Moufid ABAYOMIMoufid ABAYOMINovember 27, 2018
Fotolia_231849179_XS.jpg

9min1220

L’objet de l’article est de déterminer si le bitcoin est une bulle spéculative ou une innovation monétaire. Les résultats de notre étude montrent que le bitcoin est une innovation monétaire qui a subi plusieurs bulles spéculatives du fait :

  • qu’elle n’est pas encore régulée ;

  • de l’engouement accru du public ;

  • et de l’intérêt des médias.

En effet, le bitcoin est un système de monnaie numérique décentralisée qui est essentiellement acquis à des fins spéculatives ou pour protéger l’épargne partout où l’inflation monétaire la menace. C’est la première crypto-monnaie décentralisée créée en 2009 par un  être mystérieux nommé Satoshi Nakamoto. Il est basé sur la technologie blockChain qui est une technologie de stockage et de transmission d’informations. C’est une énorme base de données contenant l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création.

Le bitcoin ne répond pas totalement à l’exigence d’une monnaie souveraine. A titre d’exemple, il est décentralisé et n’est pas sous contrôle d’une banque centrale. En plus, il est tourné vers la désinflation à l’inverse des monnaies souveraines tournées vers l’inflation.

Lors de sa création, il cotait techniquement 0$ avant d’atteindre un record historique à 19800 $ en décembre 2017. A ce moment, il est devenu une nouvelle classe d’actifs sur lequel les banques d’investissement, fonds d’investissement, hedge fund créent des produits pour séduire leur clientèle. Il est utilisé dans l’économie réelle comme étant un moyen de paiement, une valeur refuge et un instrument de couverture pour certains investisseurs. L’offre en bitcoin est contrôlée par les mineurs et les acheteurs qui voient en lui un potentiel technologique. La demande quant à elle est créée par les investisseurs spécialisés et le public néophyte. Depuis sa création, elle a subi des anomalies de marché, des piratages de plateforme de change, des exit-scam lors des ICO et des manipulations de cours dues à des algorithmes de trading.

Il devient alors un sujet lors des grands sommets internationaux. Plusieurs consultations ont été menées par les institutions financières, européennes, asiatiques, américaines et mondiales. Les avis des régulateurs et des pays divergent sur sa régulation et sa taxation. En termes de perspective, on pense :

  • à la régulation par les états et les institutions financières des crypto-monnaies en général, du bitcoin et de la blockChain en particulier ;

  • qu’il y aura la création de nouvelles crypto-monnaies souveraines ;

  • la création de produits dérivés indexés sur le bitcoin tel que les warrants, les turbos, les produits structurés, les swaps et des opérations telles que le prêt-emprunt, le repo etc……

Tout cela permettra de stabiliser l’économie autour du bitcoin, de contrôler son extrême volatilité afin de ne plus assister à des successions de bulles spéculatives. Aussi il aidera à explorer les potentialités qu’offre la technologie blockChain. Quant à sa valeur, on voit son cours en dessous de 5000 dollars au dernier trimestre 2018.

Webographie

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20141007trib09d1cb928/ce-que-signifie-l-emergence-du-bitcoin.html

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/030787214894-bitcoin-cryptomonnaies-quest-ce-que-cest-comment-ca-marche-2125947.php

https://le-coin-coin.fr/dossiers/quest-ce-que-le-bitcoin/

https://www.buybitcoinworldwide.com/fr/cours-bitcoin/

https://cryptoast.fr/regulation-crypto-monnaie/

https://www.capital.fr/entreprises-marches/regulation-du-bitcoin-vers-un-laisser-faire-du-g20-1278207

https://bitcoin.fr/histoire


Moufid ABAYOMIMoufid ABAYOMIDecember 26, 2017
Fotolia_114431572_XS.jpg

11min700

Les citoyens britanniques se sont prononcés le 23 Juin 2016 sur leur retrait de l’Union Européenne. Avec un pourcentage de 51.9% de voix favorable, la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne a été validée.

Tour d’horizon de l’impact de ce vote sur les deux parties.

Dans le premier article, nous avons évoqué les motivations qui ont suscité la sortie des britanniques de l’Union Européenne. Ces motivations sont diverses et englobent la politique de l’immigration, la souveraineté nationale, les échanges commerciaux, la politique européenne etc…

Cette sortie a de grands impacts sur le Royaume-Uni et l’Union Européenne. Nous évoquerons dans ce deuxième article, les différentes conséquences.

