Anthony PERUZZOAnthony PERUZZOJanuary 19, 2018
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La problématique du réchauffement climatique est au cœur des préoccupations mondiales. La mondialisation et l’industrialisation des régions du monde, n’ont cessé d’accroitre les émissions de gaz à effet de serre, accélérant ainsi le réchauffement climatique. Le protocole de Kyoto a été signé afin de ralentir ces émissions de CO2 et d’autres gaz polluants. Cet accord, instaure des quotas de carbone donnant naissance au marché du carbone.

Mais d’abord, qu’est ce que le marché du carbone ?

Le mécanisme de ce marché

L’objectif de l’accord est d’inciter les états et entreprises à réduire leur pollution atmosphérique, en instaurant des quotas, des « droits à polluer ». Un quota représentant la limite d’émissions de dioxyde de carbone autorisée (exprimée en tonne). Elle constitue l’unité d’échange et sa valeur dépend du marché d’échange. Si un état ou une entreprise dépasse son quota il est sanctionné. C’est pour éviter cette sanction que le marché du carbone existe.

Son fonctionnement repose sur le principe des marchés financiers à ceci près qu’il s’agit d’un système de négociations de gré à gré (sans intermédiaires). Il permet à des acteurs d’acheter les droits à polluer à des acteurs n’ayant pas atteint leur quota d’émissions de gaz à effet de serre. Ce système récompense donc les acteurs ne dépassant pas leur quota et pénalise par la même occasion ceux qui les dépassent.

Il existe deux types de marché :

  • Les marchés volontaires issus des propres volontés et politiques d’un pays
  • Le marché compensatoire (normalisé par le protocole de Kyoto).

Les marchés volontaires

Ce type de marché local permet, sur la base du volontariat, d’acquérir et de vendre des crédits d’émissions de CO2. Ces marchés ne sont donc pas soumis aux contraintes réglementaires internationales. Depuis 2008, les marchés volontaires se sont rattachés à l’initiative internationale REDD+ (Reducing Emissions from Deforestation and forest Degradation + carbone). Elle récompense les meilleurs « élèves » qui réduisent leurs émissions de CO2. A ce jour, il existe 5 marchés :

  1. Chicago Climate Exchange, depuis 2003
  2. Japan Voluntary Emissions Trading Schemes, depuis 2005
  3. Regional Greenhouse Gas initiative, depuis 2009 (dans 10 états du Nord-Est des Etats Unis)
  4. Midwestern Regional Greenhouse Gas Reduction Accord, depuis 2010 (dans 6 états du Mid-Ouest des Etats Unis + une province canadienne)
  5. Western Climate Initiative, depuis 2012 (dans 7 états du Mid-Ouest des Etats Unis + 4 provinces canadiennes)

Il existe également des projets de marchés volontaires en Nouvelle-Zélande, depuis 2009, en Australie, depuis 2011 ainsi qu’un projet de marché fédéral aux Etats Unis, depuis 2012.

Le marché compensatoire

Le marché compensatoire a vu le jour en 2005, suite aux engagements du protocole de Kyoto (1997). Cet accord international consiste à inciter les pays à réduire leurs émissions de CO2 tout en investissant dans les technologiques « vertes » afin de ralentir le réchauffement climatique. Ce protocole impose des quotas aux pays signataires. La différence avec les marchés volontaires, c’est la possibilité offerte aux pays et aux entreprises d’investir dans des projets écoresponsables en dehors de leur territoire national. Ainsi, l’Europe et d’autres pays du monde, se sont engagés à réduire de 20 % leurs émissions globales, d’ici 2020, à l’exception des Etats Unis.

Afin d’atteindre ces objectifs, l’Union Européenne a donc mis en place sa propre plateforme d’échange l’EU ETS pour European Union Emissions Trading Schemes. L’EU ETS est le premier marché compensatoire de carbone à regrouper différents pays avec des objectifs de réduction clairement définis. Ce marché regroupe 30 pays :

AllemagneFinlandeLiechtensteinRépublique tchèque
AutricheFranceLituanieRoumanie
BelgiqueGrèceLuxembourgRoyaume-Uni
BulgarieHongrieMalteSlovaquie
ChypreIrlandeNorvègeSlovénie
DanemarkItaliePays-BasSuède
EspagneIslandePologne 
EstonieLettoniePortugal 

Comment se porte ce marché aujourd’hui ?

