Ishane AMARSYIshane AMARSYJuly 20, 2018
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Au pouvoir depuis janvier 2017, le nouveau dirigeant des Etats-Unis n’a pas cessé de surprendre le monde entier. Lorsque sa rivale Hilary Clinton prônait pour des Etats-Unis plus ouvertes au monde, moins agressives, Trump voulait lui du changement. Parmi les plus connus, sa réforme fiscale, la construction d’un mur au niveau de la frontière mexicaine, l’Otan, les armes à feux, la torture, et bien d’autres choses encore.

A l’heure d’aujourd’hui, le président nous a prouvé qu’il ferait tout pour aller au bout de ses objectifs. Parmi ses exploits, la réforme fiscale qu’il a réussi à mettre en place juste un an après son investiture.

Toutefois, peut-on dire que Donald Trump fait preuve de diplomatie pour atteindre son but ?

D’un point de vue internationale, nous observerons que Donald Trump à une façon de faire plutôt original.

Parlons tout d’abord des relations diplomatiques. Dès aout 2017, le président annonce son retrait de l’accord de Paris, qui selon lui nuit aux intêrets des Etats-Unis. Quelques mois plus tard, il annonça que les Etats-Unis, pourrait « revenir » dans cet accord et laisse donc le doute.

Ensuite viennent les tensions avec la Chine à qui Trump accuse dans certains de ses Tweets de “dévaluer sa monnaie”, de “lourdement taxer” les importations américaines et de “bâtir un vaste complexe militaire” en mer de Chine méridionale.

Plus tard, l’attention du nouveau Président se dirige vers l’Union Européenne qu’il essaye sans foi ni loi de déstabiliser en tentant d’influencer indirectement l’Allemagne, le cœur du l’Union.

Toutefois parmi ses derniers faits nous notons son attitude durant le sommet du G7, sûrement pas très apprécié. Arrivé en retard et bloqué sur ses positions, il a mené la vie dure à certains dirigeants pour ensuite s’en prendre au Canada.

Enfin vient un coup de pub magistral, la rencontre avec le dirigeant Nord-Coréen qui aura fait apparaître Trump comme un héro.

D’un point de vue commercial, le Président a encore plus de ressource.

« L’Argent est le nerf de la guerre », Thomas Moore. Après la taxation de l’acier et de l’aluminium, les Etats-Unis étaient en phase de tension commerciale avec la Chine. Ainsi, pour soutenir sa décision Trump mis en place une liste de produits chinois destinés à être encore plus taxé. Il est certain que les chinois ont fait de même. Une tension apparut sur les marchés. Plus tard, le regard du Président se jeta sur l’automobile étrangère. Les plus atteinte étaient alors les entreprises Japonaises, Coréennes et Allemandes. Au-delà de celles-ci, ont aussi été affecté le Mexique et le Canada dans lesquels sont assemblés certains véhicules.

Avec une telle politique, et un slogan tel que « America First » il est important de se demander dans quelle direction Trump conduit-il sa politique étrangère.

S’agit-il d’une réelle stratégie pour remettre l’Amérique sur les bonnes rails « Make America Great Again » ou simplement de tentatives échouées ?

Dans tous les cas, peu sont les personnes qui diront que Donald Trump est un fin diplomate. Sa carrure, prestance et façon de faire est plus commune reflètent plus de pratique d’un PDG d’une multinationale. Et pour preuve, ceux qui lui auront serré la main pourront le confirmer !

Ainsi pour conclure, je dirai que les Etats-Unis que le terme « gouverné » n’est plus vraiment adapté aux Etats-Unis d’Amérique. Le terme adéquat serait plutôt « dirigé ». Avec un si bon businessman espérons alors que ce pays prospère aussi bien que la Trump Organization.


Ishane AMARSYIshane AMARSYDecember 5, 2017
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donald trumpPrésident des Etats-Unis mais avant tout homme d’affaire reconnu, il n’y a rien à dire, Donald Trump sait y faire. Dès 1971, l’homme le plus puissant du monde se fait connaître lorsqu’il prend les commandes de l’affaire familiale « The Trump Organization », à la base spécialisée dans l’immobilier. Plus tard en 1983, il construit la « Trump Tower », un des premiers grattes ciels New Yorkais. Depuis, il possède de nombreux autres bâtiments, hôtels, golfs, et même sa propre émission télévisée, « The Apprentice ».

Malgré tout ce succès, Donald Trump ne donne pas une image rassurante. Ses excès ne sont pas très bien vu à l’image de sa campagne présidentielle. D’ailleurs, très peu de politiciens ont cru à sa victoire et beaucoup d’humoristes s’en sont même inspirés devant les écrans.

Ainsi, le 9 novembre 2016, l’annonce des résultats a créé un vent de panique sur les marchés qui ont connu un pic de volatilité. Aujourd’hui, il semblerait que bon nombre d’investisseurs ont repris confiance, le Dow Jones qui avait touché un point bas à 17 478 points a pris plus de 40%.

