Alexandre CAMPOSAlexandre CAMPOSJuly 28, 2018
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Le côté humain ou animal des salles de marchés demeuraient primordiale dans le monde du trading. De nos jours, l’informatique et les mathématiques sont omniprésentes en front office. Dans cette guerre contre le temps, certains acteurs du marché dénoncent de plus en plus une véritable « course à l’armement », rendant impossible l’intervention de petits acteurs et créant ainsi des distorsions de concurrence.

The Hight frequency Trader ou le trading haute fréquence utilise de puissants ordinateurs incluant des algorithmes permettant de sélectionner et opérer d’infime mouvement de marché avec un ordre de temps proche de la milliseconde. On peut avoir jusqu’à 1000 exécutions à la seconde.

Le but étant de tirer profit de très faible écart de prix sur les valeurs des systèmes de titres, c’est une forme de scalping. Cette forme de Trading qui s’est fortement développé depuis quelques années suscite énormément d’engouement, comme pour Goldman Sachs qui n’a quasiment plus de trader à New York, mais aussi beaucoup de questions pour les gestionnaires, les investisseurs et surtout l’AMF. En effet, il est difficile pour l’AMF d’établir ce ratio car les traders HF ne sont pas tous membres de marché et l’AMF n’a accès en direct qu’à l’identité des membres de marché responsables des ordres et des transactions, non des clients finaux.

Le débat est grand autour de cette forme apparente de Trading. Certains estiment qu’il apporte de la liquidité via le market-making et l’arbitrage ainsi qu’une certaine efficience de marché par le biais d’un équilibre de prix entre place et valeurs liées.

Ses détracteurs dénoncent une liquidité « fantôme », l’instabilité permanente du carnet d’ordres introduirait une incertitude structurelle dans le trading (un ordre est déjà obsolète au moment où il est envoyé) qui est un obstacle à l’éfficience.

Schéma : Source AMF

De plus, les autorités de marché commencent à hausser le ton. Ainsi, l’AMF a récemment fait état d’un rapport accablant sur ce type de trading, dénonçant notamment les menaces « d’intégrité du marché dès lors que les stratégies de trading sont détournées de leur objectif initial pour être utilisées à des fins de manipulation de marché ». 

Nous notons dorénavant l’apparition depuis quelques années l’apparition d’un système similaire au trading haute fréquence : Les robots advisors.

Provenant pour la plupart et surtout en France de FinTech (Financial Technology), soutenus par l’AMF et l’ACPR, cela marque une rupture pour les particuliers concernant leurs investissements et leurs conseillés.

Notons que les robots sont déjà bien établis en finance de marché comme énoncé ci-dessus. Pour les acteurs de la finance de marché, ces robots sont une réalité indéniable prenant entièrement partie dans l’ère du digital (BigData).

Les banques ont donc ouvert cette possibilité aux investisseurs particuliers afin de retenir à moindre cout les clients peu rentables, attirer de nouveaux clients via une délégation des transactions automatisé et fluidifié à travers ces robots et leurs algorithmes.

Les possibilités sont nombreuses pour une gestion de portefeuille, une définition du marché et du profil de risque permet alors de laisser libre cours au robot qui traitera les ordres automatiquement. Qui sera pris alors pour responsable d’une mauvaise gestion, une perte de capital ou un mauvais arbitrage. La banque, le quant ou l’investisseur ? de nombreuse question restes présente concernant ces robots attrayant, avide de gain mais encore plus la plupart inefficient sur des sites frauduleux.

En résumé, les robots permettent pour les acteurs financiers un trading haute fréquence permettant une exécution automatique sur des milliers d’ordres au quotidien, néanmoins il nécessite une vigilance de tous les instants ainsi que des personnes hautement qualifiées en mathématiques et en informatique pour repousser un peu plus chaque jour les limites de la finance. Ce système fut une ouverture aux Fintech et un développement de l’offre bancaire et financière pour les investisseurs particuliers à travers des robots pouvant gérer un portefeuille d’actif en achat/vente de façon algorithmique.


Alexandre CAMPOSAlexandre CAMPOSNovember 28, 2017
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Tout le monde aujourd’hui connait l’existence des crypto-monnaies principalement grâce au Bitcoins. Ce phénomène virtuel a donné place à un important marché de devises numériques, aussi bien en market cap, qu’en nombre existante.

Nous parlerons dans cet article du Ripple, la monnaie phare du moment. Le projet ripple provient de l’entreprise RipplePay apparut en 2004. Ce projet était porté sur la création de monnaies local au sein de différentes communautés.

Après l’apparition du Bitcoin en 2012, une nouvelle société du nom de Ripple labs voit le jour, celle-ci est à l’origine de l’émission du token Ripple (XRP). L’idée première est alors de simplifier les transferts d’argent à l’international en s’appuyant sur des serveurs décentralisés, en ayant une vision de monnaie de compensation, non de paiement afin de faciliter les transactions et les rendre moins couteuses. “Le but est de s’affranchir de ce que l’on appelle les pairs dans le marché des devises. Au lieu de d’échanger un dollar américain en euro, on va échanger un dollar en XRP puis passer du XRP à l’euro”, explique Alexandre Stachtchenko, cofondateur.

Pour les particuliers, l’achat du Ripple est simplement motivé par l’aspect spéculatif et liquide de celui-ci, en effet ils ne peuvent pas s’en servir sur le réseau Ripple, l’utilité intrinsèque est donc nul.

Le ripple provoque un fort engouement depuis quelques semaines, il apparait pour certains comme le remplaçant du système SWIFT.

Cette forte demande de la part des utilisateurs/spéculateurs à propulsé le ripple en tant que deuxième cryptomonnaies (Capitalisation environ 145 milliards de dollars) après le bitcoin.

Son prix demeure aux alentours de 3 dollars, le ripple à vue son cours augmenter de 60 000% en un an.

Concernant le protocole utilisé, la blockchain Ripple ne fait pas appel à des mineurs permettant de valider des blocs de transactions via d’important calculs contrairement aux Bitcoins ou l’Etherreum. Dans la blockchain Ripple, la totalité des tokens est déjà pré-minée (tous sont déjà créés, mais seuls 40% environ sont en circulation sur le marché, les autres étant bloqués dans un séquestre informatique) et les transactions sont validées grâce à un système de vote.

Ce système pose néanmoins quelques questions, le domaine idéologique, cela serait donc une cryptomonnaies qui sert les systèmes bancaires. De plus, ce système rapide dévoile une sécurité plus faible.

Un dernier point me semble important sur la critique, le fait qu’une grande majorité des ripples soit détenue par seulement quelques personnes (Ripple Labs en détient 60% et les deux anciens CEO 20%) pose un problème de dépendance.

“Au-delà du fait que ces personnes contrôlent de facto le marché, imaginez si dans 20 ans la technologie était utilisée par toutes les banques. Le pouvoir qu’auraient ces gens sur l’économie mondiale poserait un sérieux problème”, souligne Alexandre Stachtchenko.

L’autre cofondateur Chris Larsen est virtuellement devenu jeudi 4 janvier le cinquième homme le plus riche du monde. Avec une valorisation de son patrimoine dépassant les 59 milliards de dollars, il double même le patron de Facebook Mark Zuckerberg. Chris Larsen détient 5,19 milliards de XRP (la monnaie virtuelle de Ripple) et 17% des parts de l’entreprise. Le XRP a atteint un plus haut historique à 3,82 dollars alors qu’il s’échangeait encore 0,25 dollar mi-décembre, soit une progression de 1.428% en trois petites semaines.



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