Le Royaume-Uni est le deuxième poids lourd de l’Union Européenne en termes de PIB derrière l’Allemagne. Ceci devient problématique au marché unique à la fois sur le plan politique, sociale et surtout économique. Ceci peut être source de réelle instabilité.

L’impact pour l’Union Européenne

Sur le plan politique, le parlement européen pourrait devenir gauche puisque 60% des 73 eurodéputés britanniques appartiennent au parti centre-droit et eurosceptique d’après une étude d’un groupe d’universitaire britannique de l’University College de Londres. Les politiques européennes plus à gauche sont : le développement de l’énergie renouvelable au détriment du nucléaire, ou la taxation des transactions pourraient se voir encouragées.

Le poids de l’Allemagne au sein de l’Union Européenne pourrait être renforcé puisque le Royaume-Uni servait de balance entre Paris et Berlin.

Sur le plan économique, Le Brexit ferait subir une grande perte au financement du marché de l’Union Européenne. La contribution du Royaume-Uni au titre de l’année 2015 était de £8,5 milliards soit 0.5% de son PIB.

Près de la moitié de l’ensemble des exportations du Royaume-Uni est destiné à l’Europe. Cela représente approximativement £222 milliards. De même au niveau importation, £290 milliards provient de l’Europe. La balance commerciale est énorme. Les sommes en jeu étant conséquentes, le secteur commercial devient un enjeu majeur dans les négociations entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni. Le tableau ci-dessous est un récapitulatif des échanges commerciaux entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni au titre de l’année 2015.

L’impact pour la Royaume-Uni

“Sans paraître ridiculement revancharde, l’UE ne rendra pas les choses faciles pour les Britanniques, car d’autres pays eurosceptiques souhaiteraient eux aussi quitter l’UE après le Brexit”, explique Tim Bale.

Bruxelles pourrait complexifier les renégociations des accords commerciaux britanniques et rétablir des droits douaniers au prix fort.

Au plan industriel, le Royaume-Uni serait affaibli puisque leurs exportations vers l’Union Européenne seront moins compétitives qu’auparavant. Concernant le secteur automobile, l’Union Européenne reste le premier client. Pour dynamiser ses nouveaux partenariats commerciaux, le Royaume-Uni devra être plus compétitif face à l’Union Européenne en termes d’importations vis-à-vis du reste du monde. Le Royaume-Uni peut par exemple réduire les taxes douanières sur le tabac qui est de 20% dans le cadre du marché de l’Union Européenne.

En cas de concurrence déloyale sur les prix des biens exportés à des fins commerciales ou stratégiques, le Royaume-Uni pourrait subir des règles d’anti-dumping1 sur certaines de ses exportations limitant donc sa marche de manœuvre.

Les marchandises exportées en Union Européenne devront subir la réglementation et directive liée aux conditions de production des biens exportés vers l’Union Européenne, pour la protection et sécurité des consommateurs.

Au niveau financier, la City pourrait perdre son “passeport” financier, c’est-à-dire le sésame que lui accorde l’Union Européen et qui lui permet de revendre des produits financiers fabriqués à Londres dans tous les pays membres. Sans ce sésame, plusieurs prestigieux fonds d’investissement tels que JP Morgan ou des banques comme HSBC pourraient quitter Londres s’ils veulent pouvoir continuer de servir leurs clients dans les pays membres. “Le Royaume-Uni sera moins attractif, et le marché s’en ressentira”, prédit aussi Tim Bale, qui rappelle que la livre sterling a chuté à chaque sondage donnant la victoire du Brexit.

Sur le plan social, certaines entreprises vont délocaliser vers d’autres pays de l’Union Européenne. Des milliers d’employés de banques pourraient quitter Londres pour une autre place financière. A ce titre, Francfort et Paris se battent afin de devenir la prochaine place financière.

Le Royaume-Uni se trouve dans une situation délicate, à travers des négociations intenses et complexes. Ces négociations sont caractérisées par une grande incertitude. Les conséquences se font déjà ressentir. Dans le prochain article, nous évoquerons les prochaines relations entre Royaume-Uni et l’Union Européenne.

