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Avant de commencer, parlez-moi de vous (formation, ancien emploi) ?

Bien sûr! Alors, j’ai toujours eu un parcours d’entrepreneur, qui s’est diversifié au cours de ma carrière. J’ai monté ma première boite, un site de minitel pour étudiant·es indécis·es, lorsque je passais mon bac, car je ne savais pas vraiment vers quelle filière de formation me diriger.

J’ai ensuite eu différentes expériences entrepreneuriales dont un business familial, qui consistait à monter des lieux pour accueillir des séminaires d’entreprise favorables au travail d’équipe, aux team buildings, aux relations interpersonnelles et humaines.

Quelque temps après, j’ai monté un cabinet de conseil en stratégie opérationnelle qui accompagnait des grands groupes dans l’alignement de leur stratégie immobilière et globale en prenant notamment en compte l’aménagement de l’espace par rapport aux valeurs et cultures de l’entreprise… soit comment favoriser le bien-être d’une équipe au sein de son lieu de travail. J’ai eu la chance de revendre mes parts dans ce cabinet dans de bonnes conditions, en 2007.
 Puis un grand tournant dans ma vie, j’ai passé en effet quelques années au sein de l’association JALMALV, faisant de l’accompagnement de personnes en fin de vie, en soins palliatifs. Pendant cette période, qui fut très forte et enrichissante humainement, l’entreprenariat avait fini par me manquer, et c’est pour cela que j’ai par la suite commencé à investir en tant que Business Angel dans un certain nombre de start-up tel que Pumpkin, Les grappes…

– Vous avez lancé votre application, Ourcompanyapp, d’où vous vient cette idée ?

Cette idée me vient d’il y a un peu plus de 2 ans, lorsqu’autour d’un café, mon meilleur ami Yann fondait en larmes en me racontant son burn out. De ce moment très dur est née l’idée d’OurCompany, une appli pour s’attaquer au problème de la souffrance au travail, et même améliorer le bien-être ! Mais de manière plus générale, cette idée s’inscrit au sein du contexte actuel concernant le bien-être au travail: la désindividualisation du mal-être au travail, la mise en évidence de liens entre le facteur travail, et plus particulièrement les conditions d’accompagnement, et le stress, l’absentéisme, l’épuisement professionnel…

– Pouvez-vous nous dire en quelques mots son principe de fonctionnement ?

OurCompany est une application qui permet à tout·e salarié·e de s’exprimer de façon anonyme (particulièrement de renseigner son humeur et son état de bien-être) et d‘échanger sur les problèmes concrets liés à son environnement de travail sur des forums privés ou ouverts (anonymement ou pas).

Le but: libérer sa parole au sein de son organisation. Coté entreprise, un tableau de bord web permet aux responsables d’administrer leurs propres questions et d’avoir une vision fine et en temps réel du climat de travail par métier, implantation géographique, service… tout en respectant l’anonymat des salarié·es, afin de mesurer en temps réel l’acceptation (ou le rejet) des plans de transformation, de pouvoir capitaliser sur les best practices et agir au plus vite pour accompagner les équipes en difficulté.

– Quel est l‘impact ou la valeur ajoutée que votre application peut avoir sur le management.

Notre application a plusieurs impacts sur le management.

Premièrement, notre démarche est bottom up. Nous revendiquons une acceptation de l’horizontalité en libérant la parole des salarié·es, qui peuvent s’exprimer anonymement si besoin et être entendu·e par tous·tes.

Ainsi, notre application représente le tiers de confiance et le porte voix de ce que vivent, pensent et peuvent proposer les salarié·es tant pour lever des irritants que pour suggérer des idées visant à améliorer le bien-être au travail mais aussi le fonctionnement global de l’entreprise.
OurCompany permet de mettre l‘intelligence collective au service d’actions concrètes d’amélioration du bien-être au travail. Cela contribue à créer une dynamique très forte pour le management.

Deuxièmement, grâce à l’accès au tableau de bord évoqué précédemment, le manager s’engage dans une démarche de co-développement, lui permettant de pouvoir progresser, partager avec ses pair·es et ainsi améliorer le bien-être en entreprise.

De plus, il peut administrer en temps réel toutes les questions relatives à son activité (concernant par exemple le degré d’adhésion à un plan stratégique…), soit à l’ensemble des salarié·es, ou alors juste à son équipe, (il existe un grand choix d’options).

Ainsi cet outil lui permet d’échanger avec ses salarié·es, et de favoriser la QVT. Or, il est évident qu’il existe une corrélation forte entre bien-être au travail et performances de l’entreprise.

En écho au concept de symétrie des attentions, J.W. Marriott a dit « Si vous prenez soin de vos salariés, ils prendront soin de votre entreprise. ». Des salarié·es heureux·ses et engagé·es sont plus performant·es, et apportent ainsi, outre une baisse de l’absentéisme et une hausse de l’engagement, de réels gains pour l’entreprise en termes de satisfaction client.

– Dans quel secteur de métier voyez-vous le plus de potentiel ?

Je ne pense pas qu’il y ai de secteurs de métiers avec plus ou moins de potentiel, car toutes les entreprises sont aujourd’hui confrontées à des enjeux extrêmement forts de transformation: vagues d’externalisation, de digitalisation, arrivée de l’IA… Et OurCompany accompagne ces transformations au sein de tous les secteurs, autour d’une démarche horizontale et bottom-up, représentant une condition nécessaire de la réussite de ces transformations.

On a néanmoins constaté que la fonction publique représente un secteur s’insérant dans une dynamique de transformation extrêmement forte, et qu’OurCompany agit ainsi dans ces secteurs comme un soutien très puissant.

De plus, toutes les entreprises de service à la personne, qui sont en contact direct avec leurs clients, représentent un secteur au sein duquel le concept de symétrie des attentions joue un rôle fort et où OurCompany se place alors comme un outil indispensable et garant de toutes ces transformations.

Mais encore une fois, nos clients viennent de tous les secteurs, peu importe leur taille (pme, grand groupe…) ou leur activité ! Et nous ne sommes certainement pas uniquement réservé aux cols blancs!!!

– Y a-t-il des opposants ou des sceptiques ?

Non, il n’existe pas de sceptiques quant à l’efficacité de notre solution, car elle a été avérée par de nombreux retours clients. Toutefois, il y a très certainement des entreprises et des organisations qui ont peur de 2 choses:

– la transparence: le principe de publicité d’OurCompany concernant l’indice de bien-être en effraye plus d’un (peur de perdre en réputation marque employeur).

– l’angoisse concernant la gestion de l’avis salarié, soit une peur paradoxale des salarié·es et de la libération de leur parole, ressentie par les managers, alors même que l’entreprise ne peut se passer d’eux pour réussir.

 

– Comment voyez-vous l’avenir d’Ourcompanyapp ?

Au regard de la dynamique forte qui existait déjà un an après le lancement public (avec plus de 35000 salarié·es ayant téléchargé l’app et plus de 20 entreprises clientes) et l’émergence d’un mouvement sociétal vers le bien-être au travail qui nous porte, le next step serait d’atteindre plus de 100 000 utilisateurs et plus de 100 entreprises clientes. De plus, nous espérons faire nos premiers pas vers l’internationalisation d’ici fin 2018. Et bien sûr, à terme, notre ambition est de devenir l’indice mondial, en temps réel, du bien être de toutes les entreprises et organisations.

– Être entrepreneur en France : facile ou parcours du combattant ?

Pour moi, être entrepreneur en France constitue un réel bonheur pour plein de raisons. Tout d’abord grâce à une administration qui est devenu beaucoup plus souple et réactive, mais aussi grâce à un soutien de la BPI aux start-up qui est unique au monde.

Enfin grâce au développement d’un écosystème très favorable au sein de la STATION F, grâce aux synergies entre start-up, des prises d’initiatives incroyables, etc.

 

– Un mot pour un investisseur qui cherche à investir ?

OurCompany bénéficie d’un positionnent unique, et d’une vision B2C2B très singulière. Le bien-être au travail constitue “LA“ nouvelle revendication sociétale du moment, autant en tant que salarié·e qu’en tant que citoyen·ne.

De plus, nous bénéficions d’un marché immensément vaste puisque nous nous adressons à tous les salarié·es du monde.

Certes, nous avons encore beaucoup de challenges à relever, mais il est clair que nous disposons d’un avantage concurrentiel indéniablement fort, et du bon “time to market“ pour devenir un leader mondial.