Le marché du carbone

  • Environ 48,4 milliards € d’échanges de CO2 dans le monde en 2015
  • 9,94€ : le prix moyen du carbone dans le monde
  • 6,2 milliards tonnes des émissions de CO2 dans le monde en 2015
  • 3/4 des échanges internationaux de quotas carbone sont dans l’EU ETS
  • 1750 Mt émis en 2016 par L’EU ETS, soit une diminution de 3% en un an

50% des émissions de l’ETS EU proviennent de l’électricité en 2016

Malgré les mesures prises et les accords signés par de nombreux pays, les objectifs ne sont pas remplis. Ces marchés devaient inciter les pays et entreprises à réduire leurs émissions tout en investissant d’avantages dans les énergies vertes, mais c’est tout l’inverse qui se produit.

Mais pourquoi le marché du carbone n’est-il pas aussi efficace ?

Les dérives et les menaces

Les marchés locaux ou nationaux émergents, trop décentralisés, ne sont pas soumis aux directives du protocole de Kyoto. Ce manque de contrôle entraine un affaiblissement des marchés surveillés comme l’EU ETS. Cette différence de contrôle pousse certaines entreprises à délocaliser leurs sites industriels « polluants » vers ces pays non soumis aux directives.

En conséquence un surplus d’offre carbone de 2 milliards s’est créé en Europe. De nombreuses entreprises sont en dessous du quota, l’offre devient plus forte que la demande, faisant ainsi descendre le prix du CO2. Une entrée massive de crédits carbone internationaux de Kyoto a accéléré ce surplus avec comme unique acheteur l’Europe. Ni la Chine, ni les Etats Unis, les deux premiers pollueurs avec respectivement 10,96 Mdt et 5,17Mdt en 2016, n’ont intégré ce système.

Les directives d’incitation aux énergies renouvelables comme le MDP (Mécanisme de Développement Propre) ont accru ce surplus. La diminution des émissions de carbone reste, dans ce cas, suspicieuse car les moyens de contrôle sont insuffisants.

Enfin, les affaires de fraude déstabilisent le marché du carbone. Le « carrousel », une fraude à la TVA et la falsification de la quantité d’émissions de carbone provenant de l’Ukraine, rendent le marché carbone structurellement inefficace. La vérification des émissions de carbone est moins en moins réalisée au fil des années, comme le montre le graphique ci-dessous concernant les pays de l’Union Européenne. On peut donc supposer que les autres régions et pays du monde en font autant sur la véracité de leurs émissions

marché du carboneCe marché est-il en péril ?

Conclusion

Les initiatives et l’émergence de différents marchés carbone, illustrent la prise de conscience des pays du monde sur les enjeux écologiques et climatiques.

Malheureusement, les systèmes de marché mis en place pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et favoriser l’utilisation d’énergies renouvelables ont été pervertis par certaines entreprises et pays pollueurs n’assumant pas leurs responsabilités. Pour que le marché du carbone n’explose pas, il faudrait rétablir un prix cohérent de la tonne de carbone estimé à 60$ pour rétablir l’équilibre et améliorer significativement les moyens de contrôle des émissions de carbone afin d’éradiquer les contournements et les fraudes.

Espérons que ce marché ne parte pas en fumée pour le bien de la planète.

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Anthony PERUZZOAnthony PERUZZOJanuary 3, 2018
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[vc_row][vc_column][vc_column_text]Nowadays, we live older than before thanks to technology and medical advances. However, new diseases such as NASH are discovered. Scientists, describe NASH as the pathology of the century.

What is Non-Alcoholic SteatoHepatitis (NASH)?

Non-alcoholic SteatoHepatitis (NASH) is a damaged liver inflamed.

It’s caused by a build-up of fat in the liver. The fat can cause inflammation and damages cells in the liver which can not work as well as it should.

