.
L’intérêt de l’effet de levier
Stratégie caricaturale des années 1960, ou actuellement en chine dans la sidérurgie, la stratégie de fuite en avant est particulièrement bien adaptée dans un contexte de forte croissance. Cette stratégie a une double caractéristique : forts investissements pour augmenter la taille de l’outil industriel et faibles marges pour conquérir des parts de marché et faire tourner l’outil de production. Bien évidemment, la rentabilité économique est faible (faibles marges et forts investissements), mais le recours inévitable à la l’endettement (la faiblesse des marges entraine des flux sécrétés par l’exploitation insuffisants pour couvrir les investissement important) permet de gonfler la rentabilité des capitaux propres par le mécanisme de l’effet de levier. Ce d’autant plus que le cout réel de la dette est faible ou négatif en raison de l’inflation. Cependant, la rentabilité des capitaux propres est très instable, elle peut brutalement chuter lorsque le taux de croissance de l’activité se ralentit.
Ce fut typiquement la stratégie de Suntech, le leader mondial chinois des panneaux solaires, qui lui a permis de s’imposer sur son marché, de « descendre sa courbe d’expérience » diraient les consultants, mais qui fut aussi la source de sa faillite en 2013.
L’intérêt de l’effet de levier est donc essentiellement pédagogique : comprendre comment se partage la rentabilité des capitaux propres entre la rentabilité de l’outil industriel et commercial et une pure construction financière (l’effet de levier).
L’effet de levier n’a qu’un intérêt limité en finance car il ne crée pas de valeur sauf dans deux cas très particuliers :
Inflation constante, le taux d’intérêt réel (inflation déduite) est négatif et conduit à la spoliation des créanciers remboursés en monnaie de singe pour plus grand bonheur des actionnaires.
D’un endettement très lourd (cas des sociétés en LBO, qui pousse les dirigeants à être particulièrement performants pour que l’entreprise soit à même, par ses flux de trésorerie, de faire face au lourd poids de son endettement qui a alors peu près le rôle du fouet dans les villas de l’antiquité !
Une globalisation abusive de la dette
Un point qui n’est que rarement mentionné concerne la nature des capitaux empruntés des dettes. Implicitement, les auteurs entendent “Total des dettes financières”. Or, pour valider ce modèle, on doit retenir l’ensemble des dettes (dettes financières, dettes d’exploitation, dettes hors exploitation). En effet, comme la rentabilité économique est calculée sur le total de l’Actif, cela implique que l’on doive raisonner sur le total du Passif. Les fonds propres, les dettes financières et les dettes non financières (dettes fournisseurs et assimilés, dettes fiscales et sociales, autres dettes).
On est donc confronté à une alternative dont les termes ne sont satisfaisants ni l’un ni l’autre :
– si l’on retient comme indicateur l’ensemble des dettes de l’entreprise, on incorpore des dettes qui ne portent pas intérêt (dettes d’exploitation et dettes hors exploitation) et donc le calcul d’un coût moyen de la dette est faussé ;
– si l’on ne retient que les dettes financières, le calcul d’un coût moyen de la dette aura un sens, mais cela introduit une nouvelle hypothèse :
on suppose que Total du Passif = Capitaux Propres + Dettes financières.
En d’autres termes, on suppose qu’il n’existe pas de dettes non financières. En tout état de cause, on procède à une globalisation de la dette indépendamment de son origine et de son coût, et surtout sans tenir aucunement compte de son terme. Dans ces conditions, cela expose le modèle à une sensibilité aux fluctuations de la dette d’exploitation. Or, en matière de politique financière, les directeurs financiers jouent régulièrement sur le montant de leurs dettes d’exploitation pour résoudre leurs problèmes de financement.
Ceci peut s’expliquer, après coup, par le modèle lui-même :
La rentabilité financière d’une entreprise est égale à sa rentabilité économique augmentée du différentiel entre le rendement des actifs et le coût moyen des dettes multiplié par le coefficient d’endettement. Par simple lecture, on comprend que tant que r – i > 1 l’entreprise a intérêt a s’endetter.
Tant qu’une entreprise trouve des actifs dont le taux de rentabilité est supérieur au taux de financement des dettes, l’entreprise a intérêt à se financer par de la dette.
A fonds propres égaux, on accumule ainsi de la richesse marginale sans avoir à accroître l’investissement des actionnaires. On peut alors très logiquement chercher à optimiser le levier :
si l’on recherche un rendement d’actif fort, la rentabilité se maximisera avec l’endettement, et dès lors que l’endettement est gratuit, la maximisation sera optimale :
on aura donc intérêt à préférer de la dette fournisseur gratuite. Le passif optimal sera constitué de peu de fonds propres et d’un maximum de dettes fournisseur. Cela peut conduire à négliger la constitution d’un fonds de roulement, et à de la transformation : financement des emplois longs par des ressources très courtes. Certes, le caractère permanent du crédit fournisseur peut corriger ce risque de transformation, mais les bilans générés par une politique de ce type demanderont une gestion stricte du Besoin en Fonds de Roulement, tout en présentant un risque financier très fort : tout aléa sur les ventes, donc toute volatilité sur les achats, se répercutera immédiatement sur la structure du passif et conduira l’entreprise à l’illiquidité, une crise de trésorerie non résolue. La maximisation de la rentabilité pour l’actionnaire s’accompagne alors d’un risque fort. Ceci nous ramène à une logique économique fondamentale : la juste rémunération du risque encouru.
Source:
VERNIIMEN
ZONE BOURSE
LE FINANCIER
YAHOO FINANCE
LECTURE DES ARTICLES ET MEMOIRE
WIKIPEDIA


