Alassane MBENGUEAlassane MBENGUEJuly 19, 2018
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L’effet de levier peut être présenté très rapidement dans son principe. Son mécanisme tient à deux propositions :

La rentabilité des fonds propres est accrue par un recours à l’endettement financier si et seulement si la rentabilité des actifs est supérieure au coût des dettes ;

Cette augmentation de rentabilité a pour contrepartie une augmentation du risque financier de l’entreprise, qui croît avec le niveau des dettes de l’entreprise.

Principe de l’effet de levier

L’effet de levier explique le taux de la rentabilité des capitaux propres en fonction du taux de rentabilité de l’actif économique et du cout de la dette.

L’ensemble des capitaux apportés par les préteurs et les actionnaires finance l’ensembles des emplois, c’est-à-dire l’actif économique ; ces emplois dégagent un résultat d’exploitation qui se répartit ensuite entre les frais financiers (rémunération des prêteurs) et le résultat net revenant aux actionnaires.

En fait lorsque l’on compare la rentabilité des capitaux propres et la rentabilité économique (après impôt pour être homogène), on s’aperçoit qu’elles ne sont séparées que par l’impact de la structure financière.

On appelle effet de levier la différence entre la rentabilité des capitaux propres et la rentabilité économique économique.

L’effet de levier explique comment il est possible de réaliser une rentabilité des capitaux propres supérieure à la rentabilité économique.

Mais attention, l’effet de levier peut jouer dans les deux sens : s’il peut accroitre la rentabilité des capitaux propres par rapport à la rentabilité économique, il peut aussi, dans certains cas, la minorer. Le rêve devient un cauchemar.

Les limites des taux de l’effet de levier

Partant d’une taulogie comptable, la formule de l’effet de levier est nécessairement juste, même si certains chiffres sont manifestement des aberrations. Ainsi, le coût de la dette calculé comme le rapport des charges financières nettes des produits financiers sur l’endettement net au bilan pourra être de façon évidente trop élevé (ou trop faible). Cela indique simplement que l’endettement net figurant au bilan ne correspond pas à l’endettement moyen, que l’entreprise est beaucoup plus endettée que cela (ou beaucoup moins) ou qu’il y a un phénomène de saisonnalité ou une opération financière (augmentation de capital) qui a été réalisée en cours d’année.

Il faut donc se méfier des taux d’intérêt apparents lorsqu’ils sont visiblement aberrants et de l’effet de levier ainsi calculé.

La rentabilité économique ou la rentabilité des capitaux propres sont des taux de rentabilité comparable ex-post ; en aucun manière ils ne peuvent correspondre aux exigences de rentabilité ex-ante des actionnaires ou de l’ensemble des pourvoyeurs de fonds.

L’intérêt de l’effet de levier

Stratégie caricaturale des années 1960, ou actuellement en chine dans la sidérurgie, la stratégie de fuite en avant est particulièrement bien adaptée dans un contexte de forte croissance. Cette stratégie a une double caractéristique : forts investissements pour augmenter la taille de l’outil industriel et faibles marges pour conquérir des parts de marché et faire tourner l’outil de production. Bien évidemment, la rentabilité économique est faible (faibles marges et forts investissements), mais le recours inévitable à la l’endettement (la faiblesse des marges entraine des flux sécrétés par l’exploitation insuffisants pour couvrir les investissement important) permet de gonfler la rentabilité des capitaux propres par le mécanisme de l’effet de levier. Ce d’autant plus que le cout réel de la dette est faible ou négatif en raison de l’inflation. Cependant, la rentabilité des capitaux propres est très instable, elle peut brutalement chuter lorsque le taux de croissance de l’activité se ralentit.

Ce fut typiquement la stratégie de Suntech, le leader mondial chinois des panneaux solaires, qui lui a permis de s’imposer sur son marché, de « descendre sa courbe d’expérience » diraient les consultants, mais qui fut aussi la source de sa faillite en 2013.

L’intérêt de l’effet de levier est donc essentiellement pédagogique : comprendre comment se partage la rentabilité des capitaux propres entre la rentabilité de l’outil industriel et commercial et une pure construction financière (l’effet de levier).

L’effet de levier n’a qu’un intérêt limité en finance car il ne crée pas de valeur sauf dans deux cas très particuliers :

Inflation constante, le taux d’intérêt réel (inflation déduite) est négatif et conduit à la spoliation des créanciers remboursés en monnaie de singe pour plus grand bonheur des actionnaires.

