Le pétrole sera le meilleur pari en 2018

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Le pétrole restera probablement le seul produit qui “compte vraiment” pour les investisseurs et les négociants dans les mois à venir car la crise des sanctions iraniennes maintient les prix du brut à la hausse, tandis que les futures sur métaux et les contrats agricoles se font frapper par la trade war selon les analystes bancaires. Le prix du pétrole a bondi d’environ 50% au cours de l’année écoulée, atteignant leur plus haut niveau depuis novembre 2014, en grande partie grâce à des réductions de production soigneusement coordonnées par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
Une économie américaine en rebond, un abaissement plus marqué que prévu des stocks de pétrole brut aux États-Unis, un affaiblissement de la production de pétrole de schiste aux États-Unis et d’autres perturbations de l’approvisionnement mondial ont ajouté à la hausse. Alors que les ventes occasionnelles ont rendu le rallye un peu inégal, la tendance générale à la hausse du pétrole et les prévisions haussières des prix demeurent solides.
Les perspectives pour la plupart des autres produits sont au mieux troubles. Les prix à terme du cuivre sont en baisse de plus de 10% sur l’année suite à l’affaiblissement de la demande mondiale, aggravée par les inquiétudes concernant les tarifs commerciaux de rétorsion de la Chine, de l’UE et d’autres pays. Même l’or, une couverture de l’inflation qui se mobilise généralement avec le pétrole, a souffert de la vigueur du dollar.
Un baril de brut américain, rattaché au contrat West Texas Intermediate (WTI) sur le New York Mercantile Exchange, se négocie à plus de 74 dollars le baril. Brent, l’indice de référence mondial du pétrole basé au Royaume-Uni, qui se négocie à l’Intercontinental Exchange, se situe au-dessus de 78 dollars le baril.
Il y a tout juste un an, les deux étaient à environ 50 dollars le baril. De nombreux analystes estiment que le WTI repousse les 80 dollars le baril, et que le Brent se dirige vers 90 dollars et au-delà, si les Etats-Unis réussissent à étouffer les approvisionnements pétroliers en provenance d’Iran, le quatrième exportateur mondial de brut.
La crise de l’approvisionnement iranien a éclaté en mai après que le président Donald Trump ait annulé un accord international conclu par l’administration Obama pour lever les sanctions contre l’Iran en échange de la réduction des dépenses de Téhéran sur son programme nucléaire.
Depuis la fin de cet accord, la Maison Blanche a fait pression sur les alliés américains et les autres puissances étrangères pour qu’elles ne prennent pas le pétrole iranien. L’Iran, en représailles, a menacé de bloquer le détroit d’Ormuz, un passage étroit dans sa juridiction qui permet à un tiers du pétrole maritime mondial d’autres pays du Golfe vers les marchés clés en Asie Pacifique, Europe, Amérique du Nord et au-delà.
Les analystes ont déclaré que les ramifications des prix du brut ne peuvent être sous-estimées si ces deux événements se matérialisaient. Pas plus tard que la semaine dernière, les analystes de la banque d’investissement Morgan Stanley ont relevé leurs prévisions de Brent de 7,50 $ soit le baril à 85 $ au cours des six prochains mois, confirmant la révision de la politique iranienne de Trump.

Hamza LAHBABI 

Source : Investing.fr & XTB.FR

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