 

-Vous n’avez pas peur que votre application nous refasse un épisode de Blackmirror « Chute libre » « Dans une société régie par la cote personnelle, l’opportunité d’améliorer sa note et réaliser ses rêves. »

Selon nous il n’y pas de bon ou mauvais outil dans l’absolu, seulement des intentions et des usages. Notre app ne sera jamais un système de notation des individus, entre eux, quêtant l’approbation sociale.

Et ce à plusieurs titres :

Qui note ? : ce sont uniquement les salarié·es (authentifié·es par leur mail pro) d’une même entreprise qui peuvent mesurer collectivement leur bien-être au travail dans leur entreprise, en n’affichant que des moyennes collective. Il ne s’agit donc pas d’un outil où « tout le monde peut noter toutes les entreprises ». Qu’est-ce qu’on note ? : l’évaluation porte bien, non pas sur d’autres individus directement, mais sur un cadre organisationnel produit par des humains, donc malléable et dynamique (i.e. des conditions de travail)

Pour quoi faire ? : si la porte d’entrée de la démarche est bien la notation de son vécu au travail, l’enjeu d’OurCompany n’est pas seulement de collecter des résultats : elle crée une dynamique interne profondément collaborative et responsabilisante, tournée vers l’amélioration constante de l’épanouissement des collaborateurs et collaboratrices. Notre démarche s’ancre finalement moins sur la généralisation de la quête d’image sans défaut, vers l’accès à des privilèges différenciés, que sur la mise en capacité de chacun·e, à son niveau et par son expression, de devenir suggérant voire moteur dans l’évolution des conditions de travail collectives.

Donc certes le choix du « name and shame » force à la transformation des organisations, et une organisation ayant un mauvais indice de BE va en souffrir durablement, mais c’est en forçant ces entreprises à se transformer qu’on va contribuer à une évolution positive du monde, même si cela pourrait conduire à la disparition de certaines entreprises réellement toxiques. C’est un parti pris que l’on assume

 

 

http://www.ourcompanyapp.com/


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Jean-Paul Betbeze est Professeur agrégé des Facultés de Sciences économiques, HEC, est actuellement président de Betbeze Conseil SAS et Economic Advisor de Deloitte SA. Il a également été Chef économiste, directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu’en 2012 et membre de son Comité exécutif. Membre du Conseil d’Analyse économique auprès du Premier ministre, membre du Comité économique de la nation auprès du Ministre de l’économie et des finances pendant de nombreuses années, il a été également membre du Bureau du CNIS. Il a notamment publié en 2017 „La France, malade imaginaire?“ aux Editions Economica et en 2016 „La Guerre des Mondialisations“ chez le même éditeur. Auparavant, il a écrit „Crise une chance pour la France“ (2009); „Crise : par ici la sortie“ (2010) ; „La France à quitte ou double“ (2011); „100 jours pour défaire ou refaire la France“ aux PUF (2012) et, en mars 2013: „Si ça nous arrivait demain“… chez Plon. Il publie sur son site internet www.betbezeconseil.com chaque dimanche une lettre.

L’interview avec le Prof. Betbeze a été réalisé par (A-Z): Bernd Oliver BUEHLER (BB), Samir ER-RAJI (SE), Pape FAYE (PF), Ismael HAJJI (IH), Hugo KAISER (HK), Engy KHALIFA (EK), Antoine NODET (AN), Christophe RAMDAME (CR), Jean-Richard NIAGO (JNR) et Kevin ROMANTEAU (KR).

CR: Dans votre livre „2012: 100 jours pour défaire ou refaire la France“ la situation française a bien évolué. Mais dans quel sens?
JPB: Nous vivons une sortie de crise très complexe, non seulement parce qu’il s’agit de corriger la crise des subprimes qui a fragilisé la finance mondiale, mais surtout parce que nous entrons dans une nouvelle ère de révolution industrielle, celle de la communication, de l’Intelligence artificielle désormais. La France avance dans ce nouveau monde avec beaucoup à changer, des firmes souvent de trop faible taille et de rentabilité insuffisante. C’est donc très compliqué, économiquement, financièrement, technologiquement, sociologiquement et politiquement.

CR: Il y a plus de croissance et d’emploi.
JPB: Certes, mais nous assistons à une bipolarisation entre experts et emplois de proximité et de faible qualification, au détriment des emplois intermédiaires.

BB: Est-ce qu’il n’y a pas de moyens pour préserver les emplois intermédiaires?
JPB: Les emplois intermédiaires actuels impliquent bien plus de formation aux nouvelles technologies meilleure utilisations des applications, hausse de la productivité…. mais ne pourront tous être sauvés. En même temps, de nouvelles activités naissent pour améliorer les organisations actuelles, avec les startups, et aussi dans le domaine des services à la personne. Nous sommes des sociétés vieillissantes. Il faut équiper les logements, suivre et former les personnes qui vont y vivre, et offrir de nouveaux services high tech.

IH: Est-ce que le chômage de masse reste une fatalité?
JPB: Il y a un terrible contraste entre ce qui se passe aux États-Unis et en Europe. Là-bas, la mobilité est plus forte et sans doute aussi la formation ou l’auto-formation. Nous sommes aussi en retard dans les nouveaux services. Il ne s’agit pas de faire baisser les salaires mais de faire baisser les charges et les impôts, par une modernisation et une simplification des structures publiques qui, bien souvent, datent. La fatalité, c’est quand on ne fait rien.

BB: Quelle est votre réponse à la digitalisation et la robotisation?
JPB: Formation, formations, formation et innovations pour répondre aux nouveaux besoins. Les robots ne sont pas seulement des choses qui produisent, mais des logiciels que gèrent, commandent, surveillent, optimisent… sans compter le domaine immense de l’intelligence artificielle!

CR: Dans votre “La guerre des mondialisations” vous parlez aussi de la Chine. Que pensez-vous de son économie?
JPB: Ce livre décrit assez bien ce qui se passe, avec un Chine qui veut devenir leader des BRICS et des émergents, et à crédit désormais! Il a bien vieilli! Et maintenant, la Chine entre dans un jeu dialectique avec Trump!

CR: Est-ce que on peut concevoir à une bulle pour un pays?
JPB: Non!

CR: Quel regard portez-vous sur l’Economie allemande?
JPB: Elle continue d’avancer, ses forces industrielles étant concurrencées par la Chine pour l’essentiel, sachant que des questions montent de la part des USA, en liaison avec certaines paroles de Donald Trump sur son excédent commercial avec les États-Unis. Mais, pour l’heure, le problème majeur est celui du manque de main-d’œuvre qualifiée.

CR: Et si on devrait comparer avec la France quel bilan en tirez-vous?
JPB: L’Allemagne a une stratégie.

CR: Quel est votre bilan des premiers actes du gouvernement Macron?
JPB: Positif, compte tenu des retards accumulés et des manques de choix clairs, la France est affaiblie dans la concurrence mondiale, chamboulée par la révolution industrielle en cours. Il y a donc beaucoup de chantiers interdépendants «en même temps».

CR: Quels sont pour vous les prochaines étapes nécessaires de la politique française?
JPB: A mon avis expliquer la révolution industrielle en cours, ce qui se passe et ce qu’il faut faire pour réussir. Ceci implique partout des formations, à l’école, dans les TPE, PME, services de proximité, qui ne sont pas préparés. C’est la base qui doit bouger, en fonction des nouvelles technologies d’information et de communication.

CR: Quel sera l’avenir du continent africain?
JPB: Son avenir dépendra de la façon dont il gère sa démographie: c’est le seul continent sans transition démographique, c’est lui qui assurera l’essentiel de la croissance démographique du monde. Il est exposé à la révolution en cours, plus au réchauffement climatique et à des crises hydriques. En cas de crises, des migrations d’ampleur sont à attendre: d’où l’importance décisive de les prévenir.

EK: La Banque Centrale de l’Argentine vient de passer les taux d’intérêt à 40%. Quelle est votre analyse de la situation?
JPB: 50 milliards de dollars de crédits demandés au FMI: le creusement du déficit courant (30 milliards de $), l’importance du déficit budgétaire (7% du PIB) et de la dette publique (53% du PIB) ont emporté le peso. La Banque centrale argentine, malgré une hausse des taux d’intérêt à 40%, ne pouvait résister à une spéculation qui avait consommé 10% de ses réserves en quelques jours. L’Argentine cherche une ligne de crédit flexible de 50 milliards de dollars auprès du FMI, de façon à restaurer la confiance. Elle devrait l’obtenir. Notons que des tensions sont également présentes en Turquie.