NASH can cause scarring of the liver, which leads to cirrhosis (stage 4)

This disease has similar impacts as long-term, heavy drinking without alcohol abuse.
Something in their environment that triggers the inflammation or it can be genetic. But there are risk factors too:

  • Obesity
  • Insulin resistance and type 2 diabetes
  • High cholesterol and high triglycerides
  • Metabolic syndrome

Diagnostics

To see if fat is building up in liver, doctor do tests such as: blood tests, abdominal ultrasound, CT /MRI scan and liver biopsy

Treatment

Nowadays there is no treatment for NASH. But some solutions are reducing the total cholesterol level:

  • Losing 3% to 10% of total body weight can make a difference
  • Control diabetes
  • Exercise regularly

The NASH Market

Seven countries are mainly concerned: USA, Canada, Japan, UK, France, Germany and Spain. In America alone, 6 million persons were affected and diagnosed in 2015 and 600 000 among them have a cirrhosis.

There are currently more than 150 studies about NAFLD and NASH and experts predict that between 2015 and 2026, people affected will increase about 40 %.

This market is estimated to 35 $ billion in 2022-2023 and 45 $ billion in 2026. There are three major candidates for the release of a treatment in 2020: Intercept, Genfit, Allergan and more than 50 other bio-pharma companies.

Why bio-pharma are interested about NASH?

Bio-pharma are focusing on the development of a treatment because the diseased concern a lot of people who have a great purchasing power (more than 1 billion todays, in the world). This is a “juicy” market.  Indeed, being the first one to release a treatment against NASH in 2020, can make them reach about 5 to 9 billion of profits per year. These profits can be explained by the cost of liver transplant: 790 000 $ in the final stage. On the other hand, NASH treatment, which prevent the stage final cost only 14 000 $. So patients and governments (aid, care) can save 776 000$.

There is also a good opportunity to be recognized. For small labs or biotechnological companies, it is a way to be known and develop a partnership with the big pharmaceutical companies. Thus they will rise money in order to expand their activity field and complete their projects. For big pharmaceutical companies it is a good opportunity to make more money and take market shares from competitors. They can penetrate new markets and new areas.

But will this market be the expected success or will it be reduced and limited to the highest stages (3 and 4)?

Conclusion

With the ageing of the population and the countries’ developing (industrial aliments), we can think NASH disease will progress along years. Fortunately, the NASH race will end very soon for both patients and bio-pharmaceutical companies’ happiness.

Moreover, if we want to limit the NASH expansion, we have to change our diet (less sugar and fat) and checking more often our health thanks to connected objects.

 

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  • https://www.webmd.com/digestive-disorders/tc/nonalcoholic-steatohepatitis-nash-overview#1
  • http://www.nashbiotechs.com/analyse-des-biotechs-dans/presentation-de-la-nash/ce-que-lon-sait-sur-la-nash.html
  • http://www.centre-hepato-biliaire.org/maladies-foie/nash.html
  • http://www.slate.fr/story/103349/epidemie-cirrhose-foies-gras-sucre
  • https://medcitynews.com/2017/05/report-nash-market-increase-fortyfold-2026/

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Anthony PERUZZOAnthony PERUZZONovember 14, 2017
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Les évolutions de l’économie vers la révolution numérique

L’émergence et la multiplication des Startups de type Uber, Airbnb, What3Words répondent aux besoins des consommateurs ou aux failles ouvertes pas les acteurs actuels du marché. Prenons l’exemple de Uber qui a vu le jour pour satisfaire les déçus des taxis à qui leurs reprochent notamment l’absence de géolocalisation, le prix ou la qualité du service.

Cette révolution numérique associée à l’économie dite collaborative est construite sur le principe du gagnant-gagnant. Elle offre aux clients une connaissance des prestataires de service (note sur la qualité, fréquence…) et surtout un meilleur prix. Par conséquent, les anciennes structures telles que la SNCF, les banques, les assurances, les hôtels, les taxis… sont mises en danger par ces évolutions. Pour survivre elles doivent s’adapter et revoir leur modèle : c’est le principe même de la sélection naturelle. Certaines de ces institutions voient cette révolution numérique comme une concurrence déloyale et donc comme un manque à gagner. La concurrence n’est pourtant pas un mal en soit, c’est l’occasion de se remettre en question pour progresser. Elle permet de se repenser et d’augmenter la qualité de ses services pour évoluer et surpasser ces concurrents.

