Bernd Oliver BUEHLERBernd Oliver BUEHLERDecember 5, 2018
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Interview d’Ashley Boolell sur “The Disruptors”, son nouveau roman inspiré de l’intelligence artificielle. Livre en anglais disponible sur Amazon. Site web de l’auteur : www.ashleyboolell.com

Vous venez de publier “The Disruptors”, votre cinquième roman et le deuxième écrit en anglais. Il s’agit d’une fiction qui a pour thème l’intelligence artificielle. Comment vous est venue cette idée ?

Après “Killed In”, mon précédent roman inspiré du Dark Net, je me suis mis à réfléchir sur de nouveaux sujets à aborder tout en cherchant à faire évoluer mon style d’écriture. L’intelligence artificielle s’est facilement imposée car il s’agit d’un thème qui prend de plus en plus d’ampleur dans ce qui semble être une refonte du monde tel que nous le connaissons. Avec “The Disruptors”, j’ai imaginé à quoi ce monde pourrait éventuellement ressembler en prenant en considération les multiples domaines que l’intelligence artificielle semble être en mesure de dominer : l’armement, la chirurgie, la logistique, les services publics… Qu’arrivera-t-il si le prochain titan qui émergera après Google, Apple, Amazon et Facebook domine entièrement l’intelligence artificielle ? La ligne que trace ce roman entre la réalité et la fiction est relativement fine.

Puisqu’il s’agit d’une fiction, vous avez certainement créé de nouveaux personnages. Ont-ils une personnalité aussi sombre que celle de Chris Kord, l’anti-héros de Killed In?

Non, loin de là. The Disruptors est très différent de Killed In. Le personnage principal se nomme Mark Steel, un anglais disposant de facultés exceptionnelles et dont l’admission au prestigieux Massachusetts Institute of Technology l’introduit à l’intelligence artificielle. Cela se passe au début des années quatre-vingt-dix. Il a vingt-trois ans à cette étape du roman. Comme tout génie qui se respecte, Mark Steel voit et comprend le monde autrement. Contrairement à Chris Kord qui vient d’un milieu familial toxique, Mark Steel a, quant à lui, bénéficié d’un excellent encadrement. Sa stabilité lui permet de déployer ses capacités de manière très efficace. Il ne doute pas de sa réussite lorsqu’il crée Fractal, l’entreprise qui deviendra un monstre de l’intelligence artificielle. Mark Steel n’est pas seul dans cette aventure. Il est entouré de personnages qui l’aident à concrétiser sa vision mais qui finissent néanmoins par le trahir. Son manque de réalisme dans ses relations avec les autres est sa principale faiblesse.

L’intelligence artificielle est un thème récurrent dans les œuvres de science-fiction. Certains iront jusqu’à dire qu’il est devenu banal. Comment innovez-vous dans The Disruptors?

Il convient d’abord de souligner que l’univers du roman n’est pas fantaisiste. Toutes les percées de l’intelligence artificielle qui sont évoquées dans The Disruptors sont envisageables. Certaines sont en cours de développement et d’autres seront considérées tôt ou tard. Bien entendu, j’ai utilisé ma créativité pour que cela reste une fiction mais je n’ai pas tenté de construire un monde qui est totalement déconnecté de celui dans lequel nous évoluons. Au milieu du roman, Mark Steel se retrouve face aux chefs des gouvernements occidentaux qui lui expriment leur panique devant la dilution de leur pouvoir suite à l’évolution incontrôlée de l’intelligence artificielle. Fractal se charge du bon fonctionnement des services publics et sa technologie est imperméable au clientélisme, à la propagande et à la corruption. A première vue, cela semble être une bonne chose mais le pouvoir dont dispose les dirigeants de Fractal est complètement insensé. Le monstre qu’a créé Mark Steel règle les problèmes de l’humanité mais rien ne peut l’atteindre ou l’arrêter. Il s’agit ici d’une autre forme de dystopie : un paradis, mais dans une prison. Le roman « 1984 » de George Orwell m’a quelque peu inspiré à cet égard.

Vous menez la vie dure aux personnages de vos romans. Dans Killed In, Chris Kord est un raté qui s’en prend plein la figure suite à son incursion dans le Dark Net et dans The Disruptors, vous mettez Mark Steel devant des choix draconiens. Pourquoi les punissez-vous de la sorte ?

J’ai toujours pensé que la pire erreur que puissent commettre des hommes ou des femmes disposant d’un grand pouvoir est d’agir sans réfléchir car les conséquences négatives de leurs actes provoquent des dégâts et des souffrances complètement inutiles. Chris Kord et Mark Steel sont des personnages intelligents qui ont la chance de disposer d’alliés les mettant en garde au sein de leurs entourages respectifs. Mais ils ne les écoutent pas. Chris Kord est arrogant et Mark Steel est naïf. Ils ont la possibilité de remédier à leurs faiblesses avant de commettre leurs erreurs irréparables mais ils choisissent de fermer les yeux et laisser leurs égos dicter leurs conduites. Cette vie dure que vous soulignez est simplement le résultat de mauvaises décisions de leur part.

The Disruptors est votre cinquième roman en cinq ans. Vous menez une carrière en finance en parallèle. Comment faites-vous pour tenir un tel rythme ?

J’ai une approche martiale vis-à-vis de l’écriture et de mes activités en général. Le développement d’un roman est un projet difficile. Ma réponse face à cela est plus de discipline à travers une gestion très rigoureuse de mon emploi du temps. Il s’agit, selon moi, de la seule méthode qui marche. Je fixe un délai que j’annonce à mes lecteurs. C’est un “contrat” que je dois honorer. Si je ne parviens pas à le faire, ce sera de ma faute. Pour le moment, mon approche m’a permis de concrétiser cinq romans en deux langues différentes dans deux pays différents. J’espère pouvoir continuer.

Propos recueillis à Londres le 6 novembre 2018 par Bernd Oliver BUEHLER.


Bernd Oliver BUEHLERBernd Oliver BUEHLERSeptember 14, 2018
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Le 15e arrondissement de Paris est situé sur la rive gauche de la Seine, dans le sud-ouest de la ville. La rue Mademoiselle est une rue au sein du quartier. Elle part de la rue des Entrepreneurs, en face de l’église Saint-Jean-Baptiste de Grenelle, et aboutit à l’intersection de la rue Cambronne et de la rue Lecourbe. Louise Marie Thérèse d’Artois (1819-1864), fille du duc de Berry et duchesse de Parme, participé à la pose de la première pierre de l’église Saint-Jean-Baptiste de Grenelle, le 2 septembre 1871. La rue est nommée en son référence.

C’est dans cet endroit que se cache un merveilleux hôtel 4 étoiles, nommmé “Les Jardins des Mademoiselle.

Et c’est un vrai jardin secret tout juste à 1,6 km de la Tour Eiffel.

L’Hôtel dispose d’une très bonne adresse pour partir à la conquête de Paris, ce site étant desservi par les stations de métro Commerce et Félix Faure.

L’hôtel viens d’être inauguré en juin 2018. Il est construit autour d’un splendide jardin et décoré selon les sensibilités botaniques francaises, mais aussi orientales et japonaises.

Les chambres sont remarquablement bien amenagé. L’ensemble a été concu avec amour du métier et de l’expérience est un témoignage du bon gôut de ses propriétaires qui donnent une attention pariculière pour les détails.

Que vous soyez des cadres en mission, des touristes voulant découvrir Paris, des couples amoureux ou les trois à la fois cet hôtel est fait pour vous.

Lors de votre séjour vous profiterez à partir des chambres d’une vue relaxante sur le jardin.

Chaque chambre est munie de la climatisation et d’une salle de bains privative.

Remarquable est également la section SPA de la maison. Elle comporte une superbe piscine,

un Hamam,

une salle de Sport

et un centre de bien-être. 

La maison dispose d’une réception ouverte 24h/24 et assure un service de concierge aceuillant.

Lors de votre séjour, vous pourrez savourer un petit-déjeuner buffet……

ou prendre un verre sur la terasse de l’hôtel qui offre un regard somptueux sur les toits de Paris.

Le concept de l’hotel est à la fois originale, simple et efficace. Les propriétaires combinent le luxe d’un vrai hotel quatres étoiles avec une qualité de service et d’accueill d’un hotel cing étoiles. Les prestations sont vendue avec charme, chaleur et sourire au juste prix.

Et les clients le récompensent. 9,1 sur 10 sur le portail Booking.com, 4,8 sur 5 sur Expedia.fr, 9,4 sur hotels.com sont des notes de clients largement témoignent largement d’un concept réussi.


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Jean-Paul Betbeze est Professeur agrégé des Facultés de Sciences économiques, HEC, est actuellement président de Betbeze Conseil SAS et Economic Advisor de Deloitte SA. Il a également été Chef économiste, directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu’en 2012 et membre de son Comité exécutif. Membre du Conseil d’Analyse économique auprès du Premier ministre, membre du Comité économique de la nation auprès du Ministre de l’économie et des finances pendant de nombreuses années, il a été également membre du Bureau du CNIS. Il a notamment publié en 2017 „La France, malade imaginaire?“ aux Editions Economica et en 2016 „La Guerre des Mondialisations“ chez le même éditeur. Auparavant, il a écrit „Crise une chance pour la France“ (2009); „Crise : par ici la sortie“ (2010) ; „La France à quitte ou double“ (2011); „100 jours pour défaire ou refaire la France“ aux PUF (2012) et, en mars 2013: „Si ça nous arrivait demain“… chez Plon. Il publie sur son site internet www.betbezeconseil.com chaque dimanche une lettre.

L’interview avec le Prof. Betbeze a été réalisé par (A-Z): Bernd Oliver BUEHLER (BB), Samir ER-RAJI (SE), Pape FAYE (PF), Ismael HAJJI (IH), Hugo KAISER (HK), Engy KHALIFA (EK), Antoine NODET (AN), Christophe RAMDAME (CR), Jean-Richard NIAGO (JNR) et Kevin ROMANTEAU (KR).

CR: Dans votre livre „2012: 100 jours pour défaire ou refaire la France“ la situation française a bien évolué. Mais dans quel sens?
JPB: Nous vivons une sortie de crise très complexe, non seulement parce qu’il s’agit de corriger la crise des subprimes qui a fragilisé la finance mondiale, mais surtout parce que nous entrons dans une nouvelle ère de révolution industrielle, celle de la communication, de l’Intelligence artificielle désormais. La France avance dans ce nouveau monde avec beaucoup à changer, des firmes souvent de trop faible taille et de rentabilité insuffisante. C’est donc très compliqué, économiquement, financièrement, technologiquement, sociologiquement et politiquement.

CR: Il y a plus de croissance et d’emploi.
JPB: Certes, mais nous assistons à une bipolarisation entre experts et emplois de proximité et de faible qualification, au détriment des emplois intermédiaires.

BB: Est-ce qu’il n’y a pas de moyens pour préserver les emplois intermédiaires?
JPB: Les emplois intermédiaires actuels impliquent bien plus de formation aux nouvelles technologies meilleure utilisations des applications, hausse de la productivité…. mais ne pourront tous être sauvés. En même temps, de nouvelles activités naissent pour améliorer les organisations actuelles, avec les startups, et aussi dans le domaine des services à la personne. Nous sommes des sociétés vieillissantes. Il faut équiper les logements, suivre et former les personnes qui vont y vivre, et offrir de nouveaux services high tech.