JNR: Est-ce que l’inflation reste pour vous un moyen légitime dans les outils du secteur financier?
JPB: L’inflation est partout un objectif de politique monétaire, donc de polarisation des anticipations de salaires, en fait.

EK: L’économie de l’état de Californie est devenue maintenant la 5ième économie du monde devant la Grande Bretagne. Qu’est-ce que nous pouvons en apprendre en termes de croissance?
JPB: Que la révolution industrielle en cours polarise les richesses en termes de valeur ajoutée, sachant que les portables sont largement faits en Chine et à Taïwan et les codes écrits en Inde!

EK: Une étude la Citi prévoit que les USA sont en train de devenir le premier exportateur de pétrole dans le monde. Est-ce le monde à l’envers?
JPB: Pas encore: 2030 selon certaines études, et le pétrole n’est plus ce qu’il était!

CR: Le taux de chômage aux USA vient de tomber à 3,9%. Est-ce un réel succès?
JPB: C’est l’effet de la politique monétaire, dans une économie assez fermée (X/PIB = 11%). Mais les salaires et l’inflation suivent, donc le dollar.

BB: Certains analystes veulent attribuer ce chiffre à la politique du président Obama. Combien de «politique» y a-t-il dans les analyses économiques?
JPB: Attention à ne pas trop politiser et psychologiser: l’essentiel dépend de la polarisation des anticipations.

BB: Et combien d’économique dans les analyses politiques?
JPB: Pas assez!

CR: Etes-vous keynésien ou libéral?
JPB: Keynes était membre du parti libéral.

CR: C’est vrai, mais à l’heure actuelle les libéraux d’aujourd’hui sont plus vraiment keynésiens, mais “libre marché”. Jusqu’à quel degré les forces économiques sont vraiment libres ? Jusqu’à quel degré sont-elles restreintes ?
JPB: La base du libéralisme, c’est reconnaitre que l’on ne connaît pas les effets globaux des choix de chacun. C’est donc parier qu’il vaut mieux laisser faire, dans un contexte légal bien sûr.

BB: Dans les Sciences Economiques à la française, Keynes a une place incontournable. Est-ce bon ou mauvais?
JPB: Par bonheur, on lit des travaux plus récents et le débat international est très riche!

CR: Quel sont pour vous les bons et les mauvais économistes?
JPB: Un mauvais économiste est celui qui ne part pas des faits et du monde tel qu’il devient : révolution technologique et nouvelles richesses des nations. Inutile de donner des noms, tout le monde peut se dire économiste, à la différence des médecins ou des architectes!

JNR: Qui parmi les économistes vous a inspiré le plus?
JPB: Schumpeter.

CR: Pourquoi avoir choisi ce métier?
JPB: Parce tout change tout le temps !

BB: C’est actuellement le 200ième anniversaire de Karl Marx? Est-ce un événement à fêter?
JPB: Les gens sont libres: l’essentiel est de le lire!

IH: Est-ce que Marx est de retour ou est-ce qu’il n’a jamais été absent?
JPB: Aucune économie n’est hors sol!

IH: Qu’en est-il de la question de la justice sociale?
JPB: L’égalité des chances.

CR: Que pensez-vous de l’économiste française Thomas Piketty?
JPB: La question des inégalités est centrale, même si ce n’est pas celle dont il parle.

IH: Et de l’économiste américain Paul Krugman?
JPB: Ce qui m’intéresse ce sont les travaux sur l’Intelligence artificielle.

BB: Dans un article intitulé “The Economic Fallout” paru dans le New York Times le jour après l’élection de Donald Trump Paul Krugman prévoyait un désastre pour l’économie américaine et les marchés financiers. Sa prévision était que jamais les marchés américains allait se rétablir (“If the question is when markets will recover, a first-pass answer is never”). Quelle conclusion en tirez-vous?
JPB: L’histoire n’est pas écrite, et on ne peut confondre ce que l’on prévoit avec ce que l’on souhaite, ou craint!

IH: Krugman, un prix noble de l’économie c’est déjà trompé dans son analyse du futur de l’économie américaine sous Donald Trump. Vous avez autant le droit à l’erreur que lui. Quel est votre avis sur la situation économique aux Etats-Unis sous Donald Trump? Est-ce qu’il n’y a que du mauvais dans sa politique?
JPB: En tout cas, elle n‘est pas sans risque. Le 3 mai 2018 1 100 économistes, dont 14 Prix Nobel, écrivent une lettre au Président Trump et au Congrès pour les avertir du risque majeur qu’est, pour eux, la montée des droits de douane et du protectionnisme – autrement dit la politique de Donald Trump. Ils se réfèrent, dans leur lettre, à une autre, envoyée en 1930 par 1 028 économistes. Ils alertaient alors sur les risques des hausses de tarifs douaniers que comportait le Smoot-Hawley Act. Pas écoutés, une bataille des échanges en résulta. Elle réduisit les échanges internationaux, la croissance, et ce fut 1929.

Les économistes de 2018 citent ceux de 1930. «Augmenter les taxes de protection serait une erreur. Ceci augmenterait, en général, les prix que les consommateurs devraient acquitter… Nos exportations vont souffrir. Les pays ne peuvent nous acheter de manière permanente s’il ne leur est pas permis de nous vendre… Une guerre des droits de douane n’est pas un bon terrain pour développer la paix dans le monde». La même logique récessive se mettrait en place, mais en plus grave: «le commerce est aujourd’hui significativement plus important pour notre économie».

Allons-nous faire pire qu’en 29, sous la houlette de Donald Trump? La sortie américaine de l’accord commercial transpacifique, les menaces américaines sur l’Alena (Mexique et Canada sommés de réduire leur excédent commercial vis-à-vis des États-Unis), les demandes américaines d’échanges équilibrés avec les États-Unis (reciprocal en anglais trumpien), notamment avec l’Allemagne et surtout la Chine vont-elles inquiéter plus, faire investir et échanger moins, antagoniser les relations? Le commerce est-il «significativement plus important pour notre économie» qu’en 1930? Oui quand on voit les allers-retours de composants pour construire une automobile ou le ballet de sous-traitants pour créer un téléphone portable. La complexité, donc la fragilité, des supply chains saute aux yeux. Notre monde est plus interdépendant que jamais, donc plus sensible que jamais.

Le conflit douanier qui commence sur l’acier et l’aluminium, avec la menace américaine d’augmenter de 25% les taxes à l’importation, est dangereux. D’autant qu’il se complète et s’aggrave avec la Chine. Pour l’Europe, on parle d’un délai (de grâce?) d’un mois. Pour la Russie, un accommodement partiel pourrait naître, le propriétaire majoritaire de Rusal, premier producteur mondial d’aluminium, ayant «accepté» de ne plus l’être – mais les stigmates vont demeurer. Les demandes vis-à-vis de la Chine sont triples: augmentation des droits de douane sur certains produits (aluminium et acier) pour diminuer les exports, baisse forte et rapide du déficit américain (deux ans pour le réduire de 200 milliards), «vraie protection des droits de propriété» ! Des puces américaines ne seraient plus exportées pour équiper les portables chinois. Huawei et ZTE ne pourraient plus vendre sur le territoire américain. Les autorités chinoises discutent. Mais les importations chinoises de soja américain seraient prévues en baisse, représailles qui ne sont pas de nature à réduire l’excédent chinois! Et que va-t-il donc se passer avec l’Iran?

Surtout, la montagne de la dette menace partout, suite à ces taux d’intérêt si bas pour sortir au plus vite de la Grande récession de 2008 et soutenir les bourses. Aux Etats-Unis, en Europe et en Chine, la dette dépasse celle d’avant crise. Le pire, c’est la pénurie de dollars qui menace les pays émergents. Que feront les entreprises trop endettées en dollars, donc en monnaie étrangère pour elles, au moment où les taux courts et longs américains vont monter ? En Argentine, le taux d’intérêt à court terme est passé à 40% le 4 mai (+6,75%), troisième hausse de la semaine, pour respecter (dit la banque centrale) l’objectif d’inflation à 15% (elle est à 25,6%), en fait pour tenir le change. Mais pas assez de réserves et le pays demande 50 milliards de dollars au FMI. La même question va venir sur la Turquie dont la livre a perdu6% en une semaine face au dollar et la bourse 20% depuis janvier, en attendant le Brésil. Et après?

Le risque Trump est triple: «un risque à la 29», économique, par la baisse des échanges qui pèsera sur la croissance, «un risque à la thaïlandaise, comme en 1997», monétaire, quand les entreprises doivent s’endetter plus cher, puis rembourser une dette en dollars plus chers, plus «une crise trumpienne», politique, pour savoir qui dirigera ce «drôle» de monde.