William NDJENJEJuly 18, 2018
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4min140

La récession économique mondiale de 2022 pourrait compromette les efforts entrepris dans le cadre des programmes de reformes structurelles du gouvernement français. La sanction électorale risquerait d’être forte.
Si la plupart des voyants de l’économie mondiale sont au vert (hausse du pétrole, recul du chômage, retour de l’inflation, surchauffe de l’économie américaine), les perspectives économiques à l’horizon 2020 s’assombrissent de plus en plus. La probabilité pour que l’économie américaine entre en crise en 2020 a atteint 31% (selon une enquête Reuters réalisée auprès de 110 économistes).
Dans ce contexte, les efforts de reforme et de relance économique entrepris dans le cadre de programmes de transformation de l’économie française pourraient souffrir d’un environnement de crise. En effet, la prochaine récession économique risquerait de fragiliser, et de peser sur le paysage politique en France.
En effet, la future crise économique mondiale risquerait de provoquer des tensions économiques et sociales, et notamment une grave sanction électorale comme ce fût le cas au début de la décennie. Pour rappel, après la crise de 2008, Obama fut l’un des rares dirigeants à avoir conservé son fauteuil. A l’époque, Nicolas Sarkozy avait quitté le palais de l’Élysée après une forte dégradation de l’activité économique. De l’autre coté de la manche, c’est le travailliste Gordon Brown, qui cédait son fauteuil au conservateur David Cameron. Le repli de l’activité entre 2008 et 2014 a avait pesé sur les élections, poussant à la sortie les dirigeants dont les économies étaient les plus exposées.

Si le lien entre l’économie américaine et celle de la France ne semble pas triviale, il n’en demeure pas moins vrai. Les États-Unis sont l’un des « drivers » importants de l’économie mondiale. S’ils entrent en crise, on pourrait donc s’attendre à un repli de l’économie mondiale. Dans ce contexte, l’Europe risquerait de rentrer, elle aussi, en pleine tourmente économique, si on considère par définition que les États-Unis sont toujours en avance sur le cycle économique. Les résultats de cette enquête ont été obtenus en s’appuyant sur le calendrier de relèvement des taux des fed funds aux États-Unis (taux directeurs). En effet, deux autres hausses sont attendues cette année, contre 3 hausses supplémentaires en 2019. Sur la base de ces prévisions, la conclusion est que l’économie américaine pourrait entrer en récession d’ici fin 2020, et par ricochée celle de l’Europe (particulièrement la France) un an plus tard.

Fortement sensible aux turbulences de l’économie mondiale, la France est un pays dont les échanges internationaux restent conséquents. Récemment, le ralentissement observé au premier trimestre 2018, laisse penser que le pic de croissance serait derrière nous. En effet, la croissance économique française a reculé à 0,3% (contre 0,4% attendu). Par ailleurs, l’indice PMI composite du mois d’avril pour la zone euro est tombé à 54,1%, son plus bas depuis 18 mois. L’Europe reste donc une région sensible au moindre ralentissement économique mondiale.