D’un endettement très lourd (cas des sociétés en LBO, qui pousse les dirigeants à être particulièrement performants pour que l’entreprise soit à même, par ses flux de trésorerie, de faire face au lourd poids de son endettement qui a alors peu près le rôle du fouet dans les villas de l’antiquité !

Une globalisation abusive de la dette

Un point qui n’est que rarement mentionné concerne la nature des capitaux empruntés des dettes. Implicitement, les auteurs entendent “Total des dettes financières”. Or, pour valider ce modèle, on doit retenir l’ensemble des dettes (dettes financières, dettes d’exploitation, dettes hors exploitation). En effet, comme la rentabilité économique est calculée sur le total de l’Actif, cela implique que l’on doive raisonner sur le total du Passif. Les fonds propres, les dettes financières et les dettes non financières (dettes fournisseurs et assimilés, dettes fiscales et sociales, autres dettes).

On est donc confronté à une alternative dont les termes ne sont satisfaisants ni l’un ni l’autre :

– si l’on retient comme indicateur l’ensemble des dettes de l’entreprise, on incorpore des dettes qui ne portent pas intérêt (dettes d’exploitation et dettes hors exploitation) et donc le calcul d’un coût moyen de la dette est faussé ;

– si l’on ne retient que les dettes financières, le calcul d’un coût moyen de la dette aura un sens, mais cela introduit une nouvelle hypothèse :

on suppose que Total du Passif = Capitaux Propres + Dettes financières.

En d’autres termes, on suppose qu’il n’existe pas de dettes non financières. En tout état de cause, on procède à une globalisation de la dette indépendamment de son origine et de son coût, et surtout sans tenir aucunement compte de son terme. Dans ces conditions, cela expose le modèle à une sensibilité aux fluctuations de la dette d’exploitation. Or, en matière de politique financière, les directeurs financiers jouent régulièrement sur le montant de leurs dettes d’exploitation pour résoudre leurs problèmes de financement.

Ceci peut s’expliquer, après coup, par le modèle lui-même :

La rentabilité financière d’une entreprise est égale à sa rentabilité économique augmentée du différentiel entre le rendement des actifs et le coût moyen des dettes multiplié par le coefficient d’endettement. Par simple lecture, on comprend que tant que r – i > 1 l’entreprise a intérêt a s’endetter.

Tant qu’une entreprise trouve des actifs dont le taux de rentabilité est supérieur au taux de financement des dettes, l’entreprise a intérêt à se financer par de la dette.

A fonds propres égaux, on accumule ainsi de la richesse marginale sans avoir à accroître l’investissement des actionnaires. On peut alors très logiquement chercher à optimiser le levier :

si l’on recherche un rendement d’actif fort, la rentabilité se maximisera avec l’endettement, et dès lors que l’endettement est gratuit, la maximisation sera optimale :

on aura donc intérêt à préférer de la dette fournisseur gratuite. Le passif optimal sera constitué de peu de fonds propres et d’un maximum de dettes fournisseur. Cela peut conduire à négliger la constitution d’un fonds de roulement, et à de la transformation : financement des emplois longs par des ressources très courtes. Certes, le caractère permanent du crédit fournisseur peut corriger ce risque de transformation, mais les bilans générés par une politique de ce type demanderont une gestion stricte du Besoin en Fonds de Roulement, tout en présentant un risque financier très fort : tout aléa sur les ventes, donc toute volatilité sur les achats, se répercutera immédiatement sur la structure du passif et conduira l’entreprise à l’illiquidité, une crise de trésorerie non résolue. La maximisation de la rentabilité pour l’actionnaire s’accompagne alors d’un risque fort. Ceci nous ramène à une logique économique fondamentale : la juste rémunération du risque encouru.

Source:

VERNIIMEN

ZONE BOURSE

LE FINANCIER

YAHOO FINANCE

LECTURE DES ARTICLES ET MEMOIRE

WIKIPEDIA


Alassane MBENGUEAlassane MBENGUEJuly 19, 2018
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19min3611

Un peuple pêcheurs avec des milliers de pirogues bigarrées qui colorent les plages témoignent de l’importance de cette activité. Originaire de Rufisque à 28 Km de Dakar, j’appartiens à la communauté lébou (traditionnellement pêcheur et sont concentrés dans la presqu’ile du cap vert (Dakar)). Dans mon Quartier Diokoul, Où plus de 65% de la population pratiquent ce métier qui est avant tout une passion pour eux ; j’assistait à la fabrication des pirogues artisanales qui se faisaient sur la rive. Au-delà d’une passion ce métier a des retombés économiques conséquentes, notamment une contribution de la production intérieure brute PIB.