IH: Est-ce que le chômage de masse reste une fatalité?
JPB: Il y a un terrible contraste entre ce qui se passe aux États-Unis et en Europe. Là-bas, la mobilité est plus forte et sans doute aussi la formation ou l’auto-formation. Nous sommes aussi en retard dans les nouveaux services. Il ne s’agit pas de faire baisser les salaires mais de faire baisser les charges et les impôts, par une modernisation et une simplification des structures publiques qui, bien souvent, datent. La fatalité, c’est quand on ne fait rien.

BB: Quelle est votre réponse à la digitalisation et la robotisation?
JPB: Formation, formations, formation et innovations pour répondre aux nouveaux besoins. Les robots ne sont pas seulement des choses qui produisent, mais des logiciels que gèrent, commandent, surveillent, optimisent… sans compter le domaine immense de l’intelligence artificielle!

CR: Dans votre “La guerre des mondialisations” vous parlez aussi de la Chine. Que pensez-vous de son économie?
JPB: Ce livre décrit assez bien ce qui se passe, avec un Chine qui veut devenir leader des BRICS et des émergents, et à crédit désormais! Il a bien vieilli! Et maintenant, la Chine entre dans un jeu dialectique avec Trump!

CR: Est-ce que on peut concevoir à une bulle pour un pays?
JPB: Non!

CR: Quel regard portez-vous sur l’Economie allemande?
JPB: Elle continue d’avancer, ses forces industrielles étant concurrencées par la Chine pour l’essentiel, sachant que des questions montent de la part des USA, en liaison avec certaines paroles de Donald Trump sur son excédent commercial avec les États-Unis. Mais, pour l’heure, le problème majeur est celui du manque de main-d’œuvre qualifiée.

CR: Et si on devrait comparer avec la France quel bilan en tirez-vous?
JPB: L’Allemagne a une stratégie.

CR: Quel est votre bilan des premiers actes du gouvernement Macron?
JPB: Positif, compte tenu des retards accumulés et des manques de choix clairs, la France est affaiblie dans la concurrence mondiale, chamboulée par la révolution industrielle en cours. Il y a donc beaucoup de chantiers interdépendants «en même temps».

CR: Quels sont pour vous les prochaines étapes nécessaires de la politique française?
JPB: A mon avis expliquer la révolution industrielle en cours, ce qui se passe et ce qu’il faut faire pour réussir. Ceci implique partout des formations, à l’école, dans les TPE, PME, services de proximité, qui ne sont pas préparés. C’est la base qui doit bouger, en fonction des nouvelles technologies d’information et de communication.

CR: Quel sera l’avenir du continent africain?
JPB: Son avenir dépendra de la façon dont il gère sa démographie: c’est le seul continent sans transition démographique, c’est lui qui assurera l’essentiel de la croissance démographique du monde. Il est exposé à la révolution en cours, plus au réchauffement climatique et à des crises hydriques. En cas de crises, des migrations d’ampleur sont à attendre: d’où l’importance décisive de les prévenir.

EK: La Banque Centrale de l’Argentine vient de passer les taux d’intérêt à 40%. Quelle est votre analyse de la situation?
JPB: 50 milliards de dollars de crédits demandés au FMI: le creusement du déficit courant (30 milliards de $), l’importance du déficit budgétaire (7% du PIB) et de la dette publique (53% du PIB) ont emporté le peso. La Banque centrale argentine, malgré une hausse des taux d’intérêt à 40%, ne pouvait résister à une spéculation qui avait consommé 10% de ses réserves en quelques jours. L’Argentine cherche une ligne de crédit flexible de 50 milliards de dollars auprès du FMI, de façon à restaurer la confiance. Elle devrait l’obtenir. Notons que des tensions sont également présentes en Turquie.

JNR: Est-ce que l’inflation reste pour vous un moyen légitime dans les outils du secteur financier?
JPB: L’inflation est partout un objectif de politique monétaire, donc de polarisation des anticipations de salaires, en fait.

EK: L’économie de l’état de Californie est devenue maintenant la 5ième économie du monde devant la Grande Bretagne. Qu’est-ce que nous pouvons en apprendre en termes de croissance?
JPB: Que la révolution industrielle en cours polarise les richesses en termes de valeur ajoutée, sachant que les portables sont largement faits en Chine et à Taïwan et les codes écrits en Inde!

EK: Une étude la Citi prévoit que les USA sont en train de devenir le premier exportateur de pétrole dans le monde. Est-ce le monde à l’envers?
JPB: Pas encore: 2030 selon certaines études, et le pétrole n’est plus ce qu’il était!

CR: Le taux de chômage aux USA vient de tomber à 3,9%. Est-ce un réel succès?
JPB: C’est l’effet de la politique monétaire, dans une économie assez fermée (X/PIB = 11%). Mais les salaires et l’inflation suivent, donc le dollar.

BB: Certains analystes veulent attribuer ce chiffre à la politique du président Obama. Combien de «politique» y a-t-il dans les analyses économiques?
JPB: Attention à ne pas trop politiser et psychologiser: l’essentiel dépend de la polarisation des anticipations.

BB: Et combien d’économique dans les analyses politiques?
JPB: Pas assez!

CR: Etes-vous keynésien ou libéral?
JPB: Keynes était membre du parti libéral.

CR: C’est vrai, mais à l’heure actuelle les libéraux d’aujourd’hui sont plus vraiment keynésiens, mais “libre marché”. Jusqu’à quel degré les forces économiques sont vraiment libres ? Jusqu’à quel degré sont-elles restreintes ?
JPB: La base du libéralisme, c’est reconnaitre que l’on ne connaît pas les effets globaux des choix de chacun. C’est donc parier qu’il vaut mieux laisser faire, dans un contexte légal bien sûr.

BB: Dans les Sciences Economiques à la française, Keynes a une place incontournable. Est-ce bon ou mauvais?
JPB: Par bonheur, on lit des travaux plus récents et le débat international est très riche!

CR: Quel sont pour vous les bons et les mauvais économistes?
JPB: Un mauvais économiste est celui qui ne part pas des faits et du monde tel qu’il devient : révolution technologique et nouvelles richesses des nations. Inutile de donner des noms, tout le monde peut se dire économiste, à la différence des médecins ou des architectes!

JNR: Qui parmi les économistes vous a inspiré le plus?
JPB: Schumpeter.

CR: Pourquoi avoir choisi ce métier?
JPB: Parce tout change tout le temps !

BB: C’est actuellement le 200ième anniversaire de Karl Marx? Est-ce un événement à fêter?
JPB: Les gens sont libres: l’essentiel est de le lire!

IH: Est-ce que Marx est de retour ou est-ce qu’il n’a jamais été absent?
JPB: Aucune économie n’est hors sol!

IH: Qu’en est-il de la question de la justice sociale?
JPB: L’égalité des chances.

CR: Que pensez-vous de l’économiste française Thomas Piketty?
JPB: La question des inégalités est centrale, même si ce n’est pas celle dont il parle.

IH: Et de l’économiste américain Paul Krugman?
JPB: Ce qui m’intéresse ce sont les travaux sur l’Intelligence artificielle.

BB: Dans un article intitulé “The Economic Fallout” paru dans le New York Times le jour après l’élection de Donald Trump Paul Krugman prévoyait un désastre pour l’économie américaine et les marchés financiers. Sa prévision était que jamais les marchés américains allait se rétablir (“If the question is when markets will recover, a first-pass answer is never”). Quelle conclusion en tirez-vous?
JPB: L’histoire n’est pas écrite, et on ne peut confondre ce que l’on prévoit avec ce que l’on souhaite, ou craint!

IH: Krugman, un prix noble de l’économie c’est déjà trompé dans son analyse du futur de l’économie américaine sous Donald Trump. Vous avez autant le droit à l’erreur que lui. Quel est votre avis sur la situation économique aux Etats-Unis sous Donald Trump? Est-ce qu’il n’y a que du mauvais dans sa politique?
JPB: En tout cas, elle n‘est pas sans risque. Le 3 mai 2018 1 100 économistes, dont 14 Prix Nobel, écrivent une lettre au Président Trump et au Congrès pour les avertir du risque majeur qu’est, pour eux, la montée des droits de douane et du protectionnisme – autrement dit la politique de Donald Trump. Ils se réfèrent, dans leur lettre, à une autre, envoyée en 1930 par 1 028 économistes. Ils alertaient alors sur les risques des hausses de tarifs douaniers que comportait le Smoot-Hawley Act. Pas écoutés, une bataille des échanges en résulta. Elle réduisit les échanges internationaux, la croissance, et ce fut 1929.

Les économistes de 2018 citent ceux de 1930. «Augmenter les taxes de protection serait une erreur. Ceci augmenterait, en général, les prix que les consommateurs devraient acquitter… Nos exportations vont souffrir. Les pays ne peuvent nous acheter de manière permanente s’il ne leur est pas permis de nous vendre… Une guerre des droits de douane n’est pas un bon terrain pour développer la paix dans le monde». La même logique récessive se mettrait en place, mais en plus grave: «le commerce est aujourd’hui significativement plus important pour notre économie».

Allons-nous faire pire qu’en 29, sous la houlette de Donald Trump? La sortie américaine de l’accord commercial transpacifique, les menaces américaines sur l’Alena (Mexique et Canada sommés de réduire leur excédent commercial vis-à-vis des États-Unis), les demandes américaines d’échanges équilibrés avec les États-Unis (reciprocal en anglais trumpien), notamment avec l’Allemagne et surtout la Chine vont-elles inquiéter plus, faire investir et échanger moins, antagoniser les relations? Le commerce est-il «significativement plus important pour notre économie» qu’en 1930? Oui quand on voit les allers-retours de composants pour construire une automobile ou le ballet de sous-traitants pour créer un téléphone portable. La complexité, donc la fragilité, des supply chains saute aux yeux. Notre monde est plus interdépendant que jamais, donc plus sensible que jamais.

Le conflit douanier qui commence sur l’acier et l’aluminium, avec la menace américaine d’augmenter de 25% les taxes à l’importation, est dangereux. D’autant qu’il se complète et s’aggrave avec la Chine. Pour l’Europe, on parle d’un délai (de grâce?) d’un mois. Pour la Russie, un accommodement partiel pourrait naître, le propriétaire majoritaire de Rusal, premier producteur mondial d’aluminium, ayant «accepté» de ne plus l’être – mais les stigmates vont demeurer. Les demandes vis-à-vis de la Chine sont triples: augmentation des droits de douane sur certains produits (aluminium et acier) pour diminuer les exports, baisse forte et rapide du déficit américain (deux ans pour le réduire de 200 milliards), «vraie protection des droits de propriété» ! Des puces américaines ne seraient plus exportées pour équiper les portables chinois. Huawei et ZTE ne pourraient plus vendre sur le territoire américain. Les autorités chinoises discutent. Mais les importations chinoises de soja américain seraient prévues en baisse, représailles qui ne sont pas de nature à réduire l’excédent chinois! Et que va-t-il donc se passer avec l’Iran?