IH: Basé sur votre expérience: jusqu’à quel degré le temps est un facteur important dans les analyses?
JPB: Décisif contre tenu des interdépendances.

IH: Et comment avez-vous vu changer vos propres analyses au cours du temps et à travers le temps?
JPB: J’intègre de plus en plus les comportements de ruse.

JNR: Alain Greenspan, économiste américain et ancien Chef de la FED pendant 20 ans est revenue cette année sur le devant de la scène en disant qu’il y a avait actuellement deux bulles sur le marché. Pas avec le Bitoin, mais une sur le marché des actions et l’autre sur le marché des obligations. Commentez svp
JPB: Greenspan, ayant permis la bulle de la nouvelle économie, est un expert!

IH: Jusqu’à quel degré croyez-vous dans “la concurrence pure et parfaite”?
JPB: En théorie, on suppose d’abord que le monde est parfait, puis on le regarde!

CR: Et “la main invisible” des marchés?
JPB: Les GAFA sont à la fois visibles et très favorables à la concurrence.

BB: Jusqu’à quel degré les confrontations économiques sont-elles d’ordre naturel ? Jusqu’à quel degré le résultat d’une guerre économique? Ou une guerre des monnaies?
JPB: La concurrence est partout, une force à contrôler.

CR: En 2015 vous avec publié dans “Questions Internationales” un article intitulé «Sortir de l’euro: un spectre ou une menace crédible?». Qu’en est-il aujourd’hui?
JPB: L’euro ne permet plus aux monnaies nationales de dévaluer: d’où sa qualité pour les uns, son défaut pour les autres!

IH: Est-ce que l’EURO a vraiment que des avantages?
JPB: Sans euro, où serions-nous, entre dollar-Trump et Yuan-Xi Jinping?

IH: Est-ce que le dessein est enfin achevé?
JPB: NON!

BB: Que pensez-vous de l’idée de maintenir l’EURO en tant que monnaie d’échange et de réintroduire des monnaies nationales?
JPB: Une multiplication des taux de change croisés! L’euro serait un peg obligé, ou bien crise.

CR: Concernant le métier d’économiste: quel sont les dernières évolutions du métier?
JPB: Plus de formalisation et de mesure, ce qui permet d’aider plus que jamais aux choix macro et surtout micro.

IH: Quel sera l‘avenir du métier?
JPB: Les métiers vont se rapprocher de l’aide à la stratégie et au conseil juridique pour les entreprises.

CR: Et face aux intelligences artificielles et le datamining?
JPB: C’est exactement la nouvelle entreprise d’aiguilles de Smith!

KR: Certaines entreprises ont aujourd’hui un montant de cash supérieur aux banques et lancent leurs propres activités dans le secteur financier. Sommes-nous au tournant de la suprématie des banques de retail?
JPB: Oui, les Fintech vont se développer pour offrir des banques sans réseaux, pas chères, aux jeunes, TPE et combler des lacunes de marché. Les conseils de placement vont aussi se dévdelopper, avec notamment du crowdfdunding. La nouveauté vient effectivemet das banques lancées apr Apple, Facebook, avec un réseau immatériel et une notoriété sans égale ! La rentabilité des banques classiques ne pourra que baisser.

KR: La France n’aurait-elle pas besoin de fonds d’investissements dit “constructiviste” en vue de challenger le management des sociétés cotées notamment small & mid cap?
JPB: Je pense que les small et mid cap sont assez secouées par ce qui se passe !

KR: Les places financières du Middle East sont actuellement dans une optique d’attirer plus de liquidité. Quels sont vos conclusions? Et quels seraient vos conseils?
JPB: Take care !

KR: Pensez-vous que l’agriculture en France doit faire face à une consolidation de ses producteurs pour devenir plus efficiente?
JPB: Bien sûr, mais il faut aussi gérer la qualité, la sécurité et la diversité. Le bio par exemple se développe. Il ne s’agit pas d’économies d’échelle.

PF: Que pensez vous du FCFA?
JPB: C’est un peg…

SE: Peut on imaginer des marchés financier totalement 100% automatisés ? Et si oui, la confiance des investisseurs pourrait fortement être entaché… De ce fait, est-ce une avancé ou un pas vers une crise certaine ?
JPB: Non

SE: Malgré toutes les mauvaises publicités faite sur les cryptos, elles sont toujours présentent aujourd’hui. En regardant de près, le blockchain est un système révolutionnaire. Peut on imaginer un jour un monde dépendant totalement des cryptos ?
JPB: Non bien sûr!

SE: Les taux américains sont au maximum, le dollar augmente… La Turquie commence à flancher Avec des taux d’intérêt à plus de 15% suivi par l’Afrique du Sud, l’onde de choque commence à se propager dans les pays émergents… Cependant les indices boursiers sont en regain et indolores. Les conflits géopolitique sont pris à la légère par les marchés, sans parler de la hausse du pétrole… Peut-on revoir une second épisode 2008?
JPB: Les taux US ne sont pas au maximum. Les marchés se polarisent sur les USA et la Chine.

SE: Tous les événements passés (les crises de Trump, le conflit de juillet 2017 entre les USA et la Corée du Nord …) commence à lasser les investisseurs et les marchés en général. La preuve, les conflits au moyen orient impacte tres peu boir absolument pad les marches. Ne risqueront nous pas d’avoir des marchés totalement éloigné de la réalité, basés sur des spéculations et non plus sur l’économie réelle et les résultats d’entreprises ?
JPB: Les marchés se polarisent sur les USA et la Chine.

HK: Pourquoi la croissance est à vos yeux dans le contexte chinois un supplice?
JPB: La Chine doit croître de 6,5% – c’est un engagement politique pluriannuel chiffré du Parti. Elle doit en même temps satisfaire plus la demande interne que l’export, doit donc se réorienter pour des raisons politiques – renforcer le soutien populaire par l’augmentation du niveau de vie – et économiques, sachant que les importateurs, États-Unis en tête, ne sont plus les mêmes. Elle doit aussi revoir la qualité de ses crédits aux entreprises et aux collectivités publiques. C’est une de ses trois « batailles décisives », avec la lutte contre la pollution et celle contre la pauvreté. Enfin, elle veut maintenir le Yuan stable, notamment par rapport au dollar. Ces objectifs seront très difficiles à respecter tous ensemble.

D’abord, mettre plus l’accent sur la demande interne, c’est ralentir : fermer et restructurer des usines, réduire la part des entreprises industrielles très productives. Ensuite, mettre en évidence des crédits non performants, c’est inquiéter, faire apparaître des pertes, fermer des unités et utiliser des ressources pour « boucher les trous » – notamment les précieuses réserves. Ajoutons que Donald Trump, avec ses mesures de sanction des exportations chinoises, n’aide pas. Moralité : tenir la croissance chinoise à 6,5% tiendra plus de « l’art chinois de la statistique » que de l’économie.

AN: Vous avez mentionné la nécessité de formation en entreprise et à l’école pour les nouvelles technologies, mais cela ne serait il pas encore plus profitable pour les politiques et l’administration dont le retard dans les connaissances économiques et les réalités es tun véritable frein?
JPB: Non former à un emploi et aux nouvelles technologies.

AN: La hausse des taux d’intérêt: quel impact sur les taux de croissance? La France a pris le train de la croissance en retard, sera t elle touchée plus tardivement? Ou au contraire plus durement du fait de son retard?
JPB: La grande question est actuellement si la France aura assez de croissance pour continuer à réformer. C’est le problème: réformer en France est indispensable, après tant d’années d’inaction, mais «consomme» de la croissance, comme du pétrole. Réformer inquiète, suscite des polémiques et des oppositions, rend nerveux, brouille l’horizon. Réformer agite le corps social et politique, emplit les assemblées générales, suscite grèves et manifestations, le tout avant de sentir, puis de voir, les premiers résultats positifs. Ce seront de nouveaux investissements, puis de nouveaux emplois. Après. C’est l’effet Joule, comme disent les physiciens, qui explique ce qui se passe ici, et son risque : il faut l’expliquer, pour le réduire. Une part du mouvement, de la croissance, se perd en chaleur. Chaleur des manifs, grèves, blocages, fatigue des réformes, montée des «à quoi bon» et des «encore deux ans», baisse de la cote de Macron pour demander une pause. Croître plus, c’est pour réformer plus.

