Mohamed GUERBAZMohamed GUERBAZJuly 26, 2018
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Le lancement en 2007 de MiFID II n’a pas répondu parfaitement aux attentes des marchés. Une expérience qui a ete challenge par la crise des sub-
primes (defauts reglements-livraisons, manque de liquidite, manque de transparence,. . . ) juste quelques mois plus tard. Le 03 janvier 2018 MiFID II a vu le jour
comme successeur qui, selon les experts des marche nanciers, reste loin d’être un changement progressif. MiFID II changera radicalement la quasi-totalité du
marchée tel que nous le connaissons aujourd’hui, avec des repercussions profondes sur toutes les parties négociantes d’instruments financiers. En particulier, MiFID II ne va pas seulement changer completement la facon dont presque tous les produits de gré à gré sont cotes, negocies et declares, mais apportera
également d’autres changements au marchée boursier negocié en bourse. Cela entrainera toute une serie d’implications pour les banques d’investissement, les
banques privées, les gestionnaires d’actifs, les banques de détail, les compagnies d’assurance, les fournisseurs d’infrastructures de marché et les entreprises non
financières telles que les fournisseurs d’énergie.

MiFID II doit être alignée sur un certain nombre d’autres réglementations mises en ouvre a l’échelle mondiale, européenne et nationale. Par consequent,
de nombreuses entreprises reagissent en considerant plusieurs reglementations connexes, par exemple aligner Dodd Frank, Bâle III / directive sur les exigences
de fonds propres (CRD) (Connu comme Basel IV), reglement EMIR (European Market Infrastructure Regulation), directive sur les abus de marche (MAD)
II et MiFID II. Cette demarche permettra une mise en oeuvre beaucoup plus contrôléee, cohérente et efficace, en évitant la duplication du travail dans les zones
de chevauchement. Les entreprises doivent comprendre l’impact, a la fois sur leur organisation et sur le marché en général, pour évaluer les exigences de confor-
mité spécifiques à leur organisation et déterminer les opportunitées commerciales potentielles. Compte tenu de cette complexité et de cette vaste portée, les en-
treprises devraient s’assurer que leur stratégie et leur organisation sont alignées pour la conformité à janvier 2017.

La nouvelle directive vise a mettre un  “Focus”  sur les plates-formes de négociation réglementées (marchés réglementés, systèmes multilatéraux de négociation et systèmes organisés de négociation) pour la négociation réglementé des instruments nanciers ou assimilés (tels que les dérivés, les obligations, les produits structurés, les quotas d’émission carbone. . . ), éetablir un climat de négociation transparent Pré/Post opération, stabiliser les marchés financiers via l’encadrement des activités de trading algorithmique, protection les investisseurs et garantie du principe de ”Best Execution”. Cette transparence dans
l’exécution s’accompagne d’une forte augmentation du nombre de plateformes de négoce et du nombre de rapports générées (reporting).

Est-ce que le coût de l’exécution et la complexité vont visiblement diminuer?


Mohamed GUERBAZMohamed GUERBAZJanuary 9, 2018
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L’activité bancaire sur les marchés financiers commençait à attirer l’attention des autorités gouvernementales du fait du rôle central joué par ces établissements financiers dans l’économie réel. La forte corrélation des institutions financières, due aux intérêts commerciaux et stratégiques que pourraient partager ces derniers, est à l’origine d’un risque systémique non négligeable : la chute d’une institution peut entrainer, par effet de contamination, celle des autres (exemple de Lehman Brothers pendant la crise des subprimes en 2008). Autrement, tout établissement est responsable de la bonne exécution des règles pour éviter au maximum sa chute ou celle d’autres qui peut aller jusqu’à l’effondrement du système financier. Aussi, les Etats jouent un rôle particulier en tant que « premier » garant des dépôts bancaires : ce rôle de contrôle permet de maintenir la confiance dans le système bancaire en cas de fortes perturbations. Les réformes post-crise de l’accord de Bâle sur les fonds propres ont d’abord porté sur le numérateur du ratio d’adéquation des fonds propres, augmentant à la fois la quantité et la qualité du capital que les banques doivent détenir pour accroître leur capacité d’absorption des pertes. Plus récemment, le dénominateur a reçu plus d’attention, la question de l’hétérogénéité du poids du risque « RW » étant au premier plan des discussions sur l’harmonisation des règles bancaires.

Les actifs pondérés en fonction des risques « RWA » sont calculés en utilisant les pondérations de risque, qui devraient refléter les différentes caractéristiques de profile du risque de chaque actif, de sorte que les banques détiennent des montants de capital appropriés pour absorber les pertes imprévues futures « Unexpected Loss ». Il faut donc s’attendre à une certaine variation des pondérations du risque compte tenu des différences de profil des contreparties, de conditions domestiques « Country of risk », etc. Le cadre bâlois permet aux banques d’utiliser différentes méthodes pour mesurer le risque de portefeuille à l’approbation du comité de la supervision. Une option consiste à suivre une approche standardisée (Standardized Approach) et l’alternative consiste à utiliser des modèles, développés par les banques elles-mêmes, soumis aussi à une approbation de supervision explicite. Alors que l’approche standard utilise une grille de pondérations de risque préétablie pour évaluer le risque du portefeuille bancaire, l’Internal Ratings-Based Approach affine la détermination de ces pondérations par le biais des techniques quantitatives sophistiquées.

TRIM
Niveaux des fonds propres calculés sur le même portefeuille

L’Autorité bancaire européenne (ABE) a lancé en 2015 un document de réflexion sur l’avenir de l’approche « IRB » dans lequel il est question de “manque de confiance dans l’utilisation des modèles IRB”. Sur la base de ce document, certaines des principales sources de différences dans les RWA qui ne peuvent pas être expliquées par les différentes pratiques de gestion des risques des institutions financières sont la LGD et la PD qui sont estimés par des modèles internes dans 90% des cas.

En outre, La BCE mènera, dans le cadre de TRIM, plus de 100 évaluations sur site en 2017, impliquant plus de 600 personnes, dans 68 banques de la zone euro, couvrant des modèles internes de crédit approuvés sur les risques de crédit du marché et de contrepartie. Il convient de noter que le risque opérationnel est exclu pour l’instant, tandis que les portefeuilles à faible défaut seront inclus dans le processus à un stade ultérieur du projet. Les principaux points d’intérêt de ces revues seront : les méthodologies de modélisation, le cadre de gouvernance, la gestion des risques du modèle, la qualité des données, et la documentation de tous les processus du cycle de vie. Par conséquent, l’expérience du projet TRIM devrait générer des ajustements et des améliorations dans les domaines mentionnés, ainsi que de nouveaux développements réglementaires pour les banques dans un proche avenir. Comme pleins d’autres projets réglementaires et prudentiels qui ont précédés TRIM, la qualité des préparations et les budgets dépensés font la grande majorité des acteurs financiers penser que le projet en cours sera la baguette magique qui va éliminer toutes anomalies réglementaires des marchés financiers, le reste poser la question :

Est-ce que le « Targeted Review of the Internal Models » va résister aux nouveautés des marchés en matière d’arbitrage réglementaire et recherche de méthodes d’optimisation ?



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