Les 3 grandes révolutions de l’économie

  • L’ordinateur améliorant les calculs et l’automatisation
  • Le conteneur, améliorant le transport de marchandise
  • Internet améliorant l’accès aux services et aux produits.

En revanche, cette dernière a créé une bulle entrainant une crise et des pertes colossales pour les investisseurs.

Pour contrer cette dernière révolution technologique qui leur était défavorable, les Etats Unis ont décidé de mener une révolution de l’économie dite physique, c’est-à-dire immobilière. L’effet escompté ne s’est pas produit, bien au contraire elle a entrainé en 2008 une des plus grandes crises financières mondiales.

La mondialisation des émergents

La naissance des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et South Africa) solidarise les pays émergents face aux pays développés menés par les Etats Unis. Les BRICS et en particulier la Chine adoptent une stratégie économique tournée vers le frugal pour rattraper les pays développés. Les Etats Unis ont tenté de se lancer dans cette stratégie du « faire mieux avec moins » mais sans la respectée.

La Chine : le leader des pays émergents et ses limites

La Chine a ouvert ses frontières et ses accords commerciaux avec pour volonté d’intégrer les pays industrialisés. Son l’objectif principal est que le Yen appartienne aux DTS (droits des tirages spéciaux) pour que sa monnaie devienne une monnaie de référence au sein du FMI et ainsi avoir un poids sur la politique monétaire internationale. De nombreuses négociations concernant leur plan d’expansion et de financement ont échouées, notamment à cause de leur exposition aux menaces financières dues à la détention d’une partie de la dette des Etats Unis. La Chine a créé des banques : New Development Bank (NDB) et Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB) avec l’aide des autres pays émergeants sur le principe du gagnant-gagnant. Ces créations leurs permettent de se protéger et d’assurer leur développement sans avoir besoin du consentement des pays industrialisés

Il faut noter que la croissance de la Chine de ces dernières années a entrainé l’apparition de classes moyennes et par conséquent la montée des salaires. Cette croissance a également provoqué une forte hausse de la pollution. Ces deux principaux éléments menacent le modèle de croissance économique à long terme. Elle doit donc revoir son plan de croissance économique, car elle assume la lourde responsabilité de leader des pays émergeants.

Etats Unis et Chine : la lutte des mondialisations

D’un côté les Etats Unis leader des pays industrialisés et de l’autre la Chine leader des pays émergeants. Mais qu’est ce qui les différencie ?

USA

Chine

Main d’œuvre qualifiée à haut coûtMain d’œuvre peu qualifiée  à faible coût
Une monnaie forte et de référence mondialeÉconomie tournée vers l’inclusion sociale et la durabilité
Délais de résultats des politiques économiques: en annéeDélais de résultats des politiques économiques : en décennie
Meilleure gestion de l’offre/demandePriorité sur la demande interne et externe
Meilleure gestion de l’informationApparition de déca cornes
Avancée technologique de premier rangAbondance de main d’œuvre

 

Des frictions apparaissent notamment sur le transport de marchandise par voie maritime, mais aussi entre poids lourds des sociétés de révolution numérique avec Uber et Didi sur le marché des VTC en Chine. Ces oppositions vont jusqu’aux accords d‘échange dans les différentes régions du monde.

La zone Euro entre les deux mondialisations

Quelle est la place de la zone Euro entre la mondialisation américaine et chinoise ?

L’enjeu n’est pas monétaire, avec une éventuelle guerre € / $ mais plutôt une politique économique commune malgré les disparités des différents pays de la zone euro.  En effet, il existe un véritable déséquilibre de croissance entre les pays du nord et les pays du sud. La politique économique des pays du nord est poussée par la recherche et l’innovation tandis que celle des pays du sud se concentre sur le logement et l’activité économique intérieure. La protection de ces pays face aux menaces extérieures rentre également en ligne de compte.