AN: Quid du paiement de la dette publique? Un moratoire pourra t il être nécessaire?
JPB: Non!

AN: Italie, la hausse du déficit budgétaire ne risque-t-il pas par contagion d’entraîner une hausse des taux sur toute la zone euro? Une baisse de l’euro? Une nouvelle crise de l’Europe?
JPB: Attendons avec ce qui se passe.

AN: Pensez vous que dans la foulée de la réforme de la SNCF une réforme de la fonction publique pourrait intervenir? Modernisation du statut? Rétablissement des 39 heures? Responsabilisation vis à vis des citoyens? Éventuellement un alignement des salaires vers ceux du privé qui ont fortement baissé ceteris paribus sur les 15 dernières années?
JPB: Non pas plus de réformes que ce qui est prévu : la réformes la Constitution est „un gros morceau“.

AN: Une incitation à investir du type „René Monory“ (i.e. 5000 francs déduits du revenu imposable) serait il utile actuellement?
JPB: Fin de l’ISF, flat tax sur les produits financiers, fin de l’exit tax aujourd’hui: pas mal !

AN: L’immobilier est perçu comme une rente. Le régime qui lui est désormais réservé ne va t il pas pénaliser les revenus des retraités qui ont investi sur le long terme en prévision de leurs retraites?
JPB: Attendons pour voir.

AN: Cela ne risque t il pas d’aggraver une situation déjà difficile pour se loger? Et ne risque-t-on pas de se retrouver dans la situation des années 40 et 50 où le moratoire de l’entre deux guerres avait provoqué une forte pénurie, aggravée par la loi de 48 et le retour brutal des citoyens français des départements d’Algérie?
JPB: Attendons pour voir.

AN: Faudrait il définitivement abandonner les 35h et réduire les congés pour abaisser le coût du travail?
JPB: Différencier encore!

AN: Quel serait l’âge de la retraite idéal pour l’équilibre des comptes?
JPB: L‘âge n‘est pas le seule élément.

AN: Faut-il abaisser le smic comme l’ont fait de nombreux pays européens qui se sont redressés ou est-ce tabou, faute de courage politique?
JPB: La politique du SMIC n’est pas celle-là : former, et aussi attendre des politiques plus coopératives en zone euro ! Par construction une politique nationale ne peut tout faire !

AN: Le résultat de l’élection en Italie, et d’autres en Europe, ne traduit il pas un écart de perception et de souhaits entre les électeurs et la classe politique qui pourrait conduire aux prochaines élections européennes de 2019 à un changement radical avec des incidences économiques majeures (euro, déficits…)?
JPB: Nous n’avons pas de théorie économique de la croissance en zone euro, autrement dit l’inverse de l‘ordo-libéralime ! Pas la rigueur, pas la dépense publique, mais une politique plus cohérente dans l’ensemble. Autrement, les tensions vont monter!

HK: Concernant les Investissements Socialement Responsables (ISR): Jusqu’à quel degré la Finance peut-elle être verte?
JPB: L’ISR, le verte, l’économie circulaire, la réduction des déchets… sont des valeurs sociales croissantes, sinon dominantes. Pour embaucher les meilleurs, motiver, convaincre les clients et don la bourse, la finance doit être verte, mais intelligemment !

HK: Est-ce du Marketing ou un véritable relais de croissance pour l’économie ?
JPB: C’est très profond : aucune entreprise ne peut se développer hors des mégatrends sociaux. Au contraire, il faut les revendiquer et y répondre mieux que les autres !

HK: Quels seront les impacts du changement climatique sur l’économie et la finance? Il-y-en-aura-t-il?
JPB: Bien sûr : être plus efficace du point de vue de l’énergie, innover dans ce sens… ce n’est pas une question de prix du pétrole, mais de valeurs sociales. Celles des jeunes, mais pas seulement !

HK: Que pensez-vous de la politique industrielle du Japon?
JPB: Elle est très liée à une démographie en baisse, à une population vieillisante et en baisse, qui n’accepte pas d‘immigration. Don la Chine l‘achètera !

PF: Quelle politique économique est-ce que vous conseillez à Bruxelles ?
JPB: d’avoir une politique de puissance économique mondiale, pas seulement de marché : politique industrielle, politique de protection (cyberguerre, dépenses militaires…). Il ne s’agit pas seulement de gérer un déficit public dans ce monde violent !

JNR: Vous craignez un ralentissement en zone euro
JPB: Les indices qualitatifs Markit nous envoient une série de nouvelles préoccupantes fin mars…
L’activité ralentit, L’euro pèse, La pénurie de main d’œuvre qualifiée se fait sentir, Les tensions inflationnistes montent.
L’activité ralentit: «l’activité globale de la zone euro enregistre sa plus faible croissance depuis plus d’un an, d’après l’indice PMI® Flash IHS Markit sur l’Eurozone qui se replie de 57,1 en février à 55,3 en mars, soit son plus faible niveau depuis janvier 2017. »

L’euro pèse – sur les exportations. Les prévisions d’emploi ralentissent, peut-être en liaison avec l’idée que les capacités de production sont déjà sous tension, et qu’il vaudrait mieux, alors, modérer le rythme d’embauche en attendant d’en savoir plus sur la conjoncture.

Les tensions inflationnistes montent donc : matières premières et salaires. « Les prix payés comme les tarifs continuent d’augmenter à des rythmes quasiment inégalés au cours des 7 dernières années », note ainsi Markit.

Certes, les perspectives restent bien orientées, mais quand même en repli. C’est le prix à payer de programmes d’investissements modérés dans la période passée, même si les taux étaient bas, et de formations insuffisantes, alors que le besoin de main-d’œuvre qualifiée ne peut qu’augmenter.

Au total la croissance se poursuit en zone euro, mais elle peut buter plus vite que prévu sur ses limites de production, humaine et technique, ce qui ferait remonter l’inflation et rater une vraie augmentation de la croissance. Le ralentissement actuel est un signal de poursuite des efforts, surtout pas de freinage : notre économie est basse de plafond, il faut le relever.

PF: Quelle est votre analyse des relations transatlantiques à l‘heure actuelle?
JPB: Les Etats-Unis prennent un risque énorme, pour eux et pour le monde. Se protéger n’est pas être protectionniste.

PF: Quelle politique économique l’UE doit mener face aux USA?
JPB: Evidemment il faut être plus forts et plus unis au sein de la zone euro, avec une vraie stratégie. Nous nous divisons et perdons de vue l’essentiel !

PF: Comment traiter la question des disparités économiques des membres de l’UE?
JPB: Aujourd’hui c’est traiter la question italienne, soutenir la formation et l’innovation au sein de la zone avec des champions mondiaux, et accepter sous condition des transferts.

PF: Quelle cible d’inflation pour l’UE?
JPB: La logique américaine inflation chômage est à creuser : l“Allemagnen est en plein emploi et l’inflation de la zone à 1,1% !

PF: Face à la Chine?
JPB: Sans plus d’unification, nous serons seulement un marché et les meilleures unités leur seront vendues (plus aux US).

PF: Et face à l‘Afrique?
JPB: là encore aucune stratégie d’envergure !

BB: Que pensez vous de la politique de la Banque Centrale Européene? Quelle est votre avis sur le „quantitative easing“?
JPB: Que faire d’autre, après ce qu’a fait la Fed ?

EK: Que pensez vous du role du FMI dans la politique internationale? Est enfin son dessin achevé?
JPB: Le FMI doit toujours surveiller et prévenir, mais aujourd’hui, il faut qu’il travaille sur la révolution technologique en cours !

BB: Le sauvetage de la Grece a été annoncé à plusieurs reprises. Est-elle maintenant definitivement sauvée?
JPB: Encore plus de privatisations et un cadastre !

JNR: A quelle analyse arrivez vous concernant l‘évolution de l‘économie britanique depuis le réferendum?
JPB: Que veulent-ils ? S’ils gagnent, la zone euro perd ! Il ne faut pas être naïfs devant ce risque stratégique et inflexibles sur la protection du marché.

EK: Mark Carney, gouverneur de la Bank og England a fait savoir que la Banque ne discute pas activement de la façon de renverser le plan de relance de l’assouplissement quantitatif (QE) dans lequel elle a acheté des centaines de milliards de livres d’obligations gouvernementales avec de l’argent. Est-ce alors une discussion „passive“? Quelle est votre avis sur la question?
JPB: Ils attendent!