1 La pratique du dumping consiste à vendre à l’étranger à un prix inférieur que celui appliqué sur le marché national. C’est-à-dire si une entreprise ou un Etat vend par exemple un produit plus cher en Allemagne qu’en France.


Moufid ABAYOMIMoufid ABAYOMIDecember 3, 2017
eu-1473958_1280-1024x682.png

7min790

Ce phénomène qui a fait le tout de la planète et en même temps historique pour le Royaume Uni et l’Union Européenne est appelé le « Brexit [1]».

Le processus de sortie suivra toute une procédure et prendra plusieurs mois. Cette sortie est de lourdes conséquences pour les deux parties d’où les interrogations suivantes :

  • Quelles sont les motivations ?
  • Quelles sont les conséquences pour le Royaume Uni et pour l’Union Européenne ?
  • Quels sont des impacts sur le secteur financier ?
  • Quelles les perspectives de relations en le Royaume Uni et l’Union Européenne ?

C’est autant de questions que nous essayons de répondre dans une série d’article consacrée au Brexit. Ce premier article évoque les motivations des britanniques de leur sortie de l’UE[2].

Les Britanniques avaient rejoint un marché économique et se retrouvent, sans avoir eu leur mot à dire, dans une union politique en marche vers une intégration croissante. Lors d’un sommet européen sur l’avenir du Royaume-Uni dans l’Union européenne, voici leur l’heure venue pour justifier leurs motivations pour un Brexit.

Le contrôle de l’immigration

“Je préfère être plus pauvre avec moins de migrants”, avait déclaré Nigel Farage, l’ex-leader de UKIP[3] et symbole de la campagne pro-Brexit.

Le Royaume Uni se sent envahi par un flux migratoire quelle ne peut pas contrôler suite à l’accord de libre circulation au sein de l’UE. Pour contrôler ce flux migratoire, elle durcit les conditions d’entrée sur son territoire pour les autres ressortissants hors UE. En quittant l’UE, elle pourra se définir ces propres directives en terme de politique sur l’immigration.

La restauration de la souveraineté nationale

Les britanniques vivent mal le déficit démocratique des décisions et textes d’une commission non élue. Comme exemple, les décisions de la justice Européenne ou de la cour des droits de l’homme sur les tribunaux britanniques.

Redéfinir les échanges commerciaux

Les britanniques souhaitent commercer librement avec le monde sans contrainte des textes en vigueur de l’UE. Ils souhaitent signer leur propre partenariat avec des économies fortes ou les pays émergent hors UE.

Suivre ses propres résolutions

Les patrons de PME[4] souffrent des normes et résolutions qu’imposent les textes de Bruxelles[5] sur la liberté d’entreprendre. A titre d’exemple, les pêcheurs se plaignent des normes imposés par l’UE et les agriculteurs, de la politique agricole commune. En ce qui concerne le secteur financier, la City se révolte contre les normes financières et des limitations des bonus des financiers.

Quitter une zone en déclin

Le naufrage des migrants, la crise de la zone euro, les politiques d’austérités, le renflouement de la Grèce sont autant de signaux qui montrent que l’UE est une zone en déclin. Vaut mieux quitter le navire pour mieux prospérer.

Voici les raisons majeurs qui ont suscité les pro-Brexit. Dans le prochain article, nous évoquerons les conséquences pour le Royaume Uni et l’Union Européenne et l’impact sur le secteur financier.

[1] Brexit : British exit

[2] Union Européenne est une association politico-économique sui generis de vingt-huit États européens qui délèguent ou transmettent par traité l’exercice de certaines compétences à des organes communautaires.

[3] Le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (en anglais : UK Independence Party), ou UKIP, est un parti politique britannique. Anti-immigration et eurosceptique, il milite pour le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne.

[4] Petite et Moyenne Entreprise

[5] Bruxelles, siège de la plupart des institutions de l’Union européenne, est considérée de facto comme la capitale politique des 28. Cependant, l’Union n’a pas de capitale officielle et aucun projet ne va actuellement dans ce sens.

 

 

Webographie

Le Figaro La Tribune Wikipeadia



About us

Bonds & Shares is a participatory non-Profit information platform for, through and by experts in finance and business.


CONTACT US

CALL US ANYTIME