Engy KHALIFAJuly 16, 2018
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13min14820

Interview mit Mr. Khalid Gabr. Mr. Gabr is the regional director of BFC Bank UK “ EzRemit”, member of BFC group holdings “ BFC Group”. EzRemit is a money transfer product that offers fast, reliable, and cost effective global money transfer services in minutes. EzRemit has an expensive network of over 55000 agent locations where customers can send or receive money to over 40 countries worldwide. It’s all about competition.

Khalid has B.A in commerce from Ain Shams University in Egypt. Moreover; he proceeded his post graduate’s studies in one of France leading business schools “ESLSCA Business School” specializing in “Global Management”. Khalid has been working in the money services industry since 2005, his specialization is the money transfers.

EK: Please tell us about your relationship with banks, Do you do the competition with them or you work together?

We don’t do competition with banks, as we have mutual benefits together. Banks are our intermediate source of exchanging money. As according to the Egyptian law, money transfer can only be done through banks.

EK: What about the challenges you are facing?

The Central Bank of Egypt is encouraging money transfers companies and is giving banks the validity to take the decision with comparison to other countries. However; the challenges we are facing lies in the long procedures in banks, technology access, bureaucracy, too many departments involved in the process like compliance, legal, and many other departments, too many documentations. Also some banks have a lack of communication as they are not updated with the other banks in the world.

I do suggest that Banks should communicate with correspondents’ banks to get more information about the market and the governmental new rules and regulations. For instance; the taxes and its effect on the amount of transfers. Banks have to increase the payment channels by working as a union.

In addition to the lack of marketing internationally of the money transfer services as the blue collars market is having difficulty on dealing with the banks’ products concerning with money transfers. Finally I do suggest the intervention of the monetary policy in Egypt as we really need the basic steps of initiation to make it easier for money transfer clients.

EK: What Privileges do you give to your clients ?competition

I would first introduce to you how the money transfer companies work. For a company owning a money transfer system to be established; first it has to get its license, either from the united kingdom or from the United states. Its more easier to get it from the united kingdom as you just have to set two main offices. One in the united kingdom and the other one in any country you desire.

“EzRemit” established an office in UK and our headquarters is located in Bahrain. The departments of our companies are divided as follows compliance, Anti Money Laundry, Business team, operations team, implementation team, marketing, and sales. The main services of our company is to send and receive money. It is a great competition.

Also you need representatives in every country you transfer money to. So you need to build the receive network then the send network. Our representatives main duty is to market for us. The privileges that we are giving to our clients are the services we give to our clients. Those services are:

  • Account to Credit: Money are transferred directly to the client bank account.
  • Cash to Door: Money is transferred directly to the clients addresses through a courier company managed by the bank.
  • Cash to Cards: Money are transferred to cards that are established with no account base and a KYC “Know Your Customer” application is only done once.
  • Cash to ATM: Cash are transferred into ATM with no cards or accounts.
  • Mobile Services: Money are transferred to a mobile line.

EK: Would you tell us more about the regulation authority supervising your line of business?

Our company works under the supervision of the Financial Service Authority, Financial Conduct Authority, and the Money Laundry Regulations in the united Kingdom. In Egypt we work under the rules and regulations of The Central Bank of Egypt. Also in Egypt every bank we deal with have its own set of rules. It is such a great competition.

EK: How do you deal with them ?

When dealing with the authorities of the UK or Egypt, we have no problems as long as we are abiding to their rules and regulations. However we might face some problems with banks due to several reasons. No centralization in money laundry policy in Egypt; as each bank has its own rules. No centralization on the money transfer reports in Egypt. Also the money transfer business in Egypt needs a lot of attentions as there are a lot of wasted opportunities if it has been efficiently used, investments and economy can be built on it.

EK: How do you perceive the Egyptian Economy now in Egypt?

There are a lot of encouragements of investment in Egypt by the Egyptian Government specially the (SME’s) small and medium sized Enterprises and start-ups companies. They give total support to new entrepreneurs, and the youth of Egypt are being directed a lot as there are a lot of created opportunities to them. Moreover; the cost of investments is low in comparison to other countries.

EK: Has it changed during the previous years?

Absolutely; as the concern in the previous years were about the heavy and large investments. As what keeps the economy of a country going is the success of their SME’s business.

EK: What would you say to young entrepreneurs?