BB: Dette italienne: La Ligue et le Mouvement 5 étoiles revendiquent un geste de la Banque centrale européenne sur la dette du pays. Est-ce si incohérent que ca?
JPB: „Un geste“ ne signifie rien, vous le savez. En revanche leurs banques locales sont percluses de mauvais crédits et dovent être soutenues (sous conditions bien sûr) et leurs PME perdent pied, d’où leur faible productivité et croissance. Entre Brexit, Italie, USA, Riussie… il serait temps de s’occuper de l’essentiel!

 

L’interview avec le Prof. Betbeze a été réalisé par (A-Z): Bernd Oliver BUEHLER (BB), Samir ER-RAJI (SE), Pape FAYE (PF), Ismael HAJJI (IH), Hugo KAISER (HK), Engy KHALIFA (EK), Antoine NODET (AN), Christophe RAMDAME (CR), Jean-Richard NIAGO (JNR) et Kevin ROMANTEAU (KR).


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Nabila Mokrani est la fondatrice de Labstorant, une plateforme BtoB de mise en relation entre des entrepreneurs de la restauration. Nabila a été gagnante à un concours pour rejoindre l’incubateur entrepreneurial HEC et est une entrepreneus slasheuse de l’art à l’immobilier. Son expérience en start-up axé bien être et optimisation de ressources immobilières au travail – coworking – lui a donné l’impulsion pour agir en son nom dans la restauration, là où ses parents ont gagné leur indépendance.

-Vous avez lancé votre entreprise, Nabila, il y’a 6 mois, d’où vous vient cette idée ?

(Ça va faire un an). Mes parents sont hôteliers restaurateurs. Après une carrière dans l’immobilier locatif et commercial et une dernière expérience en tant que directrice commerciale pour un start-up, c’est tout naturellement que j’ai voulu créer ma propre entreprise. J’ai alors racheté les biens de mes parents et décidé de leur faire honneur en partageant l’utilisation de la cuisine du restaurant, mais cette fois-ci de façon organisée et rémunérée.

– Qu’est-ce que Labstorant pouvez-vous nous dire en quelques mots son principe ?

Labstorant.com est une plateforme de mise en relation entre des –futurs- entrepreneurs de la restauration, alimentation, boisson, à la recherche d’un espace pour produire ou réaliser une test recettes avec des cuisines de restaurants libres ou sous utilisées une partie du temps. Un airbnb de la restauration.

– “Avec Labstorant, développez vos cuisines, pas vos m2”; comment peut-on développer nos cuisines avec Labstorant?

Airbnb est un modèle universel de réussite du collaboratif : utiliser des espaces existants et leur donner une seconde vie. Labstorant, c’est le airbnb de la restauration : il faut au moins 50 000 euros pour équiper une cuisine et être dans les normes. Il existe environ 18 000 restaurants à paris soit, autant qu’à Londres alors que Paris est au moins 5 fois moins grande et peuplée. Avec des tarifs à l’heure partant de 15 euros HT, on offre aux meilleurs talents culinaires des quatre coins de la terre, l’opportunité de se développer. Les chefs peuvent se concentrer sur leur cuisine et mettre de côté le tracas des m²

– À qui s’adressent vos offres ?

Aux entrepreneurs de la restauration alimentation boisson que ce soit pour produire ses mets et les livrer (offre location cuisine seule) ou valoriser, lancer ses produits avec la mise en place de test, la création d’un évènement, d’ateliers de co-création (offre cuisine + restaurant et personnel en option)

– Quelle est sa valeur ajoutée ? Qu’est-ce qui la différencie de la concurrence ?

Il n’y a pas de droit d’entrée. Avec Labstorant, pas besoin d’aller frapper chez le banquier pour se lancer, avoir ses premiers clients, valider son concept

-A mon sens, idée novatrice : avez-vous des difficultés par rapport à la concurrence (du style je loue un Airbnb et je fais de la cuisine pour des clients) ou pas du tout ?

Les chefs à domicile peuvent être mes clients (pour faire de la préparation et parce qu’utiliser du matériel et un espace professionnel c’est plus sûr et performant mais ils ne sont pas mes concurrents. Mes clients sont les restaurants qui marchent très bien en livraison. Labstorant.com leur offre l’o

pportunité de se créer une cuisine centrale en plein Paris.

– Choisir un nom idéal pour son entreprise est une tâche loin d’être facile.  “Labstorant” est un nom qui accroche, qui est différent et facile à retenir. Alors d’où vient-il ? Et est-ce que ce choix a été simple ?

Lab : c’est le diminutif de laboratoire. L’usage d’une cuisine seule en restauration pour réaliser ses productions se nomme laboratoire (pour être sommaire)

Storant : c’est pour la partie restaurant, mais sans y rester 😉

– Comment voyez-vous l’avenir de Labstorant ?

Labstorant sera l’appli indispensable des chefs 2.0 à travers le monde qui souhaitent découvrir des concepts de restauration, venir échanger avec des chefs, travailler sur place, tester auprès d’une clientèle, acheter en commun. Un réseau de curieux, connaisseurs et professionnels pour faire de l’expérience restauration une invitation à la passion

-Quelle est votre stratégie d’expansion ? Et est-ce que vous pensez à l’international quand vous pensez à votre entreprise ?

Tout à fait. Là où il y a des restaurants et une forte pression immobilière, il y aura Labstorant !

– Qui dit start-up dit difficultés pour des futurs entrepreneurs ou entrepreneuses une astuce ou une prière pour ceux ou celles qui se lanceraient ?

Quand on croit et que l’on sait pourquoi on a créé son entreprise (avec une étude de marché pour valider ou ré orienter), rien ne peut nous déstabiliser.

Pour vous qu’est ce qui fait un bon entrepreneur(se) ou un mauvais(e) entrepreneur(se) ?

Ses valeurs, son expérience, reconnaitre ses manquements, savoir s’entourer.

– Pouvez-vous nous expliquer c’est quoi la station F ?

Un coworking géant avec des services de facilitation et de l’animation pour les startups.

https://www.labstorant.com/


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10min1150

PickPackGo est une application qui permets de rencontrer des compagnons de voyage partout à travers le monde. Elle veut faciliter la découverte de nouvelles aventures en facilitant l’accèss au monde. La rédaction de BONDS & SHARES a rencontré Simon, un des trois fondateurs de PickPackGo.

Parlez-nous de vous.

Je m’appelle Simon, 24 ans, et suis actuellement CEO de PickPackGo. J’ai fini mes études très récemment à Toulouse Business School avec un parcours d’entrepreneuriat. Mon associé Maxime, 23 ans, est lui à Rennes School of Business. Nous nous sommes rencontrés en stage à Paris en 2017. Mon deuxième associé, Quentin, 23 ans, est notre développeur Android & IOS. De formation ingénieure, il est en charge de toute la partie technique. Nous sommes tous les trois à plein temps sur PickPackGo

Vous avez lancé votre application, PickPackGo, d’où vous vient cette idée ?

J’avais projeter de faire un road trip au Vietnam au début de l’année 2017, avec deux de mes amis, pendant 3 semaines, afin de découvrir un pays que je ne connaissais pas encore.

Mes deux amis me font « faux bond » au dernier moment et c’est alors que je me pose la question délicate de partir seul à l’aventure ou de simplement annuler mon voyage.

Après de multiples recherches infructueuses sur internet pour rencontrer des « compagnons de voyage » et une longue réflexion, je décide de me lancer ! Je fais alors part, à Maxime, de mon idée de d’application pour rencontrer ses compagnons de voyage, à laquelle il adhère directement.

 

 

Pouvez-vous nous dire en quelques mots son principe de fonctionnement ?

PickPackGo est une application gratuite qui permet de rencontrer ses compagnons de voyage partout à travers le monde. Il existe actuellement deux fonctionnalités régies par un algorithme performant :

Rencontrer ses compagnons de voyage en fonction de ses futures destinations, en amont du voyage, et rencontrer les voyageurs de la communauté PickPackGo directement sur place via un système de géolocalisation.

Des profils sont alors affichés dans un ordre bien défini (ceux présentant le plus de critères communs se situent en « tête de liste », ceux en présentant moins interviendront par la suite.

Sur son profil, il est possible d’ajouter une description, de choisir son type de voyage (sportif, humanitaire, backpacker, etc.), de renseigner ses derniers voyages, et de sélectionner ses centres d’intérêts.

L’idée est de proposer aux utilisateurs des profils très qualifiés, en leur limitant le travail de recherche. Le ciblage est déjà effectué, tous les profils s’affichant ont au moins un critère commun.

Nous réfléchissons déjà à d’autres fonctionnalités pour la suite.

