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AFRIQUE UNE OPPORTUNITE D’INVESTISSEMENT

Les opportunités d’investissements qu’offre l’Afrique génèrent un engouement de plus en plus grandissant chez de nombreuses institutions financières. Chacun de ces acteurs voulant profiter du rêve africain. Cette attractivité peut se comprendre dans un contexte mondial de forte de récession économique après la crise financière de 2008. Les États-Unis enregistrent une croissance de 3% au troisième trimestre 2017. L’Europe commence à sortir d’une situation économique morose, avec un taux de croissance à 0,6%. De son coté, la Chine qui tente de repartir avec une croissance qui se stabilise à 6,7%. Les prévisions de croissance des pays émergents sont de l’ordre de 4,3% en 2017.

Contrairement à d’autres régions du monde, c’est en Afrique qu’on trouve désormais des « spiders de la croissance », l’Ethiopie atteint un niveau de croissance de 7,5%, la Côte d’Ivoire s’accroît de 6,9%, le Sénégal et la Tanzanie progressent de 6,8%, le Burkina Faso et le Rwanda enregistrent 6,1%. Ce continent jadis à la traine reprend les couleurs. Cette forte progression économique s’explique par l’impact faible de la récente crise financière sur ces économies du faite de leur moindre intégration financière  dans l’économie mondiale. Cependant, seul un nombre limité de pays notamment ceux  importateurs de l’or noir ont été touchés par la chute des prix des matières premières (Algérie, Tchad, Nigeria, Guinée Équatoriale, etc.).

L’attractivité économique de l’Afrique a commencé dans les années 1990 pour se confirmer lors de la dernière décennie. Les investissements directs étrangers (IDE) sur le continent ont été estimés à prés de 150 milliards de dollars US en 2000. Ces montants ont été multipliés par quatre pour atteindre près de 700 milliards de dollars US en 2013. Les principaux secteurs pourvoyeurs des investissements directs étrangers sont l’immobilier et le transport/logistique. Les pays qui reçoivent le plus les investissements directs étrangers sont l’Afrique du Sud, le Maroc, l’Egypte, le Nigeria et le Kenya.  

Top 5 des pays receveurs d’IDE   Pourcentage d’IDE reçus  
Afrique du Sud 20,6
Maroc 12
Egypte 11,7
Nigeria 7,5
Kenya 5,9

Source : Ernst & Young

LE BOOM DEMOGRAPHIQUE AFRICAIN : UNE OPPORTUNITE POUR FAIRE DU BUSINESS

La priorité donnée à l’immobilier et le transport/logistique peut se comprendre dans la mesure où le boom démographique africain va générer des besoins immenses en termes de logement et de transport à la fois de masse ou individuels. Jusqu’ici, l’Afrique avait enregistré de nombreux investissements directs étrangers dans des secteurs industriels notamment l’extraction des minerais. Aujourd’hui, cette tendance s’inverse de plus en plus notamment avec l’arrivée massive d’investisseurs chinois sur ce continent au début du 21iéme siècle. L’ampleur des sommes investies en Afrique, le place en tête de peloton en termes de rentabilité des investissements malgré l’existence de quelques foyers d’insécurité. Afin d’assurer une meilleure gestion de ces montants, l’infrastructure financière a connu d’importants changements technologiques tirée par les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Le paysage financier africain s’est fortement remodelé entretenue par l’arrivée des banques multinationales. Ces nouveaux acteurs se sont pressés d’acquérir des banques locales, d’ouvrir des filiales ou des succursales et de créer des joint-ventures sur le continent. La part des banques multinationales a connu une forte augmentation. Elle est passée de 30% en 2005 à 47% en 2009. Cette progression s’est faite au détriment des banques locales (qui ont été parfois rachetées). Entre 2005 et de 2009, la part de banques locales a fortement baissé. Elle est passée de 55% à 34%.