I have been a while in the Ecosystem of Entrepreneurs; the problem lies in both the ecosystem and the entrepreneurs themselves. The main problems of the entrepreneurs lie on the fact that they don’t want to take any risk, as no one needs to compromise. They ignore the aspects of business and they lack marketing and financial knowledge, they also lack the knowledge on how to retain their customers. They also lack the procedures to make their business going.

On the other hand; the Ecosystem lacks a lot of aspects as they are seeking publicity and ignoring a lot of aspects. Lack of information which makes it difficult to proceed. Lack of feedback and the quick loss of interest. As I do suggest the availability of a government authority to guide and lead the entrepreneurs through the way.

For example; the establishment of a consultancy office for some postponed fees in finance, investment, marketing, and research. Also, the incubators of the Ecosystem should establish a committee to evaluate the entrepreneurs to help them to proceed in aspects like when to start, understand market penetration, market resistance, and enable them to know when is the right time to take decisions. Also, they shouldn’t assume that the entrepreneurs knew every aspect in business. They only have good idea and needs help to accomplish it.

For entrepreneurs, I suggest that they should be risk takers and they should believe in their ideas. They also should know the difference between the “Red Ocean “and the “Blue Ocean” and should decide which one they want to position themselves in. It’s all about competition. If you don’t have a competitive edge, do not do competition.

As no blue ocean lasts forever. You should continuously own a competitive edge, always have a new aspect to introduce to the market. Don’t burn yourself, don’t give all your cards at once. Never ever go to the market based on assumptions. Finally; never go to the market without a second and third plans.

EK: What do you think about financial inclusion in Egypt?

In Egypt, we are just applying terminologies, we need more applications. As large wholesalers are the one who gets the benefits from the financial inclusion, but when it comes to the small and medium- sized traders it will be too costly on them. Unless there are rules and regulations that will be on their favour and will be less costly on them.

I see that the most successful financial inclusion in the world happened in “Kenya”; when the cholera disease spread in the country; the country prevented the exchange of paper money in the market, and Vodafone entered the market and implemented an application called
“M- Pesa”. By this the people were forced to apply the financial inclusion.

EK: What does it need to be more activated in Egypt?


I think the best way to activate the financial inclusion is through the implementation of laws, and maintaining the tools to help in achieving it and create substitute channels. Also, giving support to the companies that works in FINTECH. Start-ups and provide the support to them. The financial inclusion should be spread by both the public and private sector. Rules should be applied strictly to face the resistance to the financial inclusion from the market, besides the right tools should be created to face the resistance.

EK: What do you think about the application of the KYC in Egypt?

There is major bureaucracy in applying the KYC “Know Your Customer” because it is about competition, as institutions in Egypt don’t accept passports, or car License. They only accept ID’s although they contain the same information and they are issued from the same government authority.

The KYC channels should increase by creating a union platform system to decrease the bureaucracy; as KYC, can lead products to failure if it wasn’t managed correctly. Although some banks have created a solution which was sending a bank officer to the client addresses and obtain their KYC, but what we need is an implementation of KYC all over Egypt. The KYC can be the main gate for the financial inclusion to be spread all over Egypt.


Hamza LAHBABIJuly 2, 2018
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5min150

