Les différents types de gestion

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La gestion traditionnelle

L’appellation “gestion traditionnelle” regroupe les types de gestion “benchmarkés“, c’est à dire visant à investir dans un type d’actif financier défini et à comparer la performance du fond à un actif de référence tel qu’un indice.

L’orientation du marché de référence jouera donc un rôle prépondérant dans de tels fonds, qu’ils soient gérés de manière “passive” ou indicielle, ou bien de manière “active” à travers des stratégies de stock picking par exemple.

Les fonds de gestion traditionnelle peuvent être investis en actions, obligations ou titres monétaires et l’on peut dégager quatre grandes familles de fonds de ce type de gestion :

1) Les fonds actions : investis en action, comme leur nom l’indique, ces fonds peuvent être spécialisés sur les grosses capitalisations, les “small caps” ou les “mid caps” ou encore sur des zones géographiques (émergents, Europe, Asie-Pacifique…) ou des secteurs (nouvelles technologies, santé…). Leur benchmark correspond donc généralement à un indice de référence (par exemple CAC 40 pour un fonds investi en actions françaises).

2) Les fonds obligataires : ces fonds principalement investis en obligations “corporate” peuvent offrir différents niveaux de risque/rendement selon la proportion de leurs placements en obligation “junk” ou “senior”. Il peuvent également être spécialisés sur certaines zones géographiques ou devises de référence.

3) Les fonds monétaires : ces fonds qui présentent un risque nul (mis à part le risque de change) sont investis principalement en obligations d’Etat. Ils offrent donc un rendement proche du taux minimal d’un pays et servent principalement aux entreprises et aux particuliers pour placer leur trésorerie à court terme. Leur benchmark correspond généralement au taux de référence d’un pays ou devise, par exemple l’EONIA ou EURIBOR pour la zone euro.

4) Les fonds diversifiés : les fonds de ce type sont investis dans les différentes classes d’actifs citées ci-dessus. Leur risque/rendement variera donc selon la proportion des différentes classes d’actifs au sein du portefeuille du gérant.

Les 2 grandes stratégies de gestion traditionnelles sont :

La Gestion “Bottom-Up”

La gestion “Bottom-Up”, également appelée “stock picking” ou encore méthode ascendante, est un mode de gestion de portefeuille qui consiste à investir dans une société dont on estime le cours du titre sous-évalué par le marché malgré un fort potentiel de rendement.

En d’autres termes, elle privilégie avant tout les caractéristiques des titres avant celles du secteur de la société ou de la conjoncture économique.

Plébiscitée par des grands noms de la finance comme Warren Buffet ou Peter Lynch, cette méthode consiste à acheter des titres de compagnies autonomes face à leur environnement économique et dont la capacité à s’auto-développer par leurs propres moyens est importante.

La Gestion “Top-Down”

Ce mode de gestion également appelé méthode descendante, est radicalement opposé à la gestion “bottom-up”. Ainsi cette approche consiste tout d’abord à faire une analyse macro-économique et géographique de l’ensemble des secteurs afin d’en extraire les secteurs qui présentent le plus fort potentiel de hausse.

Une fois cette analyse faite, l’investisseur doit affiner son étude afin de sélectionner les titres possédant le plus fort rendement selon ses prévisions. Ce mode de gestion s’appelle le mode “top-down”. Les partisans de cette gestion pensent que la conjoncture économique générale ainsi que la dynamique d’un secteur influent énormément sur le rendement d’un titre.

Une fois évaluées les perspectives économiques futures, l’investisseur décide des investissements par pays ou région, puis il détermine quelles industries sont les mieux à même de bénéficier d’une optique économique favorable avant de partager ses investissements entre les différents secteurs retenus en y choisissant les titres avec les plus forts rendements.

La gestion alternative

La gestion alternative, contrairement à la gestion traditionnelle, est décorrélée des marchés financiers et vise un objectif de performance “absolue”, et non relative à un benchmark. L’investisseur n’est donc plus exposé à l’orientation du marché, mais directement à la performance du gérant du fonds.

Ce dernier a pour but d’exploiter l’inefficience des marchés pour améliorer les performances de son portefeuille, grâce à des stratégies d’arbitrages mais également à un éventail de produits financiers plus importants qu’en gestion traditionnelle. Un fonds alternatif pourra ainsi utiliser tous types de produits dérivés à effet de levier mais également la vente à découvert.

Ce type de gestion ne peut intégrer des catégories traditionnelles de fonds OPCVM / SICAV et être enregistré en tant que tel. La structure adaptée à la gestion alternative est celle du Hedge Fund.

Selon la définition de la SEC (l’organisme de régulation financière américain), un Hedge Fund est un “type privé et non inscrit de fonds commun de placement qui utilise des techniques sophistiquées de protection et d’arbitrage pour traiter sur le marché des fonds”.

Ces fonds sont basés pour la plupart en off-shore (îles Cayman, Delaware…) pour contourner les réglementations imposées aux véhicules de gestion traditionnelle.

La gestion alternative peut également être indirecte, c’est à dire qu’un fonds peut élaborer des stratégies d’investissement dans d’autres fonds. Ces Hedge Funds sont appelés “fonds de fonds” et pratiquent la multigestion alternative.

Parmi les stratégies de gestion alternatives les plus connues, on peut citer les stratégies Global Macro, Long-short equities, events driven, arbitrages d’actions, arbitrages de taux, arbitrages d’obligations convertibles, trading de futures ou pays émergents. Ces stratégies font l’objet d’une fiche séparée.

Gregoire VAUXION

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