Le Sénégal est l’une des destinations “pêche” les plus prisées au monde. C’est la diversité des milieux aquatiques sénégalais qui fait la diversité des espèces de poissons : les eaux froides de la Grande Côte, les fonds rocheux volcaniques de la presqu’île du Cap Vert, les eaux chaudes de Casamance, les bolongs du Sine-Saloum, etc. accueillent en grand nombre des requins, carangues, coryphènes, carpes rouges, marlins, espadons, truites de mer, thons, bars, barracudas, mérous, capitaines, etc.

Une expansion spectaculaire au cours des dernières décennies grâce à l’impulsion des politiques publiques de développement basées sur une logique sectorielle productiviste. Plus qu’une activité économique, la pêche au Sénégal est une culture, une tradition. Elle est pratiquée par plusieurs communautés de pêcheurs utilisant plus d’une vingtaine de techniques de pêche suivant des stratégies qui varient saisonnièrement en fonction de facteurs biologiques et socioéconomiques. L’organisation du secteur est liée aux interactions entre les pêcheurs et leur environnement.

Sur le plan économique et social

Le secteur de la pêche joue un rôle important dans l’économie du Sénégal. Ouvert sur l’océan, le Sénégal dispose, d’un littoral de 718 km de cotes réputées parmi les plus poissonneuses du monde. Par ailleurs, le pays recèle un réseau hydrographique dense :

  • Le fleuve Sénégal (1700 km), avec cinq principaux affluents
  • Le fleuve Gambie long 1150 km dont 477 km en territoire sénégalais
  • Le fleuve Casamance (350 km)
  • Le fleuve Sine Saloum (130 Km)

La pêche continue de jouer un rôle capital dans l’alimentation des populations avec une contribution moyenne de près de 70% aux apports nutritionnels en protéines d’origine animale.

La zone maritime sénégalaise se caractérise par une grande diversité biologique. Les ressources exploitées comprennent quatre groupes dont les caractéristiques bioécologiques et l’importance socio-économique sont différentes. Il s’agit des ressources pélagiques hauturières, côtières, démersales côtières et profondes.

Les ressources pélagiques hauturières : Toute la filière thonière Sénégalaise et la pêche sportive reposent sur les ressources pélagiques hauturières.

Les ressources pélagiques côtières (plus de 70% des prises réalisées dans la zone économique Exclusive Sénégalais). Elles constituent l’essentiel des captures de la pêche artisanale ainsi que la part la plus importante de la consommation annuelle per capita en poisson des populations. Les ressources démersales côtières : comprennent principalement les crustacés (crevette côtière, langouste, crabe et la plupart des poissons dits nobles du Sénégal (sole, rouget, capitaine, mérou, dorade, des céphalopodes)

Elles supportent l’essentiel des opérations de pêche des chalutiers industriels et des embarcations de la pêche artisanale en raison de leur forte valeur marchande à l’exportation et sont à la base des activités de la plupart des industries de transformation et d’exportation installées au Sénégal.

Les ressources démersales profondes (crevettes, merlus) sont presque exclusivement pêchées par des chalutiers.

Les grands écosystèmes mondiaux d’upwelling

L’abondance de la pêche au Sénégal est liée à l’upwelling (remontée des eaux froides profondes des océans le long de certains littoraux)

Quatre grands systèmes d’upwelling bordent les façades Ouest des grands continents. En Atlantique, il s’agit des écosystèmes de Courant de Bengale dans l’hémisphère Sud (sur de l’Angola, Namibie, Afrique du Sud) et du courant des Canaries dans l’hémisphère Nord (Maroc, Mauritanie, Sénégal et Gambie).

Les écosystèmes d’upwelling fournissent plus de 40 % des captures de pêcheries mondiales alors qu’ils représentent moins de 3 % de la surface de l’océan. Les upwellings sont provoqués par des vents qui induisent des remontées d’eaux profondes, froides et chargées en sels minéraux. Ils sont à l’origine d’un apport important d’éléments nutritifs dans la couche homogène qui va permettre de développer et de maintenir une forte production biologique dans la zone côtière, mis à part les apports par les fleuves. Ce potentiel productif est beaucoup plus important que celui existant dans les zones océaniques où la grande part des apports en sels minéraux provient de la régénération de la matière organique.