Le pétrole restera probablement le seul produit qui “compte vraiment” pour les investisseurs et les négociants dans les mois à venir car la crise des sanctions iraniennes maintient les prix du brut à la hausse, tandis que les futures sur métaux et les contrats agricoles se font frapper par la trade war selon les analystes bancaires. Le prix du pétrole a bondi d’environ 50% au cours de l’année écoulée, atteignant leur plus haut niveau depuis novembre 2014, en grande partie grâce à des réductions de production soigneusement coordonnées par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
Une économie américaine en rebond, un abaissement plus marqué que prévu des stocks de pétrole brut aux États-Unis, un affaiblissement de la production de pétrole de schiste aux États-Unis et d’autres perturbations de l’approvisionnement mondial ont ajouté à la hausse. Alors que les ventes occasionnelles ont rendu le rallye un peu inégal, la tendance générale à la hausse du pétrole et les prévisions haussières des prix demeurent solides.
Les perspectives pour la plupart des autres produits sont au mieux troubles. Les prix à terme du cuivre sont en baisse de plus de 10% sur l’année suite à l’affaiblissement de la demande mondiale, aggravée par les inquiétudes concernant les tarifs commerciaux de rétorsion de la Chine, de l’UE et d’autres pays. Même l’or, une couverture de l’inflation qui se mobilise généralement avec le pétrole, a souffert de la vigueur du dollar.
Un baril de brut américain, rattaché au contrat West Texas Intermediate (WTI) sur le New York Mercantile Exchange, se négocie à plus de 74 dollars le baril. Brent, l’indice de référence mondial du pétrole basé au Royaume-Uni, qui se négocie à l’Intercontinental Exchange, se situe au-dessus de 78 dollars le baril.
Il y a tout juste un an, les deux étaient à environ 50 dollars le baril. De nombreux analystes estiment que le WTI repousse les 80 dollars le baril, et que le Brent se dirige vers 90 dollars et au-delà, si les Etats-Unis réussissent à étouffer les approvisionnements pétroliers en provenance d’Iran, le quatrième exportateur mondial de brut.
La crise de l’approvisionnement iranien a éclaté en mai après que le président Donald Trump ait annulé un accord international conclu par l’administration Obama pour lever les sanctions contre l’Iran en échange de la réduction des dépenses de Téhéran sur son programme nucléaire.
Depuis la fin de cet accord, la Maison Blanche a fait pression sur les alliés américains et les autres puissances étrangères pour qu’elles ne prennent pas le pétrole iranien. L’Iran, en représailles, a menacé de bloquer le détroit d’Ormuz, un passage étroit dans sa juridiction qui permet à un tiers du pétrole maritime mondial d’autres pays du Golfe vers les marchés clés en Asie Pacifique, Europe, Amérique du Nord et au-delà.
Les analystes ont déclaré que les ramifications des prix du brut ne peuvent être sous-estimées si ces deux événements se matérialisaient. Pas plus tard que la semaine dernière, les analystes de la banque d’investissement Morgan Stanley ont relevé leurs prévisions de Brent de 7,50 $ soit le baril à 85 $ au cours des six prochains mois, confirmant la révision de la politique iranienne de Trump.

Hamza LAHBABI 

Source : Investing.fr & XTB.FR


Kevin ROMANTEAUJune 6, 2018
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9min150

