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Brève analyse du marché le plus médiatisé aujourd’hui…

Petite énigme de la semaine : Qu’est ce qui est l’une des recherches les plus importantes sur Google ? L’un des actifs financiers des plus décriés et pourtant le futur contrat à terme du CME ? L’une des potentielles pires bulles financières connues ?… La réponse serait : le Bitcoin.

Le Bitcoin (BTC), qu’est-ce que c’est ?

Au départ, le BTC était une devise numérique dématérialisée, libre et sans coût, générée par le biais d’un algorithme informatique dont l’équation était particulièrement simple à résoudre. Ça c’était au départ ! Le BTC est toujours une devise libre et non coûteuse, mais l’algorithme utilisé pour le générer s’est drastiquement complexifié.
Il faut comprendre que l’univers du BTC est fini. Techniquement 21 millions de BTC peuvent être « minés » c.à.d. générés. A l’époque un simple ordinateur permettait de le générer. Aujourd’hui et après avoir miné 16 millions de BTC, l’équation à résoudre pour générer la devise est devenue si complexe que des data centers entiers sont nécessaires… vous pouvez donc oublier de créer vous-même la devise cela vous coûtera beaucoup trop cher.
Cette crypto monnaie s’échange via des courtiers spécialisés dont nous tairons le nom, et à la particularité d’être « décimalisable » c.à.d. que vous pouvez acheter une fraction de la devise sans aucun souci.
Le BTC a longtemps souffert de son image liée au financement d’activité criminelle résultant de l’absence de traçabilité. Elle a souffert aussi de la fermeture d’un des principaux courtiers MtGox en 2014, après que celui-ci ait bien évidement vidé les caisses de ses clients…

Qui sont les intervenants sur le BTC ?

A ce jour, près de 70 hedge-funds investissent actuellement dans les crypto-monnaies et, chaque jour 750 millions de dollars de BTCs sont échangés pour une « capitalisation globale » équivalente voire supérieure à celle de General Electric soit 160Md$ (Pour rappel, GE est l’une des plus grandes entreprises mondiales, avec un chiffre d’affaire de près de 123 milliards USD).

Comment se comporte le BTC ?

Le marché est à ce jour liquide, en d’autre terme il est assez simple d’entrer et de sortir de sa position. Il est aussi volatil, c’est-à-dire que ses variations sont parfois, voire souvent violentes. Pour rappel: en juin le BTC a franchi le plafond de verre des 3.000 dollars. Il n’a depuis plus cessé de progresser en dépit d’un sérieux coup d’arrêt mi-septembre lorsqu’il a chuté de 40% – qu’il a repris depuis. La raison de cette baisse momentanée ? La Banque centrale chinoise avait sommé les plateformes d’échange de monnaies virtuelles basées à Pékin et Shanghai de cesser leurs opérations de marché sur les ICO qu’elle accuse d’alimenter “la fraude fiscale et la levée de fonds illégale“. Cette décision a eu un impact très fort sur le cours du BTC mais la spéculation a été tellement importante depuis que son prix s’est envolé.
Les ICO, autre terme barbare pour les non-initiés mais de plus en plus entendu. Échappant à toute régulation, les “Initial Coin Offerings” –terme calqué sur celui d’IPO désignant les introductions en Bourse– concurrencent désormais les moyens de financement traditionnels des start-up. Ainsi 228 projets ont été financés par ce biais pour un montant de 3.6Md$.
Maintenant mettons en perspective ce modèle ; en 2016 les ICO avaient levé 96m$. A ce titre les levées de capitaux de 2017 dépassent celles réalisées par le Capital Risque au niveau mondial…No comment. Ces capitaux levés sont dès lors échangés contre des BTC sur des plateformes d’échange (courtier). Mais dans les faits, la valeur des jetons émis s’avère encore plus instable que lors d’une entrée en Bourse classique. Ainsi et comme au casino, le cours d’un jeton peut s’effondrer dans la journée et donc la perte en capital s’avère totale.
Toutefois, l’engouement pour la devise virtuelle ne s’atténue pas. Ainsi et depuis octobre, le BTC a plus que doublé de valeur. L’une des raisons justifiant ce mouvement est le lancement d’un contrat à terme par le CME (Chicago Mercantile Exchange) qui pourrait amener de la liquidité complémentaire sur le BTC.
Malheureusement, tout n’est pas rose sur les marchés à terme. Ces marchés reposent sur des chambres de compensation qui sont les acheteuses de tous les vendeurs et les vendeurs de tous les acheteurs. Leur existence permet de limiter les risques de défaut de ses clients compensés. Pour que ce système fonctionne, les opérateurs doivent mettre des fonds sur leurs comptes et chaque jour de négoce le montant à verser sur ce compte est réévalué. Cette technique est appelée : appel de marge. En tout état de cause, alors que l’acheteur d’un contrat à terme de crypto-monnaie ou d’une option d’achat pourrait être tenu de mettre 100% de la valeur pour assurer la sécurité, la détermination de l’exigence de marge pour le vendeur est impossible.
Nous constatons, dès lors que la précipitation de ce lancement est dangereuse pour les porteurs et ces constatations sont corroborées par différents « barons » des marchés à terme.