Toutefois, il est vrai que le remplaçant de Barack Obama avait les arguments pour convaincre. Avec pour ambition de mettre en place une réforme fiscale visant à réduire le taux d’imposition des entreprises de 35% à 20%, Trump avait convaincu bon nombre d’investisseurs. Encore plus loin, l’homme voulait aussi abandonner l’Obamacare, qui est rappelons-le, la loi mise en place par Barack Obama visant à imposer l’accès à l’assurance maladie aux américains. Une obligation onéreuse pour les grandes entreprises qui sont obligées de prendre en charge les frais d’assurance maladie de leurs employés.

Au-delà de ses réformes économiques, Trump voyait grand pour son pays. Il proposait déjà la mise en place d’un mur de 1600 km de long afin de séparer la frontière avec son voisin le Mexique. A cela vient s’ajouter la volonté de limiter l’impact des produits chinois dans le pays, d’annuler l’accord de Paris et encore de renégocier d’autres traités internationaux. Soit, Donald Trump a prouvé qu’il a un esprit plus que patriotique.

Un an plus tard, il faut avouer que le nouveau locataire de la Maison Blanche a fait du chemin à faire, mais avance tout de même à un rythme considérable. Sa réforme fiscale qui ne semble pas réalisable pour certains émerge progressivement. Après que la chambre des représentants l’ait approuvé, celle-ci doit maintenant être présentée devant le Sénat ou la majorité républicaine ne semble pas confiante. L’image de favoriser une partie aisée de la population mais aussi de voir le coût total net de la réforme à 2200 milliards de dollars étalée sur 10 ans (estimé le Committee for a Responsible Federal Budgets – une association à but non-lucratif) ne convient pas l’unanimité des républicains qui peuvent se permettre un refus de seulement 2 voix sur les 52 du parti. Mais, comme le dit Donald Trump, des négociations sont en cours afin de trouver un accord.  Pour le Président, l’aboutissement de cette réforme fiscale est toutefois indispensable. L’échec de sa réforme qui est à la base un projet phare de sa campagne pourrait le décrédibiliser et semer le doute au sein du parti républicain.  “Si on échoue, on est morts”, a résumé sans détour le sénateur Lindsey Graham. “Ce sera probablement la fin du parti”, a-t-il prédit sur Fox News.

Concernant l’Obamacare, malgré la majorité du parti républicain au sénat, les désaccords font que supprimer totalement le projet de Barack Obama n’est pas d’actualité.

Au niveau international, beaucoup penseront que la politique actuelle du milliardaire n’est pas totalement cohérente avec ses précédents projets. Une de ses premières décisions fut de sortir du traité transpacifique qui regroupait les Etats-Unis et onze autres pays (hors la Chine) dans une zone de libre-échange. De cette manière, nous pourrions dire que Donald Trump tente de s’isoler mais pire encore, il laisse le champ libre à Pékin qui pourrait remplacer les Etats-Unis dans un nouveau traité et ainsi étendre sa puissance commerciale, ce qui n’est donc pas stratégique pour l’homme qui voulait favoriser les exportations américaines. Encore plus loin, revenu d’une tournée en Asie, Trump a annoncé avoir signé pour 250 milliards de dollars d’accords commerciaux avec la Chine. Finalement, il semblerait que le Président américain ait adapté sa stratégie.

En Europe, Donald Trump a fait des dégâts. Tout d’abord en sortant de l’Accord de Paris qui était fondé sur la lutte contre le réchauffement climatique. Il est donc clair que la politique des Etats-Unis tendra maintenant à favoriser l’ensemble des intérêts américains.

« J’ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris », Donald Trump.

A long terme, à l’inverse de Barack Obama, le milliardaire tend à développer un Hard Power en s’écartant du Soft Power, le principe mise en place par Joseph Nye qui prétend la force d’un pays à sa capacité d’influence et de persuasion plutôt qu’à sa puissance militaire et financière.

Aujourd’hui, nous pouvons penser que Donald Trump a tout intérêt à changer de cap. Sa méthode d’agir agressivement et spontanément (par l’utilisation de twitter par exemple) reflète une certaine violence parfois une mésentente avec son entourage. A court ou moyen terme nous pouvons observer deux principaux risques. Le premier serait une consolidation brutale du marché financier stimulé jusqu’à présent par les différentes promesses de Trump notamment en terme de réforme fiscale. En effet, nous avons pu observer que l’avancée de la réforme fiscale influe plus que le conflit nord-coréen sur le marché. La Corée du Nord avec qui justement les relations diplomatiques sont complexes. Un problème qui ne doit absolument pas dégénérer car pouvant être néfaste pour les pays voisins. Toutefois, même conscient de cela, le président américain n’hésite pas à préciser sur son compte Twitter l’éventualité d’avoir recours aux armes pour régler ce conflit. Encore une fois, nous pouvons admirer la capacité de négociation du président !

 

 

Références 

Les Echos Le Parisien Sud Ouest Le Point

 



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