From an early age I have been fascinated by finance and in particular hedge funds. At the age of 16, I started trading and my passion grew for corporate strategic actions taken by activist hedge funds. My previous experience both in speculative hedge funds – and my current position in investment banking, gave me the necessary tools to analyze markets and develop strategies. Recently, I have been invited to speak at the Middle East Investment Summit in Dubai, Factset, BFM Business and French Ministry for the Economy and Finance on the “Shareholder Activism” topic.
Activism is a strategy in which an investment firm takes a minority position in a public company with the ultimate goal of unlocking value. It targets companies with poor stock price performance, ineffective and/or inefficient capital deployment and/or poor corporate governance.
By deploying a wide range of private and public tactics, Activists can achieve improvements in company performance and share price. Activists typically follow a familiar pattern of escalating pressure by focusing on corporate strategy, performance, capital structure, boards of directors and M&A activity.
Sharing my activist vision, this article will detail the understanding ‘Shareholder Activism’.
Activism Overview
In the late 1990s, a new actor entered in the corporate governance scene. At this time, the term ‘activist shareholder’ was synonymous with ‘corporate raider’ – a term many of you may be familiar with. Since then, the activist role has become a niche sector where few hedge funds, including Elliot Management, decided to develop sophisticated strategies to unlock the value of these companies through corporate strategy action such as capital structure allocation, Board actions, and M&A activity.
This is mainly due to the recent financial crisis, which has created one of the most challenging business environments since the Great Depression. As a result of the financial crisis, in the past few years companies around the world have significantly strengthened their capital structure by deleveraging, reducing capital expenditure, increasing equity base and maintaining a conservative strategy. The result has been the accumulation of a large pile of cash for corporates.
The number of activist campaign had nearly doubled in the last 5 years. At least 50% of the campaigns were located in the US focusing mainly on Industrial, Telecom and Services sector. The economic condition in Europe and the Middle East and Africa convinced Hedge Fund to focus in. Now, this region is becoming a new ‘Eldorado’.
Last year, Activists deployed a record amount of capital through 805 campaigns. Through these campaigns they were able to leverage their credibility with traditional shareholders and access large pools of capital with almost $200 Milliard and so target the largest companies globally. The campaigns on large cap companies such as BHP, Credit Suisse, Erickson and Nestlé confirmed that national champions and every industry can be targets and that no company is exempt.
What is driving the rise in shareholder activism?
The most compelling reason for the gaining popularity is that activists have outperformed the market and achieve significant returns for their investors. There has also been a fundamental shift in the perception of shareholder activism. They are no longer seen as the “corporate raiders” but more like legitimate investors seeking to increase shareholder value.
What is shareholder activism?
Activism is a strategy in which an investment manager takes a minority position in a public company and elaborating a course of action that unlocks value in order to transforms the long-term performance of the target company.
There are numerous ways which activist shareholders exert influence on the board of directors or company management. Activist investors typically start with simply engaging in dialogue with the company leaders to encourage change. Some activist shareholders also take their concerns public, using the media to illustrate their perspective and expectation.
Activists seek to influence a company, rather than control it. They are relatively long-term investors and frequently structured to provide ‘patient capital’. Finally, you understand that activism uses a hybrid approach between private equity and hedge fund.
Activists are vital for strengthening Corporate Governance, Merger and Acquisition operations, Operational improvements decisions, Capital structure adjustments.
In terms of track records, last year 70% of the activist campaigns were successful and deliver an average return of 20% per year depending mainly of the strategy and target’s geography.
How activist select their target, what are the target criteria?
Often activists identify business issues with strategic and/or operational decisions that CEO or management have made. For example some companies lack a clear strategic plan and have underperforming businesses, or keep locked excess cash on the books. Another hot topic for activists is criticizing governance issues such as CEO compensation, Board diversity or the number of independent directors. They are looking for to take a Board seat to have more influence and convince other shareholders to intent action. The most reason is that in many cases, the companies have lost their way or vision and are unable to operate within a new environment.
Isn’t management supposed to anticipate change to reduce risks and thrive in any environment?
Current management, perhaps managed well the company in the past, is no longer effective – as you know, the past is not always a reflection of the future. A company constantly needs to develop new products and innovations to compete in the new economic environment and meet evolving customer demands.
When a company fails, it is due to a lack of strategy, poor asset utilization, disruptive technologies, or simply poor management decisions. When management does not have answers, someone needs to step in with new ideas and “out of the box” thinking to fix the corporation issue and restore corporate performance and shareholder value.
How unlock the value?
‘Firstly, get to know the business well as well as the company’s accounting policies. Wealth creation requires investment that must be financed and be sufficiently profitable.’
The activist has been the instigator in a sense to show where the value really lies and once that’s shown to the public.
How activist hedge fund can pretend to understand the company better like the management?
Activist Hedge Fund simply engages its own due diligence on public company. Let’s thing about it, when a Private Equity Fund acquire a stake in a private company, a due diligence is realized. I would like to remember you that the shareholder of public company has the rights to inspect books and records of a corporation. But it does mean that the corporation will always comply. Shareholder must turn to the courts assistance. After the activist get a deeper understanding of the company can challenge the management and the Board.
Conclusion
In the coming years, Activism will adopt a more constructive approach by working closely with corporate boards in a cooperative way. Fund managers will have greater interaction with the companies they invest in, but retain their sense of Activism as opposed to asset-stripping. Finally, I see Activism becoming more sophisticated and spread across European and emerging markets such as Asia and the Middle East and Africa.

Kevin Romanteau, Mergers & Acquisitions at BNP Paribas, UAE


Benjamin CHOUKROUNMarch 6, 2018
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It is likely that you are already familiar with Bitcoin, the number one cryptocurrency in full expansion in 2016 and 2017, but it should be noted that there are several other virtual currencies whose main characteristics are not to have a tangible form, and especially not to respond to a single body but rather to a borderless control protocol, in theory accessible from any computer.

Among the most frequently cited are Ether (ETH) and Ripple (abbreviation: XRP). While the former is also an electronic currency distributed under a free licence, the latter, in addition to serving as a currency of exchange, also boasts of accelerating international transactions by working in parallel with the traditional banking system, a system that appears to be cheaper, faster and without risk.

California-based start-up Ripple, founded in 2004, uses a transaction protocol called blockchain, based on its own cryptographic currency that allows it to offer services such as currency or raw material exchange and real-time funds transfer. Compared to Bitcoin, which focuses more exclusively on the currency aspect by encouraging minors to provide more and more computer power to the network, Ripple is first and foremost a transactional network that uses its cryptocurrency to accelerate exchanges (a few seconds for a transaction between Spain and Mexico, compared to four days for traditional banking institutions and a few hours for Bitcoin).

