Amérique qui rit, France qui pleure: état de santé des économies américaine et française

Ces derniers temps, nous avons eu le droit au résumé de la dernière assemblée générale des Nations unies: l’arrogance de Mr Trump d’un côté et la leçon donnée par Mr Macron.

Le président américain a été raillé car il a commencé son discours par faire l’énumération de tout ce qu’il avait réussi à faire sur le point économique. Mais intéressons-nous réellement à ces points et voyons les différences avec l’économie française.

Mr Trump, a été élu avec un programme ambitieux sur l’économie. Création de plus de 25 millions d’emplois, objectif d’une croissance de 4% par an, en moyenne, durant son mandat, etc.

Sur le plan de la croissance économique, l’année 2018 table sur une croissance d’environ 4,2%. Ce chiffre a été confirmé par les excellents résultats du second trimestre américain.

A contrario, Bercy a annoncé revoir à la baisse sa feuille de route pour l’année. L’objectif été placé à 2% et l’on parle d’un (très) difficile 1,7% pour l’année. Bien Sûr, l’on nous parle de la conjoncture économique non favorable avec une forte croissance: hausse du baril du pétrole ou encore les grandes grèves qui ont paralysé le pays.

Soit, donnons la présomption au gouvernement. Mais, un indicateur est très intéressant pour jugé de l’économie (et ceci quelle que soit la conjoncture économique), c’est le sentiment des consommateurs. Cet indicateur donne le ton sur comment se sentent les consommateurs, ménages dans le pays. Ainsi, chaque mois, on interroge les consommateurs, ceci peut nous donne le pouls du secteur économique vis-à-vis du pays, de la conjoncture, de la politique, des incertitudes, des projections, etc.

L’indice américain est le Conference Board, il est actuellement à 138,4 (chiffres de septembre 2018). Ce qui le place à des chiffres de son année record: 2000. Jamais on n’avait vu une telle dynamique depuis près de 20 ans. Les Américains sont sereins, consomment, ce qui relance l’économie et permet de faire baisser le chômage. Ce qui lui-même permet d’augmenter les rangs des consommateurs, etc. Les Etats-Unis sont donc actuellement dans un cercle vertueux. Et il n’a jamais été aussi grand, depuis le début des indicateurs.

Parallèlement, la France, l’indicateur d’Eurostat et même l’on peut élargir avec l’indice allemand qui rythme le sentiment européen, le ZEW sont en chute libre. Puis, le début de l’année 2018, on a perdu presque 5 points de confiance. Une première depuis 2012.

De plus, la situation est plus inquiétante côté français avec la tenue du déficit public et de la dette publique. La France a annoncé, même avec une accélération de l’économie française lors du dernier trimestre, le déficit annoncé (et imposé par Bruxelles) de 2,3% ne sera pas atteint. On parle de, minimum, 2,6%. Ce qui risque de faire atteindre la barre de notre dette nationale à 100%. C’est-à-dire, qu’il faudrait un an de PIB pour rembourser l’intégralité de notre dette. Une barre symbolique qui fait peur aux marchés financiers et à Bruxelles.

Pour ne pas atteindre cette barre la France a même annoncé le plan (#Pacte)  de vendre ses participations dans trois de ses joyaux: la Française des Jeux (FDJ), Engie et l’Aéroport de Paris (ADP). Ce désinvestissement permettrait d’obtenir plus de 10 milliards d’euros. 10 milliards qui serait indispensable pour passer l’oral à Bruxelles et rassurer les marchés financiers.  

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