Surtout, la montagne de la dette menace partout, suite à ces taux d’intérêt si bas pour sortir au plus vite de la Grande récession de 2008 et soutenir les bourses. Aux Etats-Unis, en Europe et en Chine, la dette dépasse celle d’avant crise. Le pire, c’est la pénurie de dollars qui menace les pays émergents. Que feront les entreprises trop endettées en dollars, donc en monnaie étrangère pour elles, au moment où les taux courts et longs américains vont monter ? En Argentine, le taux d’intérêt à court terme est passé à 40% le 4 mai (+6,75%), troisième hausse de la semaine, pour respecter (dit la banque centrale) l’objectif d’inflation à 15% (elle est à 25,6%), en fait pour tenir le change. Mais pas assez de réserves et le pays demande 50 milliards de dollars au FMI. La même question va venir sur la Turquie dont la livre a perdu6% en une semaine face au dollar et la bourse 20% depuis janvier, en attendant le Brésil. Et après?

Le risque Trump est triple: «un risque à la 29», économique, par la baisse des échanges qui pèsera sur la croissance, «un risque à la thaïlandaise, comme en 1997», monétaire, quand les entreprises doivent s’endetter plus cher, puis rembourser une dette en dollars plus chers, plus «une crise trumpienne», politique, pour savoir qui dirigera ce «drôle» de monde.

IH: Basé sur votre expérience: jusqu’à quel degré le temps est un facteur important dans les analyses?
JPB: Décisif contre tenu des interdépendances.

IH: Et comment avez-vous vu changer vos propres analyses au cours du temps et à travers le temps?
JPB: J’intègre de plus en plus les comportements de ruse.

JNR: Alain Greenspan, économiste américain et ancien Chef de la FED pendant 20 ans est revenue cette année sur le devant de la scène en disant qu’il y a avait actuellement deux bulles sur le marché. Pas avec le Bitoin, mais une sur le marché des actions et l’autre sur le marché des obligations. Commentez svp
JPB: Greenspan, ayant permis la bulle de la nouvelle économie, est un expert!

IH: Jusqu’à quel degré croyez-vous dans “la concurrence pure et parfaite”?
JPB: En théorie, on suppose d’abord que le monde est parfait, puis on le regarde!

CR: Et “la main invisible” des marchés?
JPB: Les GAFA sont à la fois visibles et très favorables à la concurrence.

BB: Jusqu’à quel degré les confrontations économiques sont-elles d’ordre naturel ? Jusqu’à quel degré le résultat d’une guerre économique? Ou une guerre des monnaies?
JPB: La concurrence est partout, une force à contrôler.

CR: En 2015 vous avec publié dans “Questions Internationales” un article intitulé «Sortir de l’euro: un spectre ou une menace crédible?». Qu’en est-il aujourd’hui?
JPB: L’euro ne permet plus aux monnaies nationales de dévaluer: d’où sa qualité pour les uns, son défaut pour les autres!

IH: Est-ce que l’EURO a vraiment que des avantages?
JPB: Sans euro, où serions-nous, entre dollar-Trump et Yuan-Xi Jinping?

IH: Est-ce que le dessein est enfin achevé?
JPB: NON!

BB: Que pensez-vous de l’idée de maintenir l’EURO en tant que monnaie d’échange et de réintroduire des monnaies nationales?
JPB: Une multiplication des taux de change croisés! L’euro serait un peg obligé, ou bien crise.

CR: Concernant le métier d’économiste: quel sont les dernières évolutions du métier?
JPB: Plus de formalisation et de mesure, ce qui permet d’aider plus que jamais aux choix macro et surtout micro.

IH: Quel sera l‘avenir du métier?
JPB: Les métiers vont se rapprocher de l’aide à la stratégie et au conseil juridique pour les entreprises.

CR: Et face aux intelligences artificielles et le datamining?
JPB: C’est exactement la nouvelle entreprise d’aiguilles de Smith!

KR: Certaines entreprises ont aujourd’hui un montant de cash supérieur aux banques et lancent leurs propres activités dans le secteur financier. Sommes-nous au tournant de la suprématie des banques de retail?
JPB: Oui, les Fintech vont se développer pour offrir des banques sans réseaux, pas chères, aux jeunes, TPE et combler des lacunes de marché. Les conseils de placement vont aussi se dévdelopper, avec notamment du crowdfdunding. La nouveauté vient effectivemet das banques lancées apr Apple, Facebook, avec un réseau immatériel et une notoriété sans égale ! La rentabilité des banques classiques ne pourra que baisser.

KR: La France n’aurait-elle pas besoin de fonds d’investissements dit “constructiviste” en vue de challenger le management des sociétés cotées notamment small & mid cap?
JPB: Je pense que les small et mid cap sont assez secouées par ce qui se passe !

KR: Les places financières du Middle East sont actuellement dans une optique d’attirer plus de liquidité. Quels sont vos conclusions? Et quels seraient vos conseils?
JPB: Take care !

KR: Pensez-vous que l’agriculture en France doit faire face à une consolidation de ses producteurs pour devenir plus efficiente?
JPB: Bien sûr, mais il faut aussi gérer la qualité, la sécurité et la diversité. Le bio par exemple se développe. Il ne s’agit pas d’économies d’échelle.

PF: Que pensez vous du FCFA?
JPB: C’est un peg…

SE: Peut on imaginer des marchés financier totalement 100% automatisés ? Et si oui, la confiance des investisseurs pourrait fortement être entaché… De ce fait, est-ce une avancé ou un pas vers une crise certaine ?
JPB: Non

SE: Malgré toutes les mauvaises publicités faite sur les cryptos, elles sont toujours présentent aujourd’hui. En regardant de près, le blockchain est un système révolutionnaire. Peut on imaginer un jour un monde dépendant totalement des cryptos ?
JPB: Non bien sûr!

SE: Les taux américains sont au maximum, le dollar augmente… La Turquie commence à flancher Avec des taux d’intérêt à plus de 15% suivi par l’Afrique du Sud, l’onde de choque commence à se propager dans les pays émergents… Cependant les indices boursiers sont en regain et indolores. Les conflits géopolitique sont pris à la légère par les marchés, sans parler de la hausse du pétrole… Peut-on revoir une second épisode 2008?
JPB: Les taux US ne sont pas au maximum. Les marchés se polarisent sur les USA et la Chine.

SE: Tous les événements passés (les crises de Trump, le conflit de juillet 2017 entre les USA et la Corée du Nord …) commence à lasser les investisseurs et les marchés en général. La preuve, les conflits au moyen orient impacte tres peu boir absolument pad les marches. Ne risqueront nous pas d’avoir des marchés totalement éloigné de la réalité, basés sur des spéculations et non plus sur l’économie réelle et les résultats d’entreprises ?
JPB: Les marchés se polarisent sur les USA et la Chine.

HK: Pourquoi la croissance est à vos yeux dans le contexte chinois un supplice?
JPB: La Chine doit croître de 6,5% – c’est un engagement politique pluriannuel chiffré du Parti. Elle doit en même temps satisfaire plus la demande interne que l’export, doit donc se réorienter pour des raisons politiques – renforcer le soutien populaire par l’augmentation du niveau de vie – et économiques, sachant que les importateurs, États-Unis en tête, ne sont plus les mêmes. Elle doit aussi revoir la qualité de ses crédits aux entreprises et aux collectivités publiques. C’est une de ses trois « batailles décisives », avec la lutte contre la pollution et celle contre la pauvreté. Enfin, elle veut maintenir le Yuan stable, notamment par rapport au dollar. Ces objectifs seront très difficiles à respecter tous ensemble.

D’abord, mettre plus l’accent sur la demande interne, c’est ralentir : fermer et restructurer des usines, réduire la part des entreprises industrielles très productives. Ensuite, mettre en évidence des crédits non performants, c’est inquiéter, faire apparaître des pertes, fermer des unités et utiliser des ressources pour « boucher les trous » – notamment les précieuses réserves. Ajoutons que Donald Trump, avec ses mesures de sanction des exportations chinoises, n’aide pas. Moralité : tenir la croissance chinoise à 6,5% tiendra plus de « l’art chinois de la statistique » que de l’économie.

AN: Vous avez mentionné la nécessité de formation en entreprise et à l’école pour les nouvelles technologies, mais cela ne serait il pas encore plus profitable pour les politiques et l’administration dont le retard dans les connaissances économiques et les réalités es tun véritable frein?
JPB: Non former à un emploi et aux nouvelles technologies.

AN: La hausse des taux d’intérêt: quel impact sur les taux de croissance? La France a pris le train de la croissance en retard, sera t elle touchée plus tardivement? Ou au contraire plus durement du fait de son retard?
JPB: La grande question est actuellement si la France aura assez de croissance pour continuer à réformer. C’est le problème: réformer en France est indispensable, après tant d’années d’inaction, mais «consomme» de la croissance, comme du pétrole. Réformer inquiète, suscite des polémiques et des oppositions, rend nerveux, brouille l’horizon. Réformer agite le corps social et politique, emplit les assemblées générales, suscite grèves et manifestations, le tout avant de sentir, puis de voir, les premiers résultats positifs. Ce seront de nouveaux investissements, puis de nouveaux emplois. Après. C’est l’effet Joule, comme disent les physiciens, qui explique ce qui se passe ici, et son risque : il faut l’expliquer, pour le réduire. Une part du mouvement, de la croissance, se perd en chaleur. Chaleur des manifs, grèves, blocages, fatigue des réformes, montée des «à quoi bon» et des «encore deux ans», baisse de la cote de Macron pour demander une pause. Croître plus, c’est pour réformer plus.

AN: Quid du paiement de la dette publique? Un moratoire pourra t il être nécessaire?
JPB: Non!

AN: Italie, la hausse du déficit budgétaire ne risque-t-il pas par contagion d’entraîner une hausse des taux sur toute la zone euro? Une baisse de l’euro? Une nouvelle crise de l’Europe?
JPB: Attendons avec ce qui se passe.

AN: Pensez vous que dans la foulée de la réforme de la SNCF une réforme de la fonction publique pourrait intervenir? Modernisation du statut? Rétablissement des 39 heures? Responsabilisation vis à vis des citoyens? Éventuellement un alignement des salaires vers ceux du privé qui ont fortement baissé ceteris paribus sur les 15 dernières années?
JPB: Non pas plus de réformes que ce qui est prévu : la réformes la Constitution est „un gros morceau“.

AN: Une incitation à investir du type „René Monory“ (i.e. 5000 francs déduits du revenu imposable) serait il utile actuellement?
JPB: Fin de l’ISF, flat tax sur les produits financiers, fin de l’exit tax aujourd’hui: pas mal !

AN: L’immobilier est perçu comme une rente. Le régime qui lui est désormais réservé ne va t il pas pénaliser les revenus des retraités qui ont investi sur le long terme en prévision de leurs retraites?
JPB: Attendons pour voir.

AN: Cela ne risque t il pas d’aggraver une situation déjà difficile pour se loger? Et ne risque-t-on pas de se retrouver dans la situation des années 40 et 50 où le moratoire de l’entre deux guerres avait provoqué une forte pénurie, aggravée par la loi de 48 et le retour brutal des citoyens français des départements d’Algérie?
JPB: Attendons pour voir.

AN: Faudrait il définitivement abandonner les 35h et réduire les congés pour abaisser le coût du travail?
JPB: Différencier encore!

AN: Quel serait l’âge de la retraite idéal pour l’équilibre des comptes?
JPB: L‘âge n‘est pas le seule élément.