Sommes-nous dans une bulle ?

Pour répondre à cette question des graphiques et des petits laïus valent mieux que de grandes palabres :

1. Les principales bulles de ces 500 dernières années :

La crise de la Tulipe repose sur le soudain engouement pour les tulipes dans le nord des Provinces-Unies au milieu du XVIIe siècle, qui entraîna l’augmentation démesurée puis l’effondrement des cours de l’oignon de tulipe. Au pic de la folie de la Tulipe, en février 1637, des bulbes se négociaient à dix fois le salaire annuel d’un artisan spécialisé. Cette crise est restée dans les mémoires est encore enseignée sur les bancs de l’université. Si l’on regarde le graphique ci-dessous et toute chose égale par ailleurs la tendance prise sur le BTC est la même que celle de cette fameuse Tulipe…

 

2. Evolution des demande sur google et relation comportementale des petits porteurs :

bitcoin

On constate une explosion des requêtes Google concernant le Bitcoin et le degré de corrélation entre l’évolution du BTC et les requêtes s’élève à 91%. Or, l’histoire nous enseigne que les petits porteurs sont généralement les derniers à rentrer dans un marché et que ceux-ci rentrent généralement en fin de période haussière comme le montre le graphique ci-dessous :

 

Conclusion :

Il est clair que la facilité d’accès et la volonté de mise en place de produits dérivés liés au BTC ont contribué à son essor.
Maintenant, il y a de quoi être inquiet par la rapidité et la force avec laquelle le BTC a évolué.
Trois préoccupations sont à prendre en compte :

1. Alors que les ETF et les contrats à terme sur BTC vont se lancer, dans quelle proportion cette information est-elle intégrée dans les cours ? Dans ce cas, les investisseurs institutionnels ont déjà des BTC à leurs bilans afin de capitaliser sur ces effets d’annonce. Le jour du lancement il se peut que ces mêmes opérateurs vendent leurs positions.
En exemple, nous pouvons citer les propos de Jamie Dimon (PDG de JPMorgan) qui considérait cette devise comme spéculative et tentait de dissuader les opérateurs d’en acheter. Pourtant ce même Jamie Dimon propose de vendre des BTC dès le lancement des contrats à terme…cherchez l’erreur !
En finance, on appelle ça : Acheter la rumeur, vendre la nouvelle (Buy the rumor and sell the news)

2. Les inquiétudes sur la valorisation du BTC de la part de la Fed (banque centrale US) mettent en avant d’autres inquiétudes. Les pouvoirs publics sont-ils prêts à admettre que des fonds illégaux pénètrent dans le système économique et financier ou encore dans le système fiscal, il n’est pas dit qu’un durcissement public par rapport à ce sujet ne soit pas mis en place comme la Chine la déjà fait. Les derniers propos des banques centrales européennes vont en ce sens.
BCE : La Banque centrale européenne est très virulente, comparant la bulle spéculative qui entoure les bitcoins à la crise des tulipes qui avait frappé les Pays-Bas au 17 e siècle et définissant d’ailleurs le bitcoin comme une « tulipe » plutôt qu’une véritable monnaie.
Bundesbank : Elle considère cette crypto-monnaie de « jeu spéculatif plutôt qu’un véritable moyen de paiement »

3. Enfin la troisième réserve est : Cette crypto monnaie ne repose sur rien ! Aucun actif réel n’est adossé. Autrement dit, quand vous achetez une obligation, une maison etc. en cas de baisse il reste l’actif réel sous-jacent. Soit le contraire pour le BTC : expliquons nous.La crypto monnaie existe, elle est matérialisable si on l’échange en Euro ou en Dollar mais quels sont ses fondamentaux, comment expliquer que le marché peut gagner 15% en une journée et en perdre 15 le jour d’après. Les propos recueillis dans la marché donne des prix objectifs, mais justifie-t-il une valeur du BTC de 15000 ou 50000$…Rien !!!

Le but de ce papier n’est pas de donner une orientation d’investissement. Toutefois la prudence reste de mise avec ce type de produit.

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