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La France face au marché du travail

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La France est un pays en Europe avec une population de 67 314 000 habitants.

Evolution du chômage en France

Taux-de chômage et chômeurs en France en Septembre

Le nombre de demandeurs d’emploi baisse de 0,5% par rapport à juin. Le taux de chômage recule de 0,3 point sur trois mois, à 9,6%.

Après une hausse de 0,2% en juin, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, c’est-à-dire sans aucune activité, a reculé de 0,5% sur un mois, à 3 506 600 en juillet, pour la France métropolitaine, soit 19 100 chômeurs en moins. Un chiffre en baisse de 1,2% sur un an, ce qui représente 44 100 demandeurs d’emploi en moins.

En France métropolitaine, toujours, le nombre d’inscrits de catégories A, B et C augmente par rapport à juin (+0,1%), à 5 442 100 chômeurs fin juillet 2016 (5 739 800 Dom Inclus). Toutes catégories confondues (A, B, C, D et E), le nombre de demandeurs d’emploi s’élève à 6 182 300 en France métropolitaine (6 513 900 pour la France entière), en hausse de 0,2% sur un mois (+12 700 inscrits) et de 1,6% sur un an (+97 400).

Dans le détail, en proportion, ce sont les jeunes de moins de 25 ans qui profitent le plus de la baisse du chômage de catégorie A en juillet. Leur nombre recule de 0,9% sur un mois (-5,9% sur un an), soit 4 600 chômeurs en moins. Viennent ensuite les 25-49 ans, qui observent un recul de 0,6% sur un mois (-1,7% sur un an), soit 12 000 personnes en moins. Le nombre de demandeurs d’emploi chez les 50 ans ou plus, lui, baisse de 0,3% par rapport à juin 2016 (+2,8% sur un an), soit 2 500 chômeurs en moins.

On note ce mois-ci, les hommes et femmes bénéficient d’une baisse du chômage identique (-0,5%), soit respectivement 10 000 chômeurs et 9 100 chômeuses de catégorie A en moins.

Toutes catégories de demandeurs d’emploi confondues, la seule baisse concerne les chômeurs de catégorie A (-0,5%). Pour toutes les autres, la tendance est à la hausse. Les plus touchés sont les demandeurs d’emploi de catégorie B (+2,3%), c’est-à-dire ceux tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi et ayant exercé une activité de 78 heures ou moins au cours du mois.

La politique économique des gouvernements face au chômage

Depuis des décennies, nous constatons que la politique économique de gauche et de droite ont pris des mesures pour endiguer le chômage.

Le plan d’actions pour lutter contre le chômage de longue durée apporte une réponse globale, concrète et ciblée, pour offrir une formation à chacun, aidé à surmonter les obstacles de la vie (logement, garde d’enfant…) et aider les entreprises qui recrutent des demandeurs d’emplois de longue durée. L’effort doit être intensifié, en particulier pour amplifier la formation des demandeurs d’emploi aux métiers qui recrutent et dans les secteurs d’avenir. Tous les leviers sont mobilisés.

Depuis 1979, nous constatons que le chômage continu à augmenter : la loi El Khomri va dans le bon sens mais doit continuer à aller plus loin.

Pour gagner la bataille de l’emploi, le Gouvernement s’emploie à réduire le chômage des jeunes avec notamment les emplois d’avenir, le contrat de génération tout en renforçant l’accompagnement des demandeurs d’emploi.

Les leviers pour combattre le chômage

Deux catégories d’emplois sont à distinguer : (système « clams »)

– Les emplois structurels (équivalent des CDI actuels)

– Les emplois conjoncturels (pour remplacer les CDD actuels). Le but serait de protéger l’emploi conjoncturel

– Création d’entreprise « d’emplois conjoncturels » qui permettront de fournir aux entreprises les emplois conjoncturels nécessaires (obligation de passer par ce type d’entreprise pour ce type de prestation, suppression des CDD et de l’intérim)

– Les salariés employés par les entreprises « d’emplois conjoncturels » seront payés pendant les périodes d’inter-missions (contrat type CDI),

– Les entreprises « d’emplois conjoncturels » bénéficieront d’un accès privilégié aux financements pour former les salariés pendant les périodes d’inter-mission (en fonction des besoins des entreprises et des aspirations des salariés)

– Le salarié réalisant une mission conjoncturelle bénéficiera d’une prime en fin de mission qui diminuera en fonction de la durée de la mission.

– Créer un site Internet public, dédié à l’emploi et accessible à tous, permettant de consulter tous les postes disponibles pour une qualification donnée sur un secteur donné. Le site sera alimenté directement par les employeurs pour poster les annonces.

– Simplifier les changements inter-entreprise, notamment en garantissant les acquis (congés, ancienneté, …)

– Créer une prime d’attractivité pour les emplois non pourvus qui augmente en fonction du temps (prime accordée sous réserve que la personne reste ensuite suffisamment longtemps)

– Garantir le financement des formations

– Fournir aux entreprises un service public de résolution de conflit, en particulier en cas d’inadéquation au poste (analyse du problème : relation humaine, problème de compétence, ou problème lié à la hiérarchie et proposition de résolution : formation, encadrement du personnel, mutation, etc)

– Interdire les licenciements économiques si l’entreprise ne rencontre pas de difficultés financières graves ou d’impasses économiques.

– Réfléchir sur une nouvelle baisse du temps de travail avec un lissage possible au cours de la carrière (possibilité de moins travailler quand les enfants sont jeunes et de compenser en travaillant plus quand ils sont grands)

– Créer un site Internet rassemblant l’ensemble des connaissances scientifiques.

Ghislaine TOVIHO

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