AN: Faut-il abaisser le smic comme l’ont fait de nombreux pays européens qui se sont redressés ou est-ce tabou, faute de courage politique?
JPB: La politique du SMIC n’est pas celle-là : former, et aussi attendre des politiques plus coopératives en zone euro ! Par construction une politique nationale ne peut tout faire !

AN: Le résultat de l’élection en Italie, et d’autres en Europe, ne traduit il pas un écart de perception et de souhaits entre les électeurs et la classe politique qui pourrait conduire aux prochaines élections européennes de 2019 à un changement radical avec des incidences économiques majeures (euro, déficits…)?
JPB: Nous n’avons pas de théorie économique de la croissance en zone euro, autrement dit l’inverse de l‘ordo-libéralime ! Pas la rigueur, pas la dépense publique, mais une politique plus cohérente dans l’ensemble. Autrement, les tensions vont monter!

HK: Concernant les Investissements Socialement Responsables (ISR): Jusqu’à quel degré la Finance peut-elle être verte?
JPB: L’ISR, le verte, l’économie circulaire, la réduction des déchets… sont des valeurs sociales croissantes, sinon dominantes. Pour embaucher les meilleurs, motiver, convaincre les clients et don la bourse, la finance doit être verte, mais intelligemment !

HK: Est-ce du Marketing ou un véritable relais de croissance pour l’économie ?
JPB: C’est très profond : aucune entreprise ne peut se développer hors des mégatrends sociaux. Au contraire, il faut les revendiquer et y répondre mieux que les autres !

HK: Quels seront les impacts du changement climatique sur l’économie et la finance? Il-y-en-aura-t-il?
JPB: Bien sûr : être plus efficace du point de vue de l’énergie, innover dans ce sens… ce n’est pas une question de prix du pétrole, mais de valeurs sociales. Celles des jeunes, mais pas seulement !

HK: Que pensez-vous de la politique industrielle du Japon?
JPB: Elle est très liée à une démographie en baisse, à une population vieillisante et en baisse, qui n’accepte pas d‘immigration. Don la Chine l‘achètera !

PF: Quelle politique économique est-ce que vous conseillez à Bruxelles ?
JPB: d’avoir une politique de puissance économique mondiale, pas seulement de marché : politique industrielle, politique de protection (cyberguerre, dépenses militaires…). Il ne s’agit pas seulement de gérer un déficit public dans ce monde violent !

JNR: Vous craignez un ralentissement en zone euro
JPB: Les indices qualitatifs Markit nous envoient une série de nouvelles préoccupantes fin mars…
L’activité ralentit, L’euro pèse, La pénurie de main d’œuvre qualifiée se fait sentir, Les tensions inflationnistes montent.
L’activité ralentit: «l’activité globale de la zone euro enregistre sa plus faible croissance depuis plus d’un an, d’après l’indice PMI® Flash IHS Markit sur l’Eurozone qui se replie de 57,1 en février à 55,3 en mars, soit son plus faible niveau depuis janvier 2017. »

L’euro pèse – sur les exportations. Les prévisions d’emploi ralentissent, peut-être en liaison avec l’idée que les capacités de production sont déjà sous tension, et qu’il vaudrait mieux, alors, modérer le rythme d’embauche en attendant d’en savoir plus sur la conjoncture.

Les tensions inflationnistes montent donc : matières premières et salaires. « Les prix payés comme les tarifs continuent d’augmenter à des rythmes quasiment inégalés au cours des 7 dernières années », note ainsi Markit.

Certes, les perspectives restent bien orientées, mais quand même en repli. C’est le prix à payer de programmes d’investissements modérés dans la période passée, même si les taux étaient bas, et de formations insuffisantes, alors que le besoin de main-d’œuvre qualifiée ne peut qu’augmenter.

Au total la croissance se poursuit en zone euro, mais elle peut buter plus vite que prévu sur ses limites de production, humaine et technique, ce qui ferait remonter l’inflation et rater une vraie augmentation de la croissance. Le ralentissement actuel est un signal de poursuite des efforts, surtout pas de freinage : notre économie est basse de plafond, il faut le relever.

PF: Quelle est votre analyse des relations transatlantiques à l‘heure actuelle?
JPB: Les Etats-Unis prennent un risque énorme, pour eux et pour le monde. Se protéger n’est pas être protectionniste.

PF: Quelle politique économique l’UE doit mener face aux USA?
JPB: Evidemment il faut être plus forts et plus unis au sein de la zone euro, avec une vraie stratégie. Nous nous divisons et perdons de vue l’essentiel !

PF: Comment traiter la question des disparités économiques des membres de l’UE?
JPB: Aujourd’hui c’est traiter la question italienne, soutenir la formation et l’innovation au sein de la zone avec des champions mondiaux, et accepter sous condition des transferts.

PF: Quelle cible d’inflation pour l’UE?
JPB: La logique américaine inflation chômage est à creuser : l“Allemagnen est en plein emploi et l’inflation de la zone à 1,1% !

PF: Face à la Chine?
JPB: Sans plus d’unification, nous serons seulement un marché et les meilleures unités leur seront vendues (plus aux US).

PF: Et face à l‘Afrique?
JPB: là encore aucune stratégie d’envergure !

BB: Que pensez vous de la politique de la Banque Centrale Européene? Quelle est votre avis sur le „quantitative easing“?
JPB: Que faire d’autre, après ce qu’a fait la Fed ?

EK: Que pensez vous du role du FMI dans la politique internationale? Est enfin son dessin achevé?
JPB: Le FMI doit toujours surveiller et prévenir, mais aujourd’hui, il faut qu’il travaille sur la révolution technologique en cours !

BB: Le sauvetage de la Grece a été annoncé à plusieurs reprises. Est-elle maintenant definitivement sauvée?
JPB: Encore plus de privatisations et un cadastre !

JNR: A quelle analyse arrivez vous concernant l‘évolution de l‘économie britanique depuis le réferendum?
JPB: Que veulent-ils ? S’ils gagnent, la zone euro perd ! Il ne faut pas être naïfs devant ce risque stratégique et inflexibles sur la protection du marché.

EK: Mark Carney, gouverneur de la Bank og England a fait savoir que la Banque ne discute pas activement de la façon de renverser le plan de relance de l’assouplissement quantitatif (QE) dans lequel elle a acheté des centaines de milliards de livres d’obligations gouvernementales avec de l’argent. Est-ce alors une discussion „passive“? Quelle est votre avis sur la question?
JPB: Ils attendent!

BB: Dette italienne: La Ligue et le Mouvement 5 étoiles revendiquent un geste de la Banque centrale européenne sur la dette du pays. Est-ce si incohérent que ca?
JPB: „Un geste“ ne signifie rien, vous le savez. En revanche leurs banques locales sont percluses de mauvais crédits et dovent être soutenues (sous conditions bien sûr) et leurs PME perdent pied, d’où leur faible productivité et croissance. Entre Brexit, Italie, USA, Riussie… il serait temps de s’occuper de l’essentiel!

 

L’interview avec le Prof. Betbeze a été réalisé par (A-Z): Bernd Oliver BUEHLER (BB), Samir ER-RAJI (SE), Pape FAYE (PF), Ismael HAJJI (IH), Hugo KAISER (HK), Engy KHALIFA (EK), Antoine NODET (AN), Christophe RAMDAME (CR), Jean-Richard NIAGO (JNR) et Kevin ROMANTEAU (KR).


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8min1000

Nabila Mokrani est la fondatrice de Labstorant, une plateforme BtoB de mise en relation entre des entrepreneurs de la restauration. Nabila a été gagnante à un concours pour rejoindre l’incubateur entrepreneurial HEC et est une entrepreneus slasheuse de l’art à l’immobilier. Son expérience en start-up axé bien être et optimisation de ressources immobilières au travail – coworking – lui a donné l’impulsion pour agir en son nom dans la restauration, là où ses parents ont gagné leur indépendance.

-Vous avez lancé votre entreprise, Nabila, il y’a 6 mois, d’où vous vient cette idée ?

(Ça va faire un an). Mes parents sont hôteliers restaurateurs. Après une carrière dans l’immobilier locatif et commercial et une dernière expérience en tant que directrice commerciale pour un start-up, c’est tout naturellement que j’ai voulu créer ma propre entreprise. J’ai alors racheté les biens de mes parents et décidé de leur faire honneur en partageant l’utilisation de la cuisine du restaurant, mais cette fois-ci de façon organisée et rémunérée.

– Qu’est-ce que Labstorant pouvez-vous nous dire en quelques mots son principe ?

Labstorant.com est une plateforme de mise en relation entre des –futurs- entrepreneurs de la restauration, alimentation, boisson, à la recherche d’un espace pour produire ou réaliser une test recettes avec des cuisines de restaurants libres ou sous utilisées une partie du temps. Un airbnb de la restauration.

– “Avec Labstorant, développez vos cuisines, pas vos m2”; comment peut-on développer nos cuisines avec Labstorant?

Airbnb est un modèle universel de réussite du collaboratif : utiliser des espaces existants et leur donner une seconde vie. Labstorant, c’est le airbnb de la restauration : il faut au moins 50 000 euros pour équiper une cuisine et être dans les normes. Il existe environ 18 000 restaurants à paris soit, autant qu’à Londres alors que Paris est au moins 5 fois moins grande et peuplée. Avec des tarifs à l’heure partant de 15 euros HT, on offre aux meilleurs talents culinaires des quatre coins de la terre, l’opportunité de se développer. Les chefs peuvent se concentrer sur leur cuisine et mettre de côté le tracas des m²

– À qui s’adressent vos offres ?

Aux entrepreneurs de la restauration alimentation boisson que ce soit pour produire ses mets et les livrer (offre location cuisine seule) ou valoriser, lancer ses produits avec la mise en place de test, la création d’un évènement, d’ateliers de co-création (offre cuisine + restaurant et personnel en option)

– Quelle est sa valeur ajoutée ? Qu’est-ce qui la différencie de la concurrence ?

Il n’y a pas de droit d’entrée. Avec Labstorant, pas besoin d’aller frapper chez le banquier pour se lancer, avoir ses premiers clients, valider son concept

-A mon sens, idée novatrice : avez-vous des difficultés par rapport à la concurrence (du style je loue un Airbnb et je fais de la cuisine pour des clients) ou pas du tout ?

Les chefs à domicile peuvent être mes clients (pour faire de la préparation et parce qu’utiliser du matériel et un espace professionnel c’est plus sûr et performant mais ils ne sont pas mes concurrents. Mes clients sont les restaurants qui marchent très bien en livraison. Labstorant.com leur offre l’o

pportunité de se créer une cuisine centrale en plein Paris.

– Choisir un nom idéal pour son entreprise est une tâche loin d’être facile.  “Labstorant” est un nom qui accroche, qui est différent et facile à retenir. Alors d’où vient-il ? Et est-ce que ce choix a été simple ?

Lab : c’est le diminutif de laboratoire. L’usage d’une cuisine seule en restauration pour réaliser ses productions se nomme laboratoire (pour être sommaire)

Storant : c’est pour la partie restaurant, mais sans y rester 😉

– Comment voyez-vous l’avenir de Labstorant ?