Les Accords de pêche

Les accords de pêche entre le Sénégal et la Mauritanie

Alors que la Mauritanie laisse ses eaux au repos pour des mois et ce qui va permettre une production abondante de poisson, mais tel n’est pas le cas au Sénégal.

Ce qui entraine des frottements entre les deux pays, où dans les périodes de reproduction des eaux Sénégalaise, les pêcheurs sénégalais essaient de franchir les océans Mauritanienne pour pêcher Et cela entraine parfois des captures de pirogues, des emprisonnement et pire parfois des morts.

C’est une bonne chose de mettre en place des accords de pêche. Etant donné que le ministre de la pêche est parvenu à se retrouver et signer un accord pour que 400 pirogues sénégalais puissent aller chercher 500.000 tonnes de poissons en Mauritanie, en toute quiétude et en une année.

Paraphés par les ministres de la Pêche des deux pays, les nouveaux accords-cadres sénégalo-mauritaniens dans le domaine de la pêche permettront aux mareyeurs sénégalais de pêcher dans les eaux mauritaniennes et de débarquer leurs produits à Saint-Louis, région septentrionale du Sénégal.

A cette occasion, le ministre mauritanien avait réitéré aussi l’engagement des autorités de son pays à contrôler les quantités débarquées afin de préserver les ressources halieutiques de la Mauritanie.

La première source nationale d’exportation

Les produits de la pêche constituent la première source nationale d’exportation. Elle portait en 1996 sur 107 000 tonnes de produits finis, soit 160 à 170 000 tonnes de produits finis en équivalent frais, c’est à dire 40 % des captures débarquées au Sénégal (SOFRECO, 1998). En 1996, les recettes d’exportation des produits halieutiques ont atteint 160 milliards de CFA soit 247 millions d’euros. Le Bureau de Contrôle des Produits Halieutiques de la DOPM, estimaient les exportations en 1997 à plus de 111 400 tonnes, tous types de produit confondu, soit une hausse de 4% en volume par rapport à 1996 (augmentation des exportations de congelé Afrique) et à 108 000 tonnes en 98 (stagnation).

De la pêche à la transformation des produits halieutiques

La transformation artisanale stabilise le marché de poisson frais en demeurant un débouché important et sécurisant pour les pêcheurs en période de surproduction. Elle remplit aussi une fonction sociale très importante. Forte utilisatrice de main d’œuvre, elle emploie en grande majorité des femmes et contribue également de façon significative à la satisfaction des besoins alimentaires en protéines animales, surtout à l’intérieur des pays où le poisson frais est peu ou pas du tout disponible. Les produits de la transformation artisanale font, par ailleurs, comme le poisson frais ou congelé, l’objet d’une exportation vers les pays de la sous-région ouest-africaine (Mali, Côte d’Ivoire, Ghana, Burkina-Faso etc.), contribuant ainsi au développement des échanges commerciaux régionaux.

La principale source de protéines

Les habitudes de consommation sont à base de céréales. Toutefois, les produits de la pêche sont la principale source de protéines des sénégalais. Ils assurent 75 % de leurs besoins en protéines. Les sénégalais sont de grands consommateurs de produits halieutiques puisque ces derniers entrent dans la composition de nombreux plats et particulièrement de celle du plat national : le “céebu jën” (riz au poisson). En 1997, la consommation moyenne annuelle de poisson au Sénégal était de 26 kg/hab/an alors que la consommation moyenne mondiale est de 13,5 kg/hab/an. Cette forte consommation cache cependant des disparités : à Dakar, la consommation s’élève à 43 kg/hab/an alors qu’elle n’est que de 0,2 kg/hab/an à Kolda, au sud du pays, au centre des terres. Traditionnellement, la sardinelle peu consommée par les ménages urbains était transformée en kéthiakh (poisson fumé) par les femmes des pêcheurs et stockée jusqu’en période de soudure (hivernage) pour être consommée. De nos jours, avec l’importance de l’exportation des autres espèces vers les pays européens, les ménages utilisent également de plus en plus la sardinelle (produit frais) dans leur préparation. Le kétiakh semble également faire une percée dans les modes de consommation des dakarois, notamment des ménages pauvres, en substitution au poisson frais. Au-delà des valeurs nutritionnelles, ce produit peut s’adapter à toutes les bourses.