Donc à ne pas confondre avec une appli de rencontre comme Meetic ou autres ?

Surtout pas ! Nous ne sommes pas une appli de rencontre de type « amoureuse ». Entre les sites de rencontres, les plateformes, et les applis, ce n’est pas ce qui manque sur le « marché ». Nous ne nous souhaitions pas nous positionner sur cette cible. Nous avons d’ailleurs mis tout en œuvre pour se détacher de cette image au maximum.

Ce que l’on voulait, c’était créer des relations qui aient du sens, des relations entre passionnés de voyage, sans ambiguïté. Avec PickPackGo, il n’y a pas de barrière de la langue, ni d’âge. Toutes sont envisageable.

Comment vous garantissez le respect de la vie privée ? Vous faite une sélection d’individu ou pas « si je me trouve nez à nez avec un brigand » ?

Il n’y a pas de sélection en amont de la création de compte car nous ne pourrions pas gérer cela face au nombre important, quotidien, de nouveaux utilisateurs. Par ailleurs, nous sommes réalistes et savons que parmi tous nos utilisateurs, certains n’ont pas leur place.

En revanche, nous avons mis en place un système de « blocage », de « report » et de suppression dont dispose chaque utilisateur. Nous nous assurons, quotidiennement, qu’aucun utilisateur n’ait été signalé.

Enfin, nous avons des conditions générales d’utilisation que chaque nouvel utilisateur accepte avant de pouvoir utiliser l’app.

Quelle est sa valeur ajoutée ? Qu’est-ce qui la différencie de la concurrence ?

Inspiré par la méthode “Lean Analytics” + “Effectuation” : application des méthodes entrepreneuriales design thinking (compréhension des problèmes, design d’un prototype MVP, test utilisateurs et ajustements itératifs).

Meilleure expérience utilisateur : nous avons fait le choix de ne pas porter la sélection des voyageurs sur des critères physiques. En échangeant avec nos utilisateurs, nous nous sommes rendus comptes qu’ils avaient besoin de beaucoup plus d’informations liées au voyage en lui-même (style de voyage, durée, lieu, centres d’intérêts) plus qu’aux critères de rencontres (âge, sexe, ce que je recherche, photos…).

Réseau : nous avons travaillé avec des entrepreneurs et l’incubateur de Rennes pour orienter nos choix stratégiques.

 

 

 

Comment voyez-vous l’avenir de Pickpackgo ?

Nous voyons PickPackGo dans 2 à 3 ans comme le leader français de la mise en relation entre voyageurs. L’objectif, en parallèle, est de poursuivre notre expansion à l’international, en ayant davantage d’étrangers.

Enfin, et c’est l’objet de la prochaine fonctionnalité que nous sortirons (été 2018), devenir une alternative à tous les guides de voyage, en proposant des bons plans en temps réel (excursion, restaurant, rencontre avec des locaux, etc.) partout à travers le monde.

Est-ce que vous êtes plutôt aventurier ou plus entrepreneur ?

Le choix est compliqué. Je dirais les deux 🙂

Aventurier car je voyage depuis mon plus jeune âge aux quatre coins de la planète et entrepreneur car je suis dans le bain depuis maintenant 3 ans.

Selon moi, un entrepreneur est un aventurier !

Être entrepreneur en France : facile ou parcours du combattant ?

Plus un parcours de combattant. Nous sommes en retard comparé à d’autres pays, notamment les États-Unis où la culture d’entreprendre est beaucoup plus présente. L’environnement actuel n’est pas des plus propices pour se lancer à l’aventure !

Néanmoins, il faut avouer que des progrès sont à l’ordre du jour depuis quelques mois. On va finir par y arriver…

Un mot pour un investisseur qui cherche à investir ?

Passionnés par l’entreprenariat et le voyage, cela fait 1 an et demi que nous travaillons dur (à temps plein, au détriment de postes qui nous étaient proposés) avec des ressources limitées pour offrir sur le marché une application différente afin de faire vivre une aventure commune aux voyageurs du monde entier.

Depuis le commencement de PickPackGo, nous avons mis tout en œuvre pour écouter les attentes et besoins de notre communauté, afin d’adapter les fonctionnalités de notre application.

Nous avons la nécessité de trouver des financements externes pour poursuivre et accélérer notre développement.

Merci beaucoup de ce dialogue!

 

 

https://www.pickpackgo.co/


Christophe RAMDAMEChristophe RAMDAMEMarch 5, 2018
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4min1010

Le commencement de l’ampleur ?

Donc je reviens à mon article, hé oui cher lecteur, on est bien loin de la féerie de Pinocchio de Walt Disney ou du film de fritz Lang Metropolis , on a même un Geppetto des temps modernes en la personne de Matt McMullen patron d’Harmony, fabricant américain de « sex dolls », en plus révolutionnaire en leur donnant mouvement, parole et personnalité.
Malgré son prix excessif ¬ environ 8 000 $ pour un modèle de base allant toute fois jusqu’à 70 000 $ (ceci dit je préfère encore m’acheter une Porsche pour ce prix-là je dis ça mais je ne dis rien) ¬, la Real Doll est un succès. Elle est achetée par des hommes timides ou complexés pour qui elle devient l’amante et la compagne idéale.
Et même au Japon si certain arrive à se marier avec leur Doll chérie ou pire y a même un « Doll No Mori » une maison close avec des femmes robots, le client paie, choisit son modèle et fait ce qu’il veut d’elle et bien oui la pauvre elle est consciente et la certain en profite.
Au dernier CES 2018 à Las Vegas, le robot humanoïde Sophia considérée comme le premier robot citoyen depuis que l’Arabie saoudite lui a octroyé la nationalité au mois d’octobre dernier (elle a plus de droits que les femmes de son pays) et on trouve aussi des robots strip-teaseuses.
N’oublions pas que le robot le plus vendu au monde reste l’aspirateur Irobot Roomba.

Pour arriver vers quoi ?

Est-ce que la fin de tous ces sites de rencontre (faux profils ou amis brouteurs) ou pire bientôt la naissance de site de rencontre uniquement de partenaire robot, une sorte de Robtic affinity, et là dans le monde réel je pense que certaines femmes seront sur le carreau et tous comme les messieurs (je me vois mal de rivaliser avec un mec robot avec 15 masters et un QI de 600 parlant toutes les langues façon C-3PO encore avec Chewbacca tu peux rivaliser).
On peut imaginer toute fois à une relation, qui ne rêve pas un jour d’arriver chez lui ou chez elle après une journée de dur labeur et d’allumer son mec ou sa copine (je parle du bouton on pour démarrer l’être cher et aimé).
Bien sûr que c’est tentant ou parfois les disputes sont aussi fréquentes que les factures à payer et dès il y a conflit y a juste à mettre sur le bouton off pour nous les hommes (c’est le rêve absolu), pour les femmes un « Hasta la vista, baby » je pense que ça fonctionne et que tout le monde est gagnant ça évite les prises de tête.
Nota-bene : Il est bien clair que je ne vous insiste pas acheter un ou une Doll et ni de transformer votre aspirateur en objet sexuelle.

Référence :
https://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/le-robot-sophia-citoyenne-saoudienne-a-plus-de-droits-que-les-femmes-de-son-pays_1955877.html
http://www.lemonde.fr/festival/article/2017/07/26/matt-mcmullen-le-geppetto-des-poupees-sexuelles_5164993_4415198.html
https://www.sexysexdoll.com/mark-the-males-sex-doll

Terminator 2, Ghost in shell, Black Mirror….


Christophe RAMDAMEChristophe RAMDAMEDecember 14, 2016
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3min730

Des publicités sur des robots de trading promettant de vous rendre ultra riches, sont surtout une machine à cash pour leurs propriétaires, en particulier ceux commercialisés pour des sommes exorbitantes. Alors comment distinguer le bon et engranger des bénéfices grâce à ces automates ?

Tous ces automates fonctionnent grâce à des signaux de système de trading (forex , cfd). Ces signaux vont indiquer au robot s’il doit acheter ou vendre un actif à un moment donné, ou éventuellement moduler la taille de la prise de position. Les robots de trading se distinguent donc deux catégories : ceux provenant de l’analyse technique et ceux obtenus grâce à l’analyse fondamentale.

Est-ce efficace : Les concepteurs de ces automates de trading expliquent qu’il est possible de développer son capital. Pour ce faire le trader doit d’abord mettre en place sa stratégie. L’intervenant en bourse fait appel à un technicien pour intégrer les instructions définies dans le programme informatique. Un petit test permettra de vérifier si l’outil de trading fonctionne bien ou non. Le trader peut toujours apporter quelques rectifications sur son robot forex.

