L’influence de la FED sur le marché des métaux précieux

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L’or a atteint ses plus hauts niveaux en neuf mois et l’argent, quant à lui, a battu son record en 13 semaines. En effet, la FED, vient d’annoncer qu’elle allait maintenir des taux d’intérêt faibles suite à la diminution de sa politique de rachat de bons du trésor.

La politique appelée « Quantitative Easing », mise en place suite à la crise financière de 2011 a déjà coûté des sommes astronomiques aux Etats- Unis, entre les émissions massives de monnaie et les rachats de bons du trésor.

Cela a eu pour conséquence directe une chute du dollar et une forte poussée de la demande pour les métaux précieux. La Fed a revu ses prévisions de croissance de l’économie américaine à la baisse, les 2,9% prévus ont été réévalués entre 2,1 et 2,3 %.

Après des semaines moroses pour les métaux, cette annonce de la banque centrale américaine relance l’intérêt des investisseurs pour les valeurs refuges. Ces derniers 60 jours, les cours avaient atteint leur plus bas niveau, relevé en 2010. En plus de la décision de Janet Yellen concernant la politique monétaire de la FED, la situation tendue en Irak accentue l’attrait des métaux précieux comme investissement sécuritaire.

En regardant en arrière, le prix de l’or d’investissement avait grimpé de 70 pour cent entre décembre 2008 et juin 2011. En effet, avec la crise économique mondiale, la banque centrale américaine avait maintenu des coûts d’emprunt proches de 0, faisant planer des risques d’inflation.

Au contraire, l’année dernière, le métal jaune a subi une chute de 28% alors que les actifs boursiers ont, eux, connu une belle remontée.

En ce qui concerne les actions à terme sur l’or pour août, ils ont progressé de 3,3% pour se placer à 1 314 $ l’once en début de semaine au COMEX. Cela représente le plus gros gain enregistré depuis le 19 septembre dernier. Un pic a même été enregistré à 1 322 $ l’once, le plus haut niveau depuis le 15 avril.

L’argent, sur les marchés à terme, a augmenté de 0,8% pour atteindre 19,945 $ l’once à New- York après un sommet à 19,98 $, le plus haut cours depuis le 14 mai.

Le platine a progressé de 0,4% (1 456 $ l’once) et le palladium a lui connu une hausse 0,5% pour se placer à 826,5 $ l’once.

La demande physique, elle, reste morose, alors que les deux plus gros consommateurs mondiaux que sont la Chine et l’Inde ont vu des primes baisser ces derniers temps. En Inde, elles sont actuellement à leur plus bas niveau depuis 4 mois. La Chine, de son coté, avait profité de la forte baisse de 2013 pour acquérir de grandes quantités d’or et devenir le premier consommateur mondial avec plus de 1 000 tonnes d’importations en un an.

La politique de la FED a grandement influencé les matières premières depuis 2008. Ainsi, que ce soit, le cuivre, le soja ou le sucre, ces produits ont atteint des niveaux record depuis que la politique de quantitative easing Q1 a été mise en place en 2008. L’or n’avait pas fait exception, avec un hausse historique en 2011, les cours avaient atteint 1 889,7 $ l’once au second trimestre 2011. Les politiques de quantitative easing, ont considérablement augmenté les quantités de monnaies, faisant grimper également le prix des commodités.

L’o, qui a toujours été perçu comme une barrière face à l’inflation pour les investisseurs, a connu une bulle spéculative à partir des années 2000.

La différence aujourd’hui, est que les autres banques centrales comme la banque d’Angleterre, de Chine ou du Japon etc. ont aussi adopté des politiques de quantitative easing. La banque d’Angleterre a récemment annoncé vouloir conserver sa politique monétaire et le Japon, quant à lui, compte étendre ce type de mesures monétaires.

Ruben FHAL

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