BREXIT, Un pas en arrière pour l’UE ?

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Flag of the European Union on cracked background

Alors qu’est-ce que le Brexit ? Le Brexit est un terme, une abréviation utilisée pour désigner « British Exit », évoquant ce qui était avant une hypothèse et qui maintenant est une réalité en préparation, celle de la sortie du Royaume uni de l’union européenne telle qu’on l’a connaissait il y a à peine 2 mois. Cette idée qui semblait pour le moins inadmissible au vu du pro-européen et une véritable délivrance du point de vu des anti-européens est né suite au multiples crises qu’a connu l’UE durant cette dernière décennie la plus symbolique étant le crise de la dette grecque et du plan de sauvetage de la Grèce qui a suscité les efforts et la participation des grandes puissances européennes.
Lors de la crise Grecque il a été formulé l’hypothèse d’un sortie de la Grèce de l’union européenne ce qui a sans doute déclenché l’envie chez nos voisins britannique et leur a mis la puce à l’oreille.
A la différence du “Grexit”, où la mise à l’écart de la Grèce de la zone euro (et non de l’Union européenne) pouvait être envisagée comme une sanction envers le pays, il s’agit dans le cadre du “Brexit” d’un départ volontaire de l’Union.
Le premier ministre britannique de l’époque David Cameron annonce le 23 Janvier 2013 comme une promesse électorale qu’il organisera un referendum sur la question de la sortie de l’Europe, une initiative qui a été saluée par certains et critiquée par d’autres.
Celui-ci a eu lieu le 23 Juin 2016 en pleine période d’examens pour les étudiants de la 28ème promotion du pôle Trading de l’ESLSCA, il fallait tout de même s’attendre à quelques questions se rapportant à ce sujet d’actualité.
Le résultat fut en faveur de la sortie de l’union avec 51,9 % des voies pour une sortie de l’UE Celui-ci a eu lieu le 23 juin 2016. S’en suivit la démission du premier ministre Britannique qui lui était pro-européen et qui avait fait la promesse de démissionner si le Referendum se révélait être en faveur de la sortie.
Alors pourquoi le Brexit ?
Afin de pouvoir simplifier, la promesse d’un referendum vient d’un ras le bol Britannique qui se ressentait de plus en plus, des voix s’élevaient contre le manque de souveraineté des pays
européens ainsi qu’un sentiment d’ingérence sans oublié les finances du pays qui selon les Eurosceptiques Lors d’une campagne visant un deuxième mandat David Cameron a promis un referendum pour la question grandissante de la sortie de l’Euro. La promesse a été tenue et le Referendum a été organisé le 23 juin 2016, les Anglais ont tranché en faveur de la sortie à 1,9 % avec une participation supérieur à 72%.
Quelques heures après les résultats, le Premier ministre David Cameron a annoncé qu’il démissionnerait d’ici le mois d’octobre 2016. Il sera remplacé par un autre membre du Parti conservateur. Et voilà donc que Le Royaume-Uni s’apprête donc à quitter l’Union européenne, cette sortie décidée est une procédure qui pourrait durer encore deux ans afin que la sortie se fasse en douceur et aussi en raison des négociations pour trouver de nouveaux accords afin de régir les relations entre une nouvelle Europe sans les Anglais et l’Angleterre.
Quelles voies sont ouvertes ?
La sortie d’un état membre est encadrée par l’article 50 du traité sur l’Union Européenne et prévoit que l’état qui décide doit notifier l’union de sa décision au conseil européen. C’est alors que démarre une négociation pour fixer les modalités de sortie qui sont validées par le conseil d’état à la majorité qualifiée et ceci avec la probation du parlement européen.
« L’article 50 du traité sur l’Union européenne prévoit un mécanisme de retrait volontaire et unilatéral d’un pays de l’Union européenne (UE).
Un pays de l’UE qui souhaite se retirer doit informer le Conseil européen de son intention. Le Conseil doit ensuite proposer des orientations vers la conclusion d’un accord sur les modalités du retrait dudit pays.