And banks and governments are scrambling to take advantage of the system. The National Bank of Abu Dhabi, for example, uses Ripple to provide its clients with fast and cost-effective cross-border transactions. This will arouse the curiosity of online traders who don’t want to miss the boat: after all, if Bitcoin, Ripple’s ancestor and competitor, continues its rapid rise on the markets, the additional advantages offered by the second can only stimulate reliable and rapid growth.

So, since there are no minors, how do we trade Ripple? According to rules established by Ripple, one billion XRPs are traded each month and if the value of the currency fluctuates, the future could be bright for those who have thought about investing their dollars or euros in a few XRPs.

There has long been doubt about the cryptographic currencies that were appearing on the markets, and the slightest decline in value is accompanied by a slight panic effect among investors, a reaction that is understandable since the technologies used by these networks are so new and high-tech that it is difficult to predict their future movements.
Yet Ripple’s recent alliance with MoneyGram and the deployment of the system by 11 of the world’s 100 largest banks can only contribute to a promising future for XRP, and it will take more than occasional market doubts to stop it.

 

>Bibliographies

Can the Ripple dethrone Bitcoin? Forbes France, 2018.

Ripple’s XRP is the biggest loser of the cryptocurrency bloodbath Business Insiders, 2017.


Benjamin CHOUKROUNJanuary 16, 2018
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Le nouveau film d’Olivier Marchal, relate l’histoire vrai des « caïds du CO2 », tendance noir charbon, l’histoire se passe entre 2008 et 2009 et coûte à l’Union Européenne 6 milliards d’euros.

L’idée se voulait innovante, pour limiter l’émission des gaz à effet de serre, l’Etat français crée en 2007 un grand marché des quotas carbone, BlueNext. Chaque année, des quotas étaient attribués aux entreprises les plus polluantes, qui pouvaient les revendre si elles n’avaient pas atteint leur plafond ou racheter ceux des entreprises qui n’avaient pas dépensé les leurs.

Le marché s’ouvre à toutes les sociétés, qu’elles soient ou non identifiées comme pollueuses. Sans contrôles sur la réalité des acheteurs et des vendeurs. On institue une TVA sur ces quotas achetés hors taxe et revendus toutes taxes comprises, l’Etat se chargeant d’avancer la TVA.


Le fonctionnement de l’arnaque :

Les auteurs appartiennent pour la plupart au milieu juif des quartiers populaires de Paris et sa banlieue. Ils connaissent l’arnaque à la TVA, ils jouent sur les taux, prêt à porter, téléphonie (…) tout y passe, cependant cette arnaque est considérée comme la plus facile pour certains, aucun stock, tout est immatériel et l’Etat reverse lui-même la TVA à ces sociétés écrans détenues par les commanditaires.

Le but de l’arnaque est d’assurer la plus grande part de marché, il faut multiplier les sociétés, trouver les gérants de paille : on recrute les retraités, les clochards, la famille, que l’on accompagne dans les banques afin d’ouvrir les comptes en banque dans des paradis fiscaux.

Seule la suppression de la TVA sur les droits à polluer, en juin 2009, mettra fin au désastre.


Le 9 décembre 2009, Europol, l’organisation européenne des polices, publie un communiqué dévastateur :

Le marché européen des échanges de quotas de CO2 a été victime d’échanges frauduleux depuis dix-huit mois. Dans certains pays, jusqu’à 90 % du marché du carbone était le fait d’activités frauduleuses. »

La société qui ressort le plus dans ce dossier est «  crépuscule », c’est le nom d’une société de courtage présente sur Blue Next, la bourse de quotas carbone mise en place par la Caisse des dépôts et consignations.
Un courtier en apparence légal autour duquel gravitait un réseau d’une douzaine de sociétés défaillantes permettant d’acheter des quotas HT à l’étranger pour les revendre TTC en France sans jamais reverser la TVA à l’Etat.
L’affaire est doublement emblématique. D’abord parce qu’elle implique plusieurs personnalités figurant en bonne place sur “l’album Panini du CO2”, selon l’expression des deux procureurs Patrice Amar et Bruno Nataf : Grégory Zaoui, Cyril Astruc, Eddie Abittan, Richard Touil… Des noms qui reviennent dans plusieurs affaires du même type, le premier passant aux yeux de certains comme le cerveau de l’escroquerie, le deuxième comme le principal bénéficiaire, deux titres de gloire qu’ils contestent par ailleurs. 
Ensuite parce que les aigrefins de Crépuscule font partie des précurseurs à avoir infiltré à l’époque cette nouvelle place boursière française pour mettre en place des carrousels de TVA. Avant d’être imités par d’autres équipes d’escrocs. On peut donc voir Crépuscule comme l’aube de cette escroquerie massive ayant coûté à l’Europe 6 milliards d’euros.