Labstorant sera l’appli indispensable des chefs 2.0 à travers le monde qui souhaitent découvrir des concepts de restauration, venir échanger avec des chefs, travailler sur place, tester auprès d’une clientèle, acheter en commun. Un réseau de curieux, connaisseurs et professionnels pour faire de l’expérience restauration une invitation à la passion

-Quelle est votre stratégie d’expansion ? Et est-ce que vous pensez à l’international quand vous pensez à votre entreprise ?

Tout à fait. Là où il y a des restaurants et une forte pression immobilière, il y aura Labstorant !

– Qui dit start-up dit difficultés pour des futurs entrepreneurs ou entrepreneuses une astuce ou une prière pour ceux ou celles qui se lanceraient ?

Quand on croit et que l’on sait pourquoi on a créé son entreprise (avec une étude de marché pour valider ou ré orienter), rien ne peut nous déstabiliser.

Pour vous qu’est ce qui fait un bon entrepreneur(se) ou un mauvais(e) entrepreneur(se) ?

Ses valeurs, son expérience, reconnaitre ses manquements, savoir s’entourer.

– Pouvez-vous nous expliquer c’est quoi la station F ?

Un coworking géant avec des services de facilitation et de l’animation pour les startups.

https://www.labstorant.com/


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10min1150

PickPackGo est une application qui permets de rencontrer des compagnons de voyage partout à travers le monde. Elle veut faciliter la découverte de nouvelles aventures en facilitant l’accèss au monde. La rédaction de BONDS & SHARES a rencontré Simon, un des trois fondateurs de PickPackGo.

Parlez-nous de vous.

Je m’appelle Simon, 24 ans, et suis actuellement CEO de PickPackGo. J’ai fini mes études très récemment à Toulouse Business School avec un parcours d’entrepreneuriat. Mon associé Maxime, 23 ans, est lui à Rennes School of Business. Nous nous sommes rencontrés en stage à Paris en 2017. Mon deuxième associé, Quentin, 23 ans, est notre développeur Android & IOS. De formation ingénieure, il est en charge de toute la partie technique. Nous sommes tous les trois à plein temps sur PickPackGo

Vous avez lancé votre application, PickPackGo, d’où vous vient cette idée ?

J’avais projeter de faire un road trip au Vietnam au début de l’année 2017, avec deux de mes amis, pendant 3 semaines, afin de découvrir un pays que je ne connaissais pas encore.

Mes deux amis me font « faux bond » au dernier moment et c’est alors que je me pose la question délicate de partir seul à l’aventure ou de simplement annuler mon voyage.

Après de multiples recherches infructueuses sur internet pour rencontrer des « compagnons de voyage » et une longue réflexion, je décide de me lancer ! Je fais alors part, à Maxime, de mon idée de d’application pour rencontrer ses compagnons de voyage, à laquelle il adhère directement.

 

 

Pouvez-vous nous dire en quelques mots son principe de fonctionnement ?

PickPackGo est une application gratuite qui permet de rencontrer ses compagnons de voyage partout à travers le monde. Il existe actuellement deux fonctionnalités régies par un algorithme performant :

Rencontrer ses compagnons de voyage en fonction de ses futures destinations, en amont du voyage, et rencontrer les voyageurs de la communauté PickPackGo directement sur place via un système de géolocalisation.

Des profils sont alors affichés dans un ordre bien défini (ceux présentant le plus de critères communs se situent en « tête de liste », ceux en présentant moins interviendront par la suite.

Sur son profil, il est possible d’ajouter une description, de choisir son type de voyage (sportif, humanitaire, backpacker, etc.), de renseigner ses derniers voyages, et de sélectionner ses centres d’intérêts.

L’idée est de proposer aux utilisateurs des profils très qualifiés, en leur limitant le travail de recherche. Le ciblage est déjà effectué, tous les profils s’affichant ont au moins un critère commun.

Nous réfléchissons déjà à d’autres fonctionnalités pour la suite.

Donc à ne pas confondre avec une appli de rencontre comme Meetic ou autres ?

Surtout pas ! Nous ne sommes pas une appli de rencontre de type « amoureuse ». Entre les sites de rencontres, les plateformes, et les applis, ce n’est pas ce qui manque sur le « marché ». Nous ne nous souhaitions pas nous positionner sur cette cible. Nous avons d’ailleurs mis tout en œuvre pour se détacher de cette image au maximum.

Ce que l’on voulait, c’était créer des relations qui aient du sens, des relations entre passionnés de voyage, sans ambiguïté. Avec PickPackGo, il n’y a pas de barrière de la langue, ni d’âge. Toutes sont envisageable.

Comment vous garantissez le respect de la vie privée ? Vous faite une sélection d’individu ou pas « si je me trouve nez à nez avec un brigand » ?

Il n’y a pas de sélection en amont de la création de compte car nous ne pourrions pas gérer cela face au nombre important, quotidien, de nouveaux utilisateurs. Par ailleurs, nous sommes réalistes et savons que parmi tous nos utilisateurs, certains n’ont pas leur place.

En revanche, nous avons mis en place un système de « blocage », de « report » et de suppression dont dispose chaque utilisateur. Nous nous assurons, quotidiennement, qu’aucun utilisateur n’ait été signalé.

Enfin, nous avons des conditions générales d’utilisation que chaque nouvel utilisateur accepte avant de pouvoir utiliser l’app.

Quelle est sa valeur ajoutée ? Qu’est-ce qui la différencie de la concurrence ?

Inspiré par la méthode “Lean Analytics” + “Effectuation” : application des méthodes entrepreneuriales design thinking (compréhension des problèmes, design d’un prototype MVP, test utilisateurs et ajustements itératifs).

Meilleure expérience utilisateur : nous avons fait le choix de ne pas porter la sélection des voyageurs sur des critères physiques. En échangeant avec nos utilisateurs, nous nous sommes rendus comptes qu’ils avaient besoin de beaucoup plus d’informations liées au voyage en lui-même (style de voyage, durée, lieu, centres d’intérêts) plus qu’aux critères de rencontres (âge, sexe, ce que je recherche, photos…).

Réseau : nous avons travaillé avec des entrepreneurs et l’incubateur de Rennes pour orienter nos choix stratégiques.

 

 

 

Comment voyez-vous l’avenir de Pickpackgo ?

Nous voyons PickPackGo dans 2 à 3 ans comme le leader français de la mise en relation entre voyageurs. L’objectif, en parallèle, est de poursuivre notre expansion à l’international, en ayant davantage d’étrangers.

Enfin, et c’est l’objet de la prochaine fonctionnalité que nous sortirons (été 2018), devenir une alternative à tous les guides de voyage, en proposant des bons plans en temps réel (excursion, restaurant, rencontre avec des locaux, etc.) partout à travers le monde.

Est-ce que vous êtes plutôt aventurier ou plus entrepreneur ?

Le choix est compliqué. Je dirais les deux 🙂

Aventurier car je voyage depuis mon plus jeune âge aux quatre coins de la planète et entrepreneur car je suis dans le bain depuis maintenant 3 ans.

Selon moi, un entrepreneur est un aventurier !

Être entrepreneur en France : facile ou parcours du combattant ?

Plus un parcours de combattant. Nous sommes en retard comparé à d’autres pays, notamment les États-Unis où la culture d’entreprendre est beaucoup plus présente. L’environnement actuel n’est pas des plus propices pour se lancer à l’aventure !

Néanmoins, il faut avouer que des progrès sont à l’ordre du jour depuis quelques mois. On va finir par y arriver…

Un mot pour un investisseur qui cherche à investir ?

Passionnés par l’entreprenariat et le voyage, cela fait 1 an et demi que nous travaillons dur (à temps plein, au détriment de postes qui nous étaient proposés) avec des ressources limitées pour offrir sur le marché une application différente afin de faire vivre une aventure commune aux voyageurs du monde entier.

Depuis le commencement de PickPackGo, nous avons mis tout en œuvre pour écouter les attentes et besoins de notre communauté, afin d’adapter les fonctionnalités de notre application.

Nous avons la nécessité de trouver des financements externes pour poursuivre et accélérer notre développement.

Merci beaucoup de ce dialogue!

 

 

https://www.pickpackgo.co/


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Vous êtes la Fondatrice de “Terre de Monaco”. Décrivez en quelques mots le concept.
Terre de Monaco s’est fixée comme mission d’instituer l’agriculture urbaine, en particulier des potagers écologiques de fruits et légumes, en pleni sol et sur les toits des bâtiments Monaco et ainsi que dans d’autres pays. Nous commercialisaons les produits issus de ses exploitations sous notre propre label. Grace à notre bureau d’étude, nous proposons de concevoir, d’aménager et d’entretenir des potagers partout et pour tous.

Quelle est la valeur ajoutée de la conpcetion de votre business?
Nous travaillons beaucoup avec l’éducation nationale cette année nous avons cette école en charge où nous faisons des cours en interne ou alors les enfants viennent aussi dans nos potagers. Nous recyclons du fumier de tortue et notre camionnette est électrique. C’est un geste durable fort qui limite le transport des aliments, l’emballage des produits et qui surtout fait la promotion du bon goût et d’un art de vivre sain !

Vous êtes une ancienne sportive de haut niveau suisse. Pourquoi et comment vous êtes passé du sport à l’agriculture urbaine?
J’ai aussi fait une école supérieure de commerce et après j’ai travaillé aussi dans les montres et j’ai créé mon propre centre de design effectivement c’est un parcours très atypique et qui ne mène pas à l’agriculture directement. Il y a quatres ans je me retrouvant dans une phase où je me posais des questions existentielles comme à quoi je sers quelle est ma mission quelles sont les vraies valeurs? Il semblait que j’avais tout mais que je n’étais heureuse.
Je me suis soigné par la terre, c’est devenu une forme de méditation. Je voyais à la fois un réel besoin et une réele opportunité. J’ai mis trois ans à créer la société d’une part parce que la structure économique n’existait pas mais également parce que j’ai du me former.

Est-ce que vous avez trouvé tout le savoir faire sur le marché?
Non, l’alimentation proposé acutellement par les grandes distributions est déplorablement pauvre. Je souhaite de la qualité nutritive et du goût ! Raison pour laquelle nous devellopons des techniques basées la bio-agriculture, agroforesterie et la permaculture. Je suis très fier du prix que nous avons obtenue en 2017 de la part du Gouvernement du tourisme et des congrès de Monaco pour la meilleure action éco-responsable de l‘année car cela démontre un changement de la vision.

Est-ce que vous travaillez prendant les quatres saisons?
Avec le climat de Monaco nous avons la chance de pouvoir cultiver toute l’année c’est effectivement un vrai plus.

Que récoltez vous?
Nous produisons toutes sortes de maraîchage mais nous mettons l’accent sur des produits oubliés, car souvent moins productif mais tellement délicieux. Un peu de fruits des aromates, des fleurs comestibles et des fruitiers.

Ces produits oubliés, vous les avez retrouvé comment?
Je vais chercher les graines dans des associations, des fournisseurs bio et des prives qui souhaitent conserver des variétés qui ne sont pas stériles pour garder nos recherches dans la diversité.

Quel volume traitez-vous actuellement?
En 2017 Nous avons produit 10 tonnes de légumes sur 1400 m².

À qui s’adressent votre récolte?
Cela dépend de l’emplacement du terrain si nous sommes sur l’emplacement d’un hôtel nous livrons gastronomique au restaurant si nous sommes au pied d’une tour d’habitation et bien nous livrons directement aux habitants.

Est-ce que vous impactez déjà la grande cuisine monnégasque? Que penses les chef des grands restaurant de votre démarche? Difficiles de convaincre?
Non, car ils cherchent avant tout la qualité pour leurs clients. Je travaille avec presque tous les chefs étoilés de Monaco. Nous avons l’honneur de figurer sur la carte des chefs. Se sont des collaborations riches et extraordinaires. Nous mettons toutes nos compétences à révéler au mieux leur talents.

Quelle est votre concurrence principale?
Je suis la seule agricultrice de la Principauté depuis plus 150 ans.

Donc, connaissons Monaco, et son gout de luxe, vous vous confrontez à ce qu‘il y a de meilleure au monde.
Manger une produit frais, goûteux et à haute qualité gustative c’est le vrai LUXE !

Quand on pense à Monacco, on pense plutot Casino et showbiz que tomates et haricots. Comment a été récu votre idée au début?
Il faut dire qu’au début on me regardait bizarrement une sorte de grande perche blonde qui souhaitait planter quelques tomates et des carottes. Comme ils ont vu que j’étais acharné et passionné et m’a donné l’autorisation.

Quel serait le menu idéal basé sur vos produits?
Alors une petite salade composée de différentes pousses de moutarde de couleurs violettes, quelques feuilles de salades tachetées, carottes de couleurs en dés, et évidement un grand panel de couleur de tomates ancienne sous forme de brouscetta accompagné de leur fleurs comestibles d’ails.
Ensuite une viande ou poisson avec un lit de blettes de couleurs et un navet boule d’or cuit en croûte de sel.
Pour terminé, une glace à l’oseille verte et avec quelques fraises mara des bois qui accompagnent.

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Tour Odéon3
Terre de Monaco
Terre de Monaco
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Comment voyez-vous l’avenir de «Terres de Monaco»?
C’est un modèle qui est reproductible dans d’autres pays. Nous y travaillons déjà en France en Suisse et en Belgique.
Il est important que les architectes pensent à l’agriculture urbaine au départ de leur projet afin d être parfaitement adapté.

Quels sont les lieux les plus insolites ou vous cultivez?
Ils sont tous extraordinaire et insolite. Nous avons aussi des poulets des ruches à côté d’une tour d’habitation où il y aurait l’appartement le plus cher du monde au dernier étage.

Y-a-t-il d’autres effets positives? Par exemple pour la faune ou pour l’architecture?
Notre projet amène de la verdure, de la biodiversité, une forme de recyclage et diminue la vétusté des toits. Quand on s’installe sur une parcelle on ne coûte rien et ils gagnent sur le coût d’entretien que peut occasionner cette parcelle. Plus la contribition au climat au sein du batiment. Maitenant le soleil tappe plus fort sur un toit que dans un champ. Et c‘est une protection naturelle contre des catastrophes naturelles et evidemment un potager bien entretenue est aussi très ornemental.

Et comment voyez-vous l’avenir de l’agriculture urbaine?
Grandissante, un vrai plus : écologique, productif et de bon sens.

Qui dit start-up dit difficultés pour des futurs entrepreneurs ou entrepreneuses une astuce ou une prière pour ceux ou celles qui se lanceraient?
Être profondément passionné !

Pour vous qu’est ce qui fait un bon entrepreneur(se) ou un mauvais(e) entrepreneur(se)?
Un bon entrepreneur est quelqu’un qui tombe et se relève à chaque fois pour avancer mieux.


Bernd Oliver BUEHLERBernd Oliver BUEHLERJanuary 5, 2018
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Abgefüllt in der Vulkaneifel in Deutschland, getrunken in aller Welt: Der Gerolsteiner Brunnen ist Anbieter der meist gekauften Mineralwassermarke auf dem deutschen Markt und vertreibt seine Produkte in über 30 Ländern – darunter in den Benelux-Staaten, den USA, Japan und Südkorea. Im Geschäftsjahr 2016 erzielte Gerolsteiner einen Absatz von 7,49 Mio. Hektolitern und erwirtschaftete einen Nettowarenumsatz von 276,6 Mio. Euro. „Mit unserer unbedingten Qualitätsorientierung und dem Anspruch, unterschiedliche Konsumsituationen zur Zufriedenheit unserer Kunden zu bedienen, konnten wir unsere Position als führende Mineralwassermarke in Deutschland bestätigen“, sagt Robert Mähler, seit April 2016 Vorsitzender der Geschäftsführung der Gerolsteiner Brunnen GmbH & Co. KG. „Wir möchten die Entwicklung der letzten Jahre fortführen und unsere Kunden jeden Tag neu für Gerolsteiner gewinnen“, so Robert Mähler.

 

Qualität, Transparenz und Nachhaltigkeit als Grundsatz

„Mineralwasser ist ein Naturprodukt, das auf eine intakte Umwelt angewiesen ist. Für uns ist es daher besonders wichtig, unsere natürlichen Ressourcen zu schützen“, so Ulrich Rust, Geschäftsführer Technik und Logistik sowie verantwortlich für Nachhaltigkeit bei Gerolsteiner. Daher setzt der Mineralbrunnen Umweltschutz gleich Produktschutz. Umfassende Maßnahmen zum Natur-, Landschafts- und Gewässerschutz gehören genauso zum Engagement wie der optimierte Einsatz von Energie und Verpackungsmitteln. 2013 hat Gerolsteiner eine Nachhaltigkeitsstrategie entwickelt, deren vier Säulen Gesundheit und 

Wohlbefinden, Quell- und Produktschutz, Umweltschutz und Soziale Verantwortung sind. In diesem Sinne wurde 2014 erstmals ein Nachhaltigkeitsbericht veröffentlicht, der den Status Quo, die Zielsetzungen und Fortschritte in den vier Bereichen dokumentiert, der zweite Nachhaltigkeitsbericht erschien 2016. Ein Beispiel für den hohen Qualitätsstandard und das Streben nach einer ganzheitlich hohen Qualität ist zudem die 2016 erfolgte Auszeichnung des Gerolsteiner Mineralwassers als „Premiummineralwasser“ durch das SGS Institut Fresenius. Für die Zertifizierung werden strenge Anforderungen im Hinblick auf Grenzwerte, Ressourcenschutz, Nachhaltigkeit in der gesamten Prozesskette und Qualitätsmanagement gestellt. Sie werden jährlich im Rahmen von Audits und Laboruntersuchungen durch das SGS Institut Fresenius geprüft. Über die zum Teil erheblichen Unterschiede bei der Mineralisierung von Mineralwasser können sich Verbraucher außerdem auf www.mineralienrechner.de informieren. Das Internetportal bietet Wissen über mehr als 1.000 in Deutschland erhältliche Wässer. Konsumenten haben so die Möglichkeit, Gerolsteiner mit anderen Wässern zu vergleichen.

Hohe Innovationskraft unter Beweis gestellt

Der Gerolsteiner Brunnen bedient alle relevanten Mineralwassersegmente in unterschiedlichen Verpackungsvarianten. Streng orientiert am Konsumentenwunsch schöpft das Unternehmen alle Möglichkeiten der eigenen Innovationskraft voll aus. Immer wieder überrascht Gerolsteiner mit innovativen Produkten und Verpackungen, wie zum Beispiel mit dem ersten PET-Mehrweg-Gebinde im deutschen Markt. Auf diese Weise ist Gerolsteiner zur beliebtesten Mineralwasser-Marke in Deutschland geworden und weltweit die Nummer eins unter den kohlensäurehaltigen Markenwässern. Die Marke ist vor allem für die beiden Varianten Gerolsteiner Sprudel und Gerolsteiner Medium sowie für das stille Mineralwasser Gerolsteiner Naturell bekannt. Mit dem Heilwasser St. Gero und dem 2016 eingeführten Gerolsteiner Heilwasser für eine gesundheitsbewusste jüngere Zielgruppe ist der Gerolsteiner Brunnen auch im Heilwassersegment gut aufgestellt. Abgerundet wird das Sortiment durch natürliche Erfrischungsgetränke auf Basis des Gerolsteiner Mineralwassers, darunter Gerolsteiner Fit und Gerolsteiner Moment sowie mit den Gerolsteiner Limonaden. In Sachen Verpackung setzt der Gerolsteiner Brunnen den Fokus auf PET- und Glas-Mehrweg, PET-Einweg ergänzt das Gebindeportfolio. 

Einzigartiger Geschmack

Seinen besonderen Geschmack verdankt das Gerolsteiner Mineralwasser der Herkunft aus der Vulkaneifel, einem Quellgebiet im Westen Deutschlands, das in seiner geologischen Beschaffenheit einzigartig ist. In der Region Gerolstein trifft Kohlensäure vulkanischen Ursprungs auf calcium- und magnesiumhaltiges Dolomitgestein. Dadurch entsteht ein Mineralwasser, das sehr reich an Mineralstoffen und Spurenelementen ist. Jeder Liter Gerolsteiner Sprudel bzw. Gerolsteiner Medium liefert von Natur aus 2.500 mg Mineralstoffe und Spurenelemente, so viel wie kaum ein anderes Mineralwasser. Da Gerolsteiner viel Calcium und Magnesium, zugleich aber vergleichsweise wenig Natrium, Chlorid und Sulfat enthält, schmeckt dieses Mineralwasser, trotz seiner hohen Gesamtmineralisierung, angenehm neutral und sehr erfrischend.

Geprüfte Qualität von der Quelle bis zur Flasche

Die Qualitätssicherung beginnt schon bei den Quellen. Wasserspiegel, Temperatur und Mineralisierung jeder einzelnen Quelle unterliegen ständigen Kontrollen. Darüber hinaus erfolgen umfassende mikrobiologische und chemisch-technische Untersuchungen, um die ursprüngliche Reinheit sicherzustellen – bis zu 300 Untersuchungen pro Tag. Dazu zählen auch die Überwachung der Füll- und Reinigungsprozesse, Umfeldhygiene und die Kontrolle der Inspektionstechnik. Qualitätssicherung beginnt bei Gerolsteiner immer an der Quelle und setzt sich über die Produktion bis hin zur Produktausstattung (Etiketten, Verschlüsse, Folien etc.) fort. Basis für das hohe Qualitätsniveau ist die Güte des natürlichen Mineralwassers aber auch das hohe technologische Niveau in Verbindung mit einem sehr hohen Automatisierungsgrad. Auch hier hat Gerolsteiner Brunnen in der Vergangenheit immer wieder seine Innovationskraft und Investitionsbereitschaft unter Beweis gestellt.

Gerolsteiner Brunnen GmbH & Co. KG

Vulkanring 54567 Gerolstein

Telefon: 06591-140

Web: www.gerolsteiner.de

 


Bernd Oliver BUEHLERBernd Oliver BUEHLERDecember 1, 2014
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Er ist einer der bekanntesten und erfolgreichsten Unternehmer Deutschland, und doch hat der Gründer der gleichnamigen Ernst-Prost-Stiftung seine Wurzeln nie vergessen. Geboren am 14. Februar 1957 als Kind einer Flüchtlingsfamilie, als Sohn eines Maurers und einer Fabrikarbeiterin. Die Verhältnisse waren ärmlich, wie so oft in den Zeiten, die der Zweite Weltkrieg hinterlassen hatte. Nach der Schulzeit absolvierte er eine Ausbildung zum Kfz-Mechaniker. Richtig durchstarten tut er erst, als er in den Vertrieb wechselt.

Er arbeitet sich zum Marketingleiter eines Autopflegemittel-Hersteller hoch. Anschliessend wechselt er 1990 als Vertriebschef und Marketingleiter zu LIQUI MOLY. Er übernimmt sukzessive die Firma für Motorenöle und Additive von der Gründerfamilie. 1998 wird er durch den Kauf der letzten Anteile zum alleinigen Inhaber und Geschäftsführer und schließt die Übernahme so komplett ab. Seine Firma ist inzwischen in mehr als 120 Ländern vertreten. Fleiß, Respekt, Demut, Lob und Dankbarkeit sind die Werte, denen er sich verschrieben hat.

Immer mehr Menschen wenden sich an ihn mit der Bitte um Hilfe. In Ernst Prost, der seine Wurzeln nie verleugnet noch vergessen hat, wächst die Idee einer Stiftung als Antwort. Mit 500.000 Euro fängt das menschliche Abenteuer an. Prost verwendet dafür den Großteil seiner privaten Ersparnisse. Zustiftungen und Spenden machen die Stiftung noch tatkräftiger. Gemeinsam mit den Erträgen aus dem Stiftungskapitalgrundstock stellen sie die Mittel für sämtliche Hilfsprojekte dar. Prof. Annette Schavan wird Schirmherrin der Ernst-Prost-Stiftung.

Das Unmögliche hat ihm noch nie Angst gemacht, deswegen möchte er dort helfen, wo keiner hilft. Unverschuldet in Not geratene Menschen liegen ihm, dem erfolgreichen Unternehmer, ganz besonders am Herzen. Aber Prost hat auch ein Herz für Kinder. So unterstützt die Stiftung auch den Verein Straßenkinder e.V., insbesondere das im Berliner Bezirk Marzahn-Hellersdorf gelegene Kinder- und Jugendhaus Bolle, mit 20.000 € pro Jahr. Sicherlich erfüllt sich hier das ehemalige Strassenkind einen Traum. Und behinderten Menschen hilft die Stiftung in Zusammenarbeit mit dem Verein “Mobil mit Behinderung e.V.” bei der Anschaffung behindertengerechter Fahrzeuge. Selten äußerst er sich zu seinen Motiven. Selbstdarstellung ist ihm fremd, das Eintreten für seine Überzeugungen nicht.

Was ihn aber am meisten wurmt, ist, nicht alle Anfragen, die es verdienen, positiv beantworten zu können. Prost stoßt an seine eigenen Grenzen. Umso wichtiger ist die externe Unterstützung. Die Stiftung ist als gemeinnützig anerkannt. Zuwendungen, egal ob Zustiftung oder Spende, sind steuerlich somit absetzbar und herzlich willkommen.

Bankverbindung der Ernst Prost Stiftung

Deutsche Bank AG

Konto-Nr. 190057000

BLZ 360 700 50

IBAN: DE92 3607 0050 0190 0570 00

BIC/SWIFT-Code: DEUTDEDEXXX


Bernd Oliver BUEHLERBernd Oliver BUEHLERNovember 27, 2014
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Prof. Dr. Dengel ist einer der führenden internationalen Wissenschaftler für Künstliche Intelligenz. Er ist Mitglied der Unternehmensleitung und Wissenschaftlicher Direktor am Deutschen Forschungszentrum für Künstliche Intelligenz (DFKI) in Kaiserslautern. Dort leitet er auch den Forschungsbereich Knowledge Management. Seit 1993 ist er Professor für Informatik an der Technischen Universität Kaiserslautern und Leiter der AG Wissensbasierte Systeme. Seit 2009 ist er auch Professor (Prof. h.c.) am Dept. of Computer Science and Intelligent Systems der Graduate School of Engineering an der Osaka Prefecture University. Von 1980 bis 1986 studierte Herr Prof. Dengel Informatik und Wirtschaftswissenschaften an der Universität Kaiserslautern. Danach arbeitete er im Siemens Forschungslabor in München und an der Universität Stuttgart wo er seine Promotion 1989 abgeschlossen hat. 1991 hatte er einen Gastwissenschaftleraufenthalt bei bei Xerox Parc in Palo Alto.

Herr Dengel ist Mitglied in diversen Advisory Boards, u.a. am Computer Vision Center (CVC) der University of Barcelona, am Center of Excellence on Semantic Technologies des MIMOS in Kuala Lumpur, am Center for Co-Evolutional Social Systems an der Kyushu University und bei der Intl. Conference on Document Analysis and Recognition (ICDAR). Im Jahre 2008 hat Herr Dengel an der Osaka Prefecture University das Institut for Document Analyis and Knowledge Science (IDAKS) mitgegründet. Darüber hinaus arbeitet er regelmäßig als Sachverständiger, u.a. für den Wissenschaftsrat der Bundesregierung und internationale wissenschaftliche Organisationen, wie z.B. den Research Council of Norway, die Dutch Science Foundation oder die Austrian Science Foundation.

In den letzten Jahren hat Herr Dengel einige wichtigen Funktionen wahrgenommen. So war er u.a. Mitglied der Arbeitsgruppe “Service- und verbraucherfreundliche IT” zur Beratung der Bundesregierung in Fragen der Informationstechnologie (IT-Gipfel), deutscher Vertreter in der ICT Prize Executive Jury des European Council for Applied Science (Euro-CASE), Lecturer des Joint Executive MBA-Studiengangs der Johannes-Gutenberg-Universität in Mainz, der University of Texas in Austin und der Dongbei University of Finance and Economics in Dalian, China und Mitglied im METTREC Planning Committee (Metadata/Text Retrieval Conference Committee) des National Institute for Standards and Technology (NIST) der USA. Neben einer Großzahl an Keynotes auf internationalen Tagungen und Konferenzen hielt Prof. Dengel eingeladene technische Vorträge an zahlreichen renommierten Universitäten und Forschungseinrichtungen. Dazu gehören das MIT, die Stanford University, PARC, UC Berkeley, UC Davis, CMU, ATR, MSR, Chinese Academy of Science und Google Research.

Er ist Gründer bzw. Initiator einiger erfolgreicher Start-Up Unternehmen, u.a. gründete der die Insiders Technologies und führte diese als Geschäftsführer zwischen 1999 und 2001. 2005 wurde ihm für eines seiner Gründerkonzepte der Preis „ Pioniergeist 2005“ verliehen. Andreas Dengel hat 11 Bücher verfasst bzw. herausgegeben und ist Autor von mehr als 240 international begutachteten und publizierten wissenschaftlichen Papieren, von denen einige einen Best-Paper Award erhalten haben. Darüber hinaus hat er mehr als 160 Doktor-, Diplom- und Masterarbeiten betreut.

Frage: Herr Prof. Dengel, was sind die Schwerpunkte Ihrer Forschung?

Das DFKI ist mittlerweile sehr groß und hat damit viele Schwerpunkte. Allgemein könnte man unsere Tätigkeit sicherlich unter dem Oberbegriff „Wissensbasierte Assistenzsysteme“ zusammenfassen, also einer synergetischen Partnerschaft von Mensch und Maschine, im Rahmen derer Maschinen diejenigen Aufgaben übernehmen, die sie besser, schneller oder kostengünstiger durchführen können als der Mensch. Das betrifft beispielsweise die Suche, Klassifikation, Filterung und Visualisierung großer Datenmengen, die automatische Erkennung von Kontext, also Ort, Zeit, Rolle, Interesse, Aufgabe, usw., um zielgerichteter helfen zu können, oder die multi-mediale Unterstützung des Menschen beim Erlernen von Fertigkeiten und Fähigkeiten. Es ist dabei wichtig, die Rolle der Maschine im Sinne eines antizipierenden Informationsbutlers zu verstehen, dass also die Rolle des Entscheiders nach wie vor beim Menschen liegt.

Frage: Bei Schachspielen bringen Maschinen inzwischen Schachweltmeister in wahre Bedrängnis, ja schlagen diese sogar immer wieder. Ist Rechenkapazität „Intelligenz“?

Man kann einem Computer ein gewisses Verhalten zubilligen, das intelligente Züge aufweist und das, mit dem Wachsen von Rechenkapazität und Datenmengen, immer stärker in unseren Alltag wirkt. Aber Intelligenz ist mehr als Prozessorleistung, was sich letztlich in den vielfältigen Facetten unseres Tuns wiederspiegelt, das weit über eindimensionale Zielverfolgung ohne Reflektion hinausgeht, also im Schach beispielsweise ohne das Bewusstsein, besser zu sein als der weltbeste Mensch.

Frage: Wie definieren Sie also „Intelligenz“?

Für Intelligenz gibt es keine anerkannte Definition. Je nach Forschungsdisziplin gibt es unterschiedliche Untersuchungsgegenstände und Interpretationen. Intelligenz umfasst aber sicherlich die kognitive Leistungsfähigkeit des Menschen, die in unterschiedlicher Ausprägung in unserem individuellen Verhalten erkennbar ist, also etwa, dass wir unsere Umwelt verstehen, sie sozusagen mit den mentalen Modellen unseres Gedächtnisses kurzschließen und daraus resultierend in Aktion umsetzen können, mit dem Ergebnis, dass wir unsere Fähigkeiten und Fertigkeiten erweitern und dazu lernen. Diese betreffen sprachlich-kommunikative, technisch-motorische oder aber optisch und akustisch wahrnehmende Kompetenzen genauso wie rechnerische oder ganz wichtig auch soziale.

Frage: Kann also „Künstliche Intelligenz“ durch die Steigerung von Rechenleistung mittelfristig erreicht werden? Oder ist dies eine Einbahnstrasse?

Es gibt Forscher, die davon ausgehen, dass vernetzte Rechenleistung in der Cloud, ist sie nur mächtig genug, ein Schlüssel dafür ist, damit Intelligenz und Denken von selbst entsteht. Dabei wird oft argumentiert, dass diese Form der Intelligenz nach evolutionären Maßstäben nicht mit der biologischen vergleichbar sein muss. Diese Argumentation lässt jedoch viele Fragen offen, denn Intelligenz macht sich, wie jüngste Experimente bei Tieren zeigen, nicht unbedingt an der Größe bzw. Menge der informationsverarbeitenden Einheiten fest.

Trotzdem lässt sich behaupten, dass die Verfügbarkeit von sehr viel Rechenleistung zu einer Art intellektueller Leistungsverstärkung führt, die in immer umfangreicher verteilt zur Verfügung stehenden und sich dynamisch verändernden Daten selbstständig Zusammenhänge und Anomalien entdecken oder Vorhersagen machen kann. Darin sind Maschinen bereits heute dem Menschen überlegen und stellen damit eine komplementierende „Künstliche Intelligenz“ dar, die aber mit perspektivischem subjektiven Denken nicht nichts gemeinsam hat.

Frage: Ist „Kreativität“ für Maschinen „erlernbar“ oder nur „kopierbar“?

Kreativität entsteht über das kognitive Abwägen von bewusstem Handeln in Verbindung mit spontanen und geplanten Zielen. Wie Kreativität zustande kommt, bzw. wie wir diese in ihren vielfältigen Ausprägungen gezielt messen können, wissen wir nicht. Daher können wir auch kein technisches System entwickeln, das spontan kreativ handelt. Dies schließt jedoch nicht aus, dass Maschinen kreatives Verhalten zeigen, denn durch die Anwendung von Algorithmen, z.B. auf große Datenmengen entstehen Erkenntnisse, die man ohne entsprechende Rahmenbedingungen nicht gefunden hätte.

Frage: In Science Fiktion-Filmen wie „I Robot“ oder „2001: Odysee im Weltraum“ werden Maschinen präsentiert, die so intelligent sind, dass sie sich über die drei Gesetze der Robotik (1: Ein Roboter darf einem Menschen weder Schaden zufügen noch durch Untätigkeit zulassen, daß ein Mensch zu Schaden kommt. 2: Ein Roboter muß den Befehlen der Menschen gehorchen, außer solchen Befehlen, die ihn in Konflikt mit dem ersten Gesetz bringen. 3:Ein Roboter muß seine Existenz verteidigen, solange er dabei nicht in Konflikt mit dem ersten und zweiten Gesetz gerät) von Isaac Asimov hinwegsetzen. Ist diese Angst berechtigt?

Es gibt heute Robotersysteme, die mit „Augen, Mund und Ohren!“ im technischen Sinne agieren und bedingt selbstständig Entscheidungen treffen, wie man am Beispiel von Robocup, also fußball-spielenden Roboterteams, sehen kann. Wahrnehmung, Handeln und insbesondere die daraus resultierenden Konsequenzen umfassend zu reflektieren und auf Asimov’schen Gesetze abzubilden ist für technische Systeme nicht möglich. Dies erfordert ganzheitliches Denken.

Frage: Gleichzeitig ist es aber so, dass die Rüstungsindustrie mehr denn je auf „intelligente“ Maschinen setzt, respektive die Erforschung vorantreibt.

Das ist richtig, denn Maschinen sind uns heute in vielen Bereichen bereits überlegen. Dies ist nicht nur in der Rüstungsindustrie gegeben, auch Technologien, die wir alltäglich nutzen, wie z.B. Google, setzen immer mehr auf wissensbasierte Ansätze. Nehmen Sie beispielsweise Watson, ein System von IBM, das in der amerikanischen Wissensshow Jeopardy die besten menschlichen Spieler der Show geschlagen hat. Hier wurden verschiedene KI-technologien kombiniert, um auf spontane Fragen große Textmengen nach Antworten zu durchsuchen. Watson hat das Duell zwar gewonnen, aber das System „wusste“ nicht was oder wozu es antwortet, noch konnte es sich über seinen Sieg freuen.

Frage: Werden Maschinen irgendwann den Menschen ersetzen?

Das tun sie bereits heute in eingeschränkten Bereichen: Sie fahren selbstständig Auto, sie fliegen Flugzeuge, spielen mit uns Schach, und es wird immer mehr Tätigkeiten geben, die intellektuelle Fähigkeiten betreffen, in denen wir mit Maschinen in sozio-technischer Kollaboration zusammenwirken. Menschsein bedeutet jedoch Vielfalt, Bewusstsein, Emotionalität, Glauben, Meinung, Ethik, alles Aspekte, die unsere Individualität prägen, die im Miteinander entstehen und Evolution genauso prägen wie Fortschritt und Innovation. Maschinen fehlen diese Fähigkeiten, ihre Wahrnehmung und ihr Handeln ist lediglich rational begründet.

Frage: Die Chipleistung steigt kontinuierlich an. Wann werden wir künstliche Intelligenzen im Alltag haben.

KI ist bereits alltäglich. Stellen Sie sich vor Sie hätten vor 25 Jahren zu Jemandem gesagt, dass Sie ein System hätten, dem Sie eine Adresse zurufen können und es Ihnen binnen Sekunden, die schnellste Route dorthin nicht nur berechnet, sondern Sie auch noch auf der Fahrstrecke zum Zielort auf die jeweiligen Abzweigungen und Ausfahrten mündlich aufmerksam macht. Für damalige Verhältnisse „magisch“!? Für uns heute ist dies eine Selbstverständlichkeit, da wir es durch seine Allgegenwärtigkeit verstehen bzw. zumindest als Technik akzeptieren. Ähnlich verhält es sich mit anderen KI-Technologien, die ich in Beispielen bereits genannt habe.

Frage: Wenn Computer Bewusstsein entwickeln, stellt sich dann nicht irgendwann auch die Frage nach Persönlichkeitsrechten für diese Bewusstsein?

Es gibt Menschen, die behaupten, dass Computer oder Maschinen ein Bewusstsein entwickeln können, also mentale Zustände erleben, sich selbst und ihre Umgebung empfinden. Wir wissen heute nicht was dieses „Selbstbewusstsein“ bei uns Menschen genau ausmacht bzw. wie wir es fassen können, Entsprechend sollte man nicht annehmen, dass wenn Computer Gefühle simulieren, auch solche haben. Wir sind weit davon entfernt, Bewusstsein, Gewissen oder erlebte Verantwortung auf eine Maschine zu übertragen.

Frage: „Ich denke, also bin ich“, bleibt also weiterhin das Privileg des Menschen?

Davon sollten wir auf absehbare Zeit ausgehen.

Frage: Sind die Ängste vor der Macht der Maschinen also unbegründet? Oder handelt es sich am Ende des Tages um die Angst des Menschen vor sich selbst, respektive seiner Schöpfung?

Die Macht der Maschinen und die Abhängigkeit und Angreifbarkeit, in der wir uns individuell und kollektiv befinden, ist allgegenwärtig und nicht ohne Risiken. Maschinen begleiten uns, zeichnen dabei alle unsere Bewegungen, Handlungen und Begegnungen auf, sie garantieren und kontrollieren unsere täglichen Versorgung und bilden die Grundlage für Kommunikation und Zugang zu Information. Wir sind also bereits abhängig von Maschinen, denn würden sie umfassend ausfallen, etwa durch einen Hackerangriff auf das Stromnetz, wie in dem Thriller „Blackout“ eindrucksvoll dargelegt ist, so würde Energie- Wasser- und Nahrungsmittelversorgung genauso versagen, wie Kommunikations- und Verkehrsinfrastruktur.

Frage: Gibt es für Sie bei der Erforschung der KI eine „Büchse der Pandora“?

In unserem Grundgesetz ist verankert, dass die Menschenwürde unantastbar ist, und dies gilt es insbesondere auch im Zeitalter von Big Data und Cloud Computing. Diese Menschenwürde muss insbesondere in virtuellen Medien verteidigt werden, wo über die immer vielfältiger zur Verfügung stehenden personenbezogenen Daten große Angriffspotenziale bestehen. Der unkontrollierte Austausch und die finanzielle Bereicherung auf Grundlage von privaten Daten ist eine neue Form des „Menschenhandels“. Allgemeiner gesprochen ergibt sich die „Büchse der Pandora“ also im Schaffen von Systemen, die in ihrem Gesamtverhalten nicht mehr beherrschbar sind, was allerdings nicht KI-spezifisch ist. Grundsätzlich können viele Technologien missbraucht werden, dies gilt nicht nur für die KI.

Frage: Um es nochmals auf den Punkt zu bringen: dass es irgendwann einen „Geist“ in der Maschine gibt, ist also komplett ausschließbar?

Meine Aussagen und meine Einschätzung sind eine Momentaufnahme, für die ich sagen kann, dass es auf absehbare Zeit keine Maschine geben wird, die über einen eigenen „Geist“ verfügt. Aber, wenn wir im 19. Jahrhundert behauptet hätten, dass jemand auf dem Mond spazieren gehen kann, dann hätten wir Spott und Häme geerntet. Eine Beurteilung was uns der technologische Fortschritt in Zukunft bringen wird, ist schwierig. Daher kann man solche Entwicklungen nicht ausschließen, denn was den Geist, das Selbstbewusstsein und Intelligenz ausmacht hört nicht beim biologischen System des Menschen auf. Die biologische und technische Evolution lässt noch viele Überraschungen erwarten.

Frage: Die USA setzen auf die digitale Revolution, Japan auf die Robotik. Und worauf setzt Europa?

Ich denke, man kann die technische Entwicklung nicht diskret auf die Welt aufteilen. Digitalisierung und Automatisierung haben viele Gesichter und spiegeln sich in ihren individuellen Bedürfnissen in den diversen profil-gebenden Branchen und Marktsegmenten einer Volkswirtschaft wider. Auch Deutschland und die EU haben entsprechende Initiativen in denen sie führend sind. Ein Bereich, in dem Deutschland sicherlich Vorreiter ist, betrifft die nächste Generation der Automatisierungs- und Produktionstechnik. Der Begriff „Industrie 4.0“, der übrigens sehr stark von DFKI geprägt wurde, bringt das Internet in die Fabrik und vernetzt Materialien, Maschinen, Produkte so miteinander, dass wir sie im Kontext von Entwicklung, Produktion und Vertrieb „smart“ miteinander vernetzen und damit effektiver und effizienter produzieren aber gleichzeitig Ressourcen schonen. Viele US-amerikanische oder asiatische Organisationen versuchen auf diese Welle mit aufzuspringen.

Frage: Wie bewerten Sie das japanische Wirtschaftsmodell?

Nun, das ist sicherlich nicht mein Spezialfach, aber durch meine vielen Reisen und Gesprächen mit meinen japanischen Kollegen und Freunden habe ich natürlich einen gewissen Eindruck gewonnen. Japanische Autos, Elektronik, Maschinen, Bürogeräte oder Kameras prägen das internationale Bild von Japan als moderne Industrienation und bilden wichtige Grundpfeiler der japanischen Wirtschaft. Japan hat sich mit diesen Produkten in den letzten 40 Jahren zwar international orientiert und positioniert, hat es aber gleichzeitig versäumt diese Öffnung nach innen zu vollziehen. Das japanische Gesellschaftssystem basiert auf harter Arbeit, guter Ausbildung und kollektivem Zusammenhalt, aber ist nach wie vor sehr traditionell und wenig international geprägt. Um im Wettbewerb mit den Nachbarn China und Korea, aber auch weltweit bestehen zu können, muss sich der Globalisierungsgedanke nicht nur im Bereich des Exports, sondern auch gesellschaftlich verankern, indem man internationalen Einflüssen offener gegenüber steht. So wird beispielsweise die englische Sprache selbst unter Studenten in den High-Tech-Segmenten der Universitäten weit unterdurchschnittlich gesprochen, oder internationale Arbeitskräfte tun sich, selbst bei sehr guter Qualifikation, schwer eine Anstellung bei japanischen Unternehmen in Japan zu finden.

Frage: Jean-Jacques Servan-Schreiber sprach in den 60er Jahren von der japanischen Herausforderung. Was können wir von den Japanern lernen?

Das japanische System basiert auf Höflichkeit, Vertrauen, Verantwortung und Zuverlässigkeit. Individuelle Bedürfnisse werden zugunsten der kollektiven Disziplin zurück gestellt. Nicht immer scheint dies plausibel und angebracht, denn es unterbindet Emotionalität und kreative Entfaltung, aber in manchen Bereichen wäre ein Stück davon auch in unserer Gesellschaft wünschenswert.

Herzlichen Dank für das Gespräch



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