La croissance économique ainsi que les changements structurels enregistrés (éclosion d’une classe moyenne, libéralisation continue de l’économie, etc.) favorise la ruée des acteurs financiers sur le continent. Ce mouvement s’amplifie avec l’arrivée de nouveaux acteurs appelés les « Fonds de Private Equity ». Ces investissements peu classiques réalisent une percée importante en Afrique. En 2015, Helios Partners, précurseur du private equity en Afrique levait 1 milliard de dollars afin de financer ses activités sur ce continent. Depuis de nombreux fonds se sont également installés. C’est le cas de Blackstone, Abraaj Group, Carlyle, etc. Cette croissance économique profite de plus en plus aux entreprises chinoises qui sont les plus nombreuses à investir sur le continent. Les échanges avec la Chine ont fortement progressé pour atteindre prés de 180 milliards de dollars en 2016. Les projections du cabinet McKinsey estiment à 144% le potentiel de croissance des revenus des entreprises chinoises. Recensement, le Maroc a retrouvé son siège au de l’Union Africaine, vacant depuis 33 ans. C’est dernier acteur a rentré dans la course aux investissements en Afrique. Le chef du royaume chérifien a fait le tour de quelques capitales africaines en 2015 et 2016 en signant des accords commerciaux à chaque étape. Sur le plan démographique, les projets d’investissement réalisés porteront leurs fruits dans la mesure où le Fonds des Nations Unies pour la Population estime à 2,6 milliards la population africaine à l’horizon 2050. Les entreprises qui produisent actuellement sur le continent seront appelées à plus que doubler leurs capacités de production. Si on compare la situation économique africaine avec celle de l’Europe, on s’aperçoit que l’Afrique est en pleine croissance offrant des rendements sur investissements sans commune mesure de ceux du vieux continent. En Europe, les entreprises réduisent leur capacité de production faute de la faiblesse de demande. De plus, les rendements des actifs se rétrécissent sous l’effet de la politique de QE (Quantitative Easing menée par la BCE). Les actifs des entreprises ainsi que les obligations d’État connaissent des taux de rémunérations proches de zéro voire négatifs. L’Afrique apparait donc comme une alternative face à la récession mondiale. Le capital humain augmente de plus en plus sur le continent, les nouvelles technologies de communication favorisent les investissements dans cette partie du monde.

L’absence d’intérêt pour de grands projets d’investissements reste peu fondée. On se souvient de l’homme d’affaires mexicain Carlos Slim qui occupe actuellement  la place de quatrième sur la liste des milliardaires au monde en ayant fait fortune dans les télécommunications en Amérique Latine. Sur le continent, on observe très peu d’acteurs financiers privés. Les banques institutionnelles présentes sur le continent enregistrent des rendements sur investissements de l’ordre de 10%, pendant que les investissements actuellement en Europe peinent à trouver une rémunération de 2%.

En outre, l’Asie est devenue un continent en excédent d’épargne. La conséquence de ce changement structurel impacte négativement la rémunération des capitaux qui se manifestera à travers une faible rentabilité. A titre de comparaison, l’Afrique pourrait dépasser le Groupe L’Oréal qui a rapporté plus de 86,5 fois sa mise de départ en 25 ans. Ceux qui investiront aujourd’hui sur des actifs africains seront les « Warren Buffet » de demain. Le meilleur « Asset Manager » sera celui qui investira dans les « Africa Assets ». L’Afrique connaitra dans une décennie voire moins pour certains pays des taux de croissance à deux chiffres qui dépasseront ceux de la Chine lors de son apogée économique. Les investisseurs chinois l’ont compris et c’est maintenant le cas des investisseurs marocains de le comprendre. Les investisseurs les plus rentables se trouvent dans les infrastructures (routes, ponts, ports, aéroports, hôpitaux, hôtels, etc.). Sur le plan du risque, les prêts non performants ont reculé en 2017 et se situent à 0,7% alors que ce taux est de 1,9% au Moyen-Orient et à 5,1% en Europe de l’Est.  

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