Les Marchés Alternatifs –Le succès de l’AIM

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Des 25 places financières européennes, il ne reste plus en leur sein que 13 marchés alternatifs dédiés aux PMI/PME ou ETI (Entreprises de Taille Intermédiaires), avec des reconnaissances diverses et parfois très inégales.

De règle général, les marchés dit « alternatifs » sont avant tout des systèmes multilatéraux de négociation (SMN), plus ou moins organisés. C’est-à-dire que le marché, ainsi que les règles de fonctionnements, sont gérés par un prestataire de services ou une société de gestion. L’encadrement de ces marchés « Alternatifs « dit SMN (en Anglais MTF – Multilateral Trading Facility (MTF)) sont régis par la directive MIF de 2004.

A ce jour, et lorsqu’on parcourt l’ensemble du continent Européen, seul l’AIM (ALTERNATIVE INVESTMENT MARKET), de la place financière de Londres, est celui qui a connu le plus de succès par sa liberté d’action mais également par sa diversité d’entreprises et de capitalisation. Malgré tout, un constat se dégage sur le territoire du vieux continent, la majeure partie des entreprises cotées sont des entreprises de taille moyenne et non des grands groupes, il faut dire que nous disposons de très peu d’études sur le sujet.

L’ALTERNATIVE INVESTMENT MARKET

La place de Londres a créé en 1995 le premier marché destiné aux PME/PMI, et ce, dans une vision de purs investissements sur le moyen et long terme. En fait, le L.S.E (LONDON STOCK EXCHANGE) se sépare en deux entités bien distinctes, sur le marché actions :

  • Le premier étant le Main Market, qui représente 90% des échanges financiers (sur ce même marché action). On peut noter que sur ce pourcentage, plus de 60% est constitué par des entreprises étrangères qui viennent sur Londres dans une volonté de capter une plus grande masse de flux d’argent, avec une capitalisation de 3 903 Milliards de dollar.

  • Le deuxième marché est l’A.I.M, qui a une capitalisation de 80 Mrds d’euros et compte environ près de 1 074 entreprises, et près de 3 602 sociétés inscrites depuis son lancement en 1995. Son attrait réside aussi dans le fait que l’AIM sert d’antichambre pour le passage vers le Main Market.

La grande force de Londres, au-delà du fait de la concentration de l’ensemble des acteurs financiers de la planète sur un périmètre réduit, c’est avant tout le marketing, qui joue un rôle crucial sur l’ensemble des acteurs. Un autre atout est la grande marge de manœuvre pour les détenteurs de blocs d’actions d’entreprise, qui sur la place de Paris doivent remplir un cahier des charges stricts.

Les avantages de l’AIM résident tout d’abord dans une fiscalité adaptée aux investisseurs d’un tel marché, mais également une série d’obligations moins lourdes que pour son homologue francophone. Mettons désormais ces différences à jour :

  • Un point très important lors de l’admission sur l’AIM étant pour les entreprises la non- obligation de fournir des états financiers : l’investisseur se base sur les documents que l’entreprise met à sa disposition. La différence étant que le marché anglais laisse la liberté sur l’historique proposé.

  • Le minimum de capitaux flottants sur le marché ALTERNEXT est de 2,5 millions d’euros, cependant il n’y a pas de minimum accepté par l’AIM (sauf pour les entreprises d’investissement). Le marché de Londres laisse donc le choix aux dirigeants d’appliquer une politique d’ouverture en fonction de leurs besoins.

  • Différence, également notable, s’appliquant dans la garantie de cours, il faut rappeler que cette dernière sur le marché français, permet aux futurs acquéreurs des titres, d’avoir une garantie de cours, pour les prétendus cessionnaires des blocs pendant dix jours.

L’AIM, MARCHE INCONTOURNABLE

Désormais l’AIM est un marché phare de la place Londonienne, en outre, la capitalisation totale de près de 100 Milliards d’euros lui donne un poids conséquent dans la vitrine des places européennes pour les PME/PMI. (A noter pour ALTERNEXT : 9 Mrds d’euro) Il bénéficie aussi de l’apport croissant des capitaux sur la city.

Il faut comprendre que l’AIM est un « market-making », c’est-à-dire un animateur de marché, qui transmet en continu les prix à l’achat comme à la vente, ce qui a pour but d’avoir un marché beaucoup plus dynamique que par méthodes réalisées sur ALTERNEXT. Cet instrument financier va trouver informatiquement la meilleure offre pour le meilleur investissement, ce qui donne une rapidité d’exécution de l’ordre.

Les avantages de l’AIM sont très nets : avec un tarif commun à tous (et ce, malgré les différences de la capitalisation des entreprises), et une liberté certaines sur les documents légaux à transmettre au gendarme de la bourse anglaise (la F.C.A : Financial Conduct Authority). Il faut noter que la présence d’un animateur de marché donne un change au niveau des transactions ainsi qu’une vraie attractivité.

Dans un monde, ou la question du financement des entreprises est centrale, à ce jour, le succès de l’AIM est incontestable dans le monde des marchés alternatifs. 

David Charpentier

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