Malgré les qualités du robot de trading, les avis restent partagés sur leur efficacité. Les détracteurs de ces outils expliquent que les robots obéissent aux commandes insérées dans le programme. Les prises de décision peuvent comporter des erreurs lorsque les paramètres du marché évoluent. Le problème est que l’automate n’a pas la faculté de s’adapter automatiquement à un nouveau contexte sans l’intervention d’un technicien et il devrait modifier l’algorithme du programme pour que celui-ci puisse se remettre dans le sens de la marche.

Alors que la crédibilité de ces outils est mise en cause, leurs concepteurs continuent de flatter les gains que peut accumuler le trader en recourant à un robot. Les spécialistes de la bourse avertissent que les développeurs se servent de ces programmes pour arnaquer les internautes. En effet, pour une dizaine d’euros investit, on a une grande chance de s’enrichir sans se fatiguer ?

Jean-Christophe Ramdame


Christophe RAMDAMEChristophe RAMDAMEDecember 14, 2016
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6min760

Imaginons un peu enfin qu’est ce je raconte dans un monde parallèle (Max Tegmark du MIT ) ou les super héros existent par exemple vous en Spider-Man ou Galactus ou moi en Batman beau riche et oui ça fait rêver et même saliver…

L’agence Kinetic Anlisys Corp est spécialisée dans l’estimation des coûts des catastrophes, de mettre un montant sur les dégâts enregistrés sur le film d’Avengers, qui met véritablement à mal la ville de New York.

Et New York c’est quoi une ville cosmopolite qui attire un nombre total de 49 millions de touristes en 2010. De plus c’est une ville ou c’est aussi l’une des villes les plus souvent détruites au cinéma. “King Kong”, “Independance Day”, “Le Jour d’Après”, “Spiderman” ou encore “Je suis une légende” bien sûr on ne va pas mettre des super héros à Paris pour faire quoi tordre la tour Eiffel même Hitler s’est cassé les dents et oui nous français on attire pas grand nombre …heu finalement je m’écarte un peu du sujet je ne fais pas de la propagande pour le Front National on revient sur nos Super-héros.

Je reviens sur l’agence Kinetic pour rendre son verdict est intéressante et émettre son estimation, l’agence à utiliser des processeurs informatiques initialement dédiés à l’estimation des dommages nucléaires.

La note s’élève à 125 milliards d’euros (160 milliards de dollars). C’est tout simplement plus que les coûts estimés pour le 11-Septembre (83 milliards de dollars) et le tsunami qui a frappé le Japon en mars 2011 (122 milliards de dollars) et la on se dit ouf du moment que ça se passe dans la Big apple et pas en France par là on est asphyxié au moins on peut dire que les 3 millions de chômeurs seront mis à contributions ou pas.

Pour arriver à ce résultat, l’agence a d’abord calculé le montant des dégâts physiques et matériels (aux buildings, ponts et trottoirs) qui se situerait autour de 55 milliards d’euros. A cette somme, la Kinetic Analisys Corp ajoute encore 70 milliards d’euros pour les coûts économiques engendrés pour le nettoyage et les réparations.

En effet, afin d’affiner son expertise, l’agence a pris en compte les dommages qu’on ne voit pas au premier abord mais bien de détruire volontairement l’ensemble de la structure partiellement détruite avant que celle-ci ne s’écroule d’elle-même et cause encore plus de dégâts. Ces bâtiments, tel le Grand Central Station, la gare principale de New York – le montant qu’il faudrait débourser afin de remettre en état les lignes du métro new-yorkais et le réseau électrique qui le parcoure.

Le temps des travaux dernier élément pris en compte par les experts et son impact sur l’économie de New York. Remettre en état une ville en état ne se fait pas comme ça, la métropole risquant d’être paralysée encore de longs mois après l’attaque. Et comme tout le monde le sait, le temps c’est de l’argent.

Maintenant on revient qui doit payer la note ? la réponse c’est bien sur le S.H.I.E.L.D. l’a agence de Mr Fury (d’ailleurs j’y pense à envoyer mon cv en tant que nettoyeur ) qui devra payer l’addition. “En tant qu’agence gouvernemental archi top secret, le S.H.I.E.L.D. est certainement protégé. Mais il est fort probable que peu à peu, on découvre des éléments probants de son implication à divers degrés de prévention, de préparation et de réponse à l’invasion”. L’agence de Mr Fury devrait donc payer pour la réparation, même si au final cela revient à faire payer l’Etat américain.

En conclusion heureusement que c’est du cinoche.

Jean-Christophe Ramdame


Christophe RAMDAMEChristophe RAMDAMEDecember 6, 2016
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Dans 15 jours à peine sort Call of duty inifity warfare est bien évidemment le milliard va tomber pour l’éditeur et les développeurs et bien sur pour les doubleurs connus comme Peter weller pour le fameux interprète de robocop et Kit Harington « le Jon Snow de Game of thrones.>

Petit retour en arrière 1997, le cinéma de l’année s’appelait Titanic (et oui s’était le seulement moyen d’avoir une fille dans c’est bras mais il fallait attendre les 2H50 du film), du film de James Cameron. Douze ans plus tard, en 2009, Mr James récidivait et faisait de son Avatar l’horizon d’attente le plus partagé du moment. Cette année, le support culturel qui sera le plus acheté, consommé, désiré et pratiqué, n’est plus un film mais un jeu vidéo : il s’agit bien sûr de GTA V de Rock Star, dont, depuis plus de dix ans, la saga GTA fait aussi fortement écho chez les générations actuelles et oui faut bien retrouver son petit monde qui fait son charme , son pessimisme instable, son matérialisme, son désordre culturel, son métissage intense et bien sûr sa violence, le tout dans un espace virtuel immense où l’on renoue avec un sentiment de liberté.

Par exemple aux États-Unis et selon le Wall Street Journal, l’industrie des jeux vidéo a rapporté 20 milliards de dollars en 2009, soit deux fois plus que celle du cinéma. La firme Avista Partners estime les revenus à l’échelle mondiale à 110 milliards de dollars.

Lors du lancement de certains jeux, comme Halo ou Call of Duty, les ventes dans les premières heures suivant la sortie ont dépassé celles des superproductions au cinéma telles qu’Harry Potter ou Pirates of the Caribbean. C’est certain qu’un jeu vidéo se vend plus cher qu’une entrée au cinéma, mais ça n’en demeure pas moins étonnant.

Maintenant les jeux video sont considérés comme des véritables blockbusters promotion comprise, budget démesuré, et des fans déjà conquis voir un en transe.

Je cite un exemple prenons Destiny c est mélange entre des studios Bungie et Activision, les créateurs de la mythique saga Halo et la société de production de Call of Duty. Un subtil mélange entre une superpuissance commerciale, donc, et des créatifs de génie.

Et si le mélange est savoureux, il est aussi cher voir très très cher. Car ce bijou de l’industrie du jeu vidéo affiche un budget d’environ 500 millions de dollars.

Avec ce demi-milliard Destiny vient se placer devant Raiponce, le troisième opus de Pirates des Caraïbes et même Avatar, le film le plus coûteux du cinéma moderne

Selon un article de Forbes, seul le Guerre et Paix de Bondartchouk de 1967, film de sept heures (on va dire 6 h 42 sans les pubs) et tout de même destinée à montrer la grandeur de l’art l’empire russe aurait coûté plus cher que Destiny (700 millions de dollars actuels), en tenant compte de l’inflation.

Depuis quelques temps, le jeu vidéo s’inspire carrément du septième art, au point de lui soutirer quelques astuces. Plusieurs stars hollywoodiennes sont ainsi passées dans les studios d’éditeurs (Andy Serkis dans Odyssey, Ellen Page dans Beyond).

Et les jeux ne s’arrêtent pas là. Les stratégies marketing sont reproduites sur celles des blockbusters les plus attendus, les sorties planifiées et annoncées des années à l’avance

Dernière nouveauté, des cinéastes réalisent des bandes annonces pour l’industrie du jeu.

Et bien sûr, si je reprends Destiny ( je ne suis pas payer pour les éditeurs ) n’échappe pas à la règle et a engagé Joseph Kosinski le réalisateur du remake de Tron et plus récemment d’Oblivion pour s’offrir un trailer grandeur nature, peuplé d’acteurs humains avec des os et de la chaires .

Jean-Christophe Ramdame



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