L’industrie des produits haut de gamme pour l’exportation

La transformation industrielle des produits de la pêche a une importance non négligeable sur l’économie nationale tant en termes de nombre d’entreprises, d’effectifs employés qu’en terme de chiffres d’affaires. La pêche a ravi depuis 1985 la première place, dans les exportations, aux arachides d’huilerie. Cependant cette contribution importante à l’économie masque une situation grave que la dévaluation a quelque peu améliorée.

Le Métorah, exporté vers le Burkina Faso provient principalement de Joal. En effet, des transformateurs burkinabés sont installés sur ce site. Ils disposent de leurs propres circuits de commercialisation. Ils vendent à des grossistes burkinabés. Les produits sont acheminés par camions jusqu’à Kayes puis par train jusqu’à Bobo Dioulasso. Ils sont ensuite dispersés sur les différents marchés du pays. Le volume de cette transaction a été estimé à 50 tonnes/an. Le Métorah, principalement du machoiron fumé est acheminé vers le Mali. Par exemple, des importateurs maliens basés à Dakar s’approvisionnent en Casamance. Les produits arrivent dans des paniers par bateaux au port de Dakar. Les produits sont ensuite transférés dans des cartons, puis acheminés par camions jusqu’à Kayes où ils sont chargés sur le train en direction de Bamako. Ils utilisent ces deux moyens de locomotion par souci d’économie. Le coût du transport en camion est moins élevé que celui du train.

Le marché à l’exportation hors Afrique

Profitant de la stimulation induite par la dévaluation du Fcfa, la pêche sénégalaise a développé ses exportations. Les produits halieutiques en constituent le premier poste d’exportation devant les conserves et les produits frais. Congelés entiers 40% Conserves de thon 29% Frais entiers 15% Congelés élaborés 10% Frais élaborés 3% Farine de poisson 3% Répartition des produits halieutiques exportés vers l’Europe. Gret Aperçu de la filière halieutique au Sénégal 14 Ainsi, un grand nombre d’établissements, plus d’une soixantaine, se consacrent à l’exportation de produits de la mer en frais ou congelés. L’Europe et notamment la France sont les principaux importateurs de produits halieutiques sénégalais, en particulier les poissons entiers congelés et les conserves de thon. Les principaux pays importateurs de produits halieutiques frais ou congelés, à savoir, l’Europe, le Japon et les Etats Unis continueront à être demandeurs de ces produits. On peut supposer que l’augmentation quantitative de la demande sera faible compte tenu de leur pression démographique réduite et de leur niveau de consommation déjà élevé. Actuellement, la demande en produits halieutiques à destination de ces marchés est estimée à 105 000 tonnes. Ces pays sont demandeurs de poissons à chair ferme et blanche (espèces démersales) entiers ou en filets, congelés ou frais. Certains produits transformés traditionnels sont exportés par les circuits informels vers les marchés ethniques des grandes villes européennes et des Etats Unis. Ces flux concernent essentiellement les poissons fumés ou séchés expédiés en petites quantités. Généralement, ce sont des particuliers qui voyagent avec quelques paniers de produits.

Conclusion

Cet aperçu de la filière met en évidence un réel dynamisme de la pêche artisanale. Or une part non négligeable des captures est transformée ensuite par des petites et microentreprises. Le secteur de la transformation joue donc un rôle essentiel dans la valorisation des produits, dans la diminution des pertes, dans l’approvisionnement des villes et des régions et plus précisément dans la couverture des besoins en protéines d’une grande partie de la population, grâce à l’accessibilité économique des produits et à leur durée de conservation qui permet une distribution très étendue sur tout le territoire sans équipement frigorifique. Parmi ces produits, le plus important est sans aucun doute le ketiakh (55% de la production), ce qui mérite effectivement de s’y intéresser.

Auparavant les activités étaient bien réparties. Si la pêche demeure une activité exclusivement masculine, il n’en est pas de même pour la transformation jusqu’à présent presqu’exclusivement féminine. Les hommes n’intervenaient que dans certains tâches (transport du poisson de la plage aux sites de transformation, opérations d’étêtage et d’éviscération) confiées à des ouvriers saisonniers. Mais de plus en plus d’hommes s’intéressent à cette activité de transformation et investissent dans des équipements de plus grande capacité (fumoirs) qui leur permettent de capter les gains de croissance du marché.

Sources

DOPM – Direction de l’océanographie et de la Pêche Maritime

Ministère de la pêché du Sénégal

Des articles sur les produits halieutiques du Sénégal (IKAJEL)

Google

Wikipédia



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