L’épisode Neyret :

A Lyon, le commissaire Michel Neyret, ancien patron de l’antigang, est une figure à laquelle on doit l’arrestation de plusieurs gros trafiquants. Il est proche, parfois trop proche de ses informateurs.

Pour les escrocs du carbone, le grand flic ne tarde pas à être une proie de choix. En échange de quelques renseignements, ils en obtiennent d’autres, bien plus importants, sur les enquêtes en cours ou les mandats d’arrêt internationaux lancés contre certains d’entre eux. Ils convient Michel Neyret à leurs fêtes, voyages (etc..) et finissent par lui proposer de déposer un joli magot sur un compte bancaire en Suisse pour sa retraite.

Le 13 Septembre 2017, le tribunal de grande instance de Paris à tranché, des peines allant jusqu’à neuf ans de prison et un million d’euros d’amende.

Tous les condamnés devront par ailleurs verser solidairement à l’Etat quelque 146 millions d’euros de dommages et intérêts, équivalents au préjudice de cette fraude qui s’est déroulée entre avril 2008 et mars 2009.

Bibliographie :


Carbone Connexion, le casse du siècle, Aline Robert. Max Milo, 2012 ;

Commissaire Neyret, chute d’une star de l’antigang, Richard Schittly. Tallandier. 2016 ;
Casse du siècle : l’incroyable histoire d’Arnaud Mimran et Marco Mouly, Vanity Fair. 2016 ;

Procès de l’escroquerie du siècle, Vincent Monnier. Le nouvel Obs, 2017


Babacar DIOPJanuary 16, 2018
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When talking about mergers, we can think of the act of combining or coalescing. But, more generally, and in economic terms, a merger is a deal to unite two existing companies into a one new legal entity by transferring the properties to one surviving corporation.
Most mergers unite two existing companies into one newly named company. Whereas an acquisition or takeover can refer to the act of acquiring or gaining something, it occurs when one entity takes ownership of another entity’s stocks, equity interests or assets.
Mergers and acquisitions are motivated by several reasons, but the main objective is always the same: Making more money. For that, companies must ensure that the deal will benefit their operations and they will not end losing.
During the 1980s, investors have learned from many disappointments that resulted from the frenzy of mergers and acquisitions. But, from the 1990s, thanks to market deregulation worldwide but especially in Europe to pursue the European Union’s objective to create a one single market in many areas, a new and intense wave of mergers and acquisitions took place and most of them were beneficial for the different actors.
Mergers and acquisitions are increasing year after year and 2017 was not an exception to the rule with operations estimated at 4.740,97 billion, a bit far from the 2015 record with its 5.871,02 billion dollars.
A priori, when it comes to mergers and acquisitions, the creation of shareholder value is possible because you can turn the business targeted with new management teams.
The analyst in mergers and acquisitions responsible for the study must ensure that the operation is a success for everyone and that the company he represents doesn’t pay much more than the real value or doesn’t sell less the present value of company depending on its position.
For long- term mergers, there is no link specifically highlighted by the design offices between mergers and profitability. But years after the M&As, some groups have a positive impact as was the example in the field of automotive of the giant Renault- Nissan, while others such as Daimler and the US group Chrysler have more trouble with a merger that led to the fiasco.
So, it is clear that mergers and acquisitions do not always create value, it can happen that companies are losing at the end. What matters in the operation is to accurately measure at what price you can buy but also how to avoid surprises when the assets are overvalued.
This scenario is likely to happen and after the takeover, financial inspectors may have bad surprises by looking at statements. Companies must protect its hazards before finalizing the agreement and force the company which is selling to a guarantee of asset and liability management and therefore commit to compensate the buyer if the assets decrease or liabilities increase after the transfer, but for one or more causes that are prior to the assignment.
This warranty protects the buyer from overvalued assets, lack of customer insurance or hidden debt, but such negotiations to establish this clause can often be a source of tension between the two parties and be a hindrance to the operation.