Cet accord est conclu au nom de l’UE par le Conseil, votant à la majorité qualifiée, après avoir obtenu la validation du Parlement européen.
Les traités de l’UE cessent de s’appliquer au pays concerné dès la date d’entrée en vigueur de l’accord ou dans les deux ans à dater de la notification de retrait. Le Conseil peut décider de prolonger cette période.
Tout pays s’étant retiré de l’UE peut introduire une nouvelle demande d’adhésion. Il doit alors suivre la procédure d’adhésion »
Quelles conséquences en attendre ?
Une des conséquences les plus redoutées serait un effet dominos à savoir que d’autres pays veulent dans un futur proche ou moyen de suivre la voie de l’Angleterre et de décider une sortie de l’euro, comme a exprimé l’Autriche, qui compte se pencher sur le sujet prochainement. Il y a aussi un risque de division du Royaume uni qui compte le pays de Galle, l’écosse, et l’Irlande du nord qui a d’ores et déjà exprimé le veux de rester au sein de l’union.
Un mauvais message envoyé à la communauté international et peut porter préjudice à la notoriété de l’UE ainsi qu’à son poids au niveau économique diplomatique régional et international.
Une prise de panique des marchés Financiers à la suite du Brexit s’est ressentie, des spéculation concernant la monnaie sue les marchés Forex ont fait chuter la valeur de la livre sterling après le referendum.
« La tempête, le calme puis à nouveau la tempête. Après avoir tenté de se redresser en début de séance, les marchés financiers rechutent. En milieu d’après-midi, les Bourses européennes creusent leurs pertes. À Paris, vers 16h20, l’indice CAC 40 perdait 124,83 points, soit 3,04%, repassant pour la première fois depuis février sous le seuil symbolique des 4000 points à 3.981,90 points, dans un volume d’échanges nourri de 4,1 milliards d’euros. Vendredi, il avait chuté de 8,04%, un de ses pires plongeons depuis la crise financière de 2008. Les Bourses asiatiques avaient pourtant affiché un regain d’optimisme ce lundi matin: à la clôture, la Bourse de Tokyo a gagné près de 2,4%, après que le premier ministre japonais Shinzo Abe a promis de «ne pas ménager ses efforts pour que le Brexit n’affecte pas négativement l’économie japonaise et ses entreprises». En Chine, la Bourse de Shanghai grimpe de 1,45% et celle de Bourse de Hong Kong affiche un léger recul de 0,16%. De son côté, le pétrole, dont les cours avaient déjà perdu 5% vendredi, se maintiennent dans le rouge: -0,52% pour le Brent et -0,71% pour le WTI. Seul bémol, et il est quand même de taille: la livre sterling lâche encore près de 2,6% face à l’euro et de près de 3,5% face au dollar. Du jamais vu depuis plus de deux ans pour la devise européenne et de 30 ans pour le billet vert. »
Les autres aspects du Brexit :
Immigration et libre circulation des Européens : David Cameron avait obtenu de pouvoir limiter certaines aides sociales pour les nouveaux migrants issus de l’UE selon une clause de sauvegarde de sept ans et une échelle graduelle ;
La monnaie : le Premier ministre avait obtenu que l’euro ne soit plus considérée comme la monnaie unique de l’UE mais le vocabulaire du texte reste vague sur ce point. Dès lors que l’UE aurait plus d’une monnaie, toute politique décidée par les Etats membres de la zone euro ne serait qu’une option pour les autres Etats ; Le marché unique : Afin d’achever la construction du marché unique, le Royaume-Uni souhaitait d’une part que la libre circulation des capitaux soit perfectionnée et d’autre part que la réglementation européenne pèse moins sur les entreprises ;
La souveraineté : Pour éviter de se diriger vers une union politique, David Cameron avait obtenu que soit ôtée des traités fondateurs la mention sur une “Union sans cesse plus étroite” si l’opportunité de revoir les traités se présentait. Il souhaitait aussi un renforcement des pouvoirs de contrôle des parlements nationaux.

Tawfik EL GUEROINI

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