La zone euro chahutée

Les événements de ces dix dernières années ont fortement secoué la zone euro. La crise de la dette grecque (due au laxisme sur le contrôle des revenus déclarés), puis le Brexit qui est toujours d’actualité malgré l’adoption du plan de sortie. Ces événements ont des causes intrinsèques à leurs pays mais des répercutions dans l’ensemble de la zone euro.  La zone euro doit gérer l’arrivée massive de migrants. 4000 nouveaux migrants arrivent chaque jour en majorité d’Afrique et du Moyen-Orient. Cette situation fragilise l’Europe qui doit trouver des solutions pour les accueillir et les intégrer dans une région industrialisée où les emplois sont orientés vers des postes de plus en plus qualifiés.

Les chantiers de la France

La crise des subprime et les événements précédemment évoqués ont considérablement affaiblie la France. Malgré une croissance qui est repartie à 1,1% en 2015 après 0,2% en 2014, la France reste fragile.

Notre pays a pour projet de renouer avec le plein emploi, au moyen de contrats aidés qui encouragent ses entreprises à embaucher. Malheureusement les réformes engagées par le précédent quinquennat n’allaient pas dans ce sens.  Par conséquent, les entreprises du CAC 40 investissent et délocalisent à l’étranger pour obtenir une plus grande rentabilité. En effet, la pression des actionnaires perdure quant à leurs attentes de dividendes.

S’ajoute à cela, les problématiques des PME et de l’émergence des startups. En effet, les PME ne se contentent pas de leur marché intérieur et dépendent également des exportations. Cela s’explique par le poids important de leurs charges sociales (cotisation salariale, RSI) et les conditions difficiles dans lesquelles elles évoluent (réglementations drastiques, délais de paiement excessif, crédits…). Le nombre de Startups, est lui en constante augmentation et la France se doit d’assurer leur développement en limitant au maximum la destruction d’emploi (changement de consommation, nouvelle technologie…).

Le raffinement et le charme à la française continuent de jouer en sa faveur, ce qui lui permet de rester un pays attractif (tourisme, marques de luxe, restauration…). La France peut également compter sur sa main d’œuvre hautement qualifiée, notamment grâce à ses ingénieurs reconnus dans le monde entier pour leur expertise.

La France dans ce système de bi-mondialisation

La France a noué des liens forts avec la Chine, par des accords commerciaux et l’ouverture du capital d’entreprises françaises aux investisseurs chinois, parmi lesquelles compte la société Club Med. La Chine continue ses investissements dans notre patrimoine et savoir faire français, avec les achats de vignobles, d’hôtels, de châteaux…

La France possède aussi un fort potentiel de développement stratégique et économique en l’Afrique qui compte une cinquantaine de pays francophones. L’absence de pôles de croissance conséquents dans cette région du monde, ouvre à la France l’opportunité de développer l’économie avec ces pays émergeants en unissant ce continent fractionné. Nous pouvons même envisager une future banque de la francophonie comme l’AIIB Chinoise.

Conclusion

Malgré, les crises financières et les évolutions technologiques, la France reste armée pour renouer avec une croissance forte grâce à sa place stratégique son expertise en matière de nouvelles technologies. Elle possède déjà des accords stratégiques avec les deux leaders des mondialisations, sans oublier sa french touch.

Et demain, quelle sera sa stratégie privilégiée ?

Un rapprochement avec les Etats Unis et/ou vers la Chine et les pays émergeants ?

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Anthony PERUZZOAnthony PERUZZOOctober 31, 2017
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Rétrospective

Le terme « voiture de collection » est apparu dans les année 1930 quand des clubs de collectionneurs ont vu le jour, principalement en France et en Angleterre. Comme toute collection, une cote permet l’échange ou la vente du bien compte tenu de sa valeur de référence.

Pour évaluer le prix d’une voiture de collection par rapport à sa cote, il faut prendre en considération plusieurs critères :

  • L’état du véhicule (authentique / restauré / abimé)
  • L’année de mise en circulation de la voiture
  • L’origine et l’historique de la voiture (propriétaire, palmarès du modèle)
  • La tendance du marché
  • L’usage du véhicule (professionnel / particulier)

Pour encadrer le mouvement des voitures de collection, la FIVA (Fédération Internationale des Véhicules Anciens) a vu le jour en 1966. Elle rassemble aujourd’hui plus de 85 organisations membres, réparties dans 62 pays. Représentant ainsi, plus de 1,5 millions d’amateurs. Ses missions consistent à :

  • Protéger les véhicules anciens (législation, utilisation)
  • Préserver leur historique (dossiers, référencement, archives)
  • Promouvoir le mouvement (salons, forums, événements internationaux)

En 2008, la FIVA a redéfini les conditions d’éligibilités concernant le seuil d’accession au titre de voiture de collection. Ainsi, depuis le 1er juillet 2009, date de mise en application de la réforme, une voiture peut obtenir la mention “de collection” sur son certificat d’immatriculation si la date de sa première mise en circulation est supérieure ou égale 30 ans (contre 25 ans auparavant). Il existe aujourd’hui 2 principales catégories :

  • Old-Timer ou Classic Car (voiture immatriculée avant 1980)
  • YoungTimer (voiture immatriculée entre 1980 et 1999)

Mais comment les investisseurs recherchent et achètent un véhicule de collection ?

La recherche et l’achat

Rendez vous sur ce site www.lva-auto.fr avoir une vision de la cote des voitures qui vous intéressent.

Pour acheter une voiture de collection, vous avez le choix parmi les hôtels des ventes, les concessionnaires spécialisés et les particuliers. Passer par un professionnel, vous confère une traçabilité et une garantie quant à l’état de la voiture de collection, même si le prix d’achat sera de 10 à 15 % plus cher par rapport à un achat en direct (entre particuliers).

Attention cependant car lors des ventes aux enchères, vous ne pourrez pas essayer la voiture avant la vente.

Concernant le budget, les prix peuvent aller de 10 000 à plusieurs millions d’euros. À cela, il faut bien sûr ajouter les frais d’assurances, d’entretiens…

Mais pourquoi un tel engouement pour les voitures de collection ?

Les raisons de l’engouement

Plusieurs facteurs expliquent cette croissance du marché des voitures de collection. Tout d’abord, l’accroissement des richesses booste le marché des voitures de collection (sauf en Chine dont le pays en bloque l’importation). En effet, cet investissement est un symbole de réussite qui attire les « nouveaux riches » tout en leur permettant de se constituer un patrimoine.

A cela s’ajoute le désaveu de nombreux investisseurs pour les marchés financiers, ouvrant ainsi la porte à d’autres marchés. Effectivement, les gens préfèrent investir leur argent dans le réel (immobilier, art, vin, montre, voiture de collection). Même si ces marchés sont moins liquides, ils restent des valeurs refuges, surtout dans le cas de crise financière.

Autre raison, le manque de personnalité des véhicules actuels et leur non fiabilité. L’émergence du « tout électronique » à certes amélioré la conduite, mais elle a multiplié les pannes et réduit la durée de vie des véhicules.

Enfin, l’un des principaux atouts de ce marché, ce sont les plus-values dégagées par la revente. En effet, les modèles les plus anciens se font de plus en plus rares et il y a de plus en plus d’amateurs dont le souhait est de posséder ce type de bien. Cela entraine une inflation du marché des voitures de collection et une hausse de la spéculation sur les modèles d’exception. Un investisseur ayant placé son argent entre 2004 à 2014 a pu obtenir une appréciation de sa voiture de collection de près de 180%. L’un des facteurs de cette spéculation est la date de la levée du blocage sur les importations chinoises qui reste inconnue.

Mais quels sont les inconvénients liés à la voiture de collection ?

Contraintes
Cet investissement possède quelques inconvénients liés au fait qu’il s’agisse de voitures. La première contrainte est l’entretien qui peut être coûteux. En fonction de la valeur et de la rareté de la voiture, les pièces et les montants des révisions peuvent devenir onéreux et réduire la plus-value finale de l’investisseur.

Ajoutez à cela, le stockage de cet investissement. En effet, pour protéger votre voiture de collection des imprévus et des intempéries, il faut la garer dans un parking couvert, de préférence privé et sécurisé.

Autre contrainte, la faible liquidité du marché des voitures de collection en cas de décote brutale ou de chute. Un investisseur désirant réduire la dévalorisation et ainsi la perte, va chercher à vendre le plus rapidement possible. Mais, la contrepartie n’a pas toujours des liquidités immédiates.

Et aujourd’hui, que vaut le marché des voitures de collection ?



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