Les «green bonds»: un marché en pleine expansion

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Depuis la fin du XXème siècle, les gouvernements ainsi que les entreprises sont lancés dans une course contre la montre : limiter le réchauffement climatique. De part, une croissance exponentielle de la production en énergie (pétrole, charbon) et de la pollution environnementale, la Terre voit sa température moyenne augmenter de 0,85 degré celsius par an. En vue de ces évènements, chaque secteur d’activité cherche à prendre part à ce projet dont la finance.

Aujourd’hui, le principal produit émis dans le secteur financier est l’obligation verte plus connue sous le nom de « Green Bonds ». Les premières obligations de ce genre ont été initiées par la Banque mondiale en 2006. Le premier placement a été effectué auprès de fonds scandinaves avec l’aide de la Skandinaviska Endkilda Banken (SEB). Elles permettent de financer les infrastructures de transport ou d’énergie, ou toute activité en lien avec le développement durable et à la sauvegarde de la planète. Ce sont des instruments de taux très spécifiques émis par les agences de développement, les états, les entreprises … Contrairement aux obligations souveraines ou d’entreprises, l’évaluation concerne tout d’abord l’émetteur mais également le sous jacent financé et ainsi les impacts environnements et sociaux associés au projet. A ce jour, nous pouvons compter trois types de « green bonds » :

  • Obligations climat ou « climate bonds » : cette catégorie représente plus de la moitié des obligations vertes. Elle concerne les émetteurs recherchant via l’émission de ces obligations le financement de leur projet qui aura à terme un impact sur le réchauffement climatique.
  • « Social bonds » : ce sont des obligations qui permettent de financer des projets avec un impact social, sur la vie des communautés.
  • Obligations durables : obligations avec pour objectifs de développer des projets ayant un impact à la fois environnemental et social.

Depuis maintenant plus de 10 ans, les investisseurs montrent de plus en plus un intérêt certain dans les obligations vertes. Lors de la COP 23 à Bonn, l’ONG climate bonds a annoncé que le total des « green bonds » émis du 1er Janvier au 16 Novembre 2017 avait dépassé 100 milliards de dollars en 2017. Les trois principaux émetteurs des green bonds sont la Chine, la France et les Etat-Unis. Ils émettent à eux seuls plus de 45 milliards de dollars comme le montre le graphique suivant :

Nous pouvons ainsi dire que ce mode de financement est devenu un phénomène mondial comme l’a ainsi souligné Phil Brown, responsable dette publique et origination de « green bonds » à Citi Group : « La finance verte est un phénomène vraiment mondial. L’Europe montre la voie et représente la moitié des émissions, la Chine a enregistré un ralentissement, l’Amérique latine est assez impressionnante par rapport à son PIB, l’Amérique du Nord est plus décevante ». Ajoutons également que cet engouement est loin d’être terminé car de nombreux pays n’ont toujours pas émis de « green bonds » tel que le Nigeria ou encore le Kenya. Ce marché devrait donc rester